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Flammarion
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«Quand je regarde derrière moi, on dirait que je me raconte une histoire. Qui était cette enfant qui dormait avec les chats errants, qui réinventait sans cesse les vêtements et les objets, la laideur m'a toujours mise de mauvaise humeur, cette fillette qui ne jouait avec les autres enfants que lorsqu'elle pouvait les mettre en rang et leur faire la classe?».
Elsa Morante, née à Rome le 18 août 1912, est écrivain, poète et traductrice. Elle épouse Alberto Moravia en 1941, mariage qui durera jusqu'à sa mort le 25 novembre 1985. En 1957, avec L'Île d'Arturo, elle est la première femme récompensée par le prix Strega. La Storia, publié en 1974, figure dans la liste des 100 meilleurs livres de tous les temps.
Ce roman, intime et sensuel, redonne sa voix à Elsa Morante. Ce roman est l'histoire de sa vie. -
«Stella adorait quand Gaspard faisait fondre dans un gaspacho des glaçons aux feuilles de basilic. Et, quand elle avait de l'appétit, il lui composait des nourritures plus consistantes, jouant sur des associations de saveurs simples : des rondelles de pomme de terre tièdes sur lesquelles il avait amoureusement déposé des pétales de truffe, une noix de Saint-Jacques en carpaccio avec une larme d'oursin sur une feuille de roquette, arrosée de trois gouttes d'huile d'olive.» Fable moderne sous le soleil de Provence, ode à l'amour et à la gastronomie, Étoiles est suivi d'un carnet de recettes illustrées et conçues par Manuel Laguens.
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Trois histoires dont le point commun est une odeur de figuier sauvage, une senteur d'été, d'enfance, de nostalgie, un parfum de délicieuse mélancolie, comme une chanson qui ramènerait à une époque oubliée.
La première parle d'un couple et de son impossibilité à communiquer. Revenus pour les vacances dans la maison de famille au bord de la mer, en Italie du sud, ils se retrouvent fermés dans leurs blessures, incapables de sortir d'euxmêmes. Le silence fige douleurs et tendresses, suffoque l'amour. Les nondits, sous forme de flots de fourmis, envahissent l'espace vital, étouffant tous les possibles.
La deuxième est un cri de détresse à la première personne. Là encore, c'est la défaite de la compassion, de l'amitié, et un couple qui court à l'échec par manque d'écoute, par crainte d'espérer. Le chemin qui conduit de la peur à l'amour ne s'accomplit pas.
La troisième, les réflexions d'un gros bonhomme à la retraite enfermé dans un ascenseur, est une sorte de résumé, au sens figuré, des deux premières nouvelles. S'il y a une issue possible, celle-ci est ailleurs que dans la solitude. Et l'odeur du figuier, suspendu sur la vie des personnages, est là pour leur rappeler que la joie est admissible et recevable, qu'elle est tout près, qu'il faut la respirer et y croire, la laisser planer, s'en envelopper. -
Femmes de rêve, bananes et framboises
Simonetta Greggio
- Flammarion
- Fiction Francaise
- 1 Avril 2015
- 9782081224049
«Je vais vous dire ce que je voudrais pour mon enterrement : des garçons nus et gémissants sur mon cercueil, des roses blanches par milliers tombées d'un avion sur Saint-Germain-des-Prés, une messe oecuménique dans l'église de mon village provençal, mes amies Jeanine et Colette, soixante-quinze ans, en minijupe à fleurs, chapeau à larges bords et lunettes noires, une fête au champagne qui se terminerait dans la piscine par une nuit de pleine lune, un lâcher de lucioles qui repeuplerait le Luberon pour les siècles des siècles, amen. Donne di sogno, banane e lamponi, femmes de rêve, bananes et framboises. Comme dans la chanson de Paolo Conte.» De Nous sommes tous des enfants de Cassius Clay à Il pleuvait quand je suis partie, en passant par Quelque chose comme du bleu, Simonetta Greggio souligne une fois de plus qu'elle sait conjuguer l'amour à tous les temps.