Dominique Labarriere

  • Si Friedrich Nietzsche a pu, en son temps, déclarer " Dieu est mort ", personne, à ce jour, à notre connaissance, ne s'est aventuré à proclamer la mort de Satan. Nous ne nous y risquerons pas. Nous nous contenterons d'évoquer sa haute figure dans ses métamorphoses, ses pompes et ses oeuvres. Et, en un prolongement dramatiquement logique, le bouc émissaire tout trouvé qu'est la femme. A l'heure où le féminisme prend un nouveau visage et s'incarne dans la figure mythique de la sorcière, il est essentiel de revenir sur le processus qui a conduit à cet état de fait : le Diable.

    Du Moyen Age à nos jours, Dominique Labarrière dresse les multiples visages de l'incarnation du Mal, mettant en exergue l'utilisation qui en a été faite afin de modifier le statut des femmes : découvrez quelle est cette conception de la femme que les puissances religieuses et laïques vont s'employer à promouvoir à partir des dernières décennies du XVe siècle.

  • Qu'on ne s'y trompe pas : la sorcière n'est pas le sorcier au féminin. Elle est d'une autre nature. Quand bien même parviendrait-on à faire l'inventaire exhaustif des actes, des prodiges, des maléfices, des mirages relevant de la sorcellerie, on n'aurait pas encore mis à nu le mystère de la sorcière. Dans nos contrées d'Europe, trois ou quatre siècles durant, leur rendant l'hommage flamboyant et purificateur du bûcher, on a consumé des sorcières par dizaines de milliers.
    Mais, ce faisant, a-t-on réduit en cendres "la" sorcière, l'amante des songes obsessionnels de clercs et de juges qui en perdaient la raison ?

  • À la suite de l'assemblée de Naplouse de 1119 et de l'émotion causée par l'effroyable massacre de pèlerins perpétré près du Jourdain quelque temps plus tôt, est décidée la création d'un ordre à la fois militaire et monastique. Ce sera l'Ordre du Temple.
    En plein coeur d'une efflorescence spectaculaire d'ordres religieux, l'Ordre se hisse au plus haut niveau. Sa règle et ses hauts faits le conduisent à son apogée : puissance spirituelle, militaire, politique, diplomatique et surtout financière.
    Mais le succès n'est pas toujours apprécié. L'amorce du déclin coïncide avec celui de l'esprit de croisade et avec l'évolution des mentalités occidentales.
    D'échecs militaires à la perte des lieux saints, la chute définitive du royaume franc d'orient en 1291 sonne le glas de l'Ordre le plus célèbre. Dans le gigantesque bras de fer du roi de France avec les papes, l'Ordre des Templiers est pris en otage. À travers lui, c'est l'hégémonie pontificale que Philippe Le Bel vise. C'est alors l'arrestation, la longue procédure politico-judiciaire, et la dissolution de l'Ordre au concile de Vienne sur le Rhône de 1312.
    Ainsi naissent les légendes.

  • Redécouvrez Gaïa, Héra, Athéna, Hélène, Pénélope, Médée, Pandore, Aphrodite, Circé, Jocaste et tant d'autres ...

    À travers cette relecture passionnante et documentée des légendes mythologiques, remontez aux origines des préjugés sexistes qui ne cessent de nourrir notre imaginaire et nos références culturelles depuis plus de vingt siècles.

    Les figures féminines de la mythologie représentent en effet un échantillon complet des griefs faits à la gent féminine tout au long de notre histoire. En mettant en exergue le foisonnement de ces préjugés immémoriaux, l'auteur entend rendre aux femmes la justice qui leur est due. Quiconque se souciant de la cause des femmes sera curieux de remonter ainsi à l'origine du mal.

    Une relecture fascinante qui explore la véritable place faite aux femmes dans nos sociétés.

  • 2019 : « l'année Vinci » et « l'année Chambord » Les cinq cents ans de la mort de Vinci et de la construction du château de Chambord sont conjointement commémorés tout au long de cette année.

    Le livre retrace les moments forts du parcours de Léonard de Vinci venu passer les trois dernières années de son existence en France, à Amboise, près de son protecteur le jeune roi François 1er, alors au sommet de sa gloire.

    Ce livre, qui se lit comme un roman, explore ce qu'on peut appeler « le mystère Chambord », jamais élucidé jusqu'alors. Le château, mondialement connu, est construit d'après des croquis laissés par Vinci, notamment le très célèbre escalier monumental à double révolution qui en est la pièce maîtresse.

    Pourquoi Léonard a-t-il conçu un tel plan si différent de ceux des autres châteaux de la Renaissance ? Quel message, quel testament intellectuel, spirituel, symbolique, ésotérique a-t-il voulu nous laisser en plaçant au coeur de cet édifice cet escalier extraordinaire qui, en fait, ne mène nulle part ?

  • Laissez-nous vous conter les sociétés secrètes, leur histoire, leur organisation, leurs rituels, leurs relations au savoir et au pouvoir, etc., mais aussi les personnages fondateurs ou emblématiques, les anecdotes, les faits marquants. Dans le même temps, il convient de mettre cela en perspective avec le contexte historique dans lequel ces sociétés, ces ordres sont apparus, et expliquer leur évolution éventuelle, leur adaptation aux fluctuations de l'histoire. En fait, ces sociétés de l'ombre sont très éclairantes.
    Elles en disent long sur l'état - momentané ou pérenne - des sociétés dont elles se veulent la face cachée.
    Leur étude offre donc une sorte de miroir du monde.
    Au fil du récit, le lecteur est amené à saisir la distinction qu'il y a entre secret et clandestinité, entre initiation et endoctrinement, entre société secrète proprement dite et secte, entre filiation spirituelle, intellectuelle et récupération dogmatique, entre spiritualité et ésotérisme marchand.
    De l'Antiquité à nos jours, l'histoire de ces sociétés emblématiques sont autant d'aventures humaines.

  • Tout le pays est en effervescence. Le roi, le grand Louis XIV, vient à Chambord goûter le divertissement de la chasse. La cour et l'arrière-cour se pressent. Grands seigneurs, belles dames, gentilshommes de moindre relief sont là. Colbert, l'omnipotent ministre du roi, celui qui fait tant d'ombre autour de lui et suscite tant de haines, y est lui-même attendu. Molière aussi est du voyage. Avec sa troupe, il doit créer sa nouvelle pièce, Le Bourgeois gentilhomme.
    Le roi aime Molière, qui sait si bien le faire rire et dire les choses qu'un roi ne saurait dire. Mais si Colbert a ses ennemis, Molière a les siens, non moins acharnés. Ceux-là voient dans ses pièces d'intolérables attaques contre les bonnes moeurs, la religion, les privilèges de toutes sortes. Mettre à profit le séjour à Chambord pour abattre l'un et l'autre, le ministre trop puissant, l'auteur tellement impertinent, voilà le dessein machiavélique qui se trame dans l'ombre.
    Pour le mener à bien, les conjurés ne reculent devant rien. Leur chemin est semé de meurtres et de terrifiantes manipulations. Ils sont infiltrés jusqu'au coeur du pouvoir royal, jusque dans l'intimité du monarque. Leur plan est d'une habileté et d'une efficacité redoutables. Ils ont pensé à tout, tout calculé. En effet, il semble bien qu'ils aient tout prévu... sauf le minuscule grain de sable qui vient si souvent enrayer les machinations les plus hardies, les plus diaboliques : l' amour.

  • Recueil de plus de 200 cartes postales anciennes présentant La Baule au début du XXe siècle.

  • L'auteur met tout son art dans cette enquête haletante, rassemblant et mettant à four tous les ténébreux méandres de cette affaire qui hante encore Ies mémoires et qui est l'un des plus grands procès politiques de l'histoire.
    Qui étaient dune réellement ces Templiers accusés de tous les maux ? Quel rôle a joué la torture dans leurs aveux ? Quels enjeux politiques et religieux ont motivé la destruction de l'Ordre ?

  • Sublime pour les uns, scandaleuse pour les autres, martyre de sa foi ou comploteuse frénétique, complice de l'assassinat du roi son époux ou victime d'abominables machinations, créature aveuglée par la passion ou femme assumant sa liberté, Mary Stuart ne saurait laisser indifférent.
    Sa fin tragique, qu'elle a su affronter avec dignité et panache, pare sa mémoire d'une aura romantique qui a sans doute fortement contribué à masquer les ombres d'un parcours erratique et d'une personnalité aussi complexe que déroutante. Son destin est indissociable de celui d'une autre icône du XVIe siècle, Elisabeth lre d'Angleterre. Entre Marie, plus femme que reine, et Elisabeth, plus reine que femme, s'établit une étrange relation sur fond de fascination/répulsion, de conflit d'ambition, d'oppositions confessionnelles qui, dans le droit fil de la tragédie grecque, ne peut se clore que par l'élimination de l'une d'elles.
    Ce sera Marie... parce qu'elle est la plus faible? Ou la plus fautive ? Après sa très remarquée contre- enquête sur le procès des Templiers, l'auteur livre ici un travail rigoureux d'investigation et d'analyse uniquement basé sur les faits avérés, les actes authentifiés des protagonistes et les seuls documents validés par les meilleurs historiens. Cet essai, qui se lit comme un roman, apporte des réponses objectives et argumentées aux questions que la destinée de Marie Stuart ne cesse de susciter depuis cinq siècles.

  • Décidément, toulouse est pleine d'ombres et de mystères.
    Une enquête policière pour le moins bâclée. une instruction qui traîne en longueur. un coupable sans mobile. un crime sans cadavre. trois ans après la disparition de son épouse, jacques viguier continue d'attendre, après avoir vainement clamé son innocence. quand la police, la justice et les médias poursuivent le même fantasme, la recherche de la vérité passe aux oubliettes. pourtant, il y a les faits, troublants.
    En procédant à une contre-enquête sérieuse, dominique labarrière accuse implicitement l'accusation de partialité, de contradiction et de négligence. viguier n'est pas le " coupable idéal " imaginé par des policiers, des magistrats et des journalistes. son épouse n'est pas non plus celle qu'on croyait. viguier a droit à la vérité. ce professeur d'université a passé neuf mois en prison, son honneur est entaché, son avenir hypothéqué.
    Il faut que justice lui soit faite.

  • La face cachée de la guerre (machination, corruptions et profiteurs).
    Les femmes au lendemain du conflit.
    Une écriture est à la fois précieuse et af- franchie qui amuse et terrifie.
    Des personnages extrêmes et saisissants.

    11 novembre 1918 - La Victoire. Partout les carillons de joie, les flonflons de la délivrance. La fin d'un cauchemar de quatre épouvantables années.
    Mais est-ce bien la fin du cauchemar pour ces grands blessés qu'Héloïse Davray tentait tant bien que mal d'accompagner dans cet hôpital de campagne du côté de la somme ?
    Est-ce bien la fin du cauchemar pour ces femmes - veuves, mères, soeurs, fiancées de gars tués au front ou revenus mutilés - qui se rassemblent chaque jour presque en cachette dans la sacristie de l'église de Saint-Augustin pour partager leur tristesse, leur désarroi, leur épuisement et leur détestation de la guerre ?
    La parole qu'elles libèrent alors, si peu en harmonie avec la liesse de commande du moment, n'a pas droit de cité. On leur impose silence. Comme on impose silence à Françoise Dupuy, cette jeune avocate devenue journaliste pour enquêter sur les troublantes zones d'ombre autour de l'assassinat du leader socialiste et pacifiste Jean Jaurès, en 1914, quatre jours avant l'entrée en guerre de la France.
    Les chemins de Françoise et d'Héloïse vont se croiser. Pour cette dernière, ce sera la révélation des sombres machinations, des épouvantables compromissions et de l'océan de corruption qui ont prospéré en marge du conflit et grâce à lui.
    Les coupables, les corrompus, les affairistes, les politicards qui, pour de sordides raisons d'intérêt et de pouvoir, ont tout fait en sous-main pour que cette guerre éclate, elle ne les connaît que trop bien. Elle était des leurs avant-guerre. Elle partageait leur existence de luxe, de futilité, de volupté.
    Elle était même tombée follement amoureuse de l'un d'eux, peut-être bien le plus compromis.
    Aussi, lorsque les carillons joyeux cessent de sonner, se persuade-t-elle sans peine que l'heure est venue pour ceux-là de payer.

  • Mythes et representations des femmes - heritage et cliches d'une societe patriar - heritage et clich Nouv.

  • 27 février 2000.
    Suzanne Viguier, mère de 3 enfants, épouse de Jacques Viguier, professeur de droit public à la faculté de Toulouse, disparaît. La piste du mari meurtrier est la seule suivie bien qu'elle ne repose sur aucune preuve, aucun indice matériel probant. Après neuf années d'un hallucinant feuilleton judiciaire et médiatique, Jacques Viguier est acquitté. Contre toute attente, le parquet annonce alors qu'il fait appel.
    Décision surprenante, compte tenu du principe de droit pénal qui induit que l'acquittement doit profiter à l'accusé... Sous une plume claire et précise apparaissent les moments forts de l'enquête, de l'accusation, du procès et du traitement médiatique de cette affaire. L'auteur décrit, dans un récit vivant et rigoureusement authentique, un drame humain, un engrenage judiciaire implacable. Un document complet et édifiant qui permet de comprendre dans quelle tourmente tout citoyen peut être pris.

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