Buchet Chastel

  • Ils nous nourrissent, et pourtant nous les maltraitons.
    Ils ont toutes les solutions pour répondre aux défis du développement durable, changement climatique, biodiversité, transition énergétique...

    Ils reverdissent la terre. La troisième révolution agricole a commencé dans les campagnes. Partout naît une agriculture de précision, de plus en plus propre, de plus en plus écologique.

    Alors pourquoi opposer les modèles au lieu de les associer ? Pourquoi vouloir revenir à un passé où l'insécurité alimentaire était la norme ?

    Les paysans sauvent le monde. Nous devons tout mettre en oeuvre pour les sauver.

  • Novembre 2022. Un cyclone d'ampleur inédite ravage la côte ouest des États-Unis. Incapables de rembourser les dégâts, les compagnies d'assurance font faillite ; à leur suite, le système financier américain s'effondre, entrainant dans sa chute le système mondial tout entier. Plus d'argent disponible, plus de sources d'énergie, des catastrophes climatiques en chaîne, plus de communications... En quelques mois, le monde entier tel que nous le connaissons est englouti.
    Antoinette Rychner s'est inspirée de la « collapsologie » pour bâtir son roman. S'y déroulent, en alternance, les péripéties d'un groupe de personnages qui tente de survivre dans une société condamnée à réinventer ses propres logiques, parfois au prix de la barbarie ; et une « épopée », chant collectif tissé par deux femmes et retraçant, à la première personne du pluriel, les événements qui ont conduit puis succédé à la catastrophe.
    L'humanisme est-il l'apanage des sociétés qui vont bien ? Ou bien est-il possible d'inventer, au coeur même du désastre, de nouvelles façons de vivre ensemble et d'habiter le monde ?

  • Vitrines brisées, vidéos chocs, actions coup de poing, les végans les plus revendicatifs, omniprésents dans les médias, donnent une vision caricaturale de leur mouvement. Très minoritaire, le véganisme bénéficie de la sympathie du public devenu plus sensible à la souffrance animale et aux impacts écologiques de l'élevage intensif.

    Mais qui sont vraiment les végans - et les antispécistes ? Pourquoi s'opposent-ils à la consommation d'animaux ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Ont-ils une vision politique et sociale du monde ? Une réflexion écologique ? Nutritionnelle ? Quelles relations entretiennent-ils avec les géants de l'industrie agroalimentaire et de la finance ?

    Cet ouvrage, véritable enquête de terrain, nous montre les contradictions d'un mouvement qui se trompe quand il soutient qu'un monde uniquement végétal résoudra les problèmes de l'agriculture, du climat, de la nutrition... Au final, il nous interroge sur notre rapport à la nature et à la vie, mais aussi à nos imaginaires.

  • « La corvée de bois était le nom donné aux exécutions sommaires. On emmenait en pleine campagne un groupe de prisonniers ou de simples suspects pour effectuer une corvée de bois, et là, on faisait mine de leur rendre leur liberté et on les abattait comme des lapins. Et comme on ne pouvait pas obliger les appelés à commettre des assassinats, Rolles choisissait parmi eux des volontaires. Il arrivait souvent que ceux-là se rétractent au dernier moment. » Jacques est un jeune appelé du 35e régiment, un de ces hommes envoyés en Algérie dans les années 1959-1960 pour accompagner la transition après les années de guerre, se faire les dents et devenir des hommes, leur dit-on. Il laisse derrière lui son père, et surtout celle qu'il aime, Jeanne, qui reste tout près, en pensée, tout au long de son exil. Là-bas, en Algérie, Jacques retrouve son ami d'enfance, François, un jeune officier plein d'assurance, qui viendra, juste après la proclamation de l'indépendance, rappeler lors d'une cérémonie officielle le sens de l'engagement militaire et les valeurs patriotiques, comme pour mieux organiser l'occultation de l'horreur qui vient de se dérouler. Jacques ne reconnaît plus son ami, devenu un étranger pour lui. Que fera-t-il de son sentiment de trahison ?

    Marie-Aimée Lebreton, après Cent sept ans (Prix Alain-Fournier), revient une fois encore sur la guerre d'Algérie, explorant cette fois le sort de ces jeunes Français engagés dans un conflit qui leur est étranger. Une oeuvre lumineuse qui emprunte au conte.

  • Longtemps, nous avons prospéré comme une espèce parmi beaucoup d'autres, grâce à des conditions cli- matiques favorables et à des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité. Mais, depuis les révo- lutions industrielles du xix e et du xx e siècle, nous n'avons cessé de nous éloigner de nos environne- ments naturels. Aujourd'hui, nous avons rompu le lien avec nos racines, et notre monde est entré dans une spirale destructrice.
    Pourtant, nous ne pourrons pas survivre isolés du reste du vivant, comme hors sol, car nous dépen- dons des fonctions vitales de la Terre. Il nous faut donc réapprendre à nous considérer comme une par- tie de l'écosystème Terre, dont nous ne sommes que des gardiens. Nous devons remettre en question nos modes d'exploitation des ressources naturelles, nos modes de consommation et notre conception de la propriété, et nous inspirer des peuples premiers pour retrouver une vie en harmonie avec la nature.
    Il est surtout essentiel de réfléchir à nos modes de gouvernance aujourd'hui, dominés par la souverai- neté des États, et de modifier le droit international, en privilégiant une gouvernance communautaire et une justice universelle, seules capables de protéger la nature (ses fleuves, ses océans, sa végétation, son atmosphère) en la considérant comme une personne.

  • Djibouti

    Pierre Deram

    Oubliez la carte postale : ce que nous dévoile ce premier roman d'un tout jeune écrivain, c'est Djibouti et son « implacable désert », son désordre étourdissant, ses putains redoutables, ses militaires fous d'ivresse et de solitude. Entre scènes hallucinantes de violence brute et plongées poétiques dans les bas-fonds de la ville, Pierre Deram nous entraîne, à la suite de son héros Markus, dans une traversée de Djibouti qui a tout d'une errance initiatique.
    « C'est demain, se répète Markus, que je rentre à Paris »... Cette ultime nuit africaine est l'occasion d'une série d'évocations visionnaires qui restent longtemps en mémoire. De bagarres en étreintes, des clichés d'une virilité surjouée jusqu'à la bestialité à l'émotion d'une tendresse toujours proche, Djibouti met à nu la bouleversante férocité des rapports humains.
    Plus qu'un décor exotique, Djibouti est la scène où s'entrechoquent des sensations à vif, des sentiments exacerbés, le désespoir qui fait des prostituées et des légionnaires les mêmes « enfants de la violence et de la beauté » : un « pays de malheur », un « pays sublime », berceau de l'humanité et barque de perdition.

  • Nous souhaitons tous manger des produits sains, diver- sifiés, goûteux, sans traces de produits chimiques. Mais nous voulons aussi passer moins de temps à faire la cui- sine, préserver le bien-être animal, maintenir le revenu des agriculteurs, protéger les paysages, etc. Et surtout acheter toujours moins cher et si possible en hypermar- ché !
    Au milieu de ces enjeux souvent contradictoires, le bio s'est imposé et ne cesse aujourd'hui de se développer (+ 20 %/ an depuis 5 ans), malgré des prix jusqu'à un tiers supérieur à la moyenne. Mais qu'est-ce que le bio ? Est-il le même quand il est produit en France, en Ukraine, ou en Inde ? Est-il vraiment meilleur pour la santé et pour l'environnement ? Jusqu'où continue-t-on à parler de bio quand il devient industriel pour satis- faire la demande croissante ?
    Le bio doit-il vraiment se résumer à un simple label certifiant la suppression des intrants chimiques ? La marque, la provenance géographique, le goût, l'inscrip- tion dans un terroir, le type de culture, etc. ne doivent- ils pas désormais intégrer le cahier des charges du Bio ?
    Toute l'ambiguïté est là : si l'on veut être « bio », faut-il acheter n'importe quel produit bio, ou bien faut-il s'as- treindre à ne prendre que des produits qui profitent réellement aux paysans, au sol, à la biodiversité ? Fina- lement, un produit bio n'est-il pas d'abord un produit équitable pour ceux et celles qui le font, comme pour les générations futures ?
    L'enjeu est d'importance, alors que le succès du bio se fait aujourd'hui au détriment de son image, qui devient de plus en plus floue aux yeux des consommateurs.

  • Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune soeur Viviane, fatiguée d'expier dans l'anorexie un tabou familial jamais levé.
    Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d'un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l'emprise du passé et d'inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ?
    Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l'individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.

  • Panthères de Perse, aras de Buffon, grenouilles tomate, escargots de Partula, tortues radiées, raies pastenagues à pois bleus..., la liste est longue de ces espèces menacées - mammifères, oiseaux, amphibiens, invertébrés, reptiles, poissons - que le public peut découvrir dans les parcs animaliers.   Aujourd'hui, les zoos et les aquariums ne sont plus simplement des lieux où sont exposés des animaux rares ou spectaculaires pour le plaisir de visiteurs toujours plus nombreux. Alors que notre planète subit la sixième extinction massive de son histoire, ils sont devenus des acteurs majeurs dans la défense de la biodiversité, via leurs missions de préservation, de recherche et d'éducation, ce qui les place définitivement au coeur de la communauté des protecteurs de la nature.
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  • Avril 1945. Daniel, jeune rabbin venu d'Amérique, s'est engagé auprès des troupes alliées pour libérer l'Europe. En Allemagne, il est l'un des premiers à entrer dans les camps d'Ohrdruf et de Buchenwald et à y découvrir l'horreur absolue. Sa descente aux enfers aurait été sans retour s'il n'avait croisé le regard de cet enfant de quatre ou cinq ans, qui attend, dans un silence obstiné, celui qui l'aidera à retrouver ses parents.Quand un homme de foi, confronté au vertige du silence de Dieu, est ramené parmi les vivants par un petit être aux yeux trop grands.

  • Depuis plus d'un quart de siècle, diplomates et experts de près de 200 pays cherchent comment ralentir le réchauffement climatique, et l'Accord de Paris de 2015 en est l'aboutissement le plus visible.
    Mais, devant la lenteur des avancées et l'urgence de la question climatique, de nouveaux acteurs interviennent aujourd'hui et modifient les rapports de force, en France comme à l'étranger (États- Unis, Chine) : le monde de l'entreprise et de la finance, conscient des répercutions économiques du changement climatique, se mobilise ; les collectivités territoriales (notamment les maires des grosses métropoles) mettent en place des mesures concrètes à l'échelle de leurs territoires ; et des organisations philanthropiques s'investissent comme des ONG ou des groupements de citoyens :
    Finalement, c'est la société civile toute entière qui est enfin en train de s'emparer du sujet.
    Toutes ces initiatives commencent à donner des résultats concrets. Palliant au laxisme climatique des États, ces acteurs pourraient ainsi devenir les nouveaux maîtres du climat du XXI e siècle. Et par là même de la planète toute entière.

  • Quelques années après la mort de sa mère, un homme reçoit à Tel Aviv une lettre d'Allemagne adressée à la défunte. L'expéditeur, un notaire de Wiesbaden, se réjouit d'avoir retrouvé la fille de sa cliente, Vera Kaplan, qui vient de mettre fin à ses jours.
    Il lui fait parvenir son testament, celui d'une femme seule rongée par ses démons et épuisée de vivre. Et joint également un document terrifiant : le récit des années de guerre de cette jeune Juive berlinoise qui, pour sauver ses parents, puis simplement pour rester en vie, en est venue à commettre l'impensable : dénoncer ses frères, par centaines.
    Dans ce récit inspiré du destin de Stella Goldschlag, Laurent Sagalovitsch s'empare sans complaisance du destin d'une réprouvée pour en faire le portrait d'une victime devenue monstre, chez qui la pulsion de vie s'est montrée plus forte que la conscience.

  • Sans inflexion majeure de nos modes de développe- ment, le climat devrait continuer à changer : à la fin du siècle, la température moyenne globale pourrait atteindre 4 °C de plus qu'au début de la révolution industrielle.
    Inédit par son amplitude et surtout par sa rapidité, ce réchauffement influera fortement les cycles de l'eau, la biodiversité, l'agriculture, la production d'énergie et la géographie humaine. Il aura aussi clairement un impact sur la vie politique. Car, comme le soulignent climatologues, politologues et stratèges militaires, si le changement climatique n'engendre pas forcément les crises, il en amplifie sévèrement les conséquences :
    En rendant encore plus difficiles les conditions de vie dans bien des régions du monde, il déstabilisera les sociétés humaines et poussera les populations à émi- grer. La pression sur les terres arables et sur l'accès à l'eau devrait s'intensifier avec le risque d'engendrer des conflits. De quoi fragiliser des institutions poli- tiques qui n'auraient pas anticipé cette évolution.
    Tout l'enjeu pour les démocraties est là : construire un nouveau mode de développement pour faire face à ces défis à long terme.

  • Une petite fille vit dans le bonheur avec son frère, sa maman et son papa. La famille est heureuse, et même parfaite. Grâce principalement au père, figure idéalisée par la petite fille - omnipotent, omniprésent, il régente la vie des trois autres, et surtout celle de son enfant chérie. Celle-ci n'a pour ambition que de mériter l'amour de son père ; elle « fait un parcours sans faute », pour aller « droit à la perfection ».
    Jusqu'au jour où, à la fin de l'adolescence, elle prend conscience que cette mainmise absolue de son père sur sa vie n'est pas une bonne chose. Et qu'il y a là un danger qui menace son intégrité physique et morale, et jusqu'à sa vie même...
    Tout ce qu'elle croit est l'histoire, toute en pudeur et en ellipse, de la reconstruction d'une femme après des années d'inceste vécues dans la fiction d'une famille parfaite. Une écriture forte et délicate, une femme puissante qui a puisé en elle-même, dans l'art et dans la musique, la force de se réinventer.

  • À vingt ans, Jeannot s'engage en Algérie. Il laisse derrière lui ses parents et sa soeur Paule. Simone, elle, a déjà quitté la ferme familiale pour s'éloigner du père incestueux. Mais le jeune homme rentre très vite de la guerre : son père s'est suicidé, et il doit désormais assumer le rôle de chef de famille. L'exploitation jusqu'alors prospère périclite, et Jeannot sombre dans un délire paranoïaque, se barricadant avec sa mère et sa soeur dans la ferme qu'il garde armé de son fusil. Bientôt, Jeannot, Paule et la Glousse en viennent à vivre entièrement coupé du monde, repliés dans la maison. Seul le vétérinaire est encore admis à visiter la ferme.
    C'est lui qui va découvrir la dépouille de Joséphine, disposée près de la cheminée. Jeannot l'enterre dans la maison, installe son lit au-dessus de la sépulture de sa mère et s'abandonne à des rites de dévotion antique, gravant inlassablement, et jusqu'à son dernier souffle, le plancher de part et d'autre de son lit.
    La voix de Paule, brute et poétique, s'élève pour nous faire entendre le récit de cette tragédie familiale qui est aussi une histoire vraie.
    Une langue âpre travaillée par la folie, une musique envoûtante qui sait épouser le sentiment de claustration pathologique des personnages, jusqu'à capturer le lecteur qui en sera habité pour longtemps.

  • Le loup incarne des oppositions qui semblent irréductibles : il apparaît à la fois comme un symbole de la biodiversité et de la réussite d'un retour naturel, mais aussi comme un handicap à l'essor de l'élevage. En France, ces visions antinomiques coexistent depuis la réapparition du prédateur en 1992. Aujourd'hui, les débats entre écologistes et éleveurs ne cessent de s'exacerber : car le loup élargit chaque année son aire de répartition, puisqu'il ne se cantonne plus aux seules régions montagneuses mais réapparaît aussi dans les régions de plaine. Et la crise que connaît aujourd'hui le secteur de l'élevage n'arrange pas les choses.
    Il est donc important d'y voir clair. D'où viennent nos représentations ? Combien y-a-t-il de loups aujourd'hui, et par rapport au passé ? Quel territoire occupent-ils ? Le loup représentet- il un danger pour l'homme ? Quel est son impact sur la faune sauvage et sur le pastoralisme ? Enfin, comment est-il possible de gérer ce prédateur protégé en minimisant les dommages qu'il provoque (avec un « record » de 8 200 victimes en 2014) ?

  • Lydinovo, Russie, années 1950. Aliocha, jeune homme désoeuvré, est envoyé en camp de travail sous le coup d'un chef d'accusation vaguement politique. Là-bas, il est subjugué par un codétenu, « le garçon », qui est tout son contraire : un jeune homme charismatique et déterminé, coupable d'actions violentes contre l'Etat.
    Aliocha, littéralement envoûté, règle son pas sur lui et l'imite en tout. Lorsque le garçon tombe malade, Aliocha le veille et l'accompagne jusqu'à la mort.
    Enfin libéré et de retour dans sa ville natale, Aliocha fait la connaissance de Maria, la veuve du garçon, restée seule avec sa fille Ana. Leur histoire d'amour achève de faire de lui « le suivant » : il devient, littéralement, le garçon, sans qu'on parvienne à déterminer quelle fascination, ou quelle nécessité, le fait vivre ainsi à la place d'un autre. Ce « suivant » n'est-il qu'un suiveur ? Ou saura-t-il, à son tour, inventer sa vie et son destin ?
    Dans une écriture d'une sobriété radicale, l'auteur nous plonge dans la destinée de ce personnage sensible, à la fois humble et tenace, qui cherche comment habiter le monde.

  • Olivier, son addiction au sexe sur Internet, ses phobies et ses TOC ; David, son besoin d'exister par les rencontres très réelles qu'il fait dans les bars gays ;
    Lily la londonienne, l'amie et la confidente, en passe de changer radicalement de vie ; Samuel, qui a bien besoin de son ami imaginaire Anthony pour supporter la réunion familiale autour de l'enterrement du grand-père...
    Quelle forme prennent les sentiments dans un monde hyperconnecté ? Quels sont les bouleversements - intimes, familiaux - qu'entraîne un coming-out ?
    Entre vie fantasmée et vie vécue, entre son milieu d'origine et la famille d'élection que constituent les amis, comment trouver sa place ?
    Les Animaux sentimentaux, à travers les aventures de personnages très incarnés, livre une version contemporaine de l'éternelle question des rapports entre sexe et amour. Une apparente désinvolture imprègne cette écriture qui navigue entre le français et l'anglais, le réel et la fiction, et où l'on croise aussi bien David Bowie que le lapin d'Alice.
    Cédric Duroux assume une forme de sentimentalité sans mièvrerie, de mélancolie festive qui rappelle l'univers des Chroniques de San Francisco... et compose une vibrante ode à l'amitié.
    Www.lesanimauxsentimentaux.com

  • Comment nourrir le monde, alors que la popula- tion continue de croître rapidement et qu'elle devrait atteindre les 10 milliards vers 2050 ? Comment pro- poser des produits sûrs, abondants, de qualité et à des prix raisonnables ? Et comment le faire en per- mettant aux agriculteurs de vivre correctement de leur travail ? Et tout cela, en protégeant la planète !
    Les agriculteurs tiennent notre avenir entre leurs mains. Sans une agriculture dynamique, non seu- lement l'humanité court à sa perte, mais la planète elle-même ne pourra pas relever le défi du change- ment climatique. Il est donc nécessaire de mettre en place des systèmes agricoles à la fois raisonnés et productifs. Alors arrêtons d'opposer le biologique et le conventionnel et faisons confiance à l'ensemble de la filière qui est déjà en train de relever les multi- ples défis qui se posent aujourd'hui : de l'usage des pesticides à la sélection des semences, de l'utilisation des OGM à l'irrigation, les choix d'aujourd'hui sont d'autant plus complexes qu'ils s'inscrivent à la fois dans le court et le long terme, à une échelle locale et globale.

  • A Nice où elle a installé sa deuxième vie, Armande, à la veille de ses cinquante ans, est renversée par une voiture. Accident ? Suicide ? Réunis pour ses funérailles, son ex-mari Christophe, ses amis Emilien et Patricia, leurs enfants Aubin et Margaux s'interrogent et revisitent le passé. Condensés en une demi-journée, les monologues intérieurs se succèdent, se répondent, s'entremêlent jusqu'à dessiner le portrait croisé de deux familles très - trop ? - proches, qui ont enlacé leurs destins jusqu'au drame.
    Chaque personnage, à tour de rôle, entraîne le lecteur dans des questionnements propres à son âge (les parents sont cinquantenaires, les enfants ont une vingtaine d'années), autour de sujets où chacun peut se reconnaître : qu'est-ce que l'amour, comment le faire durer ? Quelle place y tient la sexualité ? La trahison est-elle le seul remède au renoncement ? Peut-on se préserver autrement qu'en s'illusionnant soi-même ? Qu'est-ce qui nous lie à nos enfants ? De quelles vies, de quelles morts sommes-nous responsables ? Avec une grande finesse psychologique, l'auteur retrace la vie de deux familles bourgeoises apparemment irréprochables, qui n'échappent ni aux mensonges ni aux déchirements. Avec un art consommé de la formule et une écriture fluide et efficace, Etienne Deslaumes, qui fut dans son roman précédent observateur de la vie en entreprise, se fait ici le greffier attentif des états d'âme, des doutes et des regrets de personnages attachants - au-delà de la morale et des faux-semblants.

  • Le livre Andy et John, deux jeunes artistes au chômage, habitent New York New York. Entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress-code, surgit le tableau d'une ville underground où les performances, les drogues et les fêtes rythment le quotidien de ces personnages marginaux et créatifs. Derrière ces deux figures en quête d'un art qui serait plus qu'aucun autre le reflet de la vie moderne, on reconnaîtra en filigrane l'image réinventée d'Andy Warhol et de John Giorno, l'unique acteur du film Sleep.
    Grâce à une langue inventive et satirique, le récit de Cyrille Martinez campe une épopée ludique où s'entend, en sourdine, une réflexion sur le devenir de l'art et de la littérature dans un monde marchand.

    /> Une variation fantaisiste autour de la préhistoire d'Andy Warhol et de son compagnon le poète John Giorno, dans une ville imaginaire baptisée New York New York.

    L'auteur Cyrille Martinez est né en 1972. Poète et romancier, il participe à différentes revues et joue dans deux groupes, FrancePo et Jaune sous-marin. Lauréat de la Biennale des jeunes créateurs de Méditerranée en 2001, il a réalisé de nombreuses performances et lectures publiques en France et à l'étranger, basées sur le détournement des stéréotypes du langage contemporain : slogans, discours administratifs ou politiques...
    Il a publié Bibliographies : 5e République. Premiers ministres et présidents (Al Dante, 2008), L'enlèvement de Bill Clinton (400 coups/L'instant même, 2008) et Chansons de France (Al Dante, 2010).

  • Dans notre vie quotidienne, nous côtoyons à tout moment les animaux. Non seulement, des chats ou des chiens partagent nos maisons, mais nous croisons, tout au long de nos journées, des poules, des lapins, des vaches, des rats, etc., de façon souvent très discrète : ces animaux se trouvent dans nos assiettes, bien sûr, mais aussi dans les vêtements et les chaussures que nous portons ou derrière les produits de beauté et les médicaments que nous utilisons.
    Pourtant, nous refusons souvent d'admettre qu'il a fallu tuer, interrompre une vie individuée et désireuse de se poursuivre, pour pouvoir bénéficier de ces « produits finis ». En effet, la mise à mort est parfois insoupçonnable et contre-intuitive - comment deviner la présence de gélatine de porc dans un sorbet ou dans des bonbons ? - ou bien elle n'est pas visible car elle ne représente « qu' » une étape dans le processus de fabrication, comme c'est le cas pour toutes les substances testées sur les animaux.
    À travers l'étude de gestes qui peuvent apparaître insignifiants - écraser le moucheron qui passe devant nos yeux, par exemple - ou de pratiques à bien plus grande échelle, comme l'élevage industriel et l'expérimentation animale, l'auteur nous pousse à nous questionner : que nous apprennent ces pratiques ? Sont-elles justifiables ? Pourquoi la reconnaissance du caractère sensible des animaux provoque-t-elle aujourd'hui de tels débats ?

  • Le loup et le lynx, l'élan, le tarpan et le bison, l'esturgeon et le saumon. Nombreuses sont les espèces qui, après avoir disparu de nos territoires, font aujourd'hui leur retour.
    Ces réapparitions sont parfois naturelles : c'est le cas du loup, qui a spontanément traversé la frontière italienne pour recoloniser la France, ou du phoque qui se réinstalle progressivement en baie de Somme. Elles sont aussi, très souvent, le résultat de programmes volontaires et organisés : ainsi, le vautour a été réintroduit sur les falaises du causse Méjean, l'ours dans les Pyrénées, l'esturgeon dans la Garonne et la Dordogne.
    Qu'ils soient spontanés ou suscités, ces retours provoquent presque toujours des levées de boucliers : non seulement le sauvage fait peur et réveille des fantasmes de tous ordres, mais il remet en cause certaines pratiques traditionnelles, notamment dans le domaine agricole et pastoral. Et, dans nos territoires largement anthropisés, la cohabitation n'est pas facile et engendre de multiples conflits avec les chasseurs, les éleveurs ou les agriculteurs.
    Cette cohabitation est pourtant absolument nécessaire et le retour d'espèces sauvages ne peut pas s'envisager sans la restauration d'espaces sauvages : une espèce est indissociable du territoire particulier dans lequel elle s'épanouit, et seule la reconstitution des écosystèmes dans leur globalité peut garantir leur pérennité :
    Ainsi, l'effacement des barrages permet à la faune et à la flore de retrouver leur place dans l'environnement et de contribuer à nouveau à la diversité et à la richesse biologiques, elles-mêmes garantes du meilleur état de notre atmosphère et de notre planète.

  • « La robe était prête, enfin. Cinquante-six bouts de papier, cinquante-six fragments blancs, sept mois de vie à distance, de serments de miel échangés, entre Khartoum et Paris, par-delà les fuseaux horaires. Elle porterait sur elle les preuves de son amour, sa peau serait à nouveau caressée par ses mots, ses mots comme des mains, et son corps se glisserait dans le fourreau tout chaud des paroles de son amour. » Leïla, jour après jour, se penche sur son ouvrage, sur son chef-d'oeuvre, sur sa robe de papier : elle assemble minutieusement les cinquante-six lettres que lui a adressé Dan, celui auquel elle se promettait, qui est parti loin, dans un pays écrasé par le soleil. Au fil des chapitres, qui s'égrènent au rythme des petits mots doux (un post-it, une carte, un bout de papier froissé), se dessine le contour de leur histoire : leurs rencontres, leur complicité, leur quotidien, tous ces petits riens qui donnent à chaque amour son relief si particulier.
    Tous deux sont issus de milieux modestes, Dan est taiseux, Leïla n'aime pas écrire, chaque signe compte, chaque son a la rondeur d'un cocon rassurant.
    Ce texte épouse les courbes de cette robe de papier faite des vestiges de leur amour pour nous offrir un ultime et bel hommage à l'être aimé.

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