Michel Ohl

  • « Il faut savoir que par pur altruisme Michel Ohl a inté- gré le groupe des écrivains imaginatifs débordants sans le moindre commentaire. Avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Que- neau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes ca- rabinés du genre de Félix Fénéon, il s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit que les écrivains de la concurrence craignent plus que tout. Ajoutez à cela le goût personnel de Michel Ohl pour les collages à usage épistolaire et pour ses subreptices éditions à l'enseigne de Schéol (Chez Ohl), vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue.
    [Son frère, l'écrivain et libraire] Jean-Pierre Ohl, constate que ce dernier a créé «l'une des contrées les plus étranges, les plus drôles et les plus originales de la lit- térature française contemporaine». Lui qui se voyait en «zaporogue», par tropisme russophile, est en effet allé «au-delà des rapides», puisque c'est la signification de ce mot ukrainien. «Lire, boire, écrire, être Russe», se propo- sait en guise de programme ce vif cosaque de la phrase.
    (...) Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les dé- tournements, les anagrammes (...), les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le «mastaraglu», la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche. (...) » Extrait de la préface d'Éric Dussert.
    Du même auteur, également à paraître en mars 2017 :
    La poule pond (suivi de Sonica mon lapin), Vermillon.

  • Sous un titre emprunté aux Lettres à soi-même de Paul-Jean Toulet, Michel Ohl a réuni des bribes de livres, de cahiers d'écolier et de registres funèbres.
    Vétéran du calembour et la méchante plaisanterie, il les a grossies pour faire nombre (414) de petits mots tombés des yeux et des débris de soûliloques.

  • « Michel Ohl, dès l'adolescence, fréquente Rigaud, Cra- van, Artaud et autres Crevel, trouvant chez ces magni- fiques « suicidés de la société » l'estampille de son propre désespoir. De Rigaud, surtout, on sent l'influence dans Sonica mon lapin, son premier livre, recueil de micro-ré- cits pataphysiques ponctués d'aphorismes narquois.
    Certes, des motifs émergent, qui pourraient servir de fil d'Ariane dans cet univers labyrinthique - le ricanement de la mort, les souvenirs d'enfance et leurs ambiguïtés, la prolifération à la fois hilarante et inquiétante du lan- gage, le jeu sans fin des références - mais voici qu'une moulinette ubuesque malaxe tout ceci, et le recrache au visage du lecteur !
    La poule pond, le dernier recueil [de Michel Ohl], peut à bon droit passer pour un viatique, un Baedeker pour le pays d'Ohl. Les figures habituelles y sont, non pas simplifiées, mais épurées par une exigence de clar- té particulière, comme si l'auteur avait voulu préparer le travail du lecteur, l'aider à extraire la pépite de la gangue - après tout, « La poule pond », dans sa gran- diose et parfaite simplicité, n'est-elle pas « la plus belle phrase de France » ? Les similitudes entre Sonica mon lapin et La poule pond restent cependant significatives :
    Au « rira seul qui rira le dernier » du jeune « antipoète » répond « le rire exquis, le crâne rire ininterrompu » du sexagénaire qui sent peut-être venir la mort. En écrivant La poule pond, Michel Ohl se tient « au bord du rire et de la mort mêlés dans l'onde noire comme le tapioca et les crêtes de coq dans le consommé impérial. » Extrait de la préface de J ean -P ierre O hl Du même auteur, à paraître en mars 2017:
    Petites scènes de la vie en papier (Zaporogues), La Petite Vermillon

  • La collection des «Morceaux choisis» se présente comme une série de «petits classiques» contemporains, réalisés sur le modèle des illustres Larousse de notre jeunesse...
    Outre un choix important de textes, chaque volume comprend une «Notice» et de très nombreuses "Notes" dont la rédaction est confiée à un «responsable d'édition». La Notice comprend : 1. un portrait de l'auteur, 2. une page manuscrite, 3. l'introduction ou préface, 4. une biographie, 5. une bibliographie, 6. parfois un entretien, 7. les indispensables «exercices» ou «sujets de devoirs», 8. les «jugements des contemporains».
    Les «morceaux choisis» sont en général illustrés par l'auteur.

  • Partant d'un repérage socio-économique des nouvelles formes de consommations sportives qui se sont développées récemment, l'ouvrage aide à mieux comprendre les singularités du marketing des entreprises du sport.
    Il permet de saisir comment les prestataires de services sportifs publics ou privés ont adapté leur offre à une demande en évolution rapide - du club de quartier jusqu'à la multinationale club méditerranée - et dans quelle mesure l'industrie du sport a développé des stratégies d'innovation pour accompagner ces nouvelles tendances. cet ouvrage s'adresse aux enseignants et à leurs étudiants, aux fabricants et distributeurs d'articles de sport et aux prestataires de services sportifs.
    Il fournit de nombreuses données sur le sport, des outils d'analyse et des réflexions indispensables pour appréhender les consommations sportives. la première édition de marketing du sport a reçu le prix de l'académie des sciences commerciales en 2000 et s'est rapidement imposée comme la référence en la matière. cette troisième édition a été enrichie de données actualisées et son contenu entièrement revu pour prendre en compte l'évolution des connaissances et les attentes des lecteurs.

  • Le marketing du sport répond aux problèmes auxquels sont confrontés quotidiennement les producteurs de biens et les prestataires de vices sportifs face à une demande en évolution rapide. Les consommations sportives présentent suffisamment de spécificités socio-économiques pour justifier que l'offre développe un marketing adapté aux cultures sportives.
    A partir d'un repérage socio-économique des nouvelles formes de consommations sportives qui se sont développées dans les années 90, l'ouvrage invite à une analyse marketing de leur prise en compte par les responsables des entreprises. Il permet de comprendre comment les prestataires de services publics ou privés ont dû adapter leur offre à ces changements de comportements (du club de gymnastique volontaire de quartier concurrencé par la salle de remise en forme franchisée, jusqu'à la multinationale Club Méditerranée, en passant par le service municipal des sports devant faire face à la désertion de ses équipements sportifs) ; dans quelle mesure, également, des fabricants de biens sportifs comme Adidas ou Look ont développé des stratégies d'innovation pour accompagner ces nouvelles tendances.
    Cet ouvrage s'adresse aux fabricants et distributeurs, aux prestataires de services sportifs (entreprises commerciales, fédérations, collectivités locales) ainsi qu'aux enseignants de marketing et à leurs étudiants (filières universitaires de management du sport, écoles de commerce, IUT, etc.). Il fournit de nombreuses données sur le sport, des outils d'analyses et de réflexions indispensables pour permettre d'adapter l'offre à la demande de consommation de biens et services sportifs.

  • Cocosates

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    « Les textes inédits qui suivent ont été trouvés par le J. S. contemporain parmi ses papiers à la suite d'une des morts - l'égarement de sa conscience - de ce grand initié acharné à toujours renaître. Que le lecteur pardonne les éventuelles erreurs de classement alphabétique ou chronologique de ces deux documents qui, quoi qu'il en soit, gardent séparément toute leur valeur. Il en est de L'Ascension Mystérieuse comme de la correspondance avec Michel Ohl, nul doute qu'ils surprendront l'amateur averti d'aujourd'hui et de demain autant que leur non-publication a surpris et attristé celui d'hier qui par bonheur ignorait leur existence. » Florilège posthume de deux écrivains aquitains, "Cocosates" nous fait découvrir un monde où l'absurde prend tout son sens. À travers trois écrits tous plus loufoques les uns que les autres, on se retrouve plongé dans le monde de Jack Sleuds et Michel Ohl. À lire sans modération, un véritable plaisir où l'humour se mêle à une érudition que l'auteur n'hésite pas à tourner en dérision.

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