Vincent Cespedes

  • Le monde est flou

    Vincent Cespedes

    • Plon
    • 11 Février 2021

    Initiée au début du XXIe siècle, la « cybermodernité » est devenue la norme mondiale. Robots et intelligences artificielles assistent les humains dans toutes leurs tâches. La réalité s'est épaissie d'une dimension virtuelle, pour devenir « transréalité ». L'informatique règne sur toutes les disciplines. Créée par les équipes d'Alice Moreau, la première intelligence extrahumaine voit le jour dans ce contexte, sous les feux des projecteurs. Ce livre est un dialogue philosophique entre une Intelligence Artificielle et sa conceptrice : le flou du réel est notre condition, et nous invite à nous raconter des histoires communes pour avancer ensemble. En revanche, le flou entretenu, le flou produit (le Deep Curse) est d'essence politique. - À moins que cet Envoûtement ne soit que le délire d'Alice Moreau, génie de l'informatique au coeur froid, missionne sa créature de nous sauver d'un mal imaginaire...
    Cet ouvrage profondément original, et dans sa forme, et sur le fond, met en scène une Intelligence Artificielle au service d'une pensée philosophique et non d'une fiction, comme on le rencontre plus fréquemment, ce qui le place dans les précurseurs du genre.

  • Tout semble avoir été dit sur la Femme, mais où sont donc passés les hommes ? De l'avis des femmes, ils sont difficiles à trouver, Pour leur répondre, Vincent Cespedes ausculte la condition masculine, sans langue de bois ni tabou : pourquoi les hommes ont-ils peur de s'engager ? Comment concilier tendresse et virilité ? Être bon amant, bon père, prince charmant et ménagère ? De Freud à George Clooney, cet ouvrage explore avec franchise et humour le nouveau continent inconnu du XXIe siècle : l'Homme. « Cespedes élabore une virilité douce et charnelle, non dominatrice. Une masculinité ouverte au mélange. » Cécile Daumas - Libération « Incroyablement poétique et cocasse. » Judith Bernard - Arrêt sur images

  • Pour déjouer le « complexe de Chronos » qui fait s'opposer les générations au pouvoir, accrochées à leurs privilèges, à une jeunesse souvent infantilisée et déconsidérée, il faut « oser la jeunesse ».Autrement dit, tout faire pour que la nouvelle génération régénère les anciennes. À condition bien sûr de retrouver nos merveilleuses vertus juvéniles : notre inexpérience, qui engage à la transmission ; notre goût pour la provocation, qui frappe notre bonne conscience et nos « vérités » ; notre passion du questionnement, qui nous relance vers l'avant.Vibrant plaidoyer pour un nouveau pacte entre générations, ce livre anti-crise est un hymne au désir d'entreprendre et à la soif de vivre.

  • Malgré nos déclarations et nos déplorations, nous avons peur du bonheur. Il nous fait peur parce qu'il est subversif par essence, et doublement : il bouleverse continûment notre rapport aux autres et il nous transforme sans cesse. Rien à voir avec l'hébétude éthérée que l'on nous vend, étiquetée « bonheur ». Le bonheur est une bonne « digestion » du monde et des autres, qui entrent en nous et se mélangent facilement avec notre mythologie intime, nos émotions, nos profondeurs. Tout lui est « aliment », la peine comme la joie. Le signe du bonheur ne serait donc pas le sourire (qui peut être factice), mais la bienfaisance, la bonté qui jaillit naturellement d'un être heureux.

  • «Tout a donc été soigneusement (dés)organisé pour que le caïdat s'impose et que les lascars ne puissent échapper à leur rôle de méchants. Aussi prendront-ils la vedette aux millions de benêts que l'Etat destine, en douce, au conditionnement des multinationales - abattement, abêtissement, abattage. Mais les «violences urbaines» détourneront mieux l'attention si elles se diversifient. Déclinaison d'une gamme de produits pour show choc : tournantes, voitures volées, vandalisme, sadisme antiflic, islamisme, came, casses, caillassage, cambriolages, cannabis, racket, pitbulls, guerre des gangs. Montés en épingles, ces coups médiatiques inspireront même des jeunes que rien ne prédisposait à de telles exactions. La médiatisation de violences impunies, loin de les congédier, les entérine et leur donne droit de cité.» Le premier livre qui révèle les connexions entre violences urbaines, sexisme, défaillance de l'école, culture de masse et globalisation.

  • Le mot « ambition » est philosophiquement excitant. Il glace d'effroi façon danger, et brûle vif façon désir. Il terrifie et il fascine. Il évoque pêlemêle les conquérants sanguinaires de la guerre et les grands visionnaires de la paix ; les courtisans du Prince, s'arrachant des miettes de pouvoir, et les courtisans au coeur pur, en quête du Baiser. Il fusionne la morale et la géopolitique, la mégalomanie des hauteurs et la stratégie des profondeurs, la folie et l'intelligence extrêmes, la liberté et le destin. Il donne le vertige - Icare plongeant aveuglément dans le Soleil. Il donne la nausée - came infâme des âmes monstrueuses.
    Mais il donne aussi un courage et une persévérance inouïs, de la suite dans les idées et les actes, un irrépressible espoir qui force l'admiration : jusqu'au-boutisme pétri de ruse et de patience, en tout point opposé à l'àquoibonisme de ceux qui s'inventent des alibis en forme de « compromis ».
    Il explose toutes les limites, bonnes ou mauvaises. Il impose son propre tempo - urgence mâtinée d'éternité. Il sème un chaos étrangement fertile, toujours a contrario du logique, du logistique et du planifié. Il pousse le savant à imaginer, le médiocre à oser, le bourgeois à vivre au jour le jour.
    Il pousse au crime, et à l'amour.
    Cet ouvrage paraît dans la collection « Un chemin à soi ».
    La vie est quelque chose de bien trop sérieux pour avoir un sens, disait un sage.
    Elle en a en effet plusieurs, qui se disent de diverses façons, en autant de moments et d'humeurs. La collection "Un chemin à soi" recueille les témoignages de penseurs affranchis des frontières disciplinaires et soucieux de renouer avec les questions concrètes de l'existence vécue.

  • Nous voici malades de notre façon d'aimer. Un amour possessif, exclusif et lâche qui referme la famille sur elle-même, multiplie les névroses, mène parfois au suicide et à l'esseulement. Les rares spasmes de libération sont étouffés par les contrôles religieux et marchands, si bien que nous avons perdu ce qui faisait le sel de la relation amoureuse: l'élan généreux vers l'autre, le désir désintéressé, le don de soi. Comment sortir du coma et de la crispationoe Comment conjuguer enfin l'amour et la liberté?
    Je t'aime est un poème. Je t'aime est une cure. En cinq cents fragments, Vincent Cespedes nous précipite dans l'Amour mortifiant d'Occident pour mieux nous en extraire. Contre le retour à l'ordre moral mais aussi contre la sexolâtrie consumériste, sa prose ne laisse rien indemne. Révolution de l'intime, Je t'aime nous invite à transformer la société en redécouvrant le sens de l'abandon, du féminisme, de la virilité, de l'autonomie, de la solidarité et de l'aventure.

  • louis et noémie se rencontrent dans le tgv.
    noémie étant sourde, ils dialoguent par écrit. désabusé et adepte du " tout fout le camp ", louis enseigne dans un collège de banlieue et distribue des 00/20 à chaque dictée. noémie, elle, est intime avec un correcteur professionnel et se passionne pour la liberté graphique avec laquelle la jeune génération pratique l'écrit (sms, blogs, internet...). inévitablement, l'orthographe devient le thème central de leur conversation ferroviaire, et à chacun de leurs trajets le débat fait rage.
    vincent cespedes nous invite à un dialogue orthographiquement incorrect et passionnant. il aborde ainsi les questions brûlantes de l'éducation, de l'illettrisme, des nouvelles technologies, des enjeux politiques et sociaux que recèle la " révolution " orthographique actuelle. progrès ou décadence ? avancée à encourager par des réformes, fatalité inévitable ou mal à combattre sévèrement ? en douze chapitres-trajets, mot pour mot brasse avec humour et sagacité une matière riche qui nous concerne tous, et révèle que nos rapports à l'écrit, loin d'être neutres, sont complexes, épidermiques et fondateurs.

  • Dis-moi comment tu aimes... l'ouvrage est organisé autour de 10 questions (amour réciproque : mission impossible ? comment séduire ? la jalousie, un mal nécessaire ? quand rompre ? etc.) sur lesquelles l'auteur invite le lecteur à prendre sa plume dans des rubriques récurrentes : je m'interroge, je cogite, j'avance, je dialogue, je me découvre... sur le chemin, légèrement parsemé de références et illustré de dessins non dénués d'humour, l'auteur fait du lecteur son complice d'une petite philosophie de l'amour aussi allègre que personnelle. dans ce vagabondage philosophique et ludique, le lecteur est conduit à découvrir son portrait amoureux à travers d'originaux « love tests », qui lui permettent de cerner sa sensibilité aux baisers, son potentiel libertin en passant par les meilleures techniques pour séduire ou pour rompre...

  • 3 minutes pour comprendre 50 oeuvres et theories des plus grands philosophes francais Nouv.

  • Mai 68

    Vincent Cespedes

    Et si le printemps 1968 était l'une des saisons les plus philosophantes que la france ait jamais connues ? " mai-68 a quarante ans.
    Parmi les dizaines d'ouvrages commémorant l'évènement, pourquoi un pavé de plus, et pourquoi un livre de philosophieoe parce que ce mois de mai, grève générale de l'obéissance, inaugure une nouvelle vision du monde et une nouvelle façon de philosopher: remise en question des autorités et transformations de la vie quotidienne. 68, ou la révolution comme mode de pensée. " la force de mai, force dont nous pouvons hériter, c'est d'offrir un moyen radical pour discuter l'in-discutable : en critiquer immédiatement la légitimité, par la parole vivante - ce que j'appelle "clasher" ".

  • Le jeu du Phénix

    Vincent Cespedes

    Jeu divinatoire pour apprendre à se connaître soi-même, le Jeu du Phénix se présente sous la forme d'un plateau de jeu, le « Monde », accompagné de 26 cartes, les « Cendres » qui forment 50 « Flammes », 50 significations au total et un livret explicatif.
    Proche du tarot divinatoire, à la fois jeu de société, outil d'introspection et base d'échange, ce jeu nous donne de précieuses clefs de lecture sur notre vie. Ces révélations forment une base de questionnement philosophique très enrichissante sur soi-même, ses choix, ses relations et la profondeur des êtres qui nous entourent.

  • La France entière s'est laissée glisser dans la torpeur hypnotique de la première émission de télé-réalité, Loft Story La jeunesse s'est massivement abîmée dans sa vacuité.
    À l'heure où les professeurs réalisent avec effroi qu'ils sont privés du droit d'enseigner, à l'heure où les humanités et la philosophie sont sur la sellette et doivent lutter âprement pour survivre, une chaîne privée a-t-elle le droit d'accélérer le dépérissement de l'intégrité, de l'honnêteté et de la culture chez des millions d'adolescentsoe Dépassant la polémique consensuelle qui entoure l'émission, "I Loft You" est un manifeste : analyse pertinente et virulente qui retourne l'idéologie du show contre elle-même et appelle à un retour à la vie réelle. C'est à cette jeunesse, cible démunie de moyens intellectuels pour se mobiliser contre une telle dégrada-tion de l'homme par l'homme, que ce livre s'adresse d'abord. Il espère la faire sortir de son état d'hypnose et d'anémie en prenant Loft Story comme l'inassimilable denrée qu'elle se doit de vomir au lieu d'en être absorbée.
    À vingt-sept ans, Vincent Cespedes est professeur de philosophie dans un lycée en zone sensible. "I Loft You" est son premier essai.

  • Sinistrose

    Vincent Cespedes

    Le 21 avril 2002, un " monstre " est sorti des urnes.
    Sifflée, La Marseillaise tourne depuis en boucle pour conjurer ce démon. Mais la Bête a montré toutes ses dents ; il faut, pour mieux l'abattre, la nommer. Sinistrose... C'est la face hideuse de la politique, le désabusement incarné, le cauchemar d'une gauche en miettes. Qu'a-t-elle fait des vertus de la République ? A-t-elle, comme partout en Europe, failli à tous ses devoirs, de reniements en trahisons ? Dans une prose lucide et brûlante, Vincent Cespedes ne se contente pas de l'accabler.
    Il expose au contraire les conditions de la renaissance de l'action et de l'invention politiques. Il s'agit d'en finir avec les peurs collectives et l'irresponsabilité. Partis, médias et citoyens doivent reconquérir des principes qu'ils n'ont cessé de défigurer.

  • Maraboutes

    Vincent Cespedes

    • Fayard
    • 18 Août 2004

    En kidnappant un marabout sénégalais pour d'obscures raisons d'argent, Amara, star montante du rap, Manu, gosse de riche à l'affût d'expériences fortes, et Alex, qui étudie à Sciences-Po et croise leur chemin, n'imaginaient pas ouvrir une brèche africaine en Occident. Ni trouver, dans le mystérieux combat du marabout de Barbès, un véritable salut.


    C'est l'Afrique toute entière qu'ils tiennent en otage, vibrante de révoltes et de rêves, de secrets. El Hadji Messali Nourou Tall, plus qu'un magicien, est un guérillero des temps mondialisés. Il soigne, ouvre les portes les plus intimes et bouleverse les errances, réveille les désirs captifs. L'initiation est politique et humaine ; les résistances, violentes et passionnées. Grâce à lui, nos compagnons libèrent, tapie dans les profondeurs, leur part indéracinable de « délire ». Car tout est histoire de ferveur. Vient-elle à s'étioler, et le néant dévore villes, êtres et mots ; vient-elle à s'épanouir, et la poésie l'emporte, hors limites.


    Structures et intrigues ramifiées, suspens et rebondissements : Maraboutés plonge fébrilement le lecteur dans une histoire sans âge, falsifiée, inhumaine. Celle des Noirs qui, par le miroir qu'elle nous tend, nous dévore aussi. Les trois imprudents découvrent le fond de barbarie bestiale qui motive tout esprit de conquête. Et combien, plus la misère sert les puissants, plus leur civilisation s'enfonce dans la jungle, où tout s'altère et renaît.

  • " Et si nous nous mélangions ? " - On n'y avait pas pensé ! La solution aux insatisfactions, aux dépressions, aux ségrégations et aux souffrances résiderait peut-être dans cette drôle d'invitation au mélange, c'est-à-dire au prolongement de soi dans l'Autre, qui nous transporte, et au prolongement de l'Autre en soi, qui nous transforme.
    Plus qu'un essai philosophique, Mélangeons-nous est un livre optimiste de résistance et de sagesse modernes, à même de nous réconcilier avec l'épanouissement que l'Autre promet, pour peu que nous désirions l'épanouir.

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