Arrigo Cervetto

  • La fonction de l'État est donc définie par le fait qu'il s'agit d'un instrument de la classe dominante. Il doit accomplir deux tâches : dominer la classe exploitée et unifier la classe dominante. Une double « mission » découlant de la double nature du processus de production et de répartition de la plus-value, qui constitue la base matérielle sur laquelle se fonde la société : unie pour extorquer la plus-value, la bourgeoisie se divise en fractions et en groupes lors de son partage. Elle exprime donc une pluralité de pouvoirs économiques qui doivent être représentés et conciliés au niveau politique. Ainsi, quelle est la meilleure enveloppe politique pour le capitalisme ? Cervetto se relie à Marx qui, dans le livre III du Capital, identifie la forme démocratique comme la « forme spécifique » de l'État capitaliste et voit les formes de l'État capitaliste comme des « variations » et des « gradations » de la « forme spécifique ». Pourquoi la démocratie est-elle la meilleure enveloppe ? Dans « Marché mondial et formes politique », Cervetto explique : « La démocratie comme forme spécifique du mode de production capitaliste est, en ce sens, la meilleure enveloppe, c'est-à-dire l'enveloppe qui sert le mieux le mécanisme de transmission permettant aux intérêts économiques des groupes de la classe dominante de se transformer en volontés et en décisions politiques. L'enveloppe démocratique permet au mécanisme de détermination de fonctionner avec le minimum de frictions et le maximum de résultats, puisqu'elle facilite la formation de l'intérêt général de la classe dominante en combinant ses intérêts particuliers et sectoriels. »

  • Ce livre, où sont réunis une série d'articles publiés en 1964, se propose de mettre en lumière les axes fondamentaux de la conception léniniste du parti.
    Nous ne nous sommes donc pas bornés à faire une lecture du texte que l'on considère généralement comme l'assise de cette conception, à savoir le Que faire ? de 1902. Nous avons recherché dans les écrits antérieurs et postérieurs de Lénine tous les éléments théoriques et politiques qui, d'une part, pouvaient permettre de reconstituer la méthode marxiste sur la base de laquelle s'est élaborée la conception organisationnelle, et qui, d'autre part, fournissaient des indices du développement de la pratique organisationnelle bolchevique.
    Dans le concept de «formation économico-sociale» - sur lequel Lénine s'est logiquement appuyé pour restaurer le marxisme dans la bataille de la fin du XIXe siècle - sont contenus les critères scientifiques qui permettront de passer de l'analyse scientifique à la lutte politique.
    On voit donc bien que la conception léniniste du parti naît en tant que nécessité historique de l'analyse marxiste dans le cours des luttes de classes. Elle trouvera ensuite un développement dans l'analyse des grèves et des formes embryonnaires de la lutte ouvrière.
    Du concept de «formation économico-sociale» à la lutte ouvrière et à la stratégie du prolétariat dans le cours de la lutte de classes à l'échelle mondiale, se développent peu à peu les éléments qui constituent la conception léniniste du parti révolutionnaire.
    Ce n'est qu'à travers cet ensemble de problèmes indissociables qu'on peut reconstituer et étudier cette conception, en dépassant les schématisations mystificatrices et les simplifications superficielles.
    Comme toute conception scientifique, la théorie léniniste du parti révolutionnaire de la classe ouvrière exige une étude d'ensemble qui en embrasse toutes les composantes et qui ne se contente pas d'en citer, sur le mode apologétique ou dénigreur, de simples extraits.
    Aujourd'hui plus que jamais, la nécessité s'impose d'aborder la question du parti révolutionnaire sur la base d'une étude sérieuse de l'oeuvre de Lénine. Dans l'oeuvre de construction du parti léniniste, c'est un passage obligé.

  • La confrontation mondiale rassemble les articles de politique internationale écrits par Arrigo Cervetto entre janvier 1980 et décembre 1989. L'analyse de cette décennie, durant laquelle « l'ordre mondial a été bouleversé », comme l'écrit l'auteur, est maintenant à disposition des lecteurs francophones. Ce texte constitue le chaînon manquant entre L'impérialisme unitaire, publié en deux tomes en 2010 et 2012, qui aborde la politique internationale de l'après-guerre jusqu'à la fin des années 1970, et Le monde multipolaire, publié en 1998, qui analyse la politique mondiale de la première moitié des années 1990. La continuité éditoriale entre les oeuvres d'Arrigo Cervetto déjà publiées par notre maison d'édition est désormais acquise.
    Au début des années 1980, l'invasion russe de l'Afghanistan et la crise en Pologne furent les événements emblématiques d'une nouvelle confrontation mondiale pour une nouvelle définition des rapports de puissance. Cette phase arriva à terme dix ans plus tard, avec la fin de l'ordre de Yalta, établi à l'issue de la Deuxième Guerre mondiale.
    Pour analyser en profondeur les événements de cette décennie, Cervetto empoigna et développa la théorie marxiste des relations internationales, en se servant en particulier du concept dialectique d'« impérialisme unitaire ».
    Entre janvier 1980 et décembre 1989, Cervetto écrivit 114 articles d'analyse sur le rôle des États et sur le poids des facteurs économiques, politiques, stratégiques et militaires qui entrent en jeu. Ces articles constituent les neuf chapitres de ce livre.
    Si la confrontation mondiale des années 1980 a vu la disparition définitive de Yalta et l'émergence d'une pluralité de puissances, la nouvelle phase stratégique qui caractérise le début du XXIe siècle élève le niveau de l'affrontement impérialiste : désormais, la dimension requise est continentale. La question cruciale devient alors la force de l'impérialisme chinois dans le cycle du déclin atlantique, ainsi que la réponse de l'impérialisme européen qui en découle.
    La science marxiste a besoin de développer des instruments d'analyse perfectionnés et pénétrants pour faire face à ce nouveau défi. Reparcourir l'analyse de cette période, qui a été, entre autres, une phase de maturation des événements qui ont accéléré le processus d'unification européenne, permet de s'approprier un patrimoine stratégique indispensable en vue de la lutte révolutionnaire contre « l'ennemi qui est chez nous », selon le mot d'ordre des internationalistes.

  • "Le monde multipolaire": voilà une définition simple et efficace, riche de contenu stratégique.
    Il est en effet clair, désormais, que la scène internationale n'est plus occupée par un acteur unique, ni deux, ni même un petit nombre. Les puissances protagonistes se bousculent. Bon nombre sont des "parvenues", certaines sont d'ex-colonies, mais leur force démographique et économique leur permet sans conteste de prétendre au titre de puissances émergentes: la discussion autour de l'éventualité que la crise asiatique déclenche une déflation mondiale tourne autour de la tenue du yuan chinois.
    A supposer qu'il ait jamais existé, le partage du monde entre les Etats-Unis et l'URSS n'est plus qu'un souvenir. Cette vision multipolaire du monde d'aujourd'hui imprègne tous les articles de politique internationale qu'Arrigo Cervetto a publiés dans Lotta Communista, depuis "Bipolarisme et multipolarisme dans le monde d'après-Yalta" (janvier 1990), jusqu'au "Mythe de la classe moyenne en Asie" (février 1995), dernière contribution de l'auteur achevée quelques heures avant sa disparition soudaine.
    Si ces articles sont aujourd'hui présentés au lecteur de langue française, c'est que nous sommes convaincus qu'ils offrent non seulement une analyse ponctuelle des relations internationales et de leur évolution tumultueuse dans la première moitié des années quatre-vingt-dix, mais surtout un ensemble de réflexions stratégiques qui s'appuient sur l'observation de la fin du "siècle de la longue guerre" pour éclairer les tendances du nouveau millénaire.
    La réalité actuelle du monde multipolaire est à replacer dans une perspective historique et politique. Le multipolarisme ne peut être le résultat imprévisible d'une mutation génétique soudaine dans les rapports de puissance. Une réinterprétation du passé s'impose, tout au moins du demi-siècle qui vient de s'écouler. Combien de multipolarismes couvaient déjà sous les cendres (et la fumée idéologique) de la "guerre froide" bipolaire? Quelle part de calcul, ou de fausseté, y avait-il dans bien des interprétations courantes des décennies passées? L'école marxiste peut marquer un point en sa faveur dans le bilan de fin de siècle.
    Le multipolarisme, en effet, ne peut être défini comme une phase déterminée des rapports de puissance; il est une caractéristique intrinsèque du système des Etats à l'époque de l'impérialisme. Le développement capitaliste inégal, nous explique Cervetto, "... se traduit par l'impossibilité d'assurer sur le long terme la stabilité de deux blocs que deux superpuissances ont congelés, par le déclin de certaines puissances et par l'ascension d'autres.
    Le développement inégal crée une dynamique de pluralité de puissances, qui elle-même conduit à une pluralité de pôles".

  • Selon l'heureuse expression de Lénine, les «trois sources» de la pensée dont la synthèse fut à l'origine du marxisme sont «la philosophie allemande, l'économie politique anglaise et le socialisme français». C'est un concept que l'on retrouve dans l'élaboration d'Engels depuis 1843. En Angleterre, aussi bien qu'en France et en Allemagne, affirme-t-il, on est parvenu à la conclusion de la nécessité du communisme, mais les Anglais y sont parvenus «pratiquement», les Français «politiquement» et les Allemands «philosophiquement». Les «trois sources et les trois parties intégrantes» du marxisme sont avant tout le patrimoine théorique accumulé en Europe par la pensée politique, économique et philosophique de la bourgeoisie révolutionnaire. En 1989, la fin des équilibres sanctionnés par le partage de Yalta ressort d'une fracture dont la portée ne peut être évaluée que dans les siècles. La désagrégation russe et la réunification allemande ont relâché les forces qui provoqueront l'accélération du processus européen ; mais l'irruption de l'Asie dans le cycle capitaliste mondial, avec sa dialectique de développement et de crise, constitue le changement structurel historique qui a déclenché cette même dynamique. Les tâches stratégiques et politiques qui s'imposent sont telles qu'elles exigent un retour aux sources de la méthode marxiste. Une tâche théorique qui, de par sa nature, est aussi une reconnaissance des fondements de la pensée bourgeoise en Europe, d'où ressort dialectiquement la contradiction de la science révolutionnaire. C'est la réflexion qu'Arrigo Cervetto développe dans les éditoriaux publiés dans Lotta Comunista à partir de 1989 ; son dernier legs théorique, interrompu en 1995 par sa disparition.

  • Cet ouvrage réunit les études sur les relations internationales réalisées par Arrigo Cervetto au cours des trois premières décennies de son activité de militant révolutionnaire. Cet effort d'analyse est l'aboutissement de la bataille politique que Cervetto a engagée au cours de ces mêmes années pour restaurer le léninisme en Italie, et ne peut être séparé de sa lecture particulière du legs politique de Lénine. Pour Cervetto, et pour le groupe restreint de révolutionnaires qui se réfèrent à lui après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le retour à Lénine est la condition préalable à l'élaboration d'une stratégie révolutionnaire. En d'autres termes, par le biais du léninisme, ces militants souhaitent sortir le mouvement communiste du gouffre où l'a fait sombrer la contre-révolution fasciste, stalinienne et social-démocrate. Le titre de ce livre reprend un concept, celui d'« impérialisme unitaire » justement, qui a été élaboré à partir du débat internationaliste du début des années 1950. D'un point de vue politique, à cette époque de l'histoire, affirmer l'existence d'un « impérialisme unitaire » voulait dire avant tout que l'on attribuait à l'URSS, ainsi qu'à tout le soi-disant « camp socialiste », la même nature sociale que le « camp capitaliste » occidental opposé. L'internationalisme trouvait ainsi une base théorique solide, mais le concept d'« impérialisme unitaire » va bien au-delà de son emploi occasionnel dans la lutte politique contre le stalinisme. Dans son effort pour se raccorder à l'essence de la conception léniniste du parti révolutionnaire, Arrigo Cervetto repère dans la notion de formation économico-sociale le noyau fondamental de la continuité entre Marx et Lénine. L'idée centrale du Capital de Marx est que l'évolution de la formation économico-sociale constitue un processus historique et naturel, qui peut être étudié, en tant que tel, par des méthodes scientifiques. Dans Le Capital, l'ossature abstraite de l'économie constitue la charpente objective à partir de laquelle la science parvient à discerner la chair et le sang de la formation économico-sociale capitaliste, son cycle vital, son évolution historique réelle. Cervetto prouve que cet acquis de Marx est le point de départ de l'élaboration de Lénine et en arrive à soutenir, et à démontrer, que le Parti léniniste est la solution des problèmes posés dans Le Capital, «le parti [est] l'aboutissement de la science». La grande masse d'analyses réunies dans ces volumes témoigne de l'engagement d'Arrigo Cervetto dans l'effort de mettre en oeuvre sa conception du parti et de la lutte révolutionnaire.

  • Seule la science peut permettre de s'émanciper de l'emprise du temps présent, qui presque toujours induit en erreur sur la réalité d'aujourd'hui - perçue comme absolue, indépendante de toute évolution - et qui en cela prépare les désillusions de demain.
    Cette émancipation, cette liberté, ne poursuit pas des buts prévisionnels abstraits, mais des objectifs pratiques. «La stratégie révolutionnaire s'appuie sur l'analyse des temps non pour dessiner l'avenir, tâche dont un mouvement réel objectif ne ressent point le besoin, mais pour fixer des échéances temporelles qui puissent servir de référence pour définir les tâches immédiates du présent, les tâches de la tactique. [...] La tactique se trouve confrontée à des situations contingentes qui, pour reprendre la définition de Lénine, sont une combinaison multiforme de processus historiques à long terme.» Plus solide est la stratégie, plus souple peut être la tactique. La «question des temps» s'inscrit par là dans la pratique, dans la lutte quotidienne : «La science c'est la liberté ; car elle n'est pas une théorie coupée de la pratique, mais la pratique guidée par la théorie.»

  • Ohne revolutionäre Theorie gibt es keine revolutionäre Bewegung, hat Lenin behauptet. Seine Behauptung scheint so einfach zu sein, aber in Wirklichkeit ist sie das nicht, denn die revolutionäre Theorie ist eine komplexere Auffassung, als es beim äußerlichen Lesen der politischen Schriften Lenins scheinen mag.

    Die leninistische Theorie ist nämlich genau das Ergebnis einer tiefgreifenden Untersuchung der sozialen Wirklichkeit und gleichzeitig das Werkzeug, womit die Arbeiterklasse auf die ökonomischen Basen sowie auf die politischen Überbauen einer historisch bestimmten Gesellschaft wirkt. Wenn wir die leninistische Parteiauffassung untersuchen, so stoßen wir sofort auf die revolutionäre Theorie als marxistische Wissenschaft, das heißt, wir stoßen auf die Frage der wissenschaftlichen Grundlagen der politischen Praxis. Mit anderen Worten, kann man die leninistische Parteiauffassung nicht begreifen, wenn man die gesamte wissenschaftliche Analyse der ökonomischen Basis nicht begreift, welche, bei Marx und bei Lenin, die Grundlage jener Auffassung darstellt. Ohne ihre wissenschaftliche Grundlage würde die leninistische Parteiauffassung wie ein - vielleicht riesig großes - Denkmal politischer Willenskraft wirken, ein Denkmal der Organisationstheorie, aber ein Denkmal ohne Sockel.

    Dies erklärt, warum das äußerliche Beistimmen einigen leninistischen Thesen noch keine Aufnahme der revolutionären Theorie, d.h. die Aufnahme jener allgemeinen wissenschaftlichen Auffassung ist, welche die Grundlage des Leninismus bildet.

    Daraus ergibt sich außerdem, daß die leninistische Parteiauffassung das Ergebnis der ökonomischen marxistischen Analyse ist, und daß wir ohne eine folgerichtige Anwendung dieser Analyse nicht zu jener Auffassung - nicht einmal in der organisatorischen Form - gelangen können. Diese dialektische Entwicklung finden wir auch in der marxistischen Biografie Lenins. Es entsteht also die Frage, die Aufnahme der revolutionären Theorie in ihrem vollständigen Wesen zu betrachten.

    Klassenkämpfe und revolutionäre Partei ist das Ergebnis der Ausarbeitung jener Fragen.

  • An der Wende vom 19. zum 20. Jahrhundert, beginnt mit dem Anbruch des Jahrhunderts des Imperialismus der «heimtückischste» Angriff auf den Marxismus. Die Bernstein-Debatte kennzeichnet jene historische Phase. Es war der erste Versuch einer Revision des Marxismus mit internationalem Charakter.
    Cervetto schreibt, daß diese bürgerliche und kleinbürgerliche Kritik an der marxistischen Theorie «auf deutschem Boden und in einem Augenblick der Expansion der sozialistischen Bewegung den Punkt der höchsten Anhäufung und Vertiefung» erreichte.
    Er erklärt: «In dieser großen Werkstatt des Imperialismus, der die englische übertraf und hinter den USA an die zweite Stelle trat, wurden alle Organisationstechniken des Finanzkapitals, der Zentralisation und Konzentration des Kapitals ausprobiert und eingeführt. Ein Großteil dessen, was heute über die Politik, über die Demokratie und über die Kritik am Marxismus gesagt wird, kommt aus jener Quelle, zu der der Revisionismus einen beträchtlichen Beitrag geleistet hat. Es ist notwendig sich diesen Quellen zuzuwenden, es ist notwendig sie zu studieren, es ist notwendig sie zu kritisieren, wie es bereits Lenin und der russische revolutionäre Marxismus taten, die gerade aus dieser historischen Auseinandersetzung geimpft, gestärkt und siegreich hervorgingen und dies tun konnten, weil der Feind, dem sie gegenüberstanden, wahrhaft gewaltig war.» Die Analysemethode und die Thesen aufzunehmen, mit denen der revolutionäre Marxismus jenen historischen theoretischen und politischen Sieg errungen hatte, war und ist ein unumgänglicher Schritt. Nur so kann man im Verständnis der politischen Hülle des Imperialismus vorankommen - einer Hülle, die noch heute in jenen Wurzeln viele ihrer genetischen Charakteristika findet. Ohne jenen Schritt war es unmöglich mit Lenin zur Entdeckung der imperialistischen Demokratie zu gelangen, der Demokratie als politischer Form, die die Epoche kennzeichnet, in der wir leben, und zwar als bester Hülle des imperialistischen Staates.
    Die Arbeit, die wir vorlegen, bietet den neuen Generationen von Marxisten die Möglichkeit sich an die harte Arbeit der Aufnahme jener Lektion zu machen. Dies ist ein unumgänglicher Schritt, um eine Vorstellung von unserer Epoche zu bekommen, die nicht der Ideologie des Imperialismus untergeordnet ist.

  • Lenin affirmed that without a revolutionary theory, there can be no revolutionary movement. His statement seems simple, but, in reality, it is anything but that since the revolutionary theory is more complex than it may seem to a formal reading of Lenin's political texts. Leninist theory is, precisely, the outcome of a profound scientific analysis of social reality. And, at the same time, it is a class instrument for acting in a historically determined society's economic structures and political superstructures. If we study the Leninist concept of the party, we immediately find ourselves faced with revolutionary theory as Marxist science. That is, we are faced with the issue of the scientific foundations of political action. In other words, it is not possible to understand the Leninist concept of the party unless one understands the entire scientific analysis of the economic structure that constitutes - in Marx and Lenin - its base. Removed from its scientific platform, the Leninist concept of the party would appear to be a monument - perhaps even a gigantic one - to political will. It would be a monument to the theory of power, to the theory of organization, but it would be a monument without a pedestal.

    This explains why formal acceptance of some Leninist theses still does not represent the assimilation of the revolutionary theory. That is, it does not represent assimilation of the general scientific concept that is Leninism's foundation. Consequently, the Leninist concept of the party is the result of a Marxist economic analysis and without applying this latter, we cannot reach - even on an organizational level - the former. Even Lenin's life story as a Marxist illustrates this dialectical path. Hence, the problem to face the entire issue of how to assimilate the revolutionary theory.

    Class Struggles and the Revolutionary Party is the result of an investigation into these problems.

  • With regard to man as a biological individual, time is set by the experience of generations - childhood, adolescence, youth, middle age, and old age succeed each other and provide time with a rhythm. Tragic events, whether individual or collective, can take place, socio-economic changes can extend the average life (as occurred in the 20th century), but in any case the significance of biological time is a stable element.

    Political time, on the contrary, is a historical time subject to the dialectics of accelerations and decelerations. «There are days that are worth twenty years - Cervetto reminds us, citing Marx - and yet, in the movement of matter, one day is one day.» The strategic divide of 1989, that sanctioned the end of the East-European State-capitalist regimes that had been passed off as socialism, was a remarkable evidence thereof.

    Biological time and historical time merge in the psychologies of the individuals who are the protagonists of class struggle. This is difficult terrain, because it is subject to the inevitable commingling of rationality and emotions. A revolutionary, a Marxist, anticipates the paces of social changes in his heart. It should not surprise, therefore, that the class movement, through the voice and understanding of its best representatives, has often imagined faster paces than the actual ones. At the end of the 19th century, during a phase of full capitalist expansion, August Bebel did not realize it, and affirmed at the convention of the Social-Democratic party in Erfurt (1891): «Indeed, I am convinced the realization of our goals is so close at hand that few of you in this hall will not live to see it.» Science only can emancipate us from the ascendancy of present time, that almost inevitably leads to mistakes about the reality of today - perceived as absolute reality, independent of any evolution - and thence prepares the disappointments of tomorrow.

    This emancipation, this freedom, does not pursue any abstractly predicted aims, but practical objectives. Cervetto wrote: «Revolutionary strategy is based on the analysis of times, not to arrange the future, a task for which an objective real movement doesn't have any need, but rather to establish time deadlines that can act as references in defining immediate tasks in the present, the tasks of tactics. (...) Tactics address temporary situations that are multi-faceted combinations, to take up Lenin's definition, of long-term historical processes.» The more solid the strategy, the more flexible can tactics be. The 'question of times' finds its place in practice, in the daily struggle: «Science is freedom, and it is such because it is not a theory detached from practice. Instead, it is practice guided by theory.»

  • This work is a methodological development running in parallel with the analysis of the Italian standing «imbalance», as it was investigated in «The Uneven Political Development». As is written in the Introduction, this book collects Cervetto's reflections on the materialist conception of politics in 1977-81 and 1984-89. It is the theoretical side of a strategic issue.

    It was necessary to underline the dialectical character in the structure/superstructure relationship through a sharp criticism of both mechanism - which reduces political analysis to econometric evaluations - and the idea of the primacy of politics - which takes no account of the actual economic determination.

    The connection with the sound foundations of Marx and Engels's thought is shown in illuminating and less-known passages quoted from their works, as well as from Lenin's. This is the basis whereupon a comparison with Eduard Bernstein's liberal arguments, Heinrich Cunow's revisionist ideas, Lev Trotsky's tacticalism between the two world wars, Hans Kelsen's normative approach, and Pëtr Struve's objectivism can be drawn effectively.

    The investigation into the actual characters of democracy in the imperialist epoch marks this book throughout and accounts for its extreme up-to-dateness in a critical stage of the best possible «political shell» for capitalism.

  • El presente trabajo, que agrupa una serie de artículos publicados en 1964, pretende esclarecer las líneas fundamentales de la concepción leninista del Partido.
    No nos hemos limitado, por lo tanto, a una lectura del texto que generalmente es considerado la base de esta concepción, el «¿Qué hacer?» de 1902. Hemos buscado en los escritos anteriores y posteriores de Lenin todos aquellos elementos teóricos y políticos que podían, por una parte, permitir la reconstrucción del método marxista que está en la base de la elaboración de la concepción organizadora y que indicaban, por otra, el desarrollo mismo de la práctica organizativa bolchevique.
    En el concepto de formación económico-social, que metodológicamente es utilizado por Lenin para la restauración del marxismo en la lucha de finales de siglo, encontramos los criterios científicos que permitirán el paso del análisis científico a la lucha política. La concepción leninista del Partido surge, por lo tanto, como necesidad histórica del análisis marxista en la evolución de las luchas de clase. Experimenta un ulterior desarrollo en el análisis de las huelgas y de las formas embrionarias de la lucha obrera.
    Desde el concepto de formación económico-social a la lucha obrera, a la estrategia del proletariado en el curso de la lucha de clases a escala mundial, se desarrollan las partes constituyentes de la concepción del Partido revolucionario en Lenin. Sólo en este conjunto orgánico de problemas puede ser reconstruida y estudiada, superando las esquematizaciones mistificadoras y las simplificaciones superficiales.
    Como toda concepción científica, la teoría leninista del Partido revolucionario de la clase obrera requiere un estudio global que abarque todos los componentes y que no se limite a la práctica apologética o denigratoria de la cita de pasajes aislados.
    La necesidad de afrontar el problema del Partido revolucionario estudiando seriamente a Lenin es hoy más actual que nunca. La construcción del Partido leninista encuentra en su camino este paso obligado.

  • Recueil d'articles parus dans "Lotta comunista" entre 1981 et 1984.

  • This book is a collection of the analyses of international relations made by Arrigo Cervetto during the first thirty years of his activity as a militant revolutionary. This great analytical work is the outcome of the political battle that Cervetto fought during those years to restore Leninism to Italy, and cannot be separated from his particular interpretation of Lenin's political legacy.
    For Cervetto, and for the small group of revolutionaries that gather round him after the Second World War, this return to Lenin is the indispensable prerequisite for the formulation of a revolutionary strategy. In other words, via Leninism, these militants aspire to raise the communist movement out of the abyss the Fascist, Stalinist and Social-Democratic counterrevolution had cast it into.
    The title of this book picks up a concept, that of «unitary imperialism» in fact, which had been worked out starting from the internationalist debate of the early '50s. From a political point of view, asserting the existence of «unitary imperialism» at that moment in history meant saying above all that one attributed to the ussr, as well as to all the so-called «socialist camp», the same social nature as its opposing Western «capitalist camp».
    Internationalism thus found a solid theoretical base, but the concept of «unitary imperialism» goes much further than its occasional use in the political struggle against Stalinism.
    In his effort to link up with the essence of the Leninist conception of the revolutionary party, Arrigo Cervetto finds the central core of the continuity between Marx and Lenin in the concept of socio-economic formation.
    Cervetto demonstrates that this scientific acquisition of Marx's is the starting point of Lenin's elaboration and goes so far as to maintain, and to prove, that the Leninist Party is the solution to the problems posed by "Capital", that «the party [is] the apotheosis of Marxist science».
    The great mass of the material collected in these volumes testifies to Arrigo Cervetto's commitment to his effort to put his conception of the party and the revolutionary struggle into practice.

  • This book is a collection of the analyses of international relations made by Arrigo Cervetto during the first thirty years of his activity as a militant revolutionary. This great analytical work is the outcome of the political battle that Cervetto fought during those years to restore Leninism to Italy, and cannot be separated from his particular interpretation of Lenin's political legacy.
    For Cervetto, and for the small group of revolutionaries that gather round him after the Second World War, this return to Lenin is the indispensable prerequisite for the formulation of a revolutionary strategy. In other words, via Leninism, these militants aspire to raise the communist movement out of the abyss the Fascist, Stalinist and Social-Democratic counterrevolution had cast it into.
    The title of this book picks up a concept, that of « unitary imperialism » in fact, which had been worked out starting from the internationalist debate of the early '50s. From a political point of view, asserting the existence of « unitary imperialism » at that moment in history meant saying above all that one attributed to the ussr, as well as to all the so-called « socialist camp », the same social nature as its opposing Western « capitalist camp ».
    Internationalism thus found a solid theoretical base, but the concept of « unitary imperialism » goes much further than its occasional use in the political struggle against Stalinism.
    In his effort to link up with the essence of the Leninist conception of the revolutionary party, Arrigo Cervetto finds the central core of the continuity between Marx and Lenin in the concept of socio-economic formation.
    Cervetto demonstrates that this scientific acquisition of Marx's is the starting point of Lenin's elaboration and goes so far as to maintain, and to prove, that the Leninist Party is the solution to the problems posed by «Capital», that « the party [is] the apotheosis of Marxist science ».
    The great mass of the material collected in these volumes testifies to Arrigo Cervetto's commitment to his effort to put his conception of the party and the revolutionary struggle into practice.

  • The writings now collected in Method and the Science-Party seek «the theoretical axis» of the world-shaking transition in the multipolar contention - which has one of its kingpins in European unification - in the origins of method and of political science, as well as in modern history from the sixteenth century on.
    This is a transition that updates to a continental chessboard our «unprecedented task» of entrenching the Bolshevik party in an imperialist metropolis.
    It is no coincidence that ten years after the 1989 strategic divide, the authors of the ideologies and political theories of European imperialism are posing themselves the problems of the crisis and the transformation of the nation-state, and are seeking the touchstone for the European process precisely in the emergence of the modern states from medieval society.
    In the Far East, where decades of turbulent development have engulfed the hundred thousand villages of backwardness and dragged billions of individuals into the modern era of class struggle, crises, and capitalist wars, it is the glare of nuclear explosions that is accompanying the rise of new powers and the consolidation of their states.
    All of this provides the ideologues of super-imperialism, today reincarnated in the bards of peaceful globalisation, with a Sisyphean task.
    While the European bourgeoisies attempt to conceive a continental state after the bloodletting of two imperialist world wars, the Asian epicentre is generating new Leviathans with nuclear claws.
    Starting from Europe five centuries ago, capitalism undoubtedly unified the world market, but only for the world to be once again divided and shaken violently by imperialist competition, its crises, and its wars. Meanwhile, however, it has made the proletariat universal for the first time in history.

  • Dans les «Adresses» qui furent publiées avec La guerre civile en France, nous trouvons la dignité, l'énergie, la documentation et, dessinées en une synthèse magistrale, les tendances principales du siècle à venir. Engels signalait la leçon fondamentale de cette lutte : «La Commune dut reconnaître d'emblée que la classe ouvrière, une fois au pouvoir, ne pouvait continuer à se servir de l'ancien appareil d'État.» L'État, né dans les sociétés anciennes en tant qu'organe pour la défense des intérêts communs, était devenu au fil des siècle un organe séparé, «au service de ses intérêts particuliers»; cela était évident «non seulement dans la monarchie héréditaire, mais également dans la république démocratique». La Commune n'est pas encore tombée quand, le 17 avril 1871, Marx écrit à Kugelmann: «La lutte de Paris a fait entrer dans une nouvelle phase la lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste et son État. Quel qu'en soit l'issue immédiate, elle a permis de conquérir une nouvelle base de départ d'une importance historique universelle.» C'est un début car, écrit Cervetto, «l'époque des révolutions prolétariennes, avec leurs inévitables pas en avant et en arrière, ne fait que commencer. La forme démocratique de la révolution bourgeoise a mis des siècles à s'imposer et à s'élaborer; la Commune de Paris, elle, n'a duré que quelques jours. Lénine le sait bien quand il restaure la découverte de Marx, cinquante ans plus tard et quelques mois avant qu'en Russie le mouvement réel la remette à l'ordre du jour de la théorie et de la pratique».

    La forme politique enfin découverte par les prolétaires de 1871 est ainsi devenue «une nouvelle base de départ» confiée aux générations des communistes.

  • Lors de la polémique qui l'a opposé aux populistes à la fin du XIXe siècle, Lénine a du affronter cette objection : «Dans quelle oeuvre de Marx trouve-t-on sa conception matérialiste de l'histoire ?» L'idéologie allemande de Marx et Engels, écrite en 1845-1846 et publiée seulement en 1932, était à l'époque inédite.

    Mais la controverse sur cette question a ses raisons qui dépassent cette donnée contingente. Le populiste - un professeur d'université - se plaint de l'absence d'une oeuvre qui exposerait la nouvelle conception du processus historique avec la même rigueur que celle que Marx a employée dans Le Capital pour l'économie. Lénine riposte que la conception matérialiste de l'histoire se trouve déjà dans Le Capital. Le point de vue de l'académicien et du communiste ne peuvent coïncider : la littérature marxiste n'est qu'une arme de la lutte révolutionnaire.

    Et la théorie ne fait pas exception à la règle : le marxisme la met au premier plan uniquement parce qu'elle est indispensable à l'élaboration d'une solide stratégie révolutionnaire. D'un point de vue formel, l'académicien russe a raison : il n'existe aucun traité marxiste de philosophie de l'histoire. Cependant, il existe une conception radicalement nouvelle du «développement de la formation économico-sociale comme processus d'histoire naturelle», ainsi que le développements, les mises au point et le mise en oeuvre de cette idée que les échéances de la lutte politique révolutionnaire ont rendu, tour à tour, nécessaires. Cette anthologie présente différents moments de cette réflexion et obéit à la même logique révolutionnaire.

  • Les écrits de Marx recueillis sous le titre Les Luttes de classes en France par Engels, et la longue introduction qu'il a ajoutée, représentent une oeuvre fondamentale du marxisme selon au moins trois points de vue.
    Tout d'abord, ils fournissent la reconstitution incomparable d'une phase révolutionnaire cruciale, celle de 1848. L'analyse détaillée de Marx est encore aujourd'hui ce que l'on peut trouver de mieux sur le sujet.
    En second lieu, ce brillant résultat découle de la conception matérialiste de l'histoire. L'idée que les faits politiques ont en dernière instance des causes économiques - la géniale découverte qui a permis à Marx et Engels d'étendre les méthodes scientifiques à l'étude de la société est ici utilisée pour la première fois pour expliquer « un fragment d'histoire contemporaine à l'aide de sa conception matérialiste en partant de la situation économique donnée ».
    En troisième lieu, l'analyse politique des rapports sociaux dans une phase de luttes si intenses et si concentrées permet à Marx de construire ou de perfectionner certains repères théoriques. C'est dans Les Luttes de classes en France que l'analyse de la revendication prolétarienne du « droit au travail », rappelle Engels, aboutit pour la première fois à l'affirmation de l'objectif du communisme, par la formule de l'« appropriation des moyens de production par la société ». C'est encore dans ce livre qu'est décrite pour la première fois la dialectique entre intérêts particuliers et intérêt général de la bourgeoisie, qui constitue le casse-tête jamais résolu et le moteur irrépressible de la transformation des formes de l'État bourgeois. Mais surtout, en analysant les années qui, à partir de l'insurrection de février 1848, aboutissent au coup d'État de décembre 1851, Marx découvre le lien entre crise et révolution.

  • Cette oeuvre vit le jour dans le feu d'une bataille décisive pour le prolétariat international. Le Que faire ? constitua l'arme essentielle pour battre le révisionnisme qui niait le caractère scientifique de l'analyse marxiste, c'est-à-dire qu'il excluait pour le prolétariat la possibilité même de se doter d'une stratégie.
    Lénine se penche sur les précurseurs russes du marxisme révolutionnaire. Il rappelle la caractéristique principale de ces figures de révolutionnaires : «La grande importance de la théorie révolutionnaire, de la dévotion absolue à la révolution, de la propagande parmi le peuple, qui n'est jamais perdue même si des décennies séparent la période des semailles de celle de la récolte.» Avec Marx et Engels, la classe révolutionnaire moderne a porté la méthode de la recherche scientifique du domaine de la nature à celui des rapports sociaux. La bourgeoisie n'a pas intérêt à faire sortir cette méthode du domaine de la nature ; dans le domaine social, la bourgeoisie se cantonne à la défense de ses intérêts de classe, à la défense de la société qu'elle domine et qu'elle défend en propageant des illusions énormes.
    La classe révolutionnaire est la seule classe qui a intérêt à ce que les lois qui régissent le mouvement de la société bourgeoise soient découvertes. Elle doit les utiliser à «ses propres fins», pour le dépassement révolutionnaire de la société divisée en classes. Et pour lier la théorie à l'action, elle a besoin de l'«instrument».

    De la science à la stratégie, à l'instrument du parti : voilà, en synthèse, la signification que Cervetto donne au concept de parti-science. La fausse conscience de l'époque dans laquelle nous vivons recycle sans cesse de vieilles solutions.

    Aujourd'hui, la méthode scientifique de Marx permet de comprendre la dialectique du mouvement réel : l'unité du marché mondial porte en elle sa propre contradiction, la scission de la collision entre puissances impérialistes de dimension continentale. C'est là le caractère dominant de notre époque, qui va caractériser toujours davantage les années à venir. Lénine a déjà démontré que le développement de l'impérialisme détermine l'émergence de nouvelles puissances et, par là, l'inévitable rupture de l'ordre mondial. Dans la dynamique de son évolution historique et naturelle, la biologie de l'impérialisme recèle les phases des catastrophes politiques, des guerres mondiales et des révolutions prolétariennes. On peut le nier seulement en ayant recours au sophisme, à l'opium de l'apparence. S'entourant de ce brouillard, l'homme bourgeois veut se nier lui-même, veut persuader que le processus évolutif fera de lui un singe pacifique et bienveillant.

  • Dans la préface de juillet 1920 aux éditions allemande et française, Lénine met l'accent sur la double signification politique et stratégique de son texte L'impérialisme, stade suprême du capitalisme, écrit en 1916.

    Cet essai était né de l'exigence de la lutte politique contre les idéologies pacifistes et contre l'optique illusoire de la «démocratie mondiale» qui empêchaient la minorité révolutionnaire du prolétariat international de trouver une perspective indépendante et de rompre avec leur subordination à l'idéologie de la classe dominante dans ses multiples variantes.

    Le second point capital sur lequel Lénine insiste avec force est le caractère impérialiste de la guerre ; une guerre mondiale pour un nouveau «partage du monde» et une redéfinition des sphères d'influence, entre les six grandes puissances de l'époque.

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