Jean Dutourd

  • Au bon beurre : scènes de la vie sous l'Occupation

    Jean Dutourd

    • Folio
    • 27 Novembre 1972

    «Certains critiques m'avaient détourné de lire Au bon beurre, laissant entendre qu'il existait, entre Jean Dutourd et le couple immonde qu'il a peint, une obscure connivence. Or, à mesure que, ces jours-ci j'avançais dans le livre, j'éprouvais un sentiment de délivrance : Enfin me disais-je, tout de même, cela aura été dit. Ce couple à qui, plus ou moins, nous aurons eu tous affaire, pendant quatre ans, le voilà dénoncé, exposé sur un pilori qui désormais dominera l'histoire de ces noires années. Que l'auteur de ce beau livre soit un homme courageux, il faudrait pour le nier ne rien connaître de la lâcheté qui, aujourd'hui, incite tant de paupières à se baisser opportunément, scelle tant de lèvres.» François Mauriac.

  • Les Dupes

    Jean Dutourd

    • Le dilettante
    • 31 Octobre 2018

    Jean Dutourd a trente-neuf ans et onze livres à son actif lorsqu'il publie Les Dupes, en septembre 1959. Connu du grand public pour Au bon beurre (1952) et Les Taxis de la Marne (1956), il est alors l'un des écrivains les plus en vue de sa génération. Les Dupes occupe une place à part dans son oeuvre : il s'agit de son premier recueil de nouvelles, un genre qu'il abordera peu mais dans lequel il excellera toujours.

    Trois histoires d'inspiration comique composent Les Dupes. Dans la première, Dutourd nous conte les trépidantes aventures d'un jeune homme qui croit qu'on se définit par ses actes : hélas pour lui, tout ce qu'il entreprend tourne toujours à l'inverse de ce qu'il désire ! Détail cocasse : son professeur de philosophie n'est pas sans rappeler Jean-Paul Sartre. La deuxième nouvelle nous montre un révolutionnaire allemand du XIXe siècle qui s'imagine dur comme fer que le monde évoluera dans un certain sens : ses prédictions (et ses rencontres avec Lamartine, Hugo et Clemenceau) ne manquent pas de sel. Quant à la troisième nouvelle, elle relate un étrange tête-à-tête nocturne entre le diable et un athée. Les Dupes s'achève sur un curieux épilogue où Dutourd nous donne à lire un article furibard que la deuxième nouvelle (initialement publiée dans la NRF en 1958) avait inspiré à André Breton : le pape du surréalisme y fulmine admirablement.



    En 1959, la critique accueille avec faveur Les Dupes : c'est drôle, alerte et percutant ; Dutourd manie avec brio des registres fort différents ; on passe en sa compagnie un délicieux moment... Dans une lettre à Jean Dutourd, Jean Giono clame son enthousiasme : « C'est une jubilation ! Pourquoi faut-il que ce soit si court ! » Jamais réédité depuis 1959, Les Dupes est l'un des meilleurs livres de Jean Dutourd - et l'un de ceux par lesquels on suggérera volontiers d'aborder son oeuvre.

    Nous profitons de cette réédition pour publier en appendice un document récemment retrouvé dans ses archives : une lettre de Breton à Dutourd, datée de 1955, qui jette une lumière vive sur les affres que l'auteur de Nadja traversait à cette époque.

  • 2024

    Jean Dutourd

    • Folio
    • 4 Octobre 1989

    Paris, en 2024. La tour Eiffel est encerclée par des immeubles en aluminium, on ne trouve plus de papeteries, le bois de Boulogne est une jungle, les pigeons ont envahi les gratte-ciel déserts, mais surtout, les femmes ayant cessé de procréer, la «planète des jeunes» est devenue la planète des vieux. Même la Chine ne compte plus que quelques millions d'habitants.Le narrateur, âgé de soixante-dix ans, rencontre dans la rue - spectacle extraordinaire! - un homme de trente ans, Frédéric Poinsot, père de trois enfants. Il l'aborde et confronte avec lui le présent au passé. Il avait vingt ans en 1974.Dans ce roman visionnaire, on retrouve le Dutourd drôle et féroce du Bon Beurre, minutieux des Horreurs de l'amour, et on découvre un Dutourd inattendu, curieusement attendri par la jeunesse et l'enfance.

  • Le demi-solde

    Jean Dutourd

    • Folio
    • 13 Septembre 1983
  • Le 7e jour

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 1 Janvier 1999

    La Genèse, qui est le premier livre de la Bible, raconte la création de l'homme et les commencements du monde, mais elle les raconte de façon très laconique.
    Par exemple, il n'est dévoilé nulle part quelle espèce de poison renfermait le fruit de l'Arbre de la Connaissance. Il n'est pas montré comment Eve, pour avoir Adam à elle toute seule, le brouilla avec les animaux, la nature et le Créateur lui-même. Quelles circonstances atténuantes Caïn avait-il pour que le Seigneur défendît qu'on le tuât ? Dieu, enfin, après avoir été content de son oeuvre, en a été dégoûté au point de la rayer comme un brouillon par le Déluge et de la recommencer.
    Le Livre de la Genèse est particulièrement émouvant en ce qu'il montre comment le Tout-Puissant s'est heurté aux hommes. Ceux-ci, souvent, en dépit de leur foi et de leur amour, lui résistent, discutent avec lui, et il arrive qu'ils influent sur sa volonté. Jean Dutour a en quelque sorte " rempli les blancs " de la bible, c'est-à-dire qu'il a ajouté au récit sacré des détails historiques ou psychologiques, ainsi que quelques raisonnements qui manquent.
    Rien n'est changé mais tout est éclairé, tout prend soudain vie, et l'on s'aperçoit que les hommes qui existaient il y a des milliers d'années sont nos pères, presque nous-mêmes. Abraham, Jacob, Joseph, tous ces précurseurs avaient notre cerveau et notre coeur.

  • Au Bon Beurre

    Jean Dutourd

    • Voir de pres
    • 13 Janvier 2020

    L'ascension d'un couple de crémiers cyniques et immondes, les Poissonard. Pétainistes au départ, gaullistes à la Libération, ils ne reculent devant aucune bassesse pour tirer profit de la guerre.
    Le couple Poissonard dénonce, exploite sans aucune vergogne, sans aucun remords. Marché noir, trafic, tout est bon pour continuer à s'empiffrer. Et ils sauront, au bout de l'ignominie, retourner leur veste.
    Au Bon Beurre est une caricature grinçante des Français sous l'Occupation.
    Au Bon Beurre est un roman féroce et drôle.
    Au Bon Beurre, le grand roman du quotidien des Français pendant la guerre.

  • Une tete de chien

    Jean Dutourd

    • Folio
    • 10 Novembre 1988

    Edmond Du Chaillu est un charmant enfant.
    Malheureusement, il a une tête d'épagneul, avec des poils et de grandes oreilles pendantes. Doté d'un coeur humain et d'une âme d'homme, il débute dans la vie avec le poids de cette " fatalité canine ". Cela lui vaudra d'être torturé, tant à l'école que plus tard, au service militaire, et d'occuper une position solide et confortable d'être à part. Cela lui vaudra surtout de connaître, plus que tout autre, la solitude.
    Ni l'argent, ni les chiens ne l'en consoleront. Jusqu'à ce qu'il rencontre l'amour - fou ? - d'une jeune femme de vingt-cinq ans, veuve et sans parents, qui va bouleverser son existence. C'est sur le mode comique que Jean Dutourd choisit de nous raconter cette tragique vie... de chien, symbole de la vie d'artiste.

  • Portraits de femmes

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Fervent admirateur de Zola, Remi Chapotot est un romancier médiocre qui jouit malgré tout d'une notoriété certaine. Jacky Lataste, provinciale rêvant de gloire et de lauriers, le repère comme un parti très prometteur ; elle décide de prendre en main sa carrière et obtient finalement son élection à l'Académie française.
    Fort de sa réussite sociale, Chapotot se révèle bien malgré lui l'objet de toutes les convoitises féminines: de Mme Petitdider, sa secrétaire qui lui voue une adoration sans bornes, à Jacky, la provinciale qui rêve de devenir sa maîtresse, en passant par Mme de la Bigne, vieille aristocrate tenant salon comme au XIXe siècle, il déchaîne les passions.
    Dressant avec humour et subtilité un portrait de l'écrivain dans son milieu, Jean Dutourd brosse un tableau réjouissant du petit monde des lettres et de la critique qui sévit dans la deuxième moitié du XXe siècle. Jouant sur les codes du roman proustien ou flaubertien, il égratigne l'arrivisme de la bonne société parisienne, et nous donne à lire l'un de ses plus délicieux romans.

  • Les taxis de la marne

    Jean Dutourd

    • Folio
    • 19 Décembre 1973

    «La première vertu de ce livre brûlant, c'est l'éloquence. Elle s'exhale d'un coeur en deuil, elle jaillit d'une âme indignée. Je dis bien d'une âme. L'homme de Dutourd a une âme. Il paraît que l'homme aurait une âme. Pas une conscience intellectuelle. Une âme. Qu'il y en aurait de grandes et de petites. On voit que Dutourd ne recule devant nulle nouveauté. N'en doutons plus:Les taxis de la Marne datent un tournant de la sensibilité française.»Alexandre Vialatte.

  • Journal intime d'un mort

    Jean Dutourd

    • Pocket
    • 7 Décembre 2006

    Qui n'a jamais rêvé d'être le témoin de son propre trépas ? De passer de l'autre côté, tout en restant omniscient, à l'image d'un ange errant au purgatoire, à mi-chemin entre la terre et le paradis ? Olivier est de ceux-là.
    Défunt depuis huit jours, cet homme de soixante-cinq ans va donc goûter aux joies de l'immortalité, perdre la notion du temps et de la matière, ne garder de ses cinq sens que la vue et l'ouïe. Et aussi rendre une petite visite invisible à sa veuve Marie-Françoise, bien vite remise en ménage, selon lui. Sans oublier cette rencontre pour le moins inattendue avec Hadamas, créature mélancolique au sexe indéterminé, prétendant oeuvrer pour un maître " très important et très puissant ".
    Mais qui ?

  • Domaine public

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 4 Janvier 1994

    Dans ce livre, Jean Dutourd oublie ses contemporains en relisant les auteurs du passé : Celui qui a pour principale lecture celle des auteurs morts n'a pour amis, voire pour interlocuteurs, que des hommes supérieurs.
    Il jubile avec La Vie de Rancé, de Chateaubriand : C'est mystérieux et savant comme les derniers quatuors de Beethoven.Il salue Paul-Jean Toulet, à propos des OEuvres complètes : Il enfonce Gide, Valéry, et quelques autres mastodontes. Il se réjouit en plongeant dans le journal de Boswell. Et réagit pareillement en ouvrant l'édition en trois volumes du Journal littéraire de Léautaud, Volupté de Sainte-Beuve, les romans de Kipling, la Vie de Rossini de Stendhal, Gobineau, Maurice Sachs, Conan Doyle, Vialatte ou Bernanos.
    On oublie trop souvent que Dutourd, célèbre pour sa causticité et ses tableaux de moeurs, a écrit l'un des plus beaux livres de critique littéraire du siècle, L'Ame sensible. Avec Domaine public, qui prend la suite d'un autre recueil de chroniques littéraires, Contre les dégoûts de la vie, il instruit, amuse et régale son lecteur. C'est un merveilleux professeur qui donne envie de partager ses plaisirs.

  • La trilogie francaise

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 1 Novembre 1998

    En 1952, Jean Dutourd avait décrit dans Au bon beurre un nouveau personnage : le crémier enrichi par le marché noir de l'Occupation, mais le BOF lui-même a cédé la place à tous les marchands de modernité.
    Lassé de ne pas retrouver la société d'aujourd'hui dans la plupart des romans contemporains, Jean Dutourd a repris son bâton de pèlerin pour écrire les histoires qu'il aurait voulu lire, ce qui est très souvent le meilleur point de départ. Il a posé son chevalet - expression qu'il affectionne - et peint trois tableaux : Le Séminaire de Bordeaux, Portraits de femmes et L'Assassin.
    On devrait accorder plus d'importance aux boutades, tout au moins les prendre pour ce qu'elles sont : une manière pudique et ourlée de dire sa vérité. Dutourd prétend qu'il est devenu écrivain - alors que sa première vocation était la peinture - parce que les fournitures de l'un sont moins onéreuses que celles de l'autre. La lecture attentive de son oeuvre démontre qu'il n'a pas cessé de peindre, notamment les chercheurs du CNRS (Le Séminaire...), les écrivains à succès (Portraits...) et les vedettes de l'actualité (L'Assassin), trois piliers - certes ni prolétaires ni épiciers - ô combien représentatifs de la société française contemporaine.
    La Trilogie française, contrairement aux récits postbalzaciens, nous ouvre les coulisses de la France réelle. C'est bien dans la manière de l'auteur, toute wildienne, de décrire les contours pour aller à l'essentiel.
    Alain Paucard

  • Oeuvres romanesques t.1

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Une tête de Chien Au bon beurre Doucin Pluche Le printemps de la vie Mascareigne Moralités

  • Le septennat des vaches maigres

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Les vaches maigres ne sortent pas seulement du Nil. Le 10 mai 1981, elles sont sorties de la Seine. Elles étaient sept, comme dans la Bible, personnifiant les sept années pendant lesquelles allait régner le nouveau Pharaon que nous nous étions donné.
    Nul, pas même les tenants de l'opposition, n'imaginait alors qu'elles seraient si maigres et si voraces. Les trois premières ont déjà mangé plus de la moitié de nos ressources.
    Les vaches françaises sont pires que les vaches égyptiennes ; elles ne se contentent pas de tout dévaster : elles nous expliquent que c'est pour notre bien. En outre, elles sont sourdes. Le peuple leur crie depuis bientôt deux ans de s'en aller, elles ne font qu'en rire, car les vaches rient, c'est bien connu, notamment quand elles sont installées dans un fromage.

  • Le spectre de la rose

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    En 1985, la gauche française a fait des choses grandes et inoubliables. Elle a montré son bon coeur en tâchant de donner la Nouvelle-Calédonie aux Canaques, sa puissance dans le monde en coulant le bateau Greenpeace, sa largeur d'esprit en recevant le général Jaruzelski à Paris, sa prudence en établissant le scrutin proportionnel, et diverses autres merveilles. Moyennant quoi, le peuple ingrat l'à mise à la porte l'année suivante. La rose, que le parti socialiste avait prise pour emblème, est devenue un spectre, comme dans les célèbres ballets russes. Cela ne l'empêche pas de danser toujours sur la musique de l'Invitation à la valse.

  • L'arbre - piece en trois journees

    Jean Dutourd

    • Gallimard
    • 11 Octobre 1948

    «J'ai toujours soupçonné que le péché originel avait d'autres causes qu'une misérable curiosité de femme. Pour moi, la vraie cause du courroux de Dieu c'est la pensée de l'homme.» Tel est le sujet du drame en trois journées de Jean Dutourd. Adam pense. Il s' interroge sur Dieu. Sa pensée donne naissance à un arbre dont les racines culbutent les rochers sous lesquels Ie Serpent demeurait cloué depuis sa révolte. Dieu met Adam en garde. Il lui défend de penser et n'exige que l'Amour. Mais Adam trouve dans la pensée, non la révolte contre Dieu que lui suggère le Serpent, mais la liberté. Il refuse en conséquence le pardon de Dieu, tandis qu'Ève, à son côté, se pénètre peu à peu d'amour humain jusqu'à préférer le malheur avec Adam au bonheur sans lui. À la fin, Adam, seul vainqueur, s'avance triomphant, Ève près de lui, entre le principe de la création et celui de la destruction, sans plus se soucier d'eux que l'homme, faisant sa vie, ne songe à la naissance et à la mort.

  • La chose écrite

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 9 Mars 2009

    «Vers l'âge de huit ans, je fis deux découvertes capitales : que les grandes personnes mentaient sans arrêt, mais que les livres rétablissaient la vérité. Les grandes personnes, par leurs leçons et leurs punitions, s'acharnaient à me faire voir le monde tel qu'il n'était pas. Les livres me le montraient tel qu'il était, c'est-à-dire comme je le voyais moi-même. En outre, ils étaient délicieux car ils mettaient la vérité en musique. La vérité était du Mozart avec Voltaire, du Wagner avec Proust, du Beethoven avec Balzac, du Schubert avec Stendhal. La passion du papier imprimé ne m'a jamais quitté, et je dirais presque comme Montesquieu : "L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé."»

  • Oeuvres romanesques t.3

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Les horreurs de l'amour Le séminaire de Bordeaux

  • De la France considérée comme une maladie

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Les deux rubriques les plus célèbres de la presse française sont le dessin de Faizant dans le Figaro et la chronique de Dutourd dans France-Soir. Faizant, chaque année, publie un album de ses meilleurs dessins. Voici l'album de Dutourd pour 1981. La France est-elle vraiment une maladie ? Quand on est français, dit l'auteur, il ne se passe pas de jour que l'on n'éprouve une douleur quelque part. D'où l'expression naïve et ridicule : J'ai mal à la France . On n'imagine pas un Chinois disant qu'il a mal à la Chine, ni un Zurichois ayant mal à la Suisse. L'ouvrage est divisé en deux parties : Avant le 10 mai et Après le 10 mai , et traite principalement des événements que l'on sait selon une optique particulière. Exemple : C'est un régal pour le philosophe de voir un peuple d'amnésiques porter au pouvoir des gens qui n'ont jamais manqué une sottise. Ce régal, Jean Dutourd nous le fait partager. Il n'est ni polémiste ni pamphlétaire. Il parle de tout avec bonhomie, naïveté, moquerie, humour, sans jamais hausser le ton, et chacun de ses traits est meurtrier. Son secret consiste à aborder les sujets par un angle que personne n'avait soupçonné avant lui. D'où une surprise perpétuelle du lecteur qui voit qu'avec les idées de tout le monde et le simple bon sens de l'homme de la rue, on peut aller avec une vitesse fulgurante jusqu'au fond des choses.

  • Cinq ans chez les sauvages

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Comment arrive-t-on à se faire aimer et détester sans mesure ? La recette est simple : il suffit, sur tous les sujets, de dire ce que l'on pense, d'être absolument sincère, de rester, en dépit des modes et des terrorismes, étroitement fidèle à soi-même.
    Depuis 1970 Dutourd écrit chaque semaine, dans France Soir une lettre à un million de personnes. Son originalité consiste à l'écrire comme s'il s'adressait à un ami intime avec lequel on ne se gêne pas, auquel on dit tout sans précaution et sans ménagement. C'est un ton unique dans la presse française où l'on prend en général beaucoup de précautions et de ménagements pour dire des choses insignifiantes.
    Pour des centaines de milliers de lecteurs, le nom de Dutourd est synonyme d'irrespect, de liberté d'esprit et même, tant le monde est devenu craintif, de courage.
    On dit que le journalisme mène à tout à condition d'en sortir. Il peut mener aussi, quand on y reste, à être un moraliste, un pamphlétaire, un philosphe. Même les gens qui n'aiment pas Dutourd ne peuvent pas dire qu'il soit ennuyeux.

  • L'école des Jocrisses

    Jean Dutourd

    • Flammarion
    • 8 Janvier 1992

    Depuis le mois de mai 1968, j'ai entendu et lu un grand nombre de bêtises sur divers sujets : la jeunesse, la France, le général de Gaulle, la révolte, le langage, les bourgeois, le progrès, etc.
    Or il se trouve que j'ai, moi aussi, des idées sur ces sujets-là. Comme je ne les ai lues nulle part, je suppose qu'elles sont originales. Par exemple, je pense que la jeunesse est un néant, que la révolte est une blague, que le progrès est mort vers 1925, que la culture est une imposture, que la liberté est la chose que les hommes haïssent le plus au monde en dépit de leurs beaux discours, que la patrie est le seul bien des pauvres et que les peuples heureux ont un destin atroce.
    Il est évident que ce livre est écrit pour les 50 personnes qui pensent comme moi. Les autres s'imagineront que je les traite de jocrisses et pousseront des cris J. D.

  • Grand chelem a coeur

    Jean Dutourd

    • Rocher
    • 24 Mars 1998
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