Daniel Lefeuvre

  • Pour en finir avec la repentance coloniale

    Daniel Lefeuvre

    • Flammarion
    • 28 Février 2008

    Après celle de la guerre d'algérie, une nouvelle génération d'anticolonialistes s'est levée, qui mène combat pour dénoncer le péché capital que nous devons tous expier: notre passé colonial, à nous français.
    Battons notre coulpe, car la liste de nos crimes est longue ! nous avons pressuré les colonies pour nourrir notre prospérité, les laissant exsangues à l'heure de leur indépendance; nous avons fait venir les "indigènes" au lendemain des deux guerres mondiales pour reconstruire la france, quitte à les sommer de s'en aller quand nous n'avions plus besoin d'eux; surtout, nous avons bâti cet empire colonial dans le sang et les larmes, puisque la colonisation a été rien moins qu'une entreprise de génocide : jules ferry, c'était, déjà, hitler !.
    Contrevérités, billevesées, bricolage... voilà en quoi consiste le réquisitoire des repentants, que l'auteur de ce livre a entrepris de démonter, à l'aide des bons vieux outils de l'historien - les sources, les chiffres, le contexte. pas pour se faire le chantre de la colonisation, mais pour en finir avec la repentance, avant qu'elle transforme notre histoire en un album bien commode à feuilleter, où s'affrontent les gentils et les méchants


  • Plus de deux cent mille morts, côté algérien, près de trente mille morts, côté français: telle fut l'issue sanglante de la guerre d'Algérie. Cette guerre meurtrière, qui a longtemps tu son nom, fut aussi extrêmement coûteuse: elle a représenté 20% du budget de l'État pour la seule année 1959.
    Fallait-il que les enjeux soient considérables pour que la France manifeste, si longtemps, un tel attachement! Or ce livre démontre qu'il n'en fut rien, mettant à mal, au passage, bien des idées reçues: dès le début des années trente, l'Algérie connaît une crise qui ira s'aggravant jusqu'à son indépendance, et représente un fardeau toujours plus lourd pour la métropole. Les ressources sont insuffisantes pour nourrir une population qui croît très vite, car l'Algérie n'est pas ce pays richement doté par la nature qu'on s'est longtemps plu à imaginer; la misère s'étend, les Algériens sont, très tôt, contraints de s'expatrier pour nourrir leurs familles - et non parce que la France fait appel à eux pour se reconstruire après 1945. Cette crise, aucune mesure n'a pu la juguler, ni les tentatives pour industrialiser la colonie avant la guerre, ni le plan de Constantine décidé en 1958. Quant à la découverte des hydrocarbures du Sahara, elle fut loin de représenter la manne qui aurait avivé la cupidité de la puissance coloniale... Analysant les relations complexes et changeantes entre les acteurs de la colonisation - État, organismes patronaux, entreprises, citoyens -, Daniel Lefeuvre propose une histoire nuancée et critique de ce pan tragique de notre passé colonial, au risque de heurter les partisans de la commémoration nostalgique comme les tenants d'une «repentance» mal entendue.
    En couverture: A. L. Mercier, Algérie, pays de la qualité, affiche. Office algérien d'action économique et touristique, Gouvernement général de l'Algérie, vers 1950 (MHC-BDIC).


  • Chere algerie, 1930-1962

    Daniel Lefeuvre

    • Societe francaise d'histoire d'outre-mer
    • 20 Mars 2000

    Plus de sept ans d'une guerre meurtrière et coûteuse ont été nécessaires pour que la France se résigne enfin, à l'indépendance de l'Algérie. Pourquoi un tel acharnement ? La position géographique de l'Algérie constituait-elle un atout stratégique vital au maintien de la puissance française ? Les débouchés, la main d'oeuvre, les produits algériens étaient-ils si indispensables a sa prospéritéoe Les patrons se sont ils massivement rangés dans le camp des partisans de l'Algérie française ?

    Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage à partir de nombreuses sources,souvent inédites.

  • Pour en finir avec la repentance colonia

    Daniel Lefeuvre

    • Flammarion
    • 5 Octobre 2006

    Propose un bilan humain, politique et militaire de l'histoire coloniale française à travers des études sur les contingents coloniaux engagés dans la Première Guerre mondiale, les pertes humaines lors de la colonisation au XIXe siècle, etc.

  • Démontage d'empires

    Daniel Lefeuvre

    • Riveneuve
    • 13 Juin 2013

    Dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, le monde est travaillé par les aspirations à l'indépendance des peuples colonisés. Les guerres d'Indochine et d'Algérie ont eu tendance à reléguer au second plan historiographique les épisodes moins violents de transfert de souveraineté, notamment en Afrique noire. Des contributions internationales abordent ce moment très particulier où l'ordre ancien et l'ordre nouveau se superposent.
    Des parallèles éclairants sont faits avec le XIXe siècle comme l'indépendance du Brésil où l'enjeu est de sauver la couronne portugaise comme britannique.

  • Faut-il avoir honte de l'identité nationale ?

    ,

    • Larousse
    • 29 Octobre 2008

    L'identité nationale n'a plus la cote. ceux qui s'en réclament développeraient un culte ringard de la france, une obsession des origines, voire un racisme honteux. la création du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement a suscité un tollé de protestations. il n'est plus question aujourd'hui que d'';identité fantasmée';, d'';intolérance culturelle';, de ';xénophobie d'etat';. faudrait-il renoncer à ce qui fait la france ? et sacrifier un héritage qui a enfanté la révolution, l'héroïsme des tranchées et les sacrifices de la résistance. en somme, faut-il avoir honte d'être français ?

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