Flammarion

  • L'homme n'appartient ni à sa langue, ni à sa race : il n'appartient qu'à lui-même, car c'est un être libre, c'est un être moral [...]. La vérité est qu'il n'y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l'analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l'Angleterre, la France, l'Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé ! » Souvent cité mais quasiment jamais lu, ce texte publié initialement en 1869, véritable profession de foi d'Ernest Renan, reste d'une étonnante actualité.

  • L'avenir de la science

    Ernest Renan

    Publié en 1890, l'Avenir de la science est l'ouvrage ultime d'Ernest Renan, qui meurt deux ans plus tard. C'est aussi l'aboutissement d'une oeuvre commencée dans sa prime jeunesse.
    Il s'agit de tout à la fois d'un exposé général de la religion, conçue comme religion de la raison, d'une philosophie de l'histoire, spécialement attentive aux origines, et enfin d'une philosophie des sciences. L'auteur affirme qu'à côté des sciences de la nature, dont la nécessité et la rigueur sont reconnues, il doit y avoir place pour un ensemble de "sciences de l'humanité" ou "sciences philologiques", aussi rigoureuses et positives que les premières. En définnissant, dans l'Avenir de la science, le rêve "scientiste" du XIXe siècle ainsi qu'une politique du savoir, Renan exprime les interrogations d'un siècle dont il est non seulement un témoin, mais surtout un acteur de premier plan et un porte-parole.

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