Nuala O'Faolain

  • Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de la vieille tante qui l'a élevée. La cohabitation avec Min, dépressive et alcoolique, n'a rien d'exaltant. L'idée vient à Rosie de s'occuper utilement en rédigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Un éditeur américain accepte de la publier... Tandis que la vieille dame, qui a rejoint sa nièce à New York, est galvanisée par sa découverte de l'Amérique et pour rien au monde ne voudrait renouer avec son ancienne vie, Rosie, elle, tombe amoureuse d'une maison de la côte irlandaise, et va, dans une osmose avec la nature enchanteresse et les animaux qu'elle adopte, s'y laisser pousser des racines.
    La lucidité de Nuala O'Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre où l'on suit les tribulations de ces deux femmes que lie toute la complexité d'un amour maternel qui ne dit pas son nom.

  • Nuala O'Faolain s'empare du destin d'une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s'est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle devenue célèbre en Amérique sous le nom de « Chicago May ». Tour à tour braqueuse, prostituée, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beauté magnétique. Ses aventures la conduisirent du Nebraska, où elle côtoya les frères Dalton, à Philadelphie, où elle mourut en 1929, en passant par Chicago, Le Caire et Paris, où elle fut jugée pour le braquage de l'agence American Express. Elle vécut sur un grand pied, fit de la prison, et écrivit même, dans le genre convenu des mémoires de criminels, l'aventure de sa vie.
    Partant de ce matériau, Nuala O'Faolain mène une enquête trépidante, tentant de saisir les motivations de cette énigmatique soeur d'Irlande. Car cette héroïne romanesque et sentimentale a payé au prix fort l'indépendance qu'elle a conquise contre les normes sociales. L'amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe siècle : tous les ingrédients du romanesque sont réunis.

  • « Je m'étais toujours intéressée aux histoires passionnelles, donc je m'intéressai à Mme Talbot et à William Mullan. Je croyais en la passion comme d'autres croient en Dieu : tout en découle. » Parce que la passion est la grande affaire de sa vie, Kathleen veut écrire sur le scandale que suscita, peu après la grande famine, la liaison entre une aristocrate anglaise du XIXe siècle et son palefrenier irlandais. Mais ses recherches la confrontent insidieusement à son propre passé : dans un va-et-vient entre l'Irlande de 1850 et celle de son enfance, elle met en lumière les fatalités de l'histoire.
    Portrait en miroir de deux femmes dont la passion a été la perte, ce formidable roman, à l'issue inattendue autant que magnifique, fait surgir les questions lancinantes de l'exil, de la solitude, de la sexualité et des chimères de l'amour.

  • Née à Dublin au début des années 1940 dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain se décrit comme « l'lrlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand-chose, de ceux qui ne laissent pas de traces ». Devenue chroniqueuse à l'lrish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec simplicité, spontanéité, humour et beaucoup de modestie, comment elle n'est pas devenue une Irlandaise type. Ce n'est cependant pas une success story, bien au contraire : au fil des aventures sentimentales sans lendemain, des plongées dans l'alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse son extrême solitude, son incapacité à se détacher du modèle maternel et l'impossibilité de trouver l'âme soeur qu'elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l'opposé d'un féminisme exacerbé... Avec ses contradictions (qu'elle pointe avec humour), ses doutes, ses enthousiasmes, ses excès, ses souffrances et ses passions, Nuala O'Faolain construit un livre qui est davantage qu'une histoire individuelle.
    On s'est déjà vu quelque part ? lui a valu en Irlande et dans le monde entier la reconnaissance d'un nombre considérable de lecteurs qui la reçoivent comme leur alter ego.

  • La réception inattendue de son premier récit a fait de Nuala O'Faolain, éditorialiste solitaire, aux pieds solidement ancrés dans la terre irlandaise, une écrivaine reconnue. Avec ce deuxième livre de Mémoires, elle évoque les effets - ou les méfaits - du succès, nous entraîne dans les coulisses de Chimères, son magistral roman, s'interroge sur l'avenir de sa relation avec son nouveau compagnon et sur sa faculté à s'adapter au « Nouveau Monde ». Car rien n'est gagné, et si elle y est presque, ce n'est pas sans souffrances.
    Nuala O'Faolain écrit un livre intelligent, drôle, féroce, honnête et généreux sur la période de la vie qu'elle traverse : « La cinquantaine, c'est l'adolescence qui revient de l'autre côté de la vie adulte - le serre-livres correspondant - avec ses troubles de l'identité, ses mauvaises surprises physiques et la force qu'il faut pour s'en accommoder. »

  • Nuala O'Faolain, dont on connaît surtout en France les romans et Mémoires, a d'abord été une grande journaliste et éditorialiste. Dans cette sélection de soixante-dix textes qui englobent plus de vingt ans de carrière (de 1986 à 2008), se retrouvent tout entiers l'intelligence pointue, la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de la grande dame irlandaise.
    Traitant des sujets les plus divers - le statut des femmes, le processus de paix en Irlande, le boom économique, l'omniprésence de l'Église catholique, les effets du 11 Septembre à New York et dans le monde, les concerts de U2 ou la mort de sa chienne Molly -, Nuala O'Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d'ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance. Dans des articles où paraît sa lucidité et sa tendresse pour le monde, on découvre l'étendue des centres d'intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui contribua beaucoup au combat féministe en Irlande et fut une grande conscience de son époque.

  • Née à Dublin en 1940, dans une famille de neuf enfants, Nuala O'Faolain se dépeint, dans ce premier livre, comme « l'Irlandaise type : une pas grand-chose, issue d'une longue lignée de pas grand-chose » : devenue chroniqueuse à l'Irish Times, après un brillant parcours universitaire et journalistique, elle raconte ici, avec spontanéité et humour, comment elle n'est pas restée une Irlandaise type. Cette évocation de ses souvenirs n'a pourtant rien d'une success story : au fil des aventures sans lendemain, des plongées dans l'alcool, elle dit avec une honnêteté scrupuleuse sa solitude, sa difficulté à se détacher du modèle maternel, et l'impossibilité de trouver l'âme sour, qu'elle cherche avec un sentimentalisme souvent à l'opposé de son féminisme exacerbé. Avec ses contradictions, ses enthousiasmes, ses souffrances et ses passions - la lecture en est une, et pas des moindres -, Nuala O'Faolain construit un livre qui va droit à l'essentiel : son humanité sans fard.

  • « Je ne savais pas que je m'embarquais pour un voyage quand j'ai écrit les premiers mots de On s'est déjà vu quelque part ?, et je ne pensais pas que des eaux calmes m'attendaient peut-être, moi aussi. Mais je comprends qu'un mouvement a commencé à ce moment-là qui ne sera pas terminé avant que je connaisse la sérénité. Sans doute parce que je peux entrevoir le lac de la pièce où j'écris cela, je me dis parfois que j'y arrive, que j'y suis presque ».

    Avec le succès de On s'est déjà vu quelque part ?, son premier récit autobiographique (SW poche, 2015), très rapidement suivi d'un roman, Chimères (Sabine Wespieser éditeur, 2004), la vie de Nuala O'Faolain a radicalement changé : d'éditorialiste solitaire, les pieds solidement ancrés dans la terre irlandaise, elle est devenue un écrivain reconnu, installé une partie de l'année aux États-Unis.
    Intelligent, lucide et généreux, J'y suis presque (première édition : 2005), son deuxième livre de mémoires, est avant tout le roman d'une vie, la sienne : celle d'une femme dans la cinquantaine à qui tout sourit enfin, mais dont la quête de sérénité se heurte sans trêve aux fantômes du passé. Si elle y est presque, rien n'est jamais gagné, et c'est à la lumière de cette contradiction intime que s'est écrite l'oeuvre intense de cet auteur trop tôt disparu (née en 1940, Nuala O'Faolain est morte en 2008).

  • Recueil de ses chroniques publiées entre 1980 et 2008, dans l'Irish Times essentiellement, Ce regard en arrière traite des sujets les plus divers mais ne cesse jamais de dénoncer, avec une précision teintée d'ironie, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance.

  • Nuala O'Faolain, avant de devenir l'écrivain qu'on connaît, a d'abord été une grande journaliste. Et c'est grâce à son métier de journaliste qu'elle a été amenée à écrire son premier livre, On s'est déjà vu quelque part ?, paru en France en 2002 : un éditeur irlandais avait eu l'idée de lui demander de rassembler ses chroniques, parues dans le Irish Times. Nuala avait accepté, à la condition de pouvoir écrire en préface un récit autobiographique. Les chroniques ont bien paru, à Dublin en 1996, avec ladite préface, en fait un essai de plus de trois cents pages. Très vite réédité sans les chroniques, le récit, sous-titré Les Mémoires accidentels d'une femme de Dublin, a remporté en Irlande puis aux États-Unis un succès phénoménal.
    Alors que le public irlandais garde vive la mémoire des chroniques, des articles et des émissions de Nuala O'Faolain, féministe de la première heure, spectatrice attentive et fine analyste du monde qui l'entourait, les lecteurs français ne connaissent " que " ses romans et ses mémoires. Ses écrits journalistiques n'avaient pas encore été traduits. Dans la sélection publiée aujourd'hui, englobant plus de vingt années de carrière - de 1986 à 2008 -, se retrouvent tout entiers la sensibilité, la faculté d'empathie et le talent d'observation de la grande dame irlandaise disparue.
    Traitant des sujets les plus divers - des plus politiques comme le processus de paix en Irlande aux plus futiles, comme les travaux ménagers, en passant par U2, Sinatra, le matérialisme ou la condition féminine -, Nuala O'Faolain ne baisse jamais la garde : elle ne cesse de dénoncer, avec la précision teintée d'ironie qui lui était propre, les mécanismes intimes du pouvoir et de l'impuissance. Ceux qui ont lu ses romans auront l'émouvant sentiment de la retrouver telle qu'en elle-même dans sa lucidité et sa tendresse pour le monde. Ils découvriront l'étendue des centres d'intérêt et la richesse de la palette narrative de celle qui fut aussi un grand témoin et une grande conscience de son époque.

    Née à Dublin en 1940, Nuala O'Faolain, après une enfance difficile et bohème, au milieu d'une fratrie de neuf, entre un père absent, brillant journaliste hantant les nuits de Dublin, et une mère romantique et désespérée qui se réfugiait dans l'alcool, est devenue productrice de télévision puis journaliste, à Londres d'abord pour la BBC, et à Dublin.
    On s'est déjà vu quelque part ?, par son succès - aux États-Unis, il a souvent été cité comme le pendant féminin (et féministe) des Cendres d'Angela de Frank McCourt - et le phénomène d'identification qu'il a généré auprès de toute une génération de femmes, a changé sa vie, qu'elle a à partir de ce moment consacrée à l'écriture littéraire tout en restant journaliste.
    Vivant entre New-York et l'Irlande, elle a publié en 2001, aux États-Unis, un roman, My Dream of You (Chimères, 2003), très favorablement accueilli aussi, puis est revenue au genre autobiographique avec Almost There en 2003 (J'y suis presque, 2005).
    En 2005 paraissait The Story of Chicago May, roman biographique d'une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s'est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre aux États-Unis. Traduit en français sous le titre L'Histoire de Chicago May, ce livre a obtenu le Prix Femina étranger en 2006.
    Son dernier roman, Best Love Rosie, a paru en août 2008, trois mois après la mort de son auteur, le 9 mai 2008 à Dublin. Nuala 0'Faolain disait souvent que ses romans révélaient plus d'elle-même que ses autobiographies : Rosie, l'héroïne du livre, incarne toutes les questions qui traversent l'oeuvre de l'écrivain, et Best Love Rosie est un livre lumineux et apaisé sur la question de l'âge, de la solitude, de l'exil, du sentiment maternel et des chimères de l'amour.
    Toute l'oeuvre de Nuala O'Faolain est publiée en France par Sabine Wespieser éditeur, à qui elle a confié la gestion de ses droits.

  • Anglais My Dream of You

    Nuala O'Faolain

    Kathleen has not been back home to Ireland since her mother died 30 years ago. Now, caught up in a tortured love affair with Joe, a married Englishman, she returns to her homeland and begins researching and writing a novel based on a scandalous divorce that took place during the potato famine.

  • In 'Almost There', Nuala O'Faolain begins her story from the moment her life began to change, in all manners of ways - subtle, radical, predictable and unforseen.

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