Claude Duneton

  •    Claude Duneton La Puce à l'oreille Quelle est l'origine de la curieuse expression à la mode : prendre son pied ?... Pourquoi dit-on, lorsqu'on ne se sent pas bien, qu'on n'est pas dans son assiette, ou au contraire qu'on reprend du poil de la bête, si l'on va mieux ? Pourquoi passer l'arme à gauche veut-il dire « mourir » et mettre à gauche « faire des économies » ?...
    Ce livre a pour objet de répondre à toutes ces questions. Ce n'est pas un dictionnaire mais un récit, écrit à la première personne par un écrivain fouineur, sensible à l'originalité du langage.
    Un récit alerte, souvent drôle, qui mêle l'érudition au calembour, mené à la manière d'une enquête policière et qui aiguillonne à vif la curiosité du lecteur.

    Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Le voyage de Karnatioul

    Claude Duneton

    • Laquet
    • 15 Septembre 1997

    La Chapelle-aux-Saints (Corrèze). En 1908, trois abbés férus de préhistoire mettent à jour, parmi un gisement d'outillage moustérien, les restes d'un homme de type Néandertal. La position du squelette, couché dans une fosse, tête tournée vers l'ouest, résultait à l'évidence d'une inhumation. Trois mille générations plus tard, Claude Duneton retrace ici, à sa manière, les derniers moments de son ancêtre corrézien.

  • « Avant le dentier tout rose qu'il s'est acheté après la Libération, mon père n'avait que deux dents, bien écartées sur la mâchoire du haut, devant. Elles étaient couleur de paille. Avec les deux dents qu'il avait en bas, en vis-à-vis, on aurait dit une pince double quand il riait aux éclats. Particulièrement dans les coups très joyeux et drôles où il renversait la tête en arrière. Mais finalement c'était un air très paternel, je pense. Après tout, la chienne aussi avait des crocs jaunes qui dépassaient sous sa babine quand elle souriait. Ça faisait un air de famille, je trouvais. » Pétain. La France rurale. Le peuple vaincu. Une mère excédée. Un père, marqué par la guerre de 14, indiscipliné fondamental. Et leur fils, qui traîne toujours là où il ne faut pas. Qui n'en fait qu'à sa tête. Qui n'écoute que ce qu'il veut, pas même sa mère qui le fait grandir dans la certitude qu'il finira mal, que les Maisons de Correction ne sont pas faites pour les chiens. Avec eux, ou plutôt près d'eux, vit la chienne Rita. Bouche inutile. Bonne à rien, elle aussi. Complice du fils. Tous deux, pendant ces années rudes, mènent le même combat : éviter les coups et vivre au mieux leur vie de chien. Des années plus tard, Claude Duneton se souvient et évoque avec émotion le pays de son dernier roman - Le Monument. Fidèle à sa Corrèze natale, l'auteur n'a pas oublié cette époque, aujourd'hui révolue, où les familles restaient toujours au village, où les gens ne se mélangeaient pas. La Chienne de ma vie est le récit poétique et nostalgique de ce monde archaïque.

  • " Le boulot ", " le fric ", " la trouille ", " à perpète ". Ces mots ont beau être honnis des paperasses administratives et interdits à l'école, tout le monde les emploie ! Le français familier, c'est la langue du quotidien, avec son vocabulaire propre et sa syntaxe relâchée. Voici un dictionnaire sur l'origine et le bon usage des mots de la langue de tous les jours, dans la France d'aujourd'hui. Faut pas louper ce bouquin !

  • Au plaisir des jouets

    Claude Duneton

    • Hoebeke
    • 12 Octobre 2005


    «J'ai eu un train ! Pas électrique, certes,
    mais la locomotive était dotée d'une clef
    à ailettes, et tirait quelques wagons
    sur des rails montés en cercle sur le plancher.
    Comme c'est étrange ! et comme ces objets
    se sont parfaitement effacés de mon souvenir
    rural jusqu'à ce que je les rappelle à moi
    par force, à l'examen des catalogues anciens !
    Au fond, je suis peut-être un peu le fils
    de mes jouets.»
    Claude Duneton


  • Comme toutes les communes de France, Lagleygeolle en Corrèze, terre natale de Claude Duneton, a perdu nombre de ses fils lors de la tuerie de 1914-1918. Sur le monument aux morts du village, vingt-sept noms sont gravés dont bien peu de gens se souviennent aujourd'hui. Claude Duneton a choisi de faire revivre, un à un, ces garçons perdus dont les traces sur la stèle l'accompagnent depuis l'enfance. Paysans - certains ne parlaient que le patois de la paroisse -, ils étaient partis sans finir les moissons, dans l'espoir de revenir pour les vendanges. Il en fut autrement. Dans ce bouleversante "roman vrai", l'auteur s'est laissé guider par ces hommes innocents, fraternels, autant que par son propre père, survivant plein d'amertume. Il est allé, à leur suite, jusqu'au fond des tranchées boueuses, au coeur des orages d'acier qui les ont broyés.

  • "Ceci est un hommage à Louis-Ferdinand Céline. Avant que la page soit tournée, et le siècle. Céline était revenu en France en 1951, après l'exil au Danemark. Quand il a posé le pied sur le sol de Nice, le 1er juillet, venant de Korsör, il lui restait dix années à vivre. J'ai voulu envoyer un salut à l'artiste, pour ses cent ans. Disons que j'ai composé une "ode à Céline", à l'occasion de ses cent bougies !... Mais quoi qu'on écrive sur son dos, il se retournera dans sa tombe ! Il nous l'a promis : "Je veux passer fantôme ici, dans mon trou... Dans ma tanière...je leur ferai à tous... Hou !...rouh !... Hou !... Roug !... Ils crèveront de peur... Ils m'ont assez emmerdé du temps que j'étais vivant... Ce sera bien mon tour..." {(Bagatelles pour un massacre})." C.D.

  • Loin des forets rouges

    Claude Duneton

    • Denoel
    • 6 Octobre 2005

    1991, la Russie postsoviétique part à la dérive. Dans la splendeur déchue de Pétersbourg, Claude Duneton découvre les ruines du communisme, qui fut l'idéal de sa jeunesse. Partageant la vie difficile des habitants, le narrateur replonge dans la magie des espérances évanouies. Une famille paysanne en Limousin, où les noms de Staline et de Thorez résonnaient comme ceux des héros antiques. Et où l'attente du Grand Soir permettait d'endurer l'injustice sociale, la mise en apprentissage précoce des enfants... Dans une langue savoureuse et précise, Duneton fait resurgir le monde des ateliers qu'il a trop tôt connus, « l'odeur des perceuses, de ce produit laiteux dont on barbouillait les forets, mélangé à la limaille ». Alors, la révolte semblait aller de soi...
    Entre le vieux rêve communiste français au parfum de terroir et les illusions perdues de la Russie d'aujourd'hui, ce récit se construit dans un va-et-vient tendre et douloureux. Dénonçant la grande imposture idéologique, Loin des forêts rouges est aussi une méditation sans amertume sur une génération de dupes, à l'Est comme à l'Ouest, qui ont gardé la force d'espérer.

  • - " Abreuve nos sillons ", " Entre la soupe et le potage " ou encore " L'oeil sur la couette "... Claude Duneton nous livre un florilège des rubriques parues dans sa chronique du Figaro littéraire " Le plaisir des mots ". L'auteur y présente l'origine de plusieurs mots, l'évolution de certaines expressions et s'intéresse au pourquoi et au comment de la dérive langagière. Sur un ton amusé et piquant, c'est l'histoire de la langue française qui nous est savamment racontée.

    - Claude Duneton est né en 1935. Il est romancier, essayiste, journaliste et comédien. Amoureux des mots, il est également chroniqueur au Figaro littéraire. Il a publié plusieurs romans ainsi que de nombreux ouvrages célébrant la langue française tels que La Puce à l'oreille (2005), Pierrette qui roule, les terminaisons dangereuses (2007) et Parler croquant (2009).

  • Le fabuleux destin d'une obscure brodeuse devenue la première femme océanologue au monde.
    1812. c'est au milieu d'un troupeau de boeufs et avec comme chaperon un maquignon cousin de son père que l'adolescente lili villepreux quitte sa corrèze natale pour tenter sa chance à paris. adoptée par une ouvrière farouchement antinapoléonienne qui lui apprend te métier de brodeuse, la petite provinciale découvre l'univers du théâtre grâce à de menus travaux réalisés gratuitement pour des comédiennes en vogue.
    Autodidacte tenace et surdouée, ouvrière inclassable et élégante, elle s'émancipe au fil des années jusqu'à son mariage en sicile avec un riche négociant anglais : james power. bientôt passionnée par la vie sous-marine, ta jeune femme plonge d'étranges cages dans la mer et s'impose comme la fameuse " dame de l'argonaute ", inventeur de l'aquarium. mettant en scène avec une rigueur ethnologique langage, culture populaire et façons de vivre des français au déclin de l'empire et au début de ta restauration, claude duneton dévoile à travers ce roman historique la vie fascinante et méconnue d'une pionnière scientifique de génie, traversant les soubresauts d'un xixe siècle en pleine ébullition.

  • Le français familier, pourquoi ?
    Parce qu'il existe des mots que tout le monde emploie, du président de la République au plus humble des citoyens, et qui n'ont pourtant pas le même statut dans la langue que le français conventionnel, le même droit de cité dans la communication.

    Exemples :
    La confiote. un casse-croûte. le fric. les pépètes . une bibine. une liquette. les loupiots. les tifs. droper . tomber sur un os. la flotte. un moutard. se planter. la belle doche. se cailler. une bafouille . à Pétaouchnok. à perpète. la trouille. se carapater. le boulot. une torgnole. un patelin.
    En somme, il s'agit ici d'un guide pratique du bon usage de la langue de tous les jours dans la France d'aujourd'hui.

  • L'enfance de louis xiv, de sa naissance tant attendue à la longue agonie de son père, est loin de ressembler aux images d'epinal des livres d'histoire.
    Pris entre sa mère espagnole, la pieuse et tourmentée anne d'autriche, et son père, le taciturne et " dévotieux " louis xiii, petit louis, bambin gargantuesque asséchant une flopée de nourrices, découvre le monde: complots et conspirations, cajoleries et chuchotis, légendes, contes et chansons. mêlant événements historiques et scènes de la vie quotidienne, nous entraînant des antichambres du château aux ruelles des villes de province, claude duneton fait renaître la france de la première moitié du xviie siècle dans une langue truculente et flamboyante.

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