Hervé Inglebert

  • Pour la puissance impériale, les barbares sont des peuples inférieurs, à conquérir puis à intégrer.

    - En Orient, le pouvoir romain doit défendre son territoire face à l'Empire perse sassanide et aux migrations des peuples germaniques, liées à l'arrivée des Huns après 370 - En Occident, la puissance déclinante de Rome ne peut plus espérer détruire les supergroupes barbares (Wisigoths et Vandales) installés dans l'Empire - L'essor du christianisme permet un rapprochement entre Germains et Romains, et la création de royaumes romano-barbares (Gaule, Hispanie, Afrique...) scelle définitivement le sort de l'Empire d'Occident après 460, tandis que l'Empire d'Orient perpétue l'idée impériale autour de Constantinople.

    Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre la chute de l'Empire romain d'Occident, l'un des éléments majeurs de la formation du monde européen ultérieur.

  • L'histoire universelle serait obsolète, eurocentrique et dépassée ; l'avenir serait à l'histoire globale. Hervé Inglebert s'attaque à cette thèse pour la juger trop réductrice : l'histoire globale ne concerne qu'une période limitée et une thématique particulière de l'histoire de l'humanité, qui sous-estime notamment les apports germaniques et les productions chinoises. Elle représente certes un apport original en termes de perspectives, de méthodes et de connaissances, mais elle n'est pas forcément un stade nouveau de la pensée de l'histoire du monde. À chaque génération, le poids du présent est particulièrement sensible, et il en est de même aujourd'hui dans le champ de l'histoire globale. Ces travaux, fussent-ils « à la pointe de la recherche », sont par essence datés. Il faut donc historiciser les historiens d'aujourd'hui.

  • La collection "Nouvelle Clio", fondée par Robert Boutruche et Paul Lemerle, est aujourd'hui dirigée par Jean Delumeau, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France, et Claude Lepelley, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre. Les livres de cette collection sont non seulement des manuels d'histoire destinés aux étudiants mais aussi des ouvrages de références pour les universitaires, historiens ou littéraires

  • La fin de l'Empire romain en Occident fut un processus militaire, politique et social complexe. La chute de Rome fut longtemps perçue comme une rupture. L'auteur montre ici le long processus et non l'effondrement subit de cet empire, ainsi que le rôle des chefs barbares comme acteurs du jeu politique romain.

  • Le thème de la fiction a toute sa place durant l'époque impériale gréco-romaine : mythes, récits fabuleux, fictions poétiques, religieuses ou dramatiques permettent aux auteurs (Homère, Eusèbe, Virgile, Ovide) de faire entendre leur point de vue.

  • Ouvrage composé de deux parties, l'une traitant la période de construction et d'apogée de l'Empire romain (300 av. J.-C.-200 apr. J.-C.), l'autre concernant les processus qui ont mené au déclin de l'Empire romain d'Occident (IIIe-VIe siècle de notre ère). Perçue comme une rupture, la chute de Rome face aux barbares à la fin du Ve siècle est en fait un long processus militaire, politique et social.

  • Atlas numérique optimisé pour une lecture sur tablette.
    Le format ePub 3 permet de profiter de toutes les fonctionnalités de la lecture interactive : zoom HD sur les cartes, indexation, recherche in texte, navigation hypertextuelle, tables des matières interactives, textes en POP-UP, environnement ergonomique personnalisable.


    Riche de plus de 200 cartes originales en couleurs, ce Grand Atlas raconte l'Antiquité romaine depuis la construction de l'empire jusqu'à la chute de Rome. Valorisant les apports les plus récents de l'historiographie, cet ouvrage s'attache à montrer comment les Romains ont réussi à constituer un empire aussi vaste que la quasi-totalité du monde connu d'eux au tournant de notre ère. Carte après carte, le lecteur comprend par quelles politiques administratives et territoriales ils sont parvenus à le gérer durant plusieurs siècles. Longtemps perçue comme une rupture et la conséquence d'une période de décadence, la chute de Rome face aux barbares à la fin du Ve siècle est en réalité le fruit d'un long processus militaire, politique et social, original et complexe.
    Véritable ouvrage de référence, le Grand Atlas de l'Antiquité romaine constitue un outil indispensable aussi bien pour les étudiants que pour les amateurs et curieux.
    O Plus de 200 cartes et infographies originales en couleurs ;
    O Les tableaux des dynasties impériales, des principaux rois barbares et des repères chronologiques précieux ;
    O Un atlas qui s'intègre dans une histoire des empires en plein renouvellement.

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    © Éditions Autrement, 2014

  • La christianisation du monde antique est un thème central d'un point de vue historique (c'est un des rares événements dont les conséquences ont été essentielles pour l'histoire mondiale), d'un point de vue historiographique (c'est un des grands sujets d'étude de la fin de l'Antiquité gréco-romaine avec la disparition de l'Empire d'Occident et la fin du système civique classique), mais aussi d'un point de vue méthodologique.
    En effet, on croit couramment que la christianisation du monde antique fut une réalité qu'il suffirait de décrire, alors qu'il s'agit en fait de la penser, car elle est d'abord une représentation des historiens héritée de modèles antiques (Eusèbe de Césarée, Augustin d'Hippone) ou modernes (Voltaire, Marx, Freud). Pour pouvoir traiter "la christianisation du monde antique" comme sujet historique, il faut donc d'abord réfléchir sur une question d'historiens: "le problème de la christianisation du monde antique".
    Pour cela, il faut faire un peu d'histoire moderne et contemporaine, analyser l'apparition et le sens du terme de christianisation, et faire le bilan de l'historiographie de la question. Ensuite, on peut tenter de penser "la christianisation du monde antique" de quatre manières: par l'analyse philologique des termes désignant la conversion en grec, latin et syriaque; par l'étude des sources littéraires chrétiennes à propos des chrétiens, afin de mettre en évidence les représentations antiques du problème de la définition du chrétien; par le recours aux sources non littéraires (épigraphie, papyrologie, archéologie funéraire, archéologie monumentale, iconographie) afin de contourner la question des représentations liées aux textes antiques; par l'enquête sur les sources littéraires chrétiennes à propos de la conversion des païens, qui permet de déconstruire des textes qui créaient une réalité autant qu'ils la décrivaient.
    Ainsi, en questionnant les évidences qui structurent nos pensées sur le passé, on peut espérer les distancier afin de mieux comprendre comment le monde antique est devenu chrétien.

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