Fage

  • La forme d'une poche Nouv.

    La forme d'une poche

    John Berger

    • Fage
    • 6 Mai 2021

    " La poche dont il est question est une modeste poche de résistance, de celles qui se forment quand l'accord entre deux personnes au moins les rapproche. Leur résistance se manifeste contre l'inhumanité du nouvel ordre économique mondial. Mais qui sont ces gens ? Le lecteur, moi, l'auteur, et tous ceux dont il est question dans ces essais. Et ce qui est inattendu, c'est que les échanges, qui s'établissent entre nous, renforcent chacun dans la conviction que ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui est mal, et que, le plus souvent, ce qu'on en dit n'est que mensonge.
    Je n'ai jamais écrit de livre avec un tel sentiment d'urgence. " John Berger

  • Parmi les amitiés littéraires d'Alberto Giacometti (1901-1966), celle qui le lie a` Samuel Beckett (1906-1989) n'est pas la plus connue, mais c'est l'une des plus durables. Elle remonte a` 1937 et se développe dans l'après-guerre. Les deux artistes aiment se retrouver dans les soirées sans fin des cafés de Montparnasse, puis arpenter Paris la nuit. De profondes parentés rapprochent leurs oeuvres plastiques et théâtrales, à la croisée de l'Existentialisme, qui s'expriment dans une collaboration exceptionnelle en 1961 : la réalisation par Giacometti d'un décor pour une mise en scène de la pièce En attendant Godot.

    « Voilà ce à quoi il faut s'attendre quand on se laisse couillonner à écrire sur la peinture. » Samuel Beckett «That's what one should expect when one let oneself be duped into writing on painting.» Samuel Beckett

  • Il me semble qu'il n'y a que des semaines qu'on m'appelait "le petit Vallotton" . La vie est une fumée, on se débat, on s'illusionne, on s'accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, et la mort est là. [... ] Il reste la peinture, heureusement. Félix Vallotton, Journal 1921

  • Considéré comme le père de l'art moderne, Paul Cezanne (1839-1906) a trop souvent été présenté comme un homme solitaire, timide, bougon, parfois grossier, n'appréciant ni les réunions mondaines, ni les honneurs, avec pour seul impératif : la peinture. Mais l'homme, plus complexe que cela, rencontra de nombreuses personnalités intellectuelles, noua des relations amicales et familiales fortes, et reçut vers la fin de sa vie, chez lui ou à son atelier des Lauves, de jeunes artistes, des collectionneurs, invitant à déjeuner ses amis les plus proches...
    Autour des écrits, confidences et témoignages des contemporains de Cezanne et de ses amis impressionnistes, Philippe Cezanne nous fait découvrir toute la galaxie cézanienne, en nous invitant à nous éloigner du mythe, et nous approcher de la réalité de ce qu'a vécu son arrière grand-père.

  • Alberto Giacometti s'est concentré durant toute sa carrière sur un motif quasi-unique : la représentation de l'être humain. La sculpture de L'homme qui marche est devenu une oeuvre à la fois iconique de la fin de la période moderne et la synthèse des recherches de Giacometti sur la figure humaine.
    L'artiste ne cherche alors pas la représentation d'un homme en particulier mais la synthèse de toutes les figures possibles de l'homme, en révélant à la fois sa fragilité et sa détermination. L'exposition réunit pour la première fois l'ensemble des variations de Giacometti sur la figure en marche, de l'oeuvre célèbre qui assoit sa notoriété auprès du plus large public dans les années 1960 à la toute première version qu'il réalise dans l'immédiat après-guerre.

  • René Magritte

    René Magritte

    René Magritte est né le 21 novembre 1898 à Lessines dans le Hainaut (Belgique). Il est mort à Schaerbeek le 15 août 1967.

    « L'art de peindre est-il la vraie magie ? On peut me faire oublier. [...] Aux vacances de Noël on m'envoie à Soignies. [...] C'est là dans le cimetière que je rencontre un jour un peintre venu de la capitale. Je le regarde fixer sur la toile de vieilles tombes coiffées d'hiver. Peindre est-il l'autre porte qui conduit là-bas ?
    «Ouvrez les yeux, mondains, voici mon miroir, je meurs et vous mourrez peut-être avant ce soir.» » René Magritte, Moi L'oeuvre de René Magritte est présente dans de nombreux musées français et étrangers.
    Le musée Magritte à Bruxelles lui est entièrement consacré.

    Événement : exposition René Magritte. La trahison des images, Centre Pompidou, Paris, du 18 septembre 2016 au 9 janvier 2017.

  • Michel-Ange

    Michel-Ange

    • Fage
    • 17 Septembre 2020

    « Tout ce qu'un grand artiste peut concevoir, le marbre le renferme en son sein ;
    Mais il n'y a qu'une main obéissante à la pensée qui puisse l'en faire éclore. » Michel-Ange.

    "The best of artists hath no thought to show Which the rough stone in its superfluous shell Doth not include: to break the marble spell Is all the hand that serves the brain can do." Michel-Ange

  • "La philosophie que je professe, la vie de méditation que j'ai menée me permettent de regarder la mort d'un autre oeil que ne le font la plupart des gens." Alexandra David-Neel

  • « Mon travail consiste à peindre ce que je vois, non ce que je sais être là. » « La couleur est contradictoire. Sublime mais contradictoire, et pourtant harmonieuse. »

  • « L'art de ce jeune peintre est un art intérieur cérébral qui n'a point de rapport avec celui des peintres qui se sont révélés ces dernières années. Il ne procède ni de Matisse ni de Picasso, il ne vient pas des impressionnistes. Cette originalité est assez nouvelle pour qu'elle mérite d'être signalée. Les sensations très aiguës et très modernes de M. De Chirico prennent d'ordinaire une forme d'architecture. Ce sont des gares ornées d'une horloge, des tours, des statues, de grandes places, désertes ; à l'horizon passent des trains de chemin de fer. Voici quelques titres simplifiés pour ces peintures étrangement métaphysiques : L'Énigme de l'oracle, La Tristesse du départ, L'Énigme de l'heure, La Solitude et le sifflement de la locomotive. » Guillaume Apollinaire, 30 octobre 1913

  • Man Ray Nouv.

    Man Ray

    Man Ray

    « Ici, vous pouvez m'objecter et me dire qu'il existe tout autant de façon de dessiner une pomme.
    Vous conviendrez cependant que peu importe la manière dont une pomme est présentée ; de l'interprétation photographique à l'interprétation abstraite, toutes ont une chose en commun : la pomme ne peut jamais être mangée avec autant de plaisir que le vrai fruit. Avec les mots, tout est possible, appeler le noir blanc, appeler bêche une pelle, appeler le vrai faux, ou le faux vrai, la droite, la gauche ou vice-versa. Finalement, nous assistons au spectacle de tous ces acrobates mangeant leurs propres mots, sinon avec plaisir, du moins pour le délice et la satisfaction de leurs auditeurs. » Préface pour un roman imaginaire, 1944

  • Mark Rothko

    Mark Rothko

    « Quand une foule regarde une peinture, ça me fait penser à un blasphème, je suis sûr qu'un tableau donné ne peut entrer en communication directe qu'avec un individu particulier, qui par coïncidence le comprend et comprend l'artiste. » Mark Rothko "When a crowd of people looks at a painting, I think of blasphemy, I believe that a painting can only communicate directly to a rare individual who happens to be in tune with it and the artist." Mark Rothko

  • Contes, l'oeuvre écrit

    Leonora Carrington

    • Fage
    • 17 Septembre 2020

    Contes est le premier des trois livres de la totalité de l'oeuvre littéraire de l'artiste à paraître. C'est une aventure éditoriale surréaliste et merveilleuse que d'éditer cette artiste singulière aussi célèbre outre- Atlantique que méconnue du grand public en France. Nul doute qu'elle a sa place dans le paysage éditorial.
    Leonora Carrington est une femme hors normes qui est par son art et sa résistance une authentique activiste et a marqué profondément ceux qui ont eu la chance de la lire avant qu'elle ne devienne introuvable et ceux qui ont eu le bonheur de voir ses oeuvres plastiques.
    Les contes, excentriques, humoristiques, oniristes et assurément fantastiques sont rassemblés à partir des sources archivistiques et éditoriales (titres français épuisés ou à traduire).

  • Dans The Origin of Consciousness... (1976), paru une première fois en traduction française aux PUF en 1994, Jaynes avance que l'esprit humain était autrefois constitué de deux parties, l'une qui « parlait » et formulait les décisions à prendre (Dieu), l'autre qui entendait et obéissait (l'homme). La conscience serait apparue au fur et à mesure que cette bi-caméralité disparaissait, l'hémisphère gauche prenant le pas sur le droit... Le lecteur suit Jaynes cherchant les preuves de l'existence de cet « esprit bicaméral » dans les traces archéologiques des plus anciennes civilisations, en Mésopotamie, dans L'Iliade, l'Ancien Testament, etc., et retrouvant ses vestiges dans la poésie, la musique, l'hallucination du schizophrène et la méthode scientifique même.

  • La terre demeure

    George R. Stewart

    • Fage
    • 25 Janvier 2018

    Une pandémie d'origine inconnue a décimé la population nord-américaine (et sans doute celle de toute la planète).
    Ish, qui a survécu au mal mystérieux, entame une traversée de l'Amérique qui va ancrer en lui la conscience que rien ne pourra plus être comme avant. Il parviendra à fonder une famille, quelques survivants s'agrégeront et formeront une petite communauté autour de lui, une « Tribu » qui, confrontée à l'après, sera partagée entre la détresse, l'apathie et l'espoir, entre l'exploitation de l'héritage laissé par la civilisation effondrée (ses ressources, règles, croyances etc.) et la nécessité de tout réinventer pour redonner goût et sens à la vie.

    Si La Terre demeure (traduction du titre original Earth Abides qui cite l'Ecclésiaste) relève a priori de la fiction post-apocalyptique et dystopique, il excède les limites du genre par la profondeur et l'actualité du regard qu'il porte sur le sort des êtres et des choses qui composent un monde, sur ce qu'est une société humaine en crise :
    Comment elle dure, se disloque, peut renaître ou non...

    Aux États-Unis, où il a été publié en 1949, la même année que 1984 d'Orwell, le roman de l'anthropologue George Stewart est considéré comme un classique de la science- fiction (28 rééditions). Bien que traduit en français dès 1951 et réédité en 1980, La Terre demeure est restée en France une oeuvre méconnue.

  • Alberto Giacometti traverse de nombreuses phases de doute, au cours de sa carrière, qui le poussent à remettre inlassablement son travail en question. Souvent insatisfait du résultat, en recherche constante, il oscille entre des périodes de destruction et de riches phases de créations. Giacometti n'hésite pas à retravailler ses oeuvres même après les avoir exposées, voire à les abandonner lorsqu'il les juge ratées.
    L'exposition L'Ouvre disparue enquête sur ces pièces disparues ou oubliées, dont ne subsiste souvent que des croquis ou des photographies prises dans l'atelier de l'artiste.

  • Les photographies de Raphaël Salzedo témoignent de sa longue fascination pour les stupéfiants « tableaux » inscrits dans les pierres par les longs processus géologiques, pour cette « écriture des pierres » si bien dite en son temps par Roger Caillois.
    Calcaires de Toscane, agates, septarias, marbres à dendrites, grès de l'Utah, jaspes de l'Aveyron... : avec le seul concours de la lumière, Raphaël Salzedo fait parler les silencieux motifs colorés magnifiés par la scie du tailleur de pierre.
    Au lecteur d'exercer sur les failles, fissures, éclats, cristaux offerts à sa contemplation sa liberté de projeter des figures ou, plus simplement, sa faculté ou puissance d'admirer.

    Dans son essai De l'expressivité des pierres, l'historien de l'art et philosophe Bertrand Prévost soutient que les pierres sont des images en soi, non pas seulement pour nous qui les regardons et y reconnaissons des formes (ruines, arbres, grottes, montagnes, paysages marins...). Il se fixe pour tâche de saisir le contrecoup que cet extraordinaire potentiel esthétique des pierres porte aux arts humains.

    (Un court texte du tailleur de pierres et galeriste Claude Boullé introduit le livre, suivi d'une présentation du photographe)

  • Paroles d'artiste fait dialoguer les propos ou écrits d'un artiste avec son oeuvre. Paroles d'artiste is a collection of dialogues between artists' words and works. "Si je me sens loin des peintres, c'est parce qu'ils sont des hommes - et que les hommes m'apparaissent comme des problèmes difficiles à résoudre. Leurs discussions, leurs recherches, leur génie, m'ont toujours étonné." "If I feel distant from painters, it's because they're men - and men, for me, are difficult problems to solve.
    Their discussions, their research, their genius have always amazed me."

  • Henri Matisse (Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954) est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français.
    Paroles d'artiste est une collection de format poche pour découvrir ou redécouvrir les grands maître de l'art ancien, moderne et contemporain.
    Cette série d'ouvrages monographiques permet d'envisager l'univers d'un artiste à travers une sélection de trente reproductions représentatives de l'ensemble de son oeuvre. Chaque reproduction est associée à une citation extraite d'un entretien, d'une correspondance ou d'un écrit de l'artiste lui-même.
    Afin de rendre accessible cette collection aux très nombreux visiteurs étrangers de nos musées et collections publiques françaises, Paroles d'artiste est bilingue anglais-français.
    En 64 pages, 31 reproductions et pour seulement 6,50 €, le lecteur se retrouve immergé dans l'esprit et l'oeuvre de Henri Matisse.
    L'oeuvre de Henri Matisse est représenté dans de nombreux musées français et étrangers, et plus particulièrement :
    - Cateau-Cambrésis, musée Matisse - Grenoble, musée de Grenoble - Nice, musée Matisse - Paris, musée national d'Art moderne, centre Pompidou - Paris, musée d'Art moderne de la Ville de Paris

  • « Les mots sont des béquilles qui permettent de faire un petit bout de chemin en direction de l'oeuvre. Dans un premier temps, ils peuvent servir à ouvrir les yeux enlisés dans des habitudes, montrer que l'on voit davantage avec ce que l'on a dans la tête que devant les yeux. Mais la plus grande partie du chemin reste hors de leur portée, puisque l'art, justement, est au-delà. » Outrenoir, entretiens avec Françoise Jaunin, 2012 Pierre Soulages est né le 24 décembre 1919 à Rodez.
    Très jeune il est attiré par l'art roman et la préhistoire.
    Ce n'est qu'en 1946 qu'il peut consacrer tout son temps à la peinture. Ses toiles où le noir domine sont abstraites et sombres. Elles sont aussitôt remarquées tant elles diffèrent de la peinture demi-figurative et très colorée de l'après-guerre. D'autres oeuvres sont apparues où rythme, espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l'entière surface de la toile, une autre lumière picturale.
    En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville.
    Attaché à sa terre natale, Soulages consent, en 2005, avec son épouse Colette, à une donation exceptionnelle à la Communauté d'agglomération du Grand Rodez. Le musée Soulages à Rodez est inauguré en mai 2014.

  • Paroles d'artiste fait dialoguer les propos ou écrits d'un artiste avec son oeuvre. Paroles d'artiste is a collection of dialogues between artists' words and works. "L'espace pictural est un mur mais tous les oiseaux du monde y volent librement. A toutes profondeurs." "The pictorial space is a wall, but every bird in the world flies freely there. At every depth."

  • En 1890, un an à peine avant sa mort prématurée, Seurat professe : "L'art c'est l'Harmonie. L'Harmonie c'est l'analogie des contraires, l'analogie des semblables, de ton, de teinte, de ligne, considérés par la dominante et sous l'influence d'un éclairage en combinaisons gaies, calmes ou tristes."

  • La nature est une déesse à double visage.
    Elle fournit à ses enfants les plantes qui les nourrissent, celles qui les soignent et celles qui les tuent. Ces plantes vénéneuses procurent bien souvent une mort lente et douloureuse. Arme des faibles, des sorcières et des empoisonneurs, leur réputation sulfureuse n'est plus à faire. Mais pourquoi se cantonner aux seules plantes mortelles, quand il existe tant d'autres manières de pourrir la vie de son prochain ? Des plantes qui puent aux plantes qui tuent, en passant par celles qui donnent la diarrhée, en voici un petit florilège.

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