Gallimard

  • « Il serait réducteur de considérer les photographies des traversées du désert, des prisons libyennes, des canots gonflables, des sauvetages en mer et des corps qui flottent sur l'eau comme des photos d'actualité ou des clichés militants. Tout cela nous concerne, tout cela constitue pour nous une information précieuse. Le message qui nous parvient peut devenir le carburant qui permettra de changer le cours des choses ou la pierre tombale qui signifiera leur fatale inévitabilité. À nous de choisir. » Roberto Saviano En 2017, Luigi Di Maio, l'un des leaders du Mouvement 5 étoiles italien, qualifie de « taxis de la mer » les navires affrétés par des ONG humanitaires pour des opérations de sauvetage en Méditerranée, leur reprochant d'encourager le phénomène migratoire. Ce livre est un témoignage en réaction à cette déclaration. Il dénonce la propagande et les mensonges sur l'immigration, à travers les paroles et les images de ceux qui ont vu, documenté, photographié et aidé

  • À quinze ans, Cabu publie son premier dessin dans la presse. Pendant plus de soixante années, pas un jour sans qu'il n'ait pris son crayon. Dessin d'humour, caricature, reportage en France et à travers le monde, illustration, improvisation en direct à la télé : Cabu a tout fait. Inventé des archétypes, comme le Grand Duduche et le Beauf. Fait partager ses passions pour le jazz et Charles Trenet. Mené des combats sans relâche pour le pacifisme, l'écologie, la liberté d'expression, la tolérance.

    Cabu gardait tout, carnets de croquis, photos, coupures de presse, documentation, pièces de procès... Cette biographie très documentée est écrite par Jean-Luc Porquet, qui a bien connu Cabu et interrogé tous ses proches, famille, amis, collègues. Elle s'appuie également sur des archives incomparables communiquées pour la première fois par sa femme Véronique. Elle nous permet de redécouvrir un dessinateur mais aussi un homme exceptionnel.

  • Ce livre témoigne de la naissance d'un regard, celui du jeune photographe Raymond Depardon, à l'époque où, faisant son service militaire, il collabore à la revue TAM, Terre Air Mer. Ses images, conservées à l'ECPAD et largement inédites, portent déjà l'empreinte de son talent et donnent à voir l'oeil de Raymond «avant Depardon» : humour, impertinence, sens du cadrage...
    L'ouvrage est publié dans le cadre de deux expositions, présentées à Toulon et à Paris et se veut une référence sur le début de carrière de Raymond Depardon. Il rassemble près de 200 photographies choisies et commentées par Raymond Depardon lui-même.

  • Trente ans après sa disparition, le 2 décembre 1980, le Musée des lettres et manuscrits fait revivre à travers ses écrits Romain Gary, l'homme aux deux Goncourt, héros, diplomate, écrivain, cinéaste, grand reporter, séducteur et sublime mystificateur, dans toute son humanité, vibrante, complexe et douloureuse.
    De La Promesse de l'aube à La Vie devant soi, voici rassemblés quelques 160 documents exceptionnels, photographies, lettres autographes, manuscrits et textes inédits, et onze lecteurs-écrivains ou philosophes, réunis par Le Magazine Littéraire, pour nous en livrer tes clés. Au fil des milliers de feuillets, couverts d'une écriture souvent pressée, expression de l'excitation qui l'animait, se dessine le portrait kaléidoscopique de Romain Gary, humaniste flamboyant et défenseur passionné de la singularité, combattant toujours aux aguets, dont l'oeuvre n'a pas fini d'interpeller notre temps.

  • Catalogue officiel de l'exposition présentée au musée de l'Homme.

    Destiné au grand public, cet ouvrage invite à la redécouverte de l'homme de Néandertal en trois temps :

    Le temps d'une journée : Comment vivait l'homme de Néandertal?
    Son quotidien est décrypté et interprété pour comprendre les grands traits de sa culture et la relation à son environnement.

    Le temps d'une vie : À l'appui des représentations artistiques et des découvertes archéologiques majeures depuis le milieu du XIXe siècle, c'est l'évolution du regard porté sur cette « autre humanité » qui est présentée.

    Le temps d'une espèce : Quel a été le degré de métissage entre Néandertal et Homo Sapiens? Quelles ont été les causes de son extinction?
    Les diverses hypothèses qui prévalent aujourd'hui.

  • Plus de 700 ans d'histoire de la carte à jouer à travers le monde.

    Ludiques, ésotériques, satiriques, pédagogiques, politiques, humoristiques, promotionnelles, les cartes sont tout à la fois un sujet populaire et scienti?que.
    Du XIVe siècle à nos jours, ce livre voyage au coeur de ce monde grâce à 350 cartes extraordinaires de tous formats et de tous pays : jeu chinois, Hanafuda japonais, Ganjifa mongholes, cartes astronomiques à enseignes allemandes, tarot italien, jusqu'aux jeux non-conventionnels d'artistes comme Salvador Dali et Jean Dubuffet. Rédigé par les conservateurs de la BnF, sous la direction de Jude Talbot, cet ouvrage, richement illustré, invite à découvrir la fabuleuse collection de la Bibliothèque nationale de France.

  • Marseille est la seule ville de France à pouvoir revendiquer ving-six siècles d'histoire urbaine continue. Vers - 600, sur les rivages de la calanque, ont accosté des colons grecs qui fondent le comptoir de Massalia. Au fil des siècles, la ville s'est développée, toujours sur la même emprise. Cette permanence topographique a engendré la destruction quasi-systématique des constructions antérieures, qu'elles soient antiques, médiévales ou modernes. Ainsi, hormis quelques rares édifices religieux préservés (Saint-Victor, Saint- Laurent, Saint-Jean), le plus ancien bâtiment civil de Marseille est l'hôtel de Cabre, construit au xvie siècle. C'est donc dans son sous-sol qu'il faut chercher l'histoire de Marseille.
    Longtemps, l'histoire antique de la ville, bien connue notamment grâce aux spectaculaires fouilles de la Bourse (site du port antique), a cristallisé les passions. Les découvertes préhistoriques de la grotte Cosquer et de la butte saint-Charles, les fouilles récentes de sites majeurs de l'Antiquité tardive (groupe épiscopal de la Major, basilique de la rue Malaval), du Moyen Âge (ateliers de potiers de Sainte-Barbe) et de l'époque moderne (jeu de paume de la rue Thubaneau, charniers de pestiférés de la rue Leca) ont permis d'étudier l'histoire de la ville de la préhistoire au xixe siècle.

  • La Méditerranée est au coeur de l'existence de Jean Genet. Dès son enfance, il part, fugue, s'évade, s'engage dans l'armée, déserte et vagabonde. Ces errances clandestines nourrissent une large part de ses livres et sont prolongées, après sa sortie de prison et l'accès à la notoriété, par le voyage.
    Cet ouvrage, catalogue de l'exposition «Jean Genet, l'échappée belle» présentée au MuCEM, propose de retracer la vie de Jean Genet à travers trois oeuvres inscrites dans la géographie méridionale : Journal du voleur, Les Paravents et Un captif amoureux. Berceau des premières expériences et abri lumineux de la fin de sa vie, la Méditerranée est le pôle magnétique de sa trajectoire, celui auquel il revient obstinément.
    Grâce à des images d'archives, des photographies, des lettres et des extraits de ses manuscrits, cet ouvrage invite à suivre Genet au coeur de l'Espagne, de l'Algérie et du Moyen-Orient.

  • C'est en travaillant, juste après sa mort, sur les papiers de son père, Munio Weinraub, architecte du Bauhaus, qu'Amos Gitai a mesuré l'importance des archives, ces blocs de silence. Voilà 40 ans qu'il alterne documentaires et fictions : près de 80 films, et chacun d'eux conçu comme un workshop, un travail d'élaboration et de réinterprétation des sources. En 2007, Amos Gitai a confié ses archives à la Cinémathèque française. Un fonds riche, complexe et hétérogène, constitué de nombreux inédits : manuscrits, photographies, dessins de costumes et de décors, documents audiovisuels et sonores. Valoriser ce fonds, rendre compte d'un processus de création, mettre au jour les lignes de force, de tension qui sont à l'oeuvre, tels sont les enjeux de cette exposition conçue en quatre phases :
    Kippour Naissance d'un cinéaste ; Réalités et frontières ;
    L'exil et le monde ; Mythologies Un voyage poétique dans l'univers de cet « architecte de la mémoire » qui a fait le choix du cinéma, après avoir frôlé la mort pendant la guerre de Kippour, en 1973.
    Ses premiers films sont documentaires, puis très vite il se met à fictionnaliser le réel pour mieux se l'approprier. Mélange des genres où s'enracinent une pensée, une méthode, cette relation mouvante, voire instable, qui préside à l'écriture de ses récits. Arpenteur et témoin d'Israël, son pays est une source d'inspiration constante, mais à bonne distance. Il y a un esprit de l'exil chez Amos Gitai, pour qui le monde est le lieu d'un perpétuel questionnement : l'identité des pays où il tourne, ces cultures, ces langues et ces rencontres qui le nourrissent.
    Il revient ici sur les tracées de ce parcours singulier et passionnant : parole vive, vision forte, retour aux sources d'une oeuvre traversée par les questions des filiations, des racines et de l'Histoire. Façon d'atteindre à ce qui, au coeur même de la création, n'appartient qu'à l'artiste lui-même.

  • André Malraux et André Gide ont entretenu une relation amicale dès le début des années 1920. Leur amitié s'est nouée à la suite de la publication en revue par André Malraux de deux grands articles consacrés à son aîné, suite à la publication de ses Morceaux choisis chez Gallimard (1921). Le jeune critique y prenait la défense d'André Gide contre les attaques de la droite réactionnaire, considérant l'auteur des Nourritures terrestres comme le seul directeur de conscience légitime pour la jeune génération - « un homme qui crée l'état d'esprit d'une époque », une figure exemplaire non par la profession d'une doctrine, mais par le goût affiché de la liberté et du bonheur : « En vous défendant contre l'absolu des systèmes, vous leur avez organisé une défense. » André Gide tombe sous le charme de cet admirateur talentueux, dont il fait la connaissance le 12 mai 1922 au théâtre du Vieux-Colombier, et se réjouit de le voir figurer bientôt parmi les écrivains proches de La NRF, auprès de Jean Paulhan et de Marcel Arland.

  • Le 6 avril 1917, les États-Unis, restés neutres depuis le début du conflit, s'engagent militairement aux côtés des Alliés. Les Doughboys, ou Sammies, comme on appelle les fantassins américains, font leur baptême du feu au printemps 1918. Dans les six mois qui suivent, plus de cinquante-trois mille d'entre eux meurent sur les champs de bataille européens. Les reportages des photographes militaires permettent de retracer, au plus près de la vie des soldats et des civils, l'ensemble de l'expérience de guerre des États-Unis. La Grande Guerre ouvre l'époque des conflits globaux. Cest cette mutation fondamentale que raconte ce livre, conçu à partir d'archives photographiques françaises et américaines largement inédites.
    Publié à l'occasion du centenaire de la déclaration de guerre du printemps 1917, en collaboration avec le Ministère de la Défense, cet ouvrage propose un éclairage passionnant sur l'entrée des États-Unis dans la guerre et dans le monde moderne.

  • Au matin du 26 septembre 1914, sous un ciel automnal et par une douce brise, les bateaux transportant les premières troupes indiennes de la division Lahore firent leur entrée dans le port de Marseille. À peine l'ancre jetée, on vit apparaître sur le pont un groupe d'Indiens - débraillés, souffrant du mal de mer, mais très excités. Les sapeurs et les mineurs de la 20e Compagnie de la Lahore Division et du 129e Baluchis se disputaient le privilège de poser les premiers le pied sur le sol français. Quoi qu'il en soit, l'Indian Expeditionary Force A était arrivée. L'Inde, du fait de son appartenance à l'Empire britannique, fut largement impliquée dans la Première Guerre mondiale, au point d'envoyer servir outre-mer plus d'un million d'hommes. Environ 140 000 d'entre eux, combattants et non combattants, arrivèrent ainsi en France et en Belgique entre septembre 1914 et octobre 1918.
    Ce livre parle de ces hommes : il se veut un témoignage visuel de leur existence en Europe - dans les tranchées, les champs, les fermes, les cantonnements, les villes, les gares, les hôpitaux, les camps de prisonniers -, ainsi que du monde qu'ils ont laissé derrière eux, en Inde, et de l'interminable monotonie de leur voyage et de notre façon d'entretenir leur mémoire.

  • L'histoire commence dans le salon du poète Francis Vielé-Griffin, en 1899, lorsque le jeune auteur de Paludes, André Gide, rencontre le peintre Théo Van Rysselberghe et sa femme Maria. C'est le début d'une grande et belle amitié, qui trouvera un prolongement familial quand André et Élisabeth Van Rysselberghe, fille de Théo et Maria, choisiront de donner naissance à un enfant, hors de toute union officielle. Leur fille, Catherine, naît le 18 avril 1923. L'identité de son père n'est connue que de quelques initiés ; et Catherine, elle-même, l'ignore jusqu'à l'âge de treize ans. Mais elle sera, avec sa grand-mère Maria - la « Petite Dame » -, le témoin privilégié de ce « climat » familial somme toute si cher à l'auteur des Nourritures terrestres. Cet album de souvenirs, commenté par Catherine Gide, trace ainsi les contours étendus, mais choisis, de cette singulière famille. Voici des lieux aimés et des figures amies, des bonheurs simples, des souvenirs de voyages et de rencontres, qu'évoque par ailleurs, avec le même naturel, la fille d'André Gide et d'Élisabeth Van Rysselberghe, dans le film documentaire que Jean-Pierre Prévost a joint à cet album.

  • Voici dévoilées, transcrites et commentées une centaine de pièces manuscrites remarquables, choisies parmi une collection entièrement consacrée aux quelque sept cents immortels ayant siégé à l'Académie française depuis sa fondation en 1635. Commencée vers 1830, mais connue à ce jour des seuls initiés, cette exceptionnelle réunion de lettres et documents autographes a été composée par six générations de marquis de Flers, avec un grand souci d'exhaustivité. Au fil des lettres se révèle une chronique vivante de la Compagnie, dans ses travaux quotidiens, son protocole, ses traditions, comme au travers des crises et querelles qui ont marqué son existence. On perçoit dès lors quels furent le dessein et l'évolution de l'Institution, ce qu'en ont attendu ses membres et candidats successifs ou ce que lui ont reproché ses détracteurs. S'y trame continûment une histoire des rapports complexes entre pouvoirs et littérature, élites et culture. Mais le spectre est large, la matière immense et rare. D'un document à l'autre, le propos et les enjeux varient : critiques, moraux, linguistiques, tactiques, politiques, sociaux, sentimentaux... On parle autant de science que de style, de finance personnelle que de désillusion amoureuse ; la tendresse succède à la véhémence, l'amertume à l'ironie, le compliment à l'aveu, le lyrisme à l'analyse. De sorte que, dans l'intimité de ces manuscrits d'exception, le lecteur se sent placé au plus près des moeurs, des préoccupations et des débats de la Compagnie, au coeur de ces réseaux qui, à chaque époque, se forment, rayonnent puis se distendent... Lieu de consécration, objet de convoitise ou de défiance, l'Académie française se donne ici telle qu'en elle-même, non comme une clôture mais comme un point de fixation et de rencontre des grandes aventures de l'Esprit.

  • Quand la mairie d'herculanum m'a proposé d'être le direttore artistico d'une expédition sculpturale sur les pentes du vésuve j'ai aussitôt accepté ce défi: dix artistes vivant en europe réaliseraient chacun une sculpture en lave.
    Il fallait que ce fût à la mesure de naples, de pompéi, d'herculanum, et du vésuve même, un musée à ciel ouvert que j'ai baptisé creator vesevo. une première mondiale à tout point de vue: patrimoine protégé par l'humanité, le vésuve serait jalonné de dix sculptures, faites à partir de blocs de lave (de vingt à cinquante tonnes) extraits des flancs de ce monstre sacré. une première donc car nul artiste contemporain de renommée universelle n'avait travaillé cette extraordinaire matière.
    Une première encore car aucun volcan en activité ne soit sur ses pentes un musée dont les oeuvres sont faites de la même lave qui le figure. trois ans après l'inauguration, les sculptures se fondent désormais avec la roche volcanique d'oú elles sont issues, elles semblent nées du vésuve. il fallait un grand photographe, ce ne pouvait être qu'alain volut qui sait depuis longtemps déjà donner son à la pierre et mouvement à la chair.

  • En dix ans, plus de 2 000 fouilles archéologiques ont été menées grâce à l'archéologie préventive qui précède les chantiers d'aménagement lancés sur tout le territoire. Faisant la synthèse de cette moisson de résultats inédits, ce livre revisite l'histoire et la géographie de la France à la lumière des découvertes les plus marquantes. La France racontée par les archéologues embrasse 200 000 ans de présence humaine. Des traces de pré-Néandertaliens dans la vallée de la Seine jusqu'aux stigmates des conflits du XX e siècle, cette fresque nous fait découvrir des aspects insoupçonnés de notre passé : changements climatiques, transformations des paysages, migrations et occupation du territoire, modes de vie, hiérarchies sociales, habitat, techniques agricoles, artisanales et industrielles, échanges économique s, religions, pratiques funéraires, art... Et elle nous rappelle que partout, sous nos pas, les « archives du sol » attendent encore leurs découvreurs. Plus de 250 photographies pour illustrer les fouilles et les découvertes les plus récentes provenant de toutes les régions de France, et des cartes pour les situer sur l'hexagone.

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