Jean-Marc Parisis

  • Enfant solitaire, il jouait dans la cour d'une prison où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, ultime star française, son oeuvre d'acteur, les figures, les passions, les époques qu'il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n'est rien sans la liberté qui l'anime. Dans une fresque biographique vif-argent, loin des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l'avait jamais vu, écrit.

  • À 14 ans, dans une petite ville de France, la veille de partir en vacances, Sam rencontre une jeune Galloise. C'est l'émerveillement, le serment. Avant la séparation, déchirante, et le silence, mystérieux.
    Des années plus tard, à la faveur de divers signes, la pensée de Deirdre revient hanter l' homme que Sam est devenu. Sans attaches, mais gouverné par cette singulière présence, il ira au bout d'un étonnant voyage.
    Dans ce roman virtuose aux allures de conte moderne, Jean-Marc Parisis joue jusqu'au vertige avec le temps, les visages, les lieux, les distances.

  • Décor principal : une petite ville dans les années 1960-1970, son vieux bourg, ses pavillons à l'américaine tout neufs et, en lisière du bois, ce sinistre bâtiment qu'on appelait le Foyer. Personnages : les copains, les parents, le camp des adultes, quelques filles, et l'ami Bruno, l'enfant absolu. Fil rouge : des extases, des angoisses, des apparitions, des échos. Le tout écrit sous la dictée du son et de la vision. Je n'ai rien inventé, je me suis souvenu. Aucune nostalgie. Je pointe seulement une île engloutie.

    Jean-Marc Parisis Un très beau livre intraitable et fiévreux sur cet âge de l'éternité que peut être l'enfance, quand les adultes ne la profanent pas.  Anne Dufourmantelle, Libération Parisis a le don de ressusciter des souvenirs minuscules des « épiphanies » où sont lovées toute l'intensité ou la cruauté de l'existence. Patrick Williams, Elle À chaque ligne, il donne au réel une manière fantastique. Albert Sebag, Le Point

  • Avant, pendant, après

    Jean-Marc Parisis

    • J'ai lu
    • 17 Septembre 2014

    « La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos. Je savais que lorsqu'elle se retournerait, ce serait pire. Blonde avec des traits de brune. Ses yeux brillaient d'une lumière mystérieuse et familière qui semblait venir du fond de l'enfance. Son visage n'avait pourtant rien d'enfantin, il signalait l'enfance sans la retenir. Elle me regardait, elle regardait ailleurs. Elle portait un vague danger, avec cet air d'en savoir trop et pas assez. »

  • Une photo trouvée par hasard : cinq enfants juifs réfugiés à La Bachellerie pendant la guerre, arrêtés par les Allemands puis déportés avec leur mère après l'exécution de leur père. Ce beau village en Dordogne, l'auteur le connaît bien pour y avoir passé de longues vacances chez ses grands-parents, des années plus tard. Des jours de joie cernés d'un silence : on ne lui avait rien raconté de cette rafle de mars 1944, de ces hommes fusillés au village, de ce château incendié cachant des toiles de maîtres, mystérieusement disparues. Jean-Marc Parisis revient alors sur les lieux, enquête et retrouve Benjamin Schupack. À quatorze ans, Benjamin a pu échapper à la tragédie qui emporta sa mère, son frère cadet et une grande partie de sa famille. De cette rencontre essentielle naît un récit croisant l'Histoire et l'introspection, doublé d'une réflexion sur ce qui lie les êtres et les lieux dans le temps.

  • Les aimants

    Jean-Marc Parisis

    • J'ai lu
    • 8 Janvier 2012

    "Ava était-elle si exceptionnelle ? N'ai-je pas croisé pendant toutes ces années d'autres femmes comme elle, essentiellement disposées à la beauté, à la vérité ? Je ne le pense pas. Ava était vraiment incomparable. Toute vie est soumise aux lois de l'attraction. Ava aura polarisé la mienne très tôt, à un âge où certains corps sont très sensibles à la lumière. Ma vie avec elle, en sa présence, fut ma jeunesse, puis ma vie d'homme, jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, le ciel est vide. J'aurais aimé raconter une autre histoire, mais c'est tout ce qu'il 'n'en reste, et je n'en reviens pas".

  • La mélancolie des fast-foods a paru en 1987.
    A une époque pénible : l'extrême-droite s'installait en France et la gauche présentait les premiers signes d'une schizophrénie qui lui serait fatale. J'ai toujours pensé que le roman devait déchiffrer le réel. J'avais donc trouvé urgent de composer le portrait d'un jeune " fasciste passif " nommé Hugues Laroque, dont les sinistres tendances (vanité, culte de la violence, racisme larvé, romantisme morbide) exhalaient un certain air du temps.
    Ce roman est donc un roman historique. L'histoire des deux dernières décennies en a aussi fait un texte visionnaire. Le relisant plus de vingt ans après, Laroque m'apparaît en effet incarner un spécimen très contemporain de nihilisme, avec ce qu'il implique de narcissisme et de sauvagerie. Avec le temps, le personnage, déjà peu reluisant, a pris l'épaisseur d'un beau dégueulasse. Voici en quelque sorte son épitaphe.
    On ne va pas le pleurer.

  • Enfant solitaire, il jouait dans une cour de prison, non loin de la cellule où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, dernière star française, son oeuvre d'acteur, les figures, les passions, les époques qu'il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, certaines de ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n'est rien sans la liberté qui l'anime.
    Dans un récit vif-argent, une fresque à rebours des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l'avait jamais vu, écrit.
      Jean-Marc Parisis a notamment publié La Mélancolie des fast-foods (Grasset, 1987), Le Lycée des artistes (Grasset, 1992, prix de la Vocation), Avant, pendant, après (Stock, 2007, prix Roger-Nimier), Les aimants (Stock, 2009), Les inoubliables (Flammarion, 2014).

  • C'est l'histoire d'un homme en rupture. L'histoire d'un homme qui vit d'écrire. Un homme qui n'a pas oublié sa jeunesse ni ce qu'il doit à la littérature comme au cinéma. La mort accidentelle de sa femme va amplifier son sentiment d'exil, son aversion pour le « décor humain ». Et quel décor ! Un faux ami, une chanteuse toxique, des silhouettes grotesques ou malfaisantes. mais aussi tout un théâtre de personnages émouvants et inoubliables, un père plein de fantaisie, et surtout une vraie jeune fille rare et inattendue, visage d'un nouveau départ, d'une nouvelle vie. Loin d'un monde qui court à sa destruction.
    Western urbain, comédie de moeurs, film noir, La recherche de la couleur compose une galerie de portraits et de tableaux tout à la fois explosive et nuancée, révélant puissamment notre époque.
    Après Les Aimants, Jean-Marc Parisis revient avec un livre aventureux et d'une insolente liberté.

  • Reiser

    Jean-Marc Parisis

    Reiser est mort d'un cancer le 5 novembre 1983, à 42 ans.
    Quelques jours plus tard, Hara-Kiri, son journal fétiche, titrait : " Reiser va mieux, il est allé au cimetière à pied. " Faux, Reiser n'a jamais trouvé le cimetière. Il hante encore notre époque. Il avait tout prévu, tout dessiné. Gros Dégueulasse, sa créature mythique, s'est réincarné en bobo, et tout le monde crie " Vive les femmes ! ". Reiser a dépucelé le dessin d'humour. Utopiste, il a jonglé avec les idées et les fantasmes les plus fous.
    Mais que sait-on de la vie de cet orphelin, né d'une femme de ménage et d'un père inconnu qui alimenta toutes les rumeurs ? De la misère à la gloire, la route fut longue pour l'ancien grouillot des vins Nicolas. Elle croise la fabuleuse histoire bête et méchante d'Hara-Kiri et baigne dans le chaudron sensuel de Charlie Hebdo. Elle traverse la France coincée puis libertaire des années 60-70. C'est une vie illuminée par des femmes qui lui ont tout appris, sauf à dessiner - c'est lui qui les a dessinées, magnifiées.
    Reiser, le plus drôle des voyeurs, fut le charme incarné. Il a inventé un trait. Il a échappé à tous en étant follement aimé. Il a violenté, ébloui notre imaginaire. " Je dessine le pire parce que j'aime le beau. " Il y a un mystère Reiser, que cette biographie entend révéler.

  • «S i Jean-Marc Roberts me fut proche, c'est parce que je lisais ses livres et qu'il éditait les miens.
    On ne saurait parler d'amitié ou même de sentiment. Le rapport était plus théorique, plus passionnant, plus mystérieux.
    La mémoire est un charme, elle ne ment pas sur le sien.
    Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui incarne autant la notion de personnage, déportant la fiction dans la vie, vivant dans les virtualités de ses doubles, aussi présent qu'insaisissable. Quand il disait mentir tout le temps, il mentait encore.
    Il aimait chanter et danser dans un métier qu'on dit souvent aphone et figé. À sa mort, à 58 ans, en mars 2013, la presse l'a salué comme le dernier aventurier d'une profession. François Hollande s'est souvenu de son audace. Généralement, la mort d'un patron n'émeut pas tant. Une telle unanimité en dit long, mais pas assez.
    Roberts, c'était l'espoir, le jeu, l'exception contre la règle, la liberté du « on s'en branle, on les emmerde », une certaine noirceur aussi, une curieuse solitude d'écrivain.
    Il venait d'ailleurs, d'un autre temps, même s'il ne fut jamais vieux. L'éternel jeune homme qui avait débuté dans les années 70 répétait souvent : « Tout est possible.
    » Le livre est le monde de tous les possibles.
    Penser à lui, c'est penser aux pouvoirs de la littérature, aux visages de l'écriture, à ce que ces mots recouvrent depuis vingt, trente ou quarante ans, pour le meilleur et pour le pire, dans l'espace social et celui de la critique littéraire.
    C'est penser, par réfraction, à Pier Paolo Pasolini, à Guy Debord, à d'autres irréductibles.
    C'est évoquer des maladies contemporaines (nostalgie, idéologie, parodie) et cette récurrente tumeur nationale nommée « rentrée littéraire » qui s'aggrave chaque automne d'une épidémie de prix littéraires. Un écrivain, cela n'a jamais été un premier de la classe - encore moins un mouchard.
    Et comme on en est au littéraire, il n'est pas inutile de préciser que La Mort de Jean-Marc Roberts se tiendra loin du milieu.
    Ce n'est pas non plus un hommage, le genre ne lui seyait guère.
    Ce n'est évidemment pas une autofiction. Je laisse à d'autres le soin de iacuber Roberts, selon les méthodes de plus en plus douteuses d'un genre qui fut l'un de ses labels et qui a contribué à brouiller les lignes.
    Jean-Marc Roberts est parti à l'heure où certains annoncent, avec un trouble soulagement, la fin du livre et du papier. D'autres dramatisent et spéculent sur l'agonie de la littérature. Tous sont plus morts que lui. » Jean-Marc PARISIS

  • Il y a une dizaine d'années, un jeune homme quittait ses parents et s'enfermait à l'internat du fameux lycée lakanal à sceaux. admis en hypokhâgne, classe mythique entre toutes, il va, officiellement, préparer le concours de l'ecole normale supérieure. ce qu'il trouve le refroidit d'abord : des forts en thème, des filles inhumaines, des professeurs excellents mais des notes catastrophiques. il apprend la déception. en fait, il n'est pas si seul. dans ce purgatoire, il reconnaît les siens : feu, salamandre, pamode, des "artistes" comme lui, profonds, libres, en souffrance. avec eux, il ouvre son coeur, affermit son esprit, se jure de défendre à jamais l'émotion.

  • Parce que sa mère ne sait rien de lui, un homme décide de raconter sa vie.

    Une vie hantée par la peur, criblée par la beauté.

    D'où le choc et des secrets à couper le souffle.

    D'où la guerre - des sexes, des images et des mots - et ce sourire assassin.

    Rien à sauver, que l'amour.

    C'est un héros.



    Jean-Marc Parisis, né en 1962, est l'auteur chez Grasset de deux romans : La Mélancolie des fast foods et Le Lycée des artistes.

  • Des immigrés, on a d'abord exploité les muscles et l'innocence.
    Puis on a trahi la cause de leurs fils.
    La banlieue, on l'a bien cherchée. On l'a même construite, salement, il y a quarante ans.
    Aujourd'hui, tout menace de mal finir.
    Comme il faut s'en mêler, je mêle ma voix à celle de Jean-Rachid, un spectre que le soleil des médias n'a pas éclairé. On va comprendre pourquoi.

  • Physique

    Jean-Marc Parisis

    • Stock
    • 5 Janvier 2005

    C'est l'histoire d'un homme qui rajeunit. Sans raison apparente et surtout sans la moindre volonté. Il a 40 ans, il est avocat, marié et père d'une fille de 18 ans. Son existence a l'air très organisée, très ordonnée, il est brillant, charmeur, séducteur, il trompe sa femme comme beaucoup de ses contemporains, sans passion mais avec une sorte de frénésie.
    Un soir, en raccompagnant en voiture une jeune amie de sa fille, il ne lui résiste pas, elle non plus. Il rentre chez lui se coucher, vaguement honteux. Quand il se réveille le lendemain matin, il ne fait plus son âge. Il se regarde dans la glace ; il a l'air d'avoir 25 ans. Ce changement à vue ne le surprend pas, ne le réjouit pas, il n'a même pas peur, se cache, fait croire à son entourage qu'il a subi une intervention chirurgicale.
    Le pire c'est que toute le monde le croit. Ses clients ne veulent plus qu'il les défende. Serait-il devenu dangereux dans le regard des autres ? Il s'enfuit, quitte Paris, son domicile, sa femme, se réfugie en Italie, tombe amoureux d'une jeune et jolie serveuse : quand il lui aura fait l'amour, il perd à nouveau dix ans et se retrouve dans la peau et dans le corps de l'adolescent qu'il était à 15 ans.
    Bien sûr, l'histoire n'est pas finie. Bientôt, notre héros ressemblera à un petit garçon de 7 ans, puis plus jeune encore, plus petit, plus inconsistant.

  • Reiser, précurseur de l'écologie !

    Tout le monde connaît le travail de Reiser humoriste. Le dessinateur, pilier de Hara Kiri et Charlie Hebdo, a fait rire des générations de lecteurs avec Jeanine, Gros Dégueulasse ou La Vie des bêtes. Mais on a oublié le Reiser inventeur et militant de l'écologie ! Reiser et l'Écologie est une anthologie des pages qu'il consacra principalement dans les années 1970 à son engagement. Marée noire, pollution, laideur de l'urbanisme, nucléaire, les pires fléaux de la modernité outrancière n'échappent pas à sa plume assassine et humoristique. Mais Reiser était aussi en avance sur son temps ! Pour preuve, cet album regroupe les pages de BD ou l'auteur explique comment fonctionnent le solaire et les éoliennes. Plus de 40 ans avant la COP 22, Jean-Marc Reiser se souciait déjà des générations futures !

    Alors que l'écologie devrait être l'un des thèmes forts de la campagne présidentielle de 2017, voici l'occasion de se replonger dans l'ouvrage visionnaire d'un auteur qui ne l'était pas moins !

  • De 1969 à 1981, l'immense Reiser, père de Gros Dégueulasse et de Jeanine, a dessiné nombre de couvertures de Charlie Hebdo, d'Hara-Kiri Hebdo et de l'Hebdo Hara-Kiri. Les soirs de bouclage de "une", Reiser faisait dans le jeu de massacre et la jubilation pure. Le Vietnam, le Concorde, les chasseurs, Franco, Mao, Nixon, Chirac, le pape, la pilule, le racisme, la pornographie, Lady Di... Tout y passait, tout trépassait et tout ressuscitait sous sa main survoltée. À l'aube, le petit monde de Reiser explosait au front des kiosques.
    Cette nouvelle édition de Reiser à la Une vous propose l'essentiel de ces couvertures qui ont marqué l'histoire de la presse, avec un texte introductif de Jean-Marc Parisis, biographe de l'artiste et auteur du beau livre Reiser paru chez Glénat en 2013.

  • Reiser

    ,

    Enfant prodigue du mythique mensuel « bête et méchant » Hara-Kiri, pilier du non moins mythique Charlie Hebdo, un temps collaborateur de Pilote, du Monde, de Lui, et du Nouvel Observateur, Reiser est un génie du dessin d'humour. Mort en 1983, à 42 ans, il laisse des personnages inoubliables et légendaires : Gros Dégueulasse, Jeanine, le gamin des Oreilles Rouges. Jean-Marc Parisis, biographe de Reiser, nous livre ici une magnifique monographie offrant toutes les facettes des visions et de l'imaginaire de l'artiste : le dessin d'actualité, la comédie sociale et sexuelle, ses histoires d'animaux, sa passion pour les énergies libres (notamment le solaire), sa contribution à l'architecture moderne, ses inventions en tous genres. L'ouvrage comportera certains travaux jamais édités et des témoignages sur l'homme et l'oeuvre. Les éditions Glénat, qui rééditent depuis plusieurs années les dessins de Reiser à travers de nombreux recueils (Ils sont moches, La Famille Oboulot aux vacances, Vive les femmes !, La Vie des bêtes, etc.), sont fières d'éditer ce très beau livre qui commémore en majesté les 30 ans de la disparition d'un créateur incontournable.

empty