Jean-Marc Moriceau

  • Au printemps 1764, une jeune bergère est attaquée par une « bête ». Elle ne doit son salut qu'à ses boeufs qui chassent l'agresseur. S'ouvrent trois années de terreur pour l'une des régions les plus reculées d'Europe : le Gévaudan.
    Malgré la venue de chasseurs royaux et des battues incessantes, les victimes sont légion, tuées ou mutilées. Sur la Bête bien des hypothèses surgissent, jetant sur les événements plus d'obscurité que de lumière. Un mythe s'est élaboré, traversant les frontières du temps et de l'espace. Décryptant les réalités dont la Bête du Gévaudan est le révélateur, Jean-Marc Moriceau retrace l'histoire du drame et l'empreinte qu'il a laissée en un récit extrêmement vivant.

  • Les campagnes d'autrefois enfin en couleurs !
    La France est terre de paysans. Pendant des siècles, ils ont façonné ses paysages et ses villages. En 1880, deux Français sur trois vivaient encore dans les campagnes.
    Les bistrots, les marchés, les lavoirs, les cours de ferme et les bâtiments agricoles étaient baignés de lumière et de couleurs. Or, notre mémoire de cette France rurale est en noir et blanc. Aujourd'hui, grâce à une technologie de pointe, nous pouvons coloriser très précisément les photographies de l'époque.
    Cet album ressuscite un monde rural oublié. Les boeufs et les chevaux sont plus nombreux que les premiers tracteurs. Le travail use les corps. La pauvreté creuse les visages. Les générations se mêlent et les travaux des champs se font en commun. Les villages et les écoles débordent d'enfants. La société est organisée autour de petits métiers disparus. Ce sont les couleurs de nos campagnes.
    Un livre patrimonial et familial pour renouer avec notre histoire.

  • Après la révélation qu'a été pour ses nombreux lecteurs La Mémoire des Croquants (1435-1652), Jean-Marc Moriceau poursuit ici sa passionnante enquête sur la vie de nos ancêtres paysans depuis le retour de la paix civile jusqu'à l'aube de la Révolution qui bouleverse les campagnes.
    Ce volume offre un accès direct aux sources en associant les témoignages sur l'évolution des campagnes aux confidences des acteurs eux-mêmes. Avec l'essor de l'alphabétisation - et la croissance de la population rurale, qui passe de 17 à 23 millions d'habitants -, chaque région répond à l'appel. Des plaines du Nord jusqu'aux villages du Queyras, les gens de la terre écrivent. Alternent ainsi des événements de toute nature et des faits de la vie quotidienne, les bonheurs et les malheurs. Avec 1 380 épisodes concrets, cette fresque foisonnante nous aide à sonder les reins et les coeurs, nous tenant en haleine sur cinq générations et trois règnes (Louis XIV, Louis XV, Louis XVI). Trois phases, qui ne coïncident d'ailleurs pas avec l'histoire politique, scandent la période : cinq décennies de fer où la pression fiscale de l'État et les destructions des guerres se conjuguent avec les fléaux de la nature (1653-1700) ; un demi-siècle de morosité où les incertitudes l'emportent (1701-1750) ; une génération d'espoirs enfin où des progrès techniques et même sociaux se dessinent (1751-1788). Passé 1750, l'accélération de l'histoire est patente bien qu'inégale. La boîte du colporteur apporte les Lumières au village.
    Arpentons les terres, les bois et les vignes omniprésents, pénétrons à l'intérieur des fermes, en nous immergeant dans le vécu des habitants sur tout l'Hexagone. Ce sont nos aïeux que nous retrouvons et qui, au jour le jour, ont façonné les paysages, le patrimoine matériel et l'économie dans lesquels nous plongeons nos racines.

  • C'est à une plongée dans l'univers quotidien des villageois qui ont bâti la France, dans toute sa diversité, que l'on est convié ici. Aujourd'hui encore, l'empreinte de ces « croquants » se lit à chaque pas. Année après année et sur l'ensemble de l'Hexagone, depuis les ultimes soubresauts de la guerre de Cent Ans jusqu'à la fin de la Fronde - soit plus de deux siècles -, un continent englouti réapparaît au terme d'une grande enquête dans les archives locales et les travaux parfois oubliés des historiens régionaux. Aléas dramatiques du climat et de la géologie, poussées de peste, massacres et pillages dus aux guerres civiles, étrangères et bientôt religieuses, attaques sanglantes des loups... Mais aussi belles récoltes et perfectionnement des méthodes, implantation de cultures nouvelles, évolution de la seigneurie et du statut des gens de la terre, apparition d'îlots de grande production et mise en valeur d'étendues incultes, redressement démographique, sécularisation de propriétés ecclésiastiques, etc. : on est loin du monde immobile qu'une historiographie paresseuse présente parfois. Le vécu des habitants de plus de 2 000 des communes d'aujourd'hui resurgit à travers plus d'un millier d'épisodes concrets. Sous la plume de dizaines de curés de village, notaires, magistrats, chroniqueurs et auteurs de journaux domestiques, voici le portrait en majesté de millions de Français obscurs. Leur mode de vie, leurs joies et leurs peines, leur sociabilité, leur sexualité, leur rapport à la violence, leurs croyances et leur imaginaire, enfin révélés, font d'eux nos frères en humanité. Cette somme sans équivalent les ressuscite et rend hommage à leur oeuvre séculaire.

  • Le loup en Normandie

    Jean-Marc Moriceau

    • Orep
    • 6 Novembre 2019

    Le loup en Normandie ! Des collines du Perche aux falaises du pays de Caux, et de la Bresle jusqu'au Couesnon, on le trouvait partout jusqu'aux années 1880. Des sources multiples appuient cette enquête, qui embrasse cinq départements et cite près de 200 communes sur un demimillénaire. Grâce à elles, nous suivons l'empreinte du loup sur le territoire, le patrimoine et la mémoire. nous mesurons son empreinte sur le bétail ? des moutons aux vaches et aux chevaux ?, dans une région où l'élevage constitue, depuis longtemps, l'un des atouts emblématiques. Chemin faisant, nous mettons au jour une question bien délicate : la dangerosité du loup sur l'homme. On comprend alors pourquoi, des générations durant, il a fallu se protéger de l'animal prédateur et lutter contre lui. À la fin de cette traque, l'auteur débusque les « derniers » loups historiquement présents avant de s'interroger sur leur éventuel retour. Cette histoire des loups en Normandie révèle un apport culturel méconnu mais pourtant indéniable.

  • Depuis 2000 ans la lutte contre le loup a été vécue comme un baromètre du progrès de la civilisation. Ennemi public du bétail, il a représenté aussi, dans certaines circonstances, un danger pour l'homme. Exécré, le loup a été mis au ban de la société. Contre lui les hommes ont forgé toute une réglementation. Ils lui ont même dédié une institution qui subsiste toujours : la louveterie. Aujourd'hui, le passage au statut d'animal protégé n'a pas réglé le conflit sans fin qui l'oppose à l'homme. Mais, depuis son retour naturel en France en 1992, le sens des réalités impose des compromis.

  • Synthèse sur le loup et son rapport aux hommes, de la guerre de Cent Ans à la Première Guerre mondiale, qui tente de montrer à travers des documents, des témoignages, etc., comment les attaques de cet animal ont pris une connotation négative, alors que se pose encore aujourd'hui le problème de sa cohabitation avec l'homme.

  • Le loup incarne des oppositions qui semblent irréductibles : il apparaît à la fois comme un symbole de la biodiversité et de la réussite d'un retour naturel, mais aussi comme un handicap à l'essor de l'élevage. En France, ces visions antinomiques coexistent depuis la réapparition du prédateur en 1992. Aujourd'hui, les débats entre écologistes et éleveurs ne cessent de s'exacerber : car le loup élargit chaque année son aire de répartition, puisqu'il ne se cantonne plus aux seules régions montagneuses mais réapparaît aussi dans les régions de plaine. Et la crise que connaît aujourd'hui le secteur de l'élevage n'arrange pas les choses.
    Il est donc important d'y voir clair. D'où viennent nos représentations ? Combien y-a-t-il de loups aujourd'hui, et par rapport au passé ? Quel territoire occupent-ils ? Le loup représentet- il un danger pour l'homme ? Quel est son impact sur la faune sauvage et sur le pastoralisme ? Enfin, comment est-il possible de gérer ce prédateur protégé en minimisant les dommages qu'il provoque (avec un « record » de 8 200 victimes en 2014) ?

  • Modèle emblématique des grands exploitants, les fermiers de l'Ile-de-France ont façonné les paysages de nos plaines, modelé l'agriculture, décrit d'étonnantes trajectoires sociales. Leurs descendants sont innombrables. Cette fresque de plus de trois siècles a contribué à la relance de l'histoire rurale et à l'essor d'une histoire sociale soucieuse du changement dans la longue durée. Pour l'historien, le sociologue, le démographe et le géographe, pour l'économiste, le littéraire ou l'anthropologue, pour l'observateur du monde agricole et le public curieux du passé rural ou simplement en quête de racines, ce texte qui fait référence est désormais accessible.

  • Un beau livre rédigé par le plus grand spécialiste de la question, le professeur Moriceau.

    Ce premier atlas du loup en France comprend :
    -66 cartes des régions où sévissait le loup, sur tout le territoire.
    -la carte la plus récente (juin 2013) des 25 départements colonisés par le loup.
    -des centaines de documents d'archives, dont certains totalement inédits.
    -de très nombreuses photos en couleurs de peintures et d'objets d'autrefois.
    -des dizaines de récits poignants et d'histoires terrifiantes.
    -la liste des communes où le loup a attaqué des hommes.
    -la liste des 2 200 familles victimes du loup de 1580 à 1880.

    Depuis des années, Jean-Marc Moriceau enquête dans toute la France sur les traces du loup, hier terrifiant, aujourd'hui protégé. Du moyen âge à la fin du XIXe siècle, le loup a été présent dans toutes les régions : les hommes et le bétail ont payé un lourd tribut à cette cohabitation. Aujourd'hui, le loup est revenu. Depuis les Alpes, il a recolonisé plus d'un quart des départements. Estimé à 250, le nombre de loups augmente. Où seront-ils demain ?

    S'appuyant sur un héritage populaire très riche et sur des témoignages locaux recueillis sur le terrain comme dans les archives oubliées, Jean-Marc Moriceau met en valeur ces lieux de mémoire qui marquent l'histoire des Français.

    Au-delà des questions passionnelles, l'ouvrage, fruit d'un immense travail de recherche, fait le bilan historique et culturel du loup en France.

  • Cinq parcours paysans. Cinq trajectoires suivies sur quatre à cinq générations, chacune avec ses singularités, mais aussi d'étonnantes parentés. Qu'il s'agisse des Virely en Bourgogne, des Bourrut Lacouture en Angoumois, des Chartier ou des Boucher entre l'Île-de-France et la Normandie, ou des Malacan en Auvergne, à chaque fois, le statut de paysan apparaît comme une prédestination. Les cinq dynasties auxquelles ils appartiennent sont restées accrochées à la terre, à travers les vicissitudes du xxe siècle. Pourquoi travailler si dur, avant comme après la mécanisation, alors que la plupart des hommes ont conquis des modes de vie moins contraignants ? À quelles conditions peut-on rester paysan de part et d'autre d'une révolution agricole qui a bouleversé la donne économique à partir des années 1950 ? Et comment se perpétuer en dépit des intenses secousses qui ont frappé en plus de cent ans les agriculteurs ? C'est à ces questions que ce voyage en France rurale, accompli dans l'intimité d'une vingtaine de destins - à partir de leurs archives familiales et des témoignages de certains d'entre eux -, répond avec brio.

  • L'ouvrage constitue la suite de l'Histoire du méchant loup, paru en 2007 et réédité en 2008, qui a contribué à transformer l'image que l'opinion publique avait de l'animal sauvage et de son rapport avec l'homme (une centaine de comptes rendus dans la presse nationale et régionale de 2007 à 2009 et une dizaine de forums sur internet). Ouvert au grand public - et pas seulement aux historiens - L'Homme contre le loup explique comment les sociétés humaines ont réagi par rapport au prédateur, de l'Antiquité à 2011, selon l'évolution des rapports de force et de la conception que l'homme avait du monde. Le retour du loup en France et la condamnation de deux chasseurs en 2010 pour avoir tué un animal interrogent l'historien qui livre ici un ouvrage de référence pour tout le territoire français (85 départements représentés) et les pays limitrophes (Suisse, Espagne et Italie).

  • Alors que le loup recolonise l'Europe, la question de la « cohabitation » ne se cantonne plus aux « espaces naturels ». Les régions de plaine sont touchées. Au regard de l'histoire, le processus de « restauration » qui s'effectue tient à l'inversion du statut de l'animal sauvage : jadis « nuisible », le loup est devenu, à marche forcée, « strictement protégé ».

    Devant ce retour inédit, les hommes se divisent, comme ils l'ont fait des siècles durant pour chasser leur concurrent. Tandis que l'on hésite pour trouver des compromis, le loup étend son territoire. Aujourd'hui il place les sociétés humaines dans une situation inéquitable : une minorité paie le prix des décisions prises en haut lieu. Frappés de plein fouet, éleveurs et bergers protestent. La situation contraste avec le temps où un consensus régnait entre villes et campagnes.

    Dans cette situation d'urgence un état des lieux s'impose à la lumière du passé et du présent, en France comme à l'étranger. Du 9 au 12 octobre 2013, une rencontre a réuni pour la première fois historiens et sociologues, géographes et écologues, chercheurs et spécialistes, acteurs et victimes, témoins et observateurs. Elle s'est tenue à Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes-Maritimes, site emblématique du loup. En voici les résultats qui interpellent les politiques et les opinions publiques. Vingt ans de recolonisation engagent les décideurs à tenir compte des réalités, après une réflexion contextualisée selon les territoires. L'homme et le loup ? Un contrat à renégocier.

  • Sous l'Ancien Régime, le cheptel était un marqueur social. L'utilisation des animaux signalait la hiérarchie sociale au village. Il en résultait des conflits permanents dans l'utilisation du sol, l'organisation des assolements et la gestion des espaces non cultivés. L'auteur insiste sur les facteurs structurels de l'économie rurale pendant cette période, et sur les conditions de spécialisation.

  • A quelle position sociale les élites rurales de l'ancien régime pouvaient-elles prétendre dans un secteur pilote du capitalisme agricoleoe comment se sont-elles renouveléesoe et quelle fut leur action dans les transformations de l'agriculture?

    En retenant comme cadre les grandes exploitations de l'ile-de-france, dont les solides corps de ferme marquent encore les paysages, et en suivant sur plus de quatre siècles la trajectoire d'une centaine de " dynasties " de fermiers, le présent ouvrage dégage l'étonnante mobilité dont a fait preuve un groupe social installé sur place depuis le moyen age et toujours là aujourd'hui.

    En dépit de chutes sévères, en particulier à l'époque de louis xiv, l'histoire des gros laboureurs se place sous le signe d'une spectaculaire ascension. on assiste à l'émergence, à la consolidation puis à la métamorphose d'un patronnat agricole qui va bien au-delà de l'image convenue des " coqs de village ". le rapport à la terre, le champ des relations, les niveaux de fortune, le mode de vie, les investissements économiques et culturels érigent les grands fermiers, qui contrôlent plus que jamais le plat pays, en citoyens du monde.

    Ce livre est aussi l'occasion de dresser un vaste tableau de l'économie rurale, en particulier pour les xvie et xviie siècles. techniques agricoles, pratiques agraires, orientations de production soulignent les facultés d'adaptation dont la grande culture fut capable aux portes d'un marché si stimulant avant même toute révolution agricole. chez ces fermiers à grosses bottes qui gardaient un pied au village et plaçaient l'autre à paris, les horizons s'ouvraient toujours.

    Agrégé d'histoire, docteur de l'université de paris-i, jean-marc moriceau est professeur d'histoire moderne à l'université de caen. président de l'association d'histoire des sociétés rurales, créée en 1993, il dirige avec ghislain brunel la revue histoire et sociétés rurales.

  • Fournir un cadre de référence à tous ceux qui s'intéressent aux campagnes de la France et de la Grande-Bretagne à l'Epoque moderne, et dresser un état bibliographique d'un siècle de recherches en histoire agraire telles sont les ambitions de ce guide.
    Il rassemble 3000 titres dus à plus de 1750 auteurs - dont 400 britanniques -, classés à l'intérieur de douze sections.
    Ce tour d'horizon qu'ont rendu nécessaire une lourde sédimentation historiographique et une carence de relations de part et d'autre de la Manche, propose de nombreuses analyses d'ouvrages et d'articles souvent méconnus. L'espace français fait l'objet d'une recension approfondie de 130 grandes thèses régionales grâce auxquelles historiens et géographes, longtemps associés dans le même élan, ont ouvert une perspective de longue durée allant du Moyen Age à l'histoire contemporaine.
    Un bilan cartographique, fort d'une sélection de plus de 400 monographies, met en lumière l'inégale densité des travaux disponibles. Les thèmes traités successivement par e guide soulignent les forces et les faiblesses des deux historiographies en conviant à de nouvelles enquêtes et à de fructueuses comparaisons.

  • Au cours des sept siècles qui séparent les grands défrichements médiévaux de la Révolution industrielle, contrairement à une image convenue, les campagnes françaises sont loin d'être restées immobiles. A des rythmes variables selon les époques et les systèmes agraires, les paysages et l'environnement rural changent, sous l'action des hommes et des agents naturels. L'essor de l'industrie, la multiplication des échanges, les mutations de l'agriculture ouvrent l'économie rurale sur des espaces économiques élargis. Les savoirs techniques et scientifiques, les pratiques individuelles effectives, la perception collective des changements instaurent des phases indéniables d'accélération de l'histoire. De l'An Mil au XIXe siècle, en l'absence même de toute révolution, les campagnes ont connu un dynamisme discontinu, inégal et multiforme. C'est aux conditions, aux facteurs et aux conséquences de cette mobilité rurale que l'auteur s'attache. Il met en évidence, bien avant les bouleversements du second XXe siècle, les étonnantes capacités d'adaptation et de progression d'un monde rural qui a su allier identité et flexibilité.

    Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'histoire, Jean-Marc Moriceau est professeur d'histoire moderne à l'université de Caen et président de l'Association d'histoire des sociétés rurales. Il est l'auteur des Fermiers de l'Ile-de-France, XVe-XVIIIe siècle (Paris, Fayard, 1994, rééd. 1998), d'un Guide d'histoire agraire sur la terre et les paysans, XVIIe-XVIIIe siècle (Rennes, PUR, 1999) et de L'Elevage sous l'Ancien Régime, XVIe-XVIIIe siècle (Paris, SEDES/Nathan, 1999). Il assure la direction de la revue Histoire et Sociétés Rurales.

  • Dans les siècles qui ont précédé la mondialisation des échanges, l'élevage régnait partout. Il imprimait sa marque aux paysages. Bien davantage qu'aujourd'hui, où la spécialisation le cantonne à un secteur particulier de l'agriculture, il jouait un rôle moteur dans l'économie et offrait un critère aux hiérarchies sociales. De la santé des bêtes dépendait en partie la prospérité de l'Etat. Or cette place stratégique reposait sur des bases fragiles : le poids des facteurs naturels, les contraintes de l'environnement, l'état des connaissances scientifiques et techniques, les folies des hommes le rendaient très vulnérable.


    Dans cette synthèse qui n'a pas de précédent, l'auteur insiste sur les facteurs structurels qui ont marqué l'économie, l'environnement et la vie pastorale du Moyen Age au début du XIXe siècle. Mais il s'interroge aussi sur les conditions d'une évolution vers des spécialisations inégales dont il explore les étapes et les modalités. Le bilan qu'il propose privilégie cinq séries de questions : Quelle était la place du bétail dans la société et l'économie ? Comment l'élevage se pratiquait-il par catégories animales ? Quelles étaient les ressources alimentaires offertes au bétail selon les différents systèmes agraires ? Quelle incidence l'élevage eut-il sur la gestion des espaces ruraux et les mutations paysagères ? Quels types de relations sociales et de « conflictualité » a-t-il générés oe


    En découvrant l'importance que tenaient les animaux domestiques dans les différentes régions le lecteur verra poindre bien des transformations, rarement isolées, qui ont conduit à des spéciali-sations inégales - et parfois provisoires - dont la géographie actuelle est en partie redevable. L'élevage constitue un observatoire privilégié des mutations entre les sociétés et les espaces ruraux.

  • Cet ouvrage propose, outre une exploration par thèmes de l'évolution de la France agricole sur cent ans, de découvrir des documents collés dans la page ou glissés dans des enveloppes : plan d'exploitation, lettres des tranchées, carnet d'un paysan enrôlé en 1943, livre de comptes, etc.

  • La version texte du beaux-livre Les paysans Entre 1870 et 1970, les paysans ont vécu une révolution sans précédent. En quatre générations tout a changé. En 1900, près d'un Français sur deux travaillait dans les champs. Aujourd'hui, les agriculteurs sont moins de 500 000, mais ils nourrissent 65 millions d'habitants et exportent dans le monde entier.

  • En quatre générations tout a changé. En 1900, près d'un Français sur deux travaillait dans les champs. Aujourd'hui, les agriculteurs sont moins de 3 % mais nourrissent 60 millions de Français et exportent dans le monde entier. Cet album leur rend hommage. Collés dans la page ou glissés dans des enveloppes plus de cent documents inédits reproduits à l'identique permettent de saisir un siècle de mutations de la France agricole, notamment : Retrouvés dans les greniers des familles paysannes, une centaine de documents sont reproduits à l'identique.
    L'histoire de nos parents et de nos grands-parents à redécouvrir comme on ouvre une boîte à trésor. Ces archives vivantes sont nos racines.

  • Ce recueil retrace les faits marquants du monde agricole en partant du Moyen Âge à nos jours.

    Les textes rédigés chaque mois dans la revue " la France Agricole " par trois historiens issus du Pôle rural de la Maison de la Recherche de l'université de Caen ont été rassemblés dans ce magnifique ouvrage illustré, offrant des repères historiques sous forme de morceaux choisis.

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