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Prix
Pierre Du bois
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En novembre 1847 a lieu une guerre civile éclair.
D'un côté, sept cantons catholiques conservateurs (regroupés au sein de la ligue du Sonderbund) refusent d'abandonner leur souveraineté et veulent laisser aux jésuites la place qu'ils occupent dans l'enseignement. De l'autre, douze cantons et deux demi-cantons progressistes, majoritaires dans la Diète fédérale. Radicaux, ils militent pour un pouvoir central plus fort, le triomphe des libertés et du suffrage universel et un marché unifié (abolition des droits de douane cantonaux, création d'une monnaie commune).
Entre eux, deux cantons neutres : Neuchâtel et Appenzell Rhodes intérieures. À la suite de cette guerre, une nouvelle constitution est votée qui est à l'origine de la Suisse d'aujourd'hui.
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Comment le pouvoir se transmettait-il en régime communiste ? Pourquoi l'organisation collective des institutions menait-elle à la personnalisation du pouvoir ? Ce livre est un document.
L'auteur a retrouvé, interrogé et fait parler le noyau dur des dignitaires du régime roumain qui entouraient Gheorghiu-Dej au moment où sa mort, en 1965, ouvrit une crise de succession et permit à Ceausescu de s'imposer comme le nouveau maître du pays. Leurs récits éclairent de l'intérieur, pour la première fois, ce que furent les stratégies et les guerres de couloir, l'étrange atmosphère qui régnait au sein de cette "Nomenklatura" qui cultivait jusqu'à l'obsession le goût du secret.
L'histoire de l'irrésistible ascension du "conducator", de ses succès diplomatiques puis du lent pourrissement d'un pays entier, jusqu'à la chute finale, montre les résultats désastreux qu'entraîna, en Roumanie comme dans les régimes frères, le mélange du volontarisme politique et de la manipulation systématique des institutions et des foules.
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Histoire de l'Europe monétaire 1945-2005 : Euro qui comme Ulysse...
Pierre Du bois
- The Graduate Institute Geneva
- 2 Avril 2008
- 9782130567585
L'Europe monétaire est bien en place. Cette réalisation inouïe, visible par tous les citoyens dans leur quotidien, confère une nouvelle identité à la construction européenne. Ce livre retrace la longue histoire de l'Europe monétaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale à nos jours.Une histoire qui a connu plusieurs phases successives : rétablissement d'une normalité monétaire après la Guerre, fonctionnement d'un système monétaire international sous l'égide du dollar américain, développement d'une nouvelle ambition européenne en proie aux difficultés et désordres des années 1970, élaboration du traité de Maastricht dans une Europe en voie de réunification, enfin naissance de l'union économique et monétaire et de l'euro. On y voit s'entrecroiser les facteurs économiques et financiers, les politiques nationales, des destins de personnalités qui ont contribué à façonner l'histoire ainsi que le tumulte des débats entre experts sous l'oeil des médias et de l'opinion publique.Basée sur des sources d'une grande variété et rédigée dans un style passionnant, cette étude historique novatrice constitue une lecture indispensable pour quiconque s'intéresse aux origines d'un projet qui a changé l'Europe et pourrait avoir de grandes implications sur l'économie du monde.
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La guerre du Sonderbund : La Suisse de 1847
Pierre Du bois
- Livreo Alphil
- Livreo
- 1 Avril 2018
- 9782889500055
En novembre 1847 a lieu une guerre civile éclair. D'un côté, sept cantons catholiques conservateurs (regroupés au sein de la ligue du Sonderbund) refusent d'abandonner leur souveraineté et veulent laisser aux jésuites la place qu'ils occupent dans l'enseignement.
De l'autre, douze cantons et deux demi-cantons progressistes, majoritaires dans la Diète fédérale. Radicaux, ils militent pour un pouvoir central plus fort, le triomphe des libertés et du suffrage universel et un marché unifié (abolition des droits de douane cantonaux, création d'une monnaie commune).
Entre eux, deux cantons neutres: Neuchâtel et Appenzell Rhodes intérieures. À la suite de cette guerre, une nouvelle constitution est votée qui est à l'origine de la Suisse d'aujourd'hui. -
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Des potions à base de gentiane aux concoctions de fortifiants variés, chaque époque a inventé des remèdes pour vivre vieux et en bonne santé. Les élixirs de longue vie que préparaient les alchimistes du Moyen Age nous font à présent sourire. Mais il n'y pas si longtemps l'eau de jouvence du Dr Schulz, les liqueurs organiques du neurologue Brown-Séquard, le sérum du biologiste soviétique Bogomoletz ont fait croire que la vieillesse était une maladie dont on pouvait guérir. Et si notre époque a inventé le mot " supercentenaire ", dès l'Antiquité les historiens recensaient déjà de longues listes de personnes illustres aux longévités extraordinaires, même si elles n'atteignaient pas les 969 ans de Mathusalem. Depuis l'aube des temps, l'homme a rêvé de vivre le plus longtemps possible. C'est l'histoire des innombrables méthodes qu'il a inventées pour réaliser ce rêve que raconte cet ouvrage. Un rêve - ou un fantasme - qui resurgit aujourd'hui avec la méthode de " restriction calorique " et autre " immortalité cybernétique ". Une aspiration qui est aussi en train devenir réalité, puisque la population ne cesse de vieillir et qu'atteindre le cap des 100 ans ne paraît presque plus être un exploit.
Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Vieux, de Montaigne aux premières retraites (Fayard, 1989). -
De la paix des rois a l'ordre des empereurs (1714-1815)
Jean-pierre Bois
- Points
- 14 Février 2003
- 9782020374989
Nouvelle histoire des relations internationales1. Jean-Michel Sallmann, Géopolitique du XVIe siècle (1490-1618)2. Claire Gantet et Marie-Karine Schaub, De la guerre de Trente Ans à la fin de la guerre de Succession dEspagne (1618-1714)3. Jean-Pierre Bois, De la paix des rois à lordre des empereurs (1714-1815)4. Pierre Milza, Du congrès de Vienne à Sarajevo (1815-1914) 5. Marie-Anne Matard-Bonucci, Dune guerre mondiale à lautre (1914-1945)6. Frank Attar, De Nuremberg à la fin du XXe siècle (après 1945)
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1939-1945 PASSEURS DE MEMOIRE, SAINT JEAN DE LA RUELLE PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE
Jean-Marie Bois, Jean-Pierre Bourdiot
- Du Jeu De L'Oie
- 5 Novembre 2016
- 9782368310496
1939-1945 : comme tous les villages de France, Saint-Jean-de-la-Ruelle subit la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale. C'est pour transmettre la mémoire de ces heures tragiques que Jean-Marie Bois et Jean-Pierre Bourdiot ont recueilli des témoignages auprès d'habitants de Saint-Jean-de-la-Ruelle, ainsi que des documents, des photographies et des objets, tirés des archives municipales et de collections privées. Accompagné d'un DVD qui met en scène les témoins, cet ouvrage composé de témoignages, de documents et de différents textes a pour but de conserver et transmettre ces informations aux générations futures.
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Ce livre comble un vide : il n'existe aucune histoire de l'Académie royale des Belles Lettres d'Angers créée par lettres patentes en 1685. Elle forme une Compagnie de trente membres.
Ils ont été, au fil de leur renouvellement, cent-trente-neuf académiciens : issus de l'Église, du Présidial, du monde des offices et des échevins, des professeurs de l'Université, des membres de la haute noblesse militaire ou terrienne, ils sont tous hommes de lettres ou de sciences, dont le nombre est augmenté dans laseconde moitié du XVIIIe siècle par une centaine de membres associés dont le nom contribue à la réputation de l'Académie.
Réaumur est le premier d'entre eux, suivi par Voltaire. Porte-paroles de la fidélité monarchique et du classicisme louis quatorzien dans ses premières années, l'Académie s'ouvre aux Lumières au tournant des années 1750, à la physiocratie et à l'économie rurale après 1760 avec le nouveau Bureau d'Agriculture, et après 1771, sous l'impulsion du comte de Provence, duc apanagé d'Anjou (futur Louis XVIII), aux questions techniques de l'aménagement des campagnes et du commerce. Entre le mouvement des idées et le bouillonnement électoral du printemps 1789, l'Académie royale est présente aux États Généraux dans les trois Ordres par certains de ses membres, bientôt Constituants, et se trouve comme toutes les sociétés savantes, emportée par la radicalisation de l'année 1792, et supprimée par un décret de la Convention en août 1793. -
La Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers : La renaissance de l'Académie d'Angers 1828-1946
Jean-Pierre Bois
- Les Acteurs Du Savoir
- 15 Octobre 2025
- 9782383591108
Héritière de l'Académie royale, la Société d'Agriculture, Sciences et Arts d'Angers est créée dans l'élan du romantisme, se développe au temps de la révolution scientifique et industrielle, et s'impose comme acteur de la vie culturelle de la ville et du département. Ses membres appartiennent à l'élite de l'Anjou. Ils sont propriétaires, médecins, juristes, professeurs, ingénieurs, artistes, écrivains, historiens, tous acteurs de la vie sociale. Avec un premier apogée au milieu du XIXe siècle avec Sourdeau de Beauregard; puis après 1870, un renouveau soutenu par l'Université catholique et un second apogée avec la présidence apaisante de Guillaume Bodinier, secondé par le chanoine Urseau qui lui succède après l'épreuve de la Première Guerre. Ensemble, ils ont laissé une oeuvre considérable, dans l'Horticulure (André Leroy), dans les Arts (David d'Angers) et l'Archéologie (Victor Godard-Faultrier), dans les Lettres (René Bazin). Ils ont marqué l'unité de leur histoire, de l'ancienne Académie royale, à l'Académie des Sciences, BellesLettres et Arts aujourd'hui.
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Les guerres en Europe 1494-1792
Jean-pierre Bois
- Belin éducation
- Belin Sup Histoire
- 5 Novembre 2003
- 9782701136981
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Comptes rendus Académie des sciences, Mécanique, tome 335, fasc 9-10, Septembre-octobre 2007 : Joseph Boussinesq, a Scientist of bygone days...
Bois Pierre-Antoine
- Elsevier
- 3 Janvier 2008
- 9782756202457
Joseph Boussinesq (1842-1929): a pioneer of mechanical modelling at the end of the 19th Century. Soils, granular media, civil engineering. Bifurcations in granular media: macro- and micro-mechanics approaches. Use of the Boussinesq solution in geotechnical and road engineering: influence in plasticity. Boussinesq equation, elasticity, beams, plates. On Boussinesq's paradigm in nonlinear wave propagation. From Boussinesq-Love contact to impact between hyperelastic bodies. Two dimensional Boussinesq equation in a disc and anisotropic Sobolev spaces. Boussinesq equation, surface waves in fluids. Dissipative Boussinesq equations. J. Boussinesq and the standing water waves problem. Unsteady flows, turbulent flows. Interactive boundary layers in turbulent flow. On the history term of Boussinesq-Basset when the viscous fluid slips on the particle. About Boussinesq's turbulent viscosity hypothesis: historical remarks and a direct evaluation of its validity. Boussinesq approximation, convection. Boussinesq approximations, and beyond, in a tall thermo-gravitational column. The Rayleigh-Benard problem in extremely confined geometries with and without the Soret effect. Boussinesq approximation, geophysical flows. Generalizing the Boussinesq approximation to stratified compressible flow. Internal gravity waves: parametric instability and deep ocean mixing.
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L'abbé de Saint-Pierre ; entre classicisme et Lumières
Jean-pierre Bois
- CHAMP VALLON
- Epoques
- 18 Mai 2017
- 9791026705116
Une étude du rôle charnière qu'a joué C.-I. Castel de Saint-Pierre dans la pensée morale et politique des années 1710-1740. L'écrivain et diplomate, exclu de l'Académie française en 1718, fait ainsi la transition entre les critiques de la fin du règne de Louis XIV et les philosophes des Lumières.
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Maurice de Saxe, vainqueur légendaire de Prague en 1741 et de Fontenoy en 1745, est l'un des grands hommes de guerre de son temps. On réduit souvent la vie du maréchal de Louis XV à une série de stéréotypes pittoresques: général chanceux et aventurier infatigable, amoureux ardent mais peu exigeant sur la qualité de ses conquêtes, toujours tenu à distance par une Cour raffinée à cause de ses grossièretés de reître, fils de roi sans royaume qui aurait pu devenir duc de Courlande ou roi de Tobago...Européen avant l'heure, Maurice de Saxe est d'abord l'un des hommes du XVIIIe siècle qui a le mieux connu l'Europe de son temps. Saxon de coeur et Français d'adoption, il connaît aussi bien les Cours que les champs de bataille. Sa carrière militaire se double d'une réflexion sur la guerre. Ses campagnes, où il met en application ses intuitions tactiques, font de lui à la fois le successeur de Turenne et le précurseur de Frédéric II. En même temps, Maurice de Saxe pèse sur l'évolution de la politique décidée à Versailles. Acteur diplomatique discret, il reste un conseiller militaire écouté, jusque dans sa retraite fastueuse de Chambord, où il mène grande vie et où il choque par certaines de ses fantaisies, entre autres la compagnie de uhlans noirs de son régiment de cavalerie, Saxe-Volontaires.Jean-Pierre Bois, né en 1945, est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique, agrégé d'Histoire et docteur ès Lettres. Il est actuellement professeur à l'université de Nantes. Il est l'auteur de Les Vieux (Fayard, 1989), Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990), Histoire des 14 juillet, 1789-1919 (Ouest-France Université, 1991).
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Grande figure de la conquête de l'Algérie, le maréchal Bugeaud a été immortalisé par la légende sous les traits sympathiques d'un soldat patriote, pittoresque, familier et débonnaire. Au-delà de l'anecdote, la fameuse chanson attachée au père Bugeaud témoigne qu'il fut un officier peu ordinaire.Cet homme d'action au caractère pragmatique, qui incarnerait pour la postérité les mutations de l'armée dans la première moitié du XIXe siècle, choisit la carrière militaire parce qu'il n'a aucun autre métier. Issu d'une famille de la petite noblesse provinciale du Périgord, Bugeaud a vingt ans en 1804 et apprend la guerre dans l'armée impériale. Demi-solde en 1815, il se consacre à son domaine, se passionne pour les progrès de l'agriculture et crée à Lanouaille le premier comice agricole de France. En 1830, orléaniste convaincu, il retrouve l'armée, puis engage une carrière politique. A la tribune de la Chambre, il se fait remarquer par son conservatisme et par sa virulence contre les idées avancées et ceux qui les professent. D'abord hostile à l'aventure algérienne, " possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ", il s'y rallie par la suite devant la tournure prise par les événements. En 1840, il est nommé gouverneur général de l'Algérie, mais ses méthodes suscitent tant de critiques qu'il est conduit à donner sa démission. Un an plus tard, en 1848, il devient l'un des piliers du parti de l'ordre et s'accommode d'une République qu'il n'a pas souhaitée, toujours animé par le même désir: être utile à son pays.Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'Enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, spécialiste d'histoire sociale et d'histoire militaire, consacre ses recherches aux problèmes tactiques et aux écrits théoriques sur la guerre. Il a notamment publié Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990) et Maurice de Saxe (Fayard, 1992).
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Les vieux ; de Montaigne aux premières retraites
Jean-pierre Bois
- Fayard
- Nouvelles Etudes Historiques
- 8 Février 1989
- 9782213023007
Un chirurgien parisien du XVIIe siècle imaginait qu'on pourrait prolonger indéfiniment l'existence des vieillards en injectant dans leurs veines le sang d'un homme jeune. Mais l'espoir fut de courte durée et dans l'Europe classique il resta difficile de vieillir. En société, tout vieillard est alors " un Huron ". Molière ironise sur les duègnes et les barbons tandis que Corneille déplore cette " vieillesse ennemie ", dont Rembrandt et Frans Hals donnent une vision bien pessimiste.Au XVIIIe siècle, tout bascule. Greuze, Diderot et les préromantiques s'attendrissent sur les bons vieillards. Mieux soignés _ l'élixir de longue vie de Cagliostro n'y fut sans doute pas pour grand-chose _ ils sont aussi plus nombreux. Les catalogues de centenaires fleurissent. Finie l'époque des vieux repoussants. Les rôles sont maintenant inversés:les grands-mères racontent les sorcières aux enfants, les grands-pères deviennent des patriarches " sages et frais ".La Révolution, qui célèbre les vieillards dévoués à la patrie, élabore de beaux projets de pensions de retraite, mais ils n'aboutissent pas. Au même moment, le médecin du roi de Prusse s'intéresse à La Macrobiotique ou l'art de prolonger la vie de l'homme. Et en effet, l'espérance de vie commence à s'allonger, sans que Malthus en devine les conséquences.Car au XIXe siècle, la vieillesse part à la conquête de l'Europe. Les têtes grises triomphent à la tête des Etats: Louis-Philippe, Victoria, Metternich, François-Joseph, les présidents de la IIIe République... Charcot fonde une véritable médecine de la vieillesse. En France, comme en Angleterre ou en Allemagne, se met enfin en place une politique sociale en faveur des vieux. Certes l'éclatement de la famille entraîne pour beaucoup une nouvelle solitude, mais ils acquièrent un petit revenu en même temps qu'un statut social. Et le plus célèbre d'entre eux, Hugo, " le grand-père sans mesure ", donne à la vieillesse sa plus belle dimension symbolique.Jean-Pierre Bois, né en 1945, est ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de l'Enseignement Technique, agrégé d'Histoire et docteur ès Lettres. Il est actuellement professeur à l'Université de Nantes.
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Le 7 octobre 1571, la flotte de la Sainte Ligue (Espagne, Venise et papauté) remporta sur les Turcs la victoire de Lépante, mère des batailles entre l'Occident et l'Orient, entre la Chrétienté et l'Islam. De son chef, Don Juan d'Autriche, Voltaire écrira plus tard que, « comme vengeur du Christ, il était le héros de toutes les nations ». Le fils naturel de Charles Quint, alors âgé de 24 ans seulement, avait déjà à son actif la répression de la révolte des morisques en Espagne, et fut nommé cinq ans plus tard, par son demi-frère Philippe II, gouverneur des Pays-Bas soulevés contre la souveraineté espagnole. Charmant, généreux, de tous les talents, mais portant comme une croix sa bâtardise impériale, il a, durant sa courte existence, irradié le sombre éclat du Siècle d'Or d'un éclair étincelant. Aussi sa figure attachante et superbe n'a-t-elle pas cessé de fasciner.
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ANCIENS SOLDATS DANS LA SOCIETE FRANCAISE AU XVIIIE SIECLE (LES)
Bois/Jean-Pierre
- Economica
- 21 Juin 1999
- 9782717818284
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CAMPAGNE DE LOUIS-PHILIPPE AU MAROC 1844 (LA)
Bois/Jean-Pierre
- Economica
- 8 Octobre 2013
- 9782717866285
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Rossbach 1757 : la Prusse devient une puissance militaire
Jean-pierre Bois
- Economica
- 9 Juin 2021
- 9782717872163
Rossbach, 5 novembre 1757 : ces mots évoquent la débandade de l'armée commandée par le prince de Soubise, qui ne doit sa place qu'à l'amitié du roi et de la trop puissante marquise de Pompadour... C'est un peu facile, Soubise mérite mieux. On a tendance à oublier que la vie du prince, élevé à la dignité de maréchal l'année suivante, ne se réduit pas à cette défaite que la fuite rend honteuse. Il faut la replacer dans son triple contexte : celui de la guerre de Sept Ans, guerre franco-anglaise, achevée par la victoire de l'ennemi héréditaire ; en Allemagne, celui de la campagne d'une armée franco-impériale au service des ambitions de Marie-Thérèse ; et en France, celui d'un royaume miné dans toutes ses structures par le puissant mouvement des idées véhiculées par les Lumières.
Mais plus encore, si la défaite française de Rossbach doit tenir une place dans l'histoire, c'est surtout parce qu'elle est, pour le roi de Prusse Frédéric II, sa première victoire allemande plus que simplement prussienne : elle fonde en ce 5 novembre 1757 l'immense mouvement national qui conduit à l'Unité de l'Allemagne au XIXe siècle, inscrite dans une sorte de généalogie militaire : Rossbach en 1757, Iéna en 1806, Sedan en 1870. Le royaume de Prusse, par la guerre, est alors devenu Empire allemand. Rossbach, et plus largement la mémoire de la guerre de Sept Ans, restent dans la première moitié du XXe siècle les repères de la puissance militaire d'un nouvel ennemi héréditaire, contre lequel deux autres guerres s'engagent encore avec une brutale défaite française, en août 1914 comme en juin 1940.
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L'Europe à l'époque moderne : Origines, utopies et réalités de l'idée d'Europe, XVIe-XVIIIe siècle
Jean-pierre Bois
- Armand Colin
- 1 Novembre 2003
- 9782200266172
nouvelle présentation
L'Europe moderne renonçant à la vieille idée de monarchie universelle, pontificale ou impériale, naît au temps des fractures religieuses, politiques et militaires qui accompagnent l'apparition des monarchies nationales. La réflexion sur l'idée d'Europe est alors renvoyée à l'abstraction. Mais si, du modèle utopique de Thomas More au projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre, les chimères ne manquent pas Sully ou Henri IV, Éméric Crucé, Comenius, Leibniz ou William Penn , elles posent déjà la vraie question du fédéralisme et des institutions supranationales.
En même temps, se développent une pensée juridique issue de Grotius et l'aspiration cosmopolite à une fraternité universelle. Non sans pragmatisme, une diplomatie de plus en plus structurée et active impose, au gré des congrès qui, à partir de 1648, rythment les grandes guerres européennes, une forme d'accord entre puissances, première ébauche d'une Europe qui récuse l'unité par la conquête tentée par la France révolutionnaire, puis impériale, au profit d'une entente négociée dont les institutions restent encore à mettre en oeuvre en 1815.
Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'École normale supérieure de l'Enseignement technique, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est professeur à l'université de Nantes. Spécialiste de la guerre, de la société militaire et des relations internationales, il a publié notamment Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990), Maurice de Saxe (Fayard, 1992), Les Guerres en Europe, 1494-1792 (Belin, 1994), Bugeaud (Fayard, 1997), Fontenoy 1745, Louis XV arbitre de l'Europe (Economica, 1999).
Origines : l'idée d'Europe avant l'époque moderne, de l'Antiquité méditerranéenne à l'Occident médiéval. Les héritages anciens de la nature et de l'histoire. Unité et morcellement de l'Occident médiéval. L'Europe à la fin du XVe siècle. Ruptures : l'Europe des rois à l'époque moderne, entre concurrences hégémoniques et pratiques d'équilibre. L'échec de la monarchie universelle : les déchirures de l'Europe au XVIe siècle. Les tentatives hégémoniques : malheurs et grandeur de l'Europe au XVIIe siècle. Les équilibres européens au XVIIIe siècle. Utopies : les utopies européennes, entre philosophie et politique. L'utopie : origines, modèles et développements. La voie politique : les grands projets d'union européenne des XVIIe et XVIIIe siècles. La voie juridique : du droit de la guerre au droit naturel. Réalités : approches positives de l'existence de l'Europe à l'époque moderne. Une Europe pratiquée : le temps des diplomates. Une Europe vécue : permanences et mutations de la civilisation européenne. L'Europe révolutionnaire et impériale : l'échec des armes.