Nicolas Pagnol

  • Cinéaste et écrivain illustre, l'académicien Marcel Pagnol (1895-1974) est un auteur incontournable du XXe siècle. Topaze, Marius, Fanny, La Femme du boulanger ou encore Manon des sources et La Fille du puisatier connaissent toujours un fort succès. Inspiré par son enfance dans les collines provençales, Marcel Pagnol a construit son oeuvre sur les caractères et les sentiments de ses personnages.
    Pour la première fois, son petit-fils Nicolas Pagnol ouvre les archives privées de la famille : photographies, documents inédits, manuscrits et correspondances.
    Il fait revivre de grands moments du cinéma français et raconte avec tendresse l'histoire exceptionnelle de son grand-père, dont la vie privée fut jalonnée de joies mais aussi de drames. Marcel Pagnol l'écrivain, le cinéaste, le producteur, qui fut président du Festival de Cannes, fut aussi un chercheur solitaire passionné par les sciences et les inventions d'objets insolites.
    Dans Marcel Pagnol, l'album d'une vie, Nicolas Pagnol nous livre, avec plus de quatre cents photographies, le parcours d'une personnalité hors du commun.

  • Pour la première fois le petitfils de Marcel Pagnol nous ouvre les archives familiales : photographies, documents inédits, manuscrits, lettres.
    Et décrit la personnalité de cet écrivain hors du commun, père et grand-père affectueux dont le riche parcours fut marqué de drames, de joies et de créations exceptionnelles.
    Les oeuvres cinématographiques et littéraires de Marcel Pagnol (1895-1974) font partie du patrimoine français.
    Étudiées à l'école, lues et visionnées en famille, elles séduisent toutes les générations.
    Marius, Topaze, La Gloire de mon père, ou encore Manon des sources, Jean de Florette s'inspirent de son enfance passée dans les collines provençales et dans le village de La Treille. Cet album retrace la vie exceptionnelle de cet homme talentueux, élu à l'Académie française, qui a traversé le XXe siècle en laissant une oeuvre moderne et indémodable.

  • Avant même de siéger parmi les Immortels, Pagnol l'avait bien compris : « Les bavards sont ceux qui vous parlent des autres. Les raseurs sont ceux qui vous parlent d'eux-mêmes. Ceux qui vous parlent de vous sont de brillants causeurs. » Son oeuvre entière, qu'elle soit théâtrale, cinématographique ou littéraire, repose sur une authentique relation d'amour avec les bonnes gens, forts en gueule ou pauvres en mots, qu'il a dépeinte en une galerie de personnages plus vrais que nature, à la fois graves et tendres. Mieux que quiconque, Marcel a su tendre un miroir fabuleux à son public, lui offrant une comédie humaine de la Belle époque, matinée de la lumière du Sud, où l'accent chantant n'est jamais un prétexte à la pochade. Ces citations, extraits ou scènes d'anthologie, rassemblées par Nicolas Pagnol dans un petit livre où les jeux de typographie alternent avec les dessins, ravivent d'un trait d'esprit tout un monde. On y goûte, avec un plaisir intact, ces délicieuses fulgurances qui portent le sourire aux lèvres.

  • Pour la première fois révélées au grand jour, les lettres de Marcel Pagnol à ses proches, à Jean Giono, Georges Simenon, Albert Cohen...
    On le sait, Pagnol a toujours été un grand tendre, doublé d'un grand pudique. Les correspondances exhumées par Nicolas, son petit-fils, nous dévoilent ainsi un pan de vie qu'il avait tenu à l'abri des regards. Dans ses Souvenirs d'enfance, il nous avait accueillis à Marseille, au sein de sa famille, et nous avait présenté Joseph, son instituteur de père, et le petit Paul, son frère : à présent, tous deux observent leur Marcel (devenu grand) triompher à Paris, au théâtre. Plus tard, marié à la belle Jacqueline, il écrit lui-même à son fi ls, toujours attentif, inquiet parfois. La mort lui a pris déjà tant d'êtres chers.
    Chez Marcel, l'intime est littéraire et le littéraire devient intime lorsqu'il s'adresse à Jean Ballard, avec lequel, à dix-huit ans, il fonda une revue, puis à Jean Giono, qu'il considère comme un génie. Autres correspondants, Georges Simenon et le fidèle Albert Cohen. Le premier est au sommet de sa gloire et le second travaille à son grand oeuvre - ni jalousie ni rivalité entre eux. Ils prophétisent la guerre atomique : Pagnol envisage son départ pour le Connecticut. En coulisses, Pierre Benoit intrigue pour qu'il soit reçu parmi les Immortels. Kessel évoque quelques soirées mémorables et Maurice Druon est ébloui par les romans tardifs... Lire ces correspondances, c'est partager la vie d'un homme et pénétrer le quotidien d'un créateur, comprendre l'histoire singulière d'une réussite à la française.

  • En 1927, alors qu'il est professeur adjoint au lycée Condorcet à Paris, Marcel Pagnol prend un congé de l'Éducation nationale « pour cause de littérature ». Deux ans plus tard, il triomphe au Théâtre de Paris avec Marius, premier volet de la trilogie marseillaise, où explose le génial Raimu. Pendant près de cinquante ans et jusqu'à aujourd'hui, Marcel Pagnol va être pour les Français l'auteur populaire par excellence, que ce soit au théâtre, en littérature ou au cinéma.
    À travers les lettres inédites rassemblées dans ce volume, on comprend justement l'influence décisive qu'a eue Pagnol dans les débuts du cinéma parlant, d'une rive à l'autre de l'Atlantique : il est alors un auteur à succès et comprend, avant tous les autres, la nécessité d'être à la fois scénariste, réalisateur et producteur. En quelques années seulement, il va incarner la modernité auprès de ses pairs, depuis Sacha Guitry qui, dans les années 1930, salue son talent de dramaturge mais se désole de son goût du cinéma, à Jean Cocteau qui, au début des années 1960, l'enjoint de se méfier de la télévision en ces termes : « Marcel ouvrirait sa porte à n'importe quel brave type. » Lire la correspondance de Pagnol, c'est traverser plusieurs époques, avec la douceur de l'avant-guerre, la douleur de l'Occupation puis le rapprochement avec l'allié américain ; c'est découvrir le vrai sens de l'amitié avec les copains de la première heure comme Henri Jeanson ou Vincent Scotto, mais aussi avec les camarades qu'on retrouve autour d'une bouillabaisse dans le petit port de Saint-Tropez (avec René Clair), à Bandol (avec Raimu), ou à Carry-le-Rouet (avec Fernandel). Ce sont parfois des coups de gueule homériques auxquels succèdent des réconciliations quasi amoureuses, des témoignages de soutien quand la critique se fait cruelle, ou simplement des échanges de points de vue sur tel projet, tel dialogue, telle technique ou tel matériel cinématographique. On y parle beaucoup de retrouvailles aussi, quand l'éloignement, la politique, le travail ou bien les femmes le permettront ! Et puis, il y a le Nouveau Monde, pas si lointain : Charles Boyer et Maurice Chevalier rêvent de faire venir à Hollywood le plus américain des réalisateurs marseillais, pour qu'il y rencontre tous ceux qui l'admirent, de John Huston à Preston Sturges et William Wyler.
    De 1928 à 1974, c'est ainsi toute une vie de cinéma qui défile devant nous, avec une verdeur et une authenticité que le temps n'a pas altérées. L'homme derrière la caméra apparaît plus que jamais dans toutes ses lettres de noblesse.

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