Sébastien de Courtois

  • Au regard de l'actualité, la Turquie semble entrer dans une longue nuit. Pourtant Istanbul résiste et survit, phare dans le pays qui sombre. Sébastien de Courtois y réside depuis sept ans et raconte la vie quoti­dienne des Stambouliotes qu'il côtoie. Ainsi, l'auteur déambule dans les dédales de ruelles des vieux quartiers de Beyoglu face aux côtes d'Asie, fait escale dans les nombreuses meyhane (maisons de vin) bruyantes et enfumées, parcourt la rue des luthiers qui descend depuis le couvent des derviches tourneurs jusqu'à la Corne d'or, ou aime à grimper vers un café sur les hauteurs d'où l'on peut s'extraire de la frénésie de la ville. Partout, le même constat : Istanbul est un endroit où l'on sait boire, où les restaurants ne désemplissent pas, où la musique jaillit partout, et où la vie continue de manière acharnée quoiqu'il arrive.
    Ces chroniques de la vie quotidienne, sensibles, emplies de chaleur et d'humanité, à la rencontre des habitants de l'ancienne Constantinople, sont loin du prisme forcément parcellaire et du marasme décrits par les médias français.

  • Les deux livres de Sébastien de Courtois, Un thé à Istanbul et Lettres du Bosphore, disponibles en poche dans un coffret, cadeau idéal pour ceux qui souhaitent découvrir la Turquie au-delà des clichés.

    Un thé à Istanbul.
    À la rencontre de l'âme d'Istanbul, une ville fascinante à la croisée des mondes. L'auteur, fin connaisseur et lui-même stambouliote, nous convie à une promenade littéraire, artistique, historique et contemporaine au gré d'une déambulation dans ce joyau du Bosphore.

    Lettres du Bosphore.
    Sébastien de Courtois réside depuis longtemps en Turquie et raconte la vie quoti­dienne des Stambouliotes qu'il côtoie. Ces chroniques de la vie quotidienne, sensibles, emplies de chaleur et d'humanité, à la rencontre des habitants de l'ancienne Constantinople, sont loin du prisme forcément parcellaire et du marasme décrits par les médias français.

  • "La vie de Charles de Foucauld n'a pas été une vie conventionnelle mais une vie de ruptures, et pour cela intéressante". Ce livre se dévore comme une enquête journalistique et un récit de voyage. Ce n'est pas une énième biographie de plus mais bien le témoignage contemporain de l'empreinte de Charles de Foucauld, ce grand personnage mystique, sur notre présent déchiré et sombre.

  • éloge du voyage

    Sébastien de Courtois

    • Nil
    • 28 Mars 2013

    Sébastien de Courtois est né grand voyageur. À l'instar de son ami et compagnon de route Sylvain Tesson, le voyage est pour lui une longue plongée en soi d'où l'on n'est pas sûr de revenir... Certains, les " ensablés ", y sont restés.
    Sébastien de Courtois est parti en Afrique sans aucune volonté de défi ou d'exploit. Il est même de ceux qui les fuient. Sa démarche ? Laisser surgir le choc du dépaysement. S'ouvrir au monde et à ses habitants, écouter, observer, rencontrer, retrouver le temps long, la fatigue physique provoquée par la marche, les nuits difficiles.
    C'est ainsi ouvert au monde, à Djibouti, ce bout de désert au bord de la mer Rouge, que l'auteur a croisé le chemin d'Arthur Rimbaud l'Africain. Après une longue errance, le poète a passé ses dix dernières années en Afrique de l'Est. Il y a cherché la vie hors des livres, hors de sa propre littérature, pour continuer à " danser ", selon ses mots. Il y a développé dans la solitude une activité commerciale entre le Yémen, Djibouti et le royaume d'Éthiopie, en vendant du café, de l'ivoire, de l'or, des produits manufacturés, et des armes.
    Sébastien de Courtois a suivi ses traces, jusqu'à Alexandrie, retrouvé les marques de son passage, ressenti ses tourments. Il superpose avec beaucoup de talent l'Afrique d'alors et la nouvelle, celle qu'il vit et celle des livres, persuadé que les remèdes du moment sont autant à chercher dans l'expérience vécue que dans la littérature. Et il confirme ainsi cette certitude que chacun possède une histoire universelle.

  • Comment pouvons-nous accepter le drame des chrétiens d'Orient ? Comment pouvons-nous accepter l'éradication d'une culture millénaire et la fuite des femmes et des enfants dans la chaleur et la poussière, la crainte et la menace d'exactions physiques ? La panique et l'effroi se lisent dans leur regard. Tant de violence, tant de souffrance aussi, mais aussi de joie, de gaîté, celle de ces enfants qui portent en eux la flamme de l'espoir. Sébastien de Courtois est allé à leur rencontre, en Irak l'été dernier, au coeur de la fournaise où il a assisté à l'impensable : des milliers de familles obligées de quitter leurs villages et leurs champs. Ce sont des Araméens, l'un de ces peuples oubliés par l'histoire, oubliés du monde.
    L'émotion seule n'est plus suffisante. Nous sommes abreuvés d'images. Et pourtant, le devoir n'est-il pas de se pencher sur ces destins brisés ? Nous avons été proches de leur histoire. La France porte une responsabilité.

  • Au printemps 2003, en Turquie orientale, Sébastien de Courtois entend pour la première fois parler des nestoriens. Cette communauté aurait joué un important rôle d'évangélisation à l'aube du christianisme. De retour à Paris, de savantes lectures confirment au jeune auteur que ces chrétiens d'Orient auraient même franchi les mers, les montagnes et les déserts, pour se lancer à la conquête spirituelle de la Chine, huit siècles avant les premiers jésuites !
    Sébastien de Courtois décide de suivre leur trace en reprenant le chemin qu'ils ont jadis emprunté sur la route de la Soie.
    Reste-t-il aujourd'hui des membres de cette communauté ? Comment ces hommes, aux premiers siècles de notre ère, ont-ils pu pénétrer l'empire du Milieu ? Pour ressentir au plus près ce qu'ont dû éprouver ces ambitieux pèlerins, l'auteur décide d'avaler les quinze mille kilomètres de pays turc, iranien, turkmène, ouzbek, kirghize et chinois uniquement par voie terrestre. Le périple devient quête initiatique.
    Tour à tour récit de voyage et d'investigation où de belles rencontres se tissent dans des décors grandioses, roman d'aventures entre rendez-vous clandestins, tempêtes de sable et trésors enfouis, et document où l'histoire ancienne se mêle à l'actualité des pays traversés, ce texte est multiple. Il demeure avant tout le témoignage ardent d'une formidable épopée.

  • Grâce à l'association de trois auteurs amoureux de l'Anatolie antique, cet ouvrage présente un choix de sites, certains connus, d'autres méconnus ou plus éloignés des sentiers touristiques, pour permettre à chacun de réaliser une plongée d'un genre nouveau dans un passé enfoui : l'histoire, l'art, le sentiment religieux et la poésie trouvent ici un paysage où se déployer... Chaque site visité apparaît comme le témoin d'une période, d'une civilisation, d'une pensée, d'une organisation politique : ce monde aux mille facettes se révèle ainsi, par étapes, dans la lumière du soleil captée par le talent de Ferrante Ferranti.

  • Sur les fleuves de Babylone, nous pleurions retrace, sous forme de voyage, le drame vécu par les chrétiens d'Orient. Dans une indifférence presque générale, ces milliers de familles sont contraintes de quitter leurs villages, sous la violence de régimes dictatoriaux. En passant par la Syrie, la Turquie, le Liban ou encore l'Irak, Sébastien de Courtois est allé à la rencontre de ces peuples oubliés et opprimés. Il nous livre un témoignage bouleversant et pose la question de leur avenir incertain.
    Un livre captivant qui prend la forme d'un véritable signal d'alarme.

  • La Turquie actuelle ne serait-elle pas le berceau du jardin d'Éden d'où les grands fleuves de la Genèse se précipitent : le Tigre " qui coule à l'Est de la ville d'Assour " et l'Euphrate qui irrigue terres et jardins, là où la trace des temps anciens se laisse percevoir dans l'archéologie, la géographie, l'âme humaine ? À côté de lieux majeurs à symbolique universelle : le mont Ararat, la ville d'Harran, les cités d'Antioche et d'Éphèse, d'autres paysages, d'autres sites antiques s'offrent à nous.
    Avant le passage des peuples turcs, ce fragment d'Asie accueillit les cités grecques, les Byzantins, les Arméniens, les Kurdes, les Georgiens, les tribus araméennes. De ces anciens royaumes, il nous reste des pierres, encore assemblées comme des cathédrales de sable. Ici, prophètes, apôtres, moines, anachorètes et derviches ont chanté, creusé et dansé près d'oasis enchantées. Cet ouvrage nous rapproche de ce monde ancien et fascinant d'où les premiers textes de l'histoire de l'humanité proposent un récit commun.
    Pérégrination au rythme de la marche et des photographies, c'est une fenêtre ouverte sur le temps. Nous y retrouvons les paysages et les collines où les apôtres ont prêché, lieux d'une émotion biblique, d'un dénuement premier, d'une autre Terre sainte. Cette épopée est la nôtre, celle de nos racines culturelles et spirituelles.

  • Au rythme actuel des massacres et de l'émigration, il n'y aura plus de chrétiens dans leur berceau originel.
    Ce n'est pas seulement un cri de détresse, c'est le constat amer d'une réalité qui rappelle les massacres de 1915 en Turquie, ceux de 1933 en Irak.

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