Pluriel

  • Françoise

    Laure Adler

    • Pluriel
    • 16 Mai 2012

    Françoise Giroud fut sans conteste l'une des journalistes politiques les plus talentueuses de son temps : engagée par Hélène Lazareff à la création de Elle, puis co-fondatrice de l'Express, et enfin chroniqueuse au Nouvel Observateur, l'ex-script-girl de Jean Renoir avait le sens des phrases assassines, la griffe sous le sourire enjôleur. Mais elle fut aussi compagne et complice de Jean-Jacques Servan-Schreiber, farouche opposante à la guerre d'Algérie, amie fidèle de Mendès-France et de Mitterrand, et « inventa » la Nouvelle Vague.
    Femme politique, cette d'immigrés turcs ne passa jamais son bac, mais devint secrétaire d'Etat à la condition féminine sous Giscard d'Estaing. Travailleuse acharnée, élégante en diable, éprise de liberté, c'était une visionnaire, qui roulait en décapotable et fut une grande amoureuse, aimant le plaisir autant que le devoir et incarna la naissance de la femme moderne. Mais on découvre ici que ce tempérament passionné a aussi ses zones d'ombre. Expérience de la trahison, tentative de suicide, mort deun fils... A travers le portrait deune femme d'exception, c'est une époque de feu que ressuscite ici Laure Adler : un temps, pas si lointain, où l'on savait encore se battre pour des idéaux.
    Paru en première édition chez Grasset en 2011.

  • Courtisanes, demi-mondaines ou filles à numéro, qui furent-elles ? Comment se déroulaient leurs journées ? Quelle fut leur condition ? Cet ouvrage retrace la vie quotidienne des prostituées en France et leur évolution au cours d'un siècle.

  • Fiançailles, mariage, maternité : cette trilogie fixe la destinée de la femme, quand se stabilisent le couple et la famille bourgeoise. Mais derrière l'image du bonheur conjugal, les alcôves recèlent d'autres secrets. Que se passe-t-il dans le lit des époux ? La nuit de noces peut être une épreuve redoutable : « Ne commencez jamais votre mariage par un viol », disait Balzac en 1830. Soucieux des dégâts accomplis sur le corps de la femme, les médecins se penchent alors sur le couple et tentent d'instaurer un ordre moins brutal, en codifiant le coït matrimonial. Par ailleurs, l'adultère du mari fait l'objet d'une grande tolérance tandis que la femme qui le commet, elle, est une criminelle. Et le divorce, voté en 1792, supprimé en 1816, n'est rétabli qu'en 1884. Ce sont les femmes qui, par milliers, le demandent. Nourri de témoignages, de récits, de réflexions et propositions médicales ou juridiques, et surtout de la littérature romanesque ou théâtrale, ce livre retrace l'histoire de la conjugalité, de ses accomplissements et de ses échecs, quand celle-ci exigeait des rôles sociaux qui ne coïncidaient que rarement avec l'amour.

empty