Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Ces chroniques narquoises rassemblent quelques-uns des articles écrits
    par Didier Pasamonik pour différents supports, principalement pour la revue
    de Soleil, Suprême Dimension, où ont été publiés ses éditoriaux titrés
    « Pendant ce temps-là dans le microcosme », une chronique d'humeur
    qui détaillait les faits et gestes du petit monde de la bande dessinée. On y
    trouve aussi des articles réalisés pour le site internet ActuaBD.com.
    Ses lecteurs retrouveront les combats qui l'ont occupé pendant ces deux années. En esprit libre, il y réplique avec vigueur au patron de L'Association, Jean-Christophe Menu, aux auteurs Lewis Trondheim et Manu Larcenet, au critique Thierry Groensteen... Il s'inquiète de l'évolution des institutions de la bande dessinée d'aujourd'hui, notamment le Festival d'Angoulême. Mais surtout, il décrit avec force détails les faits majeurs qui ont marqué ces
    années-là : le triomphe des mangas, l'avènement de l'Association et du roman graphique, les enjeux de la bande dessinée face à la mondialisation et les grandes affaires comme la tentative de putsch à l'encontre des éditions Dupuis par son management ou les procès insidieux, que ce soit contre Charlie Hebdo ou Tintin au Congo, qui tentent de rétablir une nouvelle forme de censure. Critique de la bande dessinée pure est une exploration curieuse et jouissive de l'une des cultures les plus dynamiques de notre époque, le 9e art : la bande dessinée.

  • Observateur de la politique israélienne,impliqué de longue date dans le dialogue et le rapprochement entre les peuples israéliens et palestiniens, Uri Fink raconte la vie quotidienne d'un Israélien qui désire la paix mais qui se retrouve malgré lui entraîné dans des logiques qui le dépassent. Ces chroniques d'un pays partagé en permanence entre la guerre et la paix évitent le manichéisme réducteur véhiculé par les propagandistes et les médias.
    Evoquant Joe Sacco, l'auteur de Palestine une nation occupée, Uri Fink constate : Joe Sacco a passé quelques semaines dans ce pays; moi, j'y vis.

  • Deux enfants d'immigrés, Uderzo et Goscinny, créent à Bobigny en 1959, dans un
    appartement HLM, le héros qui devient le symbole de la France à l`étranger. Ils
    tirent la bande dessinée du mépris dans lequel elle était tenue, pour en faire
    un loisir pour adulte, voire un art. Mieux encore, c'est dans une de ces
    nouvelles cités que Uderzo dessine et travaille. Pendant dix ans il y vit avec
    bonheur, y publie avec Goscinny des albums qui deviennent un succès mondial.
    Plus étonnant encore, le quartier où ils ont travaillé a révélé en 1992 aux
    archéologues le plus grand cimetière gaulois d'Europe et l'un des plus grands
    villages d'artisans connus ... La première partie de ce livre fait le point sur
    la place d'Astérix dans la culture française et sur son influence sur une
    mythique identité nationale. La deuxième se penche sur les relations entre les
    créateurs de bandes dessinées et les archéologues et historiens : les uns ont
    lu enfants les bandes dessinées qui ont marqué leur imaginaire et leurs façons
    de se représenter l'antiquité, les autres lisent les travaux des historiens et
    regardent les objets découverts qu'ils dessinent alors. La troisième partie
    dresse le portrait du quartier, une cité en pleine expansion, qu'Uderzo habite
    pendant dix ans, témoin de l'urbanisme nouveau et de l'intégration des immigrés
    dans la société française. Jean-Claude Lescure est Professeur des universités
    (CRESC, Paris 13). Il a organisé et dirigé le colloque « Drôles de Gaulois »
    auquel ont participé des archéologues.

  • Quarante ans aprés que reste-t-il de Mai 68 dans les mémoires ? Quelques slogans, des images fortes, le souvenir d'une révolte de la jeunesse marquée par l'exubérance.
    Mais on oublie souvent que les travailleurs, emboîtant le pas aux étudiants, se mirent massivement en grève, paralysant le pays et déclenchant une crise politique qui mena le régime gaulliste au bord de la chute...


  • la seconde guerre mondiale s'est poursuivie durant huit ans pour robert et gérald finaly, enfants juifs de douze et treize ans ! placés en 1944 chez une nourrice pour échapper aux camps de la mort dont leurs parents ne reviendront pas, ils n'ont pas été restitués à leur tante à la libération, mais cachés et même convertis au catholicisme en 1948, alors qu'ils n'étaient plus en danger.
    en 1953, l'affaire finaly explose dans une presse survoltée et déchaîne les passions. depuis quatre ans un procès oppose la famille, installée en israël, à la nourrice qui les a cachés. elle refuse de les rendre et fait feu de tout bois. la cause est arrivée jusqu'à la cour de cassation mais, au nom du dogme, des gens d'église soutiennent la nourrice qui refuse de se soumettre à la justice. elle réanime ses réseaux de résistance et le 4 février 1953, robert et gérald finaly sont enlevés par des prêtres basques ! ils ne sont plus sur le territoire national.
    pourquoi et sur ordre de qui ? la campagne de presse, les meetings et les manifestations montrent alors une france scindée en deux camps radicalement opposés : cléricaux contre anticléricaux, sionistes contre antisionistes, tenants du respect des lois républicaines contre partisans du droit canon.

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