Religion & Esotérisme

  • Vie de Jésus

    Ernest Renan

    Aucune apparition passagère n'épuise la divinité ; dieu s'était révélé avant jésus, dieu se révélera après lui.
    Les manifestations du dieu caché au fond de la conscience humaine sont toutes du même ordre. jésus ne saurait donc appartenir uniquement à ceux qui se disent ses disciples ; on lui rend un culte plus vrai en montrant que l'histoire entière est incompréhensible sans lui.

  • Dans la conférence d'Ernest Renan reproduite ici , nous trouvons une lourde charge contre l'islamisme. S'il reconnait l'importance du mouvement scientifique arabe sur cinq siècles (750-1250), il l'accuse d'avoir empêché tout développement de la connaissance ensuite. Il n'est pas tendre non plus pour le christianisme (dont il a souffert lui-même) du Moyen-Age et de l'Inquisition.
    Il milite en effet pour la liberté de penser et d'interpréter mais aussi pour une instruction cultivant la raison et il appelle de ses voeux un état neutre indépendant des dogmes révélés. Il considère que les musulmans sont les premières victimes de l'islam. L'islamisme est compris par Renan comme la civilisation issue de la religion musulmane, conception largement partagée par les savants du 19e siècle et qui s'applique tout autant au christianisme.
    Ceci nous éloigne d'un islamisme vu comme une idéologie radicale telle que certains peuvent le percevoir aujourd'hui. Notons aussi qu'il est excessif lorsqu'il affirme que les arabes n'auraient rien apporté dans le champ des connaissances pendant ces cinq siècles. Nous savons maintenant qu'ils sont à l'origine de contributions majeures en médecine, en mathématiques, en astronomie que l'Europe ensuite a su faire fructifier. Il n'empêche que ce texte garde des accents prémonitoires quant au rôle des religions et des sciences dans la société.

  • Saint-Paul

    Ernest Renan

    Dans ce livre qu'il consacre aux dix-sept dernières années de la vie de saint Paul, depuis le départ de sa première mission jusqu'à son arrivée à Rome (45-61 ap. J.-C.), Ernest Renan retrace les voyages de l'apôtre des gentils et embarque le lecteur dans un véritable road trip à travers l'Empire romain.
    Il analyse le caractère et la psychologie de Paul - ce génie furieux mais non sans défauts ni malice et vanité. Il nous montre comment cet « homme d'action », ce beatnik avant l'heure, a oeuvré pour répandre la « vraie » religion : « Il y avait sept ans qu'il était chrétien et pas un jour son ardente conviction ne s'était endormie ».
    Sont évoquées ses ruptures et querelles avec les disciples de Jésus, Pierre surtout, et son « infériorité » par rapport à ces derniers : « Il n'a pas vu Jésus, il n'a pas entendu sa parole ». On voit Paul se heurter à la division des premières Églises qui se fondent autour du bassin méditerranéen, se débattre devant ses juges pour ne pas renier sa conviction en la résurrection du Christ...
    Ernest Renan, dans un style brillant et coloré - « il a la monomanie du paysage », disait Mérimée -, tente d'expliquer comment se répand une foi nouvelle ; comment elle se transforme en culte ; pourquoi l'on adhère à une religion qui prône pauvreté plutôt que richesse, défend les faibles plutôt que les puissants.

  • Avec la Vie de Jésus (1863), Renan donne écho à ce qui était la tendance de sa jeunesse à percevoir en Jésus un commencement absolu : sans doute il est né juif et, nourri des Prophètes, il ne connaît rien hors du monde hébraïque, mais il est un miracle psychologique , artiste de la morale, grande âme et en ce sens Fils de Dieu . La suite de l'Histoire des Origines du Christianisme remodèle en profondeur ce schéma qui s'inverse résolument à partir des années 80. Le texte de 1883 publié ici illustre le moment où la pensée de Renan bascule d'une série à l'autre : d'un christianisme d'abord senti comme l'oeuvre presque exclusive de son fondateur à ce que l'on pourrait nommer un christianisme juif, déjà présent chez les Prophètes. Le principe séparateur du judaïsme et du christianisme, c'est - selon Renan - l'influence grandissante de l'élément grec dans la religion nouvelle, le conflit entre connaissance et foi. Deux études sur Isaïe complètent ce volume.

  • "Pourquoi le monde musulman fait-il si peu de place aux sciences?", "Une fois rigide en la vérité absolue et littérale du contenu d'un livre censé contenir les pensées divines est-elle compatible avec la recherche scientifique moderne?", "Toutes les religions sont intolérantes, chacune à sa manière",... Telles sont les questions soulevées dans cette conférence de 1883 à la Sorbonne et les intenses débats qui en suivirent.
    Cet ouvrage intéressera vivement le lecteur contemporain: les échanges d'Ernest Renan et du Cheikh Al-Afghani demeurent en effet d'une brûlante actualité.

  • Ce livre a marqué les milieux intellectuels de l'époque. Il contient la thèse, alors controversée, selon laquelle la biographie de Jésus doit être comprise comme celle de n'importe quel autre homme, et la Bible comme devant être soumise à un examen critique comme n'importe quel autre document historique.
    Ceci a déclenché des débats passionnés et la colère de l'Eglise catholique.

  • La Vie de Jésus est un essai d'Ernest Renan, publié en 1863. C'est le premier volume d'un projet plus vaste, l'Histoire des origines du christianisme (huit volumes publiés entre 1863 et 1883). Ce best-seller européen fait scandale notamment en France car le philologue et historien présente Jésus comme une haute personnalité morale, rejetant sa divinité et toute intervention du surnaturel.

    Cet essai résulte de notes de lectures et d'ébauches consignées au jour le jour dans des carnets de Renan, prises lors de l'expédition française en Syrie et au Liban à laquelle il participe en 1860-1861. C'est en effet lors de cette mission archéologique que mûrit dans son esprit le projet de cette biographie en parcourant la Judée et la Galilée au printemps 1861. La confrontation des évangiles canoniques à la réalité historique le conduit à cette époque à procéder à un dépouillement de ces textes sacrés. Renan revient ainsi d'Orient en octobre 1861 avec le brouillon de la Vie de Jésus mais s'impose de ne pas le publier afin de ne pas se fermer les portes du Collège de France, comme le lui conseillent ses amis, notamment le théologien protestant Albert Réville ou le savant Marcelin Berthelot. Professeur d'hébreu au Collège de France où il succède à Étienne Quatremère en 1862, il en est suspendu quatre jours après sa leçon inaugurale pour injure à la foi chrétienne. Dès lors, la publication de cette biographie devient sa priorité.

    Le livre est publié le 24 juin 18637. Le succès public est immédiat : tiré à 10 000 exemplaires, 60 000 exemplaires sont liquidés en cinq mois et 430 000 exemplaires sont vendus entre 1863 et 1947, date de la dernière édition avec des ventes encore significatives, ce qui en fait un long-seller et l'un des best-sellers européens de l'époque. Il est l'un des livres les plus lus en France dans la seconde moitié du xixe siècle. En 1947, on compte douze éditions, 84 traductions en douze langues dont 60 pour la seule langue allemande.

  • Dans ce petit texte incisif issu d'une conférence donnée à la Sorbonne en 1883, Renan propose une réponse à la question : pourquoi le monde musulman fait-il si peu de place aux sciences? Avançant de manière argumentée, Renan conteste le rôle central attribué implicitement à la religion musulmane dans le développement scientifique du monde arabe au Moyen-Âge : Cette civilisation musulmane a été autrefois très brillante. Elle a eu des savants, des philosophes. Elle a été, pendant des siècles, la maîtresse de l'Occident chrétien. Pourquoi ce qui a été ne serait-il pas encore ? Voilà le point précis sur lequel je voudrais faire porter le débat. Y a-t-il eu réellement une science musulmane, ou du moins une science admise par l'islam, tolérée par l'islam ?

  • L'auteur de la Vie de Jésus fut longtemps prisonnier d'un double réseau : une légende noire tissée par l'Eglise officielle fit de lui le pendant de Judas, voire de l'Antéchrist ; une hagiographie inversée, façon troisième République, le consacra, non sans malentendus ni contresens, en chef de file des " défroqués ".
    Dès sa jeunesse de séminariste, Ernest Renan vécut l'expérience religieuse maximale : le conflit de l'exigence critique et du besoin de croire, l'épreuve de la foi par le doute, ce qu'il devait nommer plus tard " la lutte du vrai contre lui-même ". Persuadé dès lors " qu'une croyance n'a de prix que quand elle est acquise par une réflexion personnelle, qu'un acte religieux n'est méritoire que quand il est spontané ", il rompit avec Saint Sulpice avant tout engagement définitif (il avait alors vingt-deux ans) et tenta de réaliser son idéal de fidélité dans et par la rupture.
    En 1883, dans ses Souvenirs d'enfance et de jeunesse, il évoque ainsi la crise inaugurale de toute sa vie : "Je rêvais des réformes futures, de la philosophie du christianisme, dégagée de toute scorie superstitieuse et conservant néanmoins son efficacité morale (là était mon rêve), resterait la grande école de l'humanité et la voie de l'avenir. [...] L'idée qu'en abandonnant l'Eglise je resterais fidèle à Jésus s'empara de moi et si j'avais été capable de croire aux apparitions, j'aurais certainement vu Jésus me disant - " Abandonne-moi pour être mon disciple." oeuvre du savant, l'Histoire des origines du christianisme (1863-1882) répond surtout à ce très ancien ébranlement intérieur.
    Elle fut pour Renan, selon sa propre formule, " le devoir et la pensée de toute sa vie ". LAUDYCE RETAT

  • Renan fut tout sauf un tiède.
    Dans l'Histoire des origines du christianisme sa pensée s'aiguise autour des conditions d'émergence d'une spiritualité authentique : quelle religion pour quel avenir ? La doctrine de Jésus, dont l'historien suit la formation ou l'" embryogenèse ", lui apparaît comme porteuse d'avenir par sa vitalité, c'est-à-dire par sa capacité de métamorphoses. Selon lui en effet, en histoire religieuse, " les textes valent surtout par ce que les besoins du temps leur font dire " ; c'est donc à travers les interrogations du présent et les linéaments du futur qu'il questionne les Evangiles.
    A la différence de Lamennais qui " changea sans se transformer ", Renan se transforma sans changer sa libre pensée reste une pensée religieuse, une sorte de libre pensée religieuse ; elle tenta de faire du christianisme ce qu'il nomme la "religion absolue", c'est-à-dire au sens propre, détachée - détachée d'abord de toute forme religieuse. De nos jours encore la multiplication des Vies de Jésus atteste la fécondité des intuitions de Renan : " La Vie de Jésus obtiendra toujours un grand succès, écrivait-il en 1877, quand un écrivain aura le degré d'habileté, de hardiesse et de naïveté nécessaire pour faire une traduction de l'Evangile en style de son temps.
    On cherchera mille causes à ce succès ; il n'y en aura jamais qu'une, c'est l'Evangile lui-même, son incomparable beauté intrinsèque. " Ce que suit l'historien des Origines, jusqu'en l'an 180 après Jésus-Christ, c'est le christianisme à l'état naissant, attestant la religion non comme contrainte mais comme liberté. LAUDYCE RETAT

  • Études d'histoire religieuse / par Ernest Renan,.. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61133332

  • Histoire des origines du christianisme. 3, Saint Paul / par Ernest Renan,... ; Avec une carte des voyages de saint Paul, par M. Kiepert,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6106081r

  • Histoire des origines du christianisme. 6, L'Eglise chrétienne / par Ernest Renan,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61030026

  • Histoire des origines du christianisme. , Histoire des origines du christianisme : Index général, avec une carte de l'extension du christianisme vers l'an 180 / par Ernest Renan,...
    Date de l'édition originale : 1883 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Histoire des origines du christianisme. 5, Les évangiles et la seconde génération chrétienne / par Ernest Renan,...
    Date de l'édition originale : 1877 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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