Ausonius

  • La passion des Romains de l'Antiquité pour les jeux du cirque, en particulier pour les courses de chars, semble n'être, à première vue, qu'un poncif propre à la littérature ancienne. Néanmoins, ce phénomène est confirmé par de nombreux objets et vestiges archéologiques. Après une présentation des sources dont nous disposons sur les spectateurs des cirques romains, cette étude essaye de comprendre leurs réactions dans les gradins en s'appuyant notamment sur des recherches récentes en psychologie des émotions et en sociologie du sport. Enfin, la dernière partie de ce livre est consacrée à l'empereur et elle met en évidence les nombreux intérêts, mais aussi les dangers, que représentaient ces divertissements de masse pour le pouvoir impérial..

  • Ce volume présente les résultats d'investigations menées par une équipe de chercheurs européens et propose une approche renouvelée des dieux de Rome et du monde romain, en mettant l'accent sur les réseaux dans lesquels ils s'insèrent. Dans le sillage des études sur le polythéisme grec et des analyses de G. Dumézil, les dieux sont considérés selon une perspective anthropologique qui vise à éclairer leurs terrains et modes d'action, ainsi que les facettes de leur identité et fonctions. Les dieux formant une «société divine», il s'agit de montrer qu'une telle approche gagne à recourir à l'outil heuristique du «réseau», en faisant porter l'analyse des dieux de Rome et du monde romain sur les systèmes de relations qui les unissent et les font interagir. Nombreux sont en effet les documents qui connectent plusieurs divinités, tissant entre elles des liens dynamiques et multidirectionnels et hiérarchisant ou non les noeuds de la section de toile panthéonique qu'elles forment.
    Aussi, même si les réseaux qui font interagir les dieux sont difficilement quantifiables ou modélisables, la métaphore du réseau se révèle opératoire. Ce terme reflète, mieux que celui de panthéon, le caractère partiel et polycentrique de toute combinaison de divinités.
    Il peut ainsi rendre compte à la fois de la relative stabilité des structures relationnelles entre les dieux et du dynamisme interactionnel qui les fait évoluer selon les contextes.
    L'analyse des réseaux divins à Rome et dans le monde romain est déclinée à partir de différents cas d'études. Une attention particulière a été portée au caractère dynamique et contextualisé de ces interactions divines qui peuvent varier dans le temps et dans l'espace.
    Le caractère exploratoire des investigations et de la démarche qui les sous-tend est mis en exergue dans les trois premières contributions, qui proposent des pistes de réflexion pour penser les dieux romains et leurs réseaux. Les quatre contributions suivantes s'attachent à l'étude de réseaux divins en un contexte donné et visent à éclairer les systèmes de relations polycentriques qui se nouent entre différents dieux et ce, à différentes échelles, qu'il s'agisse d'une province ou d'une cité. Les quatre derniers articles sont davantage centrés sur l'étude d'une divinité, dont sont explorés l'identité plurielle, les modes et champs d'action, la question des réseaux divins permettant d'enrichir significativement la réflexion sur les dieux envisagés.

  • Dans nos sociétés contemporaines, occidentales tout particulièrement, la tyrannie de la minceur est le reflet de codes esthétiques, associés à ce que nous appelons un corps sain. Cet idéal à atteindre peut conduire à des comportements extrêmes et entraîner de graves troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie). Quelles représentations et conceptions avaiton dans l'Antiquité, dans des sociétés préindustrielles, souvent menacées par la famine, de la maigreur et de la minceur ? Étaient-elles valorisées, cachées ou redoutées ? En Égypte, en Mésopotamie, au Proche-Orient ou dans les mondes grecs et romains, que signifiait un corps amaigri, élancé ou fluet ?
    Quand et pour qui était-ce la norme ou, selon les contextes, le reflet d'une attitude marginale (ascèse, jeûne) voire d'un statut particulier (étrangers, prisonniers, esclaves) ? Rassemblant plus d'une vingtaine de contributions, en langues française et anglaise, cet ouvrage se penche pour la première fois sur la façon dont les Anciens concevaient la minceur et la maigreur, et donne au lecteur une vision renouvelée des rapports à la nourriture, des conceptions esthétiques et des statuts sociaux dans l'Antiquité, sur la longue durée et dans des sociétés très différentes.

  • L'auteur reprend dix-neuf articles qu'il avait consacrés à l'histoire de la cité d'Argos. Ils ont trait à la genèse de la ville et de son territoire, à la constitution de l'État-cité, à la consolidation de ses frontières, à sa place dans le monde méditerranéen après la conquête romaine. Sous le titre Points d'histoire, sont repris quatre articles consacrés à des textes connus de longue date, mais que de nouvelles découvertes archéologiques ou épigraphiques invitent à relire autrement. On a signalé, chaque fois que c'est possible, les progrès accomplis par la recherche depuis la première publication de ces travaux. Le dernier chapitre, Repentirs et mises au point, complète ces indications.

  • Les économies de l'Antiquité changent, et elles changent profondément. Il n'y a pas une seule économie antique, plus ou moins identique à elle-même d'Homère à Constantin. Les contributions rassemblées dans ce livre instaurent un dialogue entre historiens des textes, archéologues, technologues et environnementalistes pour comprendre les ressorts de ces transformations.
    De l'Inde à l'Atlantique, en accordant la première place à l'évaluation des sources existantes et à la production de données nouvelles, elles suivent certains produits et certaines techniques de leur mise au point à leur diffusion, sans cacher les revers et les retours. C'est la diversité et les dynamiques des mondes antiques, dans leur originalité, qui se révèlent ici.

  • Vit-on vraiment dans une époque de décadence et si oui, depuis quand ?
    Quelle est la différence entre crise et décadence ? Quelles ont été les étapes, les symptômes et les causes de la « maladie » de la décadence ? Dieu ou ses agents ont-ils une place dans la formation de l'histoire humaine ? La crainte d'un ennemi extérieur peut-elle mettre les États à l'abri du déclin ? La nature de l'homme le rend-il apte à intervenir pour changer l'histoire ? Y a-t-il une issue à la décadence ou va-t-elle mener à la fin de la société humaine ? Ces questions philosophiques ne sont pas seulement celles de l'homme contemporain. Les auteurs antiques se les posaient déjà. Les historiens romains, Salluste et Tite-Live les ont prises comme point de départ pour créer, peut-être pour la première fois dans l'histoire humaine, leurs propres histoires du progrès et du déclin de la res publica romaine. Leurs réponses à ces questions constituent le sujet abordé par ce livre.

  • Qu'est ce qui faisait qu'un homme politique romain était cru ? Ni la vérité de ce qu'il avançait, ni la haute tenue de ses propos. Mais ce qu'on appelait l'auctoritas.
    Une qualité personnelle fondée sur une éthique, qui se gagnait ou se perdait. Curieusement ce concept n'a guère été étudié. Le colloque qui s'est tenu en septembre 2018 à l'Université Paris X à l'initiative de J.-M. David et Fr.
    Hurlet a permis de combler cette lacune.
    Contributions de R. Baudry, Y. Berthelet, Cl. Bur, J.-M. David, E. Deniaux, J.
    Dubouloz, E. Famerie, Ch. Guérin, K.-J. Hölkeskamp, Fr. Hurlet, M. Jehne, Th.
    Lanfranchi, Ph. Le Doze, D. Mantovani, Fr. Pina Polo, A. Schiavone, Fr. Van Haeperen, G. Zecchini.

  • Le thème de la liste fait l'objet depuis quelques années d'une attention croissante dans le champ universitaire, pour des périodes extrêmement diverses, au point qu'il apparaît comme une forme universelle de structuration du discours, ou au moins un motif transculturel. Les articles réunis dans ce volume proposent à la discussion l'hypothèse que la forme liste, très fréquente dans l'Antiquité et présente sur une diversité de supports, à la fois exprime et construit une façon antique de comprendre le monde. Dans un dialogue pluridisciplinaire (littérature, histoire, archéologie, géographie...), les contributions invitent à adopter un point de vue épistémique, et à penser la liste comme une forme-savoir dont la valeur tient, plus que dans l'accumulation des données, dans la combinaison signifiante et la mise en parcours de celles-ci.

  • «Tibère se livrait à des débauches sur l'île de Capri», «Néron a mis le feu à Rome», «Vitellius ne pensait qu'à manger» : ces affirmations sont fausses, mais représentent souvent ce que le grand public a retenu de ces empereurs. Elles sont en effet le résultat d'un processus narratif mis en oeuvre dès le ier siècle de notre ère, qu'une comparaison entre les historiens romains Tacite et Suétone permet de mettre en évidence. Comment se sont constitués ces premiers récits des débuts du Principat ? Quels en étaient les enjeux méthodologiques et narratifs pour leurs auteurs ? Qu'en attendait leur public ?
    Voilà quelques-unes des questions abordées par ce livre.

  • Quatre-vingts ans après la dernière biographie scientifique sur Catilina, ce livre se propose, sinon de réhabiliter ce personnage, au moins de rétablir la part de vérité que sa « légende noire » a jusqu'à présent largement occultée. A partir d'une documentation fragmentaire (livres, discours, lettres, pamphlets...) et jusque-là sous-exploitée, l'auteur démontre, contre l'autorité de Cicéron et de Salluste, que l'opinion des contemporains sur la « conjuration de Catilina » ne fut pas unanimement négative, mais que l'affaire fut récupérée et déformée par des propagandistes de talent.
    Catilina, le faux populiste est donc la reconstitution passionnante des étapes d'un parcours hors du commun, et le portrait, inattendu et saisissant, d'un homme et d'un politicien bien éloigné du « monstre » forgé par la tradition littéraire et historiographique.

  • À l'initiative de César puis de Néron, tous deux très novateurs dans le domaine de la politique-spectacle, on a vu apparaître, associés aux combats de gladiateurs et aux chasses qui représentaient le programme traditionnel des munera, différents types de mises en scène de thème historique ou mythologique. En effet, la naumachie et la bataille terrestre présentées par César en 46 a.C. associaient à des principes proches de la gladiature des références à l'histoire militaire du monde grec, selon un principe repris par Auguste et ses successeurs pour les naumachies, mais non pour les combats par troupes terrestres, plus proches désormais du modèle de l'iconographie triomphale romaine. Quant aux spectacles de thèmes mythologiques, apparus sous Néron et rapidement désignés sous le terme de pyrrhiques, ils reconstituaient dans l'arène la mort de personnages coupables d'hybris comme Icare ou Actéon, les exploits des héros tueurs de monstres, tels Hercule, ou évoquaient des figures symbolisant la puissance et l'éternité de Rome comme ses parentes, Mars et Vénus. Cet ouvrage associe aux sources écrites sur ces divers spectacles une documentation iconographique dont la compilation n'avait jamais été réalisée. L'ensemble révèle la récurrence dans les arènes romaines et provinciales, jusque dans l'empire tardif, d'un petit nombre de thèmes mythologiques. Or, ces derniers jouissaient tous préalablement d'une popularité particulière dans les spectacles scéniques et surtout dans l'art romains.

  • Ce travail vise à reconstituer la vision romaine de l'horreur, au sens d'émotion extrême de peur et de phénomène horrible. L'étude porte sur l'épopée et l'historiographie latines, afin de cerner l'originalité du thème, qui relève normalement de la tragédie, dans deux genres dont il est a priori exclu. La revue des termes désignant la peur permet d'abord d'établir le champ sémantique de l'horreur au sens d'émotion ; s'en extrait l'imaginaire de l'horreur au sens de phénomène, qui s'organise en thèmes et motifs centrés autour des notions de noirceur, de grandeur et de laideur, se partage entre vision péjorative et laudative (horror ad odium/ ad uenerationem) et relève du profane ou du sacré. Sur le plan esthétique, l'horreur pose des problèmes de transposition aux poètes épiques et aux historiens, particulièrement dans le domaine de la violence : pour rendre compte du caractère excessif des violences horribles, ils mobilisent des procédés d'amplification dérogeant aux attendus génériques, l'emphasis, l'euidentia et le tumor. Enfin, l'horreur perturbe l'horizon d'attente du lecteur : la delectatio qu'elle induit allie paradoxalement un goût trivial pour le sensationnel et un plaisir intellectuel de reconnaissance des problématiques de la mimèsis, fonctionnant en aemulatio avec les arts littéraires, plastiques ou scéniques ; l'utilitas qu'elle recèle relève essentiellement du questionnement éthique, puisque l'horror ad uenerationem peut prêter le flanc à la critique, et l'horror ad odium donner lieu au grandissement ambigu du mal. Au final, la notion d'horreur se structure dans les deux genres autour de deux thématiques dont la symbolique interfère : les Enfers et les guerres civiles.

  • Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés.
    À l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana).
    Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric.
    Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule.
    Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers - historiques, géographiques, culturels, littéraires - et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.

  • Dans les cités grecques de l'empire romain, la diffusion de la citoyenneté romaine introduit une nouvelle façon de se nommer, un nouveau droit, une nouvelle forme de distinction sociale.
    Au ????e siècle, après plusieurs décennies de développement de la citoyenneté romaine mais avant le choix de l'empereur Caracalla de la donner à tous les habitants libres de l'empire, les cités connaissent une situation originale : les citoyennetés locales, fondement de l'activité politique quotidienne, coexistent avec la citoyenneté impériale, universelle. Les études rassemblées dans cet ouvrage explorent les conséquences d'une telle situation, inédite dans le monde antique, et s'interrogent sur l'impact de la citoyenneté romaine sur les sociétés grecques.

  • Ce volume, rassemblant les travaux d'une équipe d'experts internationaux, examine le rôle privilégié de la cité dans la toile des relations sociales, culturelles, religieuses et diplomatiques qui ont façonné l'oecoumène gréco-romaine depuis l'avènement d'Alexandre le Grand. En pensant l'articulation entre mobilité et réseaux, les auteurs se sont notamment interrogés sur les cadres, les mécanismes et les conséquences de la connectivité. La mobilité spontanée ou institutionnalisée des acteurs de la connectivité - marins, marchands, artisans, militaires, lettrés, athlètes et pèlerins, mais aussi proxènes, ambassadeurs, juges et arbitres, fonctionnaires et dignitaires au service de dynastes et rois - a eu des effets incommensurables tant sur les cités que sur les partenaires de celles-ci qui n'étaient pas Hellènes ou avaient adopté d'autres formes de vie collective que la cité. Les relations paritaires ou hiérarchiques entre cités ont été transformées, à diverses échelles et selon les époques, par les échanges promus dans le cadre des cités. La culture politique de ces dernières a progressivement modelé de larges secteurs du monde méditerranéen et pontique, tout en favorisant la construction de la mémoire collective qui a mené à la reconfiguration des identités locales.

  • La période qui va de la mort de Sylla à l'époque flavienne est caractérisée à Rome par l'éclosion d'Histoires aux dimensions monumentales, comme en témoignent les oeuvres-bibliothèques de Diodore, de Strabon ou de Pline l'Ancien. Ce volume envisage d'abord le contexte dans lequel les auteurs ont travaillé, grâce aux ressources sans précédent offertes par l'Vrbs et à la disponibilité grandissante des textes latins et grecs à partir du I er siècle a.C. On se place ensuite dans l'antichambre de l'historien qui compulse ses sources et prépare la publication de son oeuvre, en examinant les implications pratiques de cette tâche pour l'auteur à son écritoire : comment résolvait-il les complications liées aux dimensions gigantesques de son propos ?

  • Cet ouvrage consacré aux agglomérations et aux communications sur le territoire de la Serbie contemporaine, entre le I er et VI e s. p.C., est un essai de caractérisation des étapes du développement des agglomérations et des communications dans cette partie de l'Empire que sont les Balkans, dont l'histoire est marquée par des changements historiques et sociaux majeurs.
    Il a été rédigé dans l'intention de rassembler en un texte unique les informations historiques, littéraires, épigraphiques et archéologiques relatives à ce vaste espace stratégiquement important. Il s'adresse aussi bien aux spécialistes, historiens et archéologues, qu'au grand public.

  • La monnaie est le seul témoignage abondant de l'époque d'Alexandre le Grand et elle nous apporte une masse d'informations sur la nature de son empire. Elle a aussi eu une profonde influence sur la réception par les historiens modernes de l'histoire d'Alexandre en tant qu'acteur La économique et politique. Cependant, cette source est fragile et sa nature transnationale la rend plus vulnérable que d'autres vestiges qui reçoivent une protection particulière des Etats cherchant à protéger leur patrimoine national. Ce livre étudie comment les nouveaux développements du web sémantique peuvent nous aider à réunir la resource immense et disperse qu'est la monnaie et comment l'exploiter pour comprendre non seulement Alexandre et son Empire mais aussi le patrimoine commun qu'il nous a légué.
    Le volume est largement illustré et imprimé en couleur.
    Coinage is the only form of evidence to survive from Alexander's lifetime in large quantities. It has much to tell us about the nature of his empire. And it has also been a profound influence on the reception of Alexander as a political and economic actor in more modern times. Yet this evidence is fragile and its transnational nature means that it is not assured the protection afforded to archaeological heritage that is more easily seen as national. This book explores how new developments in the world of Linked Open Data can help to draw together this huge resource, and exploit it to understand not just Alexander and his Empire, but also our communal heritage.

  • Le Banquet des Savants (ou Deipnosophistes) d'Athénée de Naucratis, est une oeuvre incontournable de la culture antique.
    Autour d'un opulent banquet fictif, l'auteur, un grec d'Égypte des II e -III e s. p. C. convoque, par le biais d'un jeu de citations érudites, toute la littérature et la culture gréco romaine antérieure, sur toute sorte de sujets. Jusqu'ici seuls les deux premiers livres sur les 15 que compte l'ouvrage avaient fait l'objet d'une édition scientifique en France. Le livre XIV, l'un des plus riches et des plus longs, est enfin disponible en français, avec édition du texte grec et apparat critique. Ce travail collectif s'appuie aussi sur de nombreuses notes pour éclairer les détails érudits et sur des études de synthèse à propos de l'auteur, des procédés de citations et des sujets abordés. Grâce à Athénée, vous saurez tout sur les artistes du rire (mimes, farceurs..), sur les instruments de musique, sur les danses et sur les nombreux gâteaux que Grecs et Romains mangeaient au cours de leurs riches banquets...
    Vous entrerez dans l'intimité d'un cercle de lettrés où la recherche du bon mot, de l'anecdote savante et rare, dirige les échanges entre banqueteurs. Vous aurez ainsi un aperçu de la culture antique, à une époque où la conquête romaine et l'extension de l'empire ont pu provoquer une forme de « globalisation », non sans rappeler ce que nous connaissons dans nos sociétés à l'heure de la mondialisation.

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