Illustria

  • Renaissance, France-Italie (1500-1600) marque le second temps du voyage initié par la Galerie Sismann à la découverte de la sculpture ancienne européenne. Après un premier événement consacré à la sculpture gothique, ce nouveau volume propose à tous les amateurs et curieux un itinéraire entre France et Italie à la découverte des multiples déclinaisons de l´art de la Renaissance. À travers une sélection d´oeuvres issues de la collection Sismann et proposées à la vente, découvrez le foisonnement et la variété que prennent dans ces espaces géographiques les thèmes et les formes investis par les artistes de l´époque qui rivalisent entre-eux pour donner vie au programme de la Renaissance, exprimer ses rêves, ses idéaux et ses valeurs. Au fil des pages, d´émouvantes madones côtoient de sensuelles divinités antiques et tout un peuple de grotesques. Aujourd´hui extraites de leur contexte, toutes ces oeuvres sont une invitation au voyage et nous exhortent à rêver au temps éclatant de leur création.

  • Le 5e volet du cycle d´ouvrages consacré aux cultures du continent nord-américain par le musée du Nouveau Monde de La Rochelle aborde le monde inuit, en évoquant les diverses facettes des relations que les populations de ces régions entretenaient et entretiennent toujours avec le « monde animal ». Les notions d´échange/interdépendance et de transformation constituent les concepts-clés associés à l´évocation des systèmes de relation humains-animaux qui sont illustrés dans les cultures matérielles de ces sociétés de chasseurs-pêcheurs. L´accès durable et répété à l´animal-gibier est un enjeu central pour ces populations. Dans la cosmologie « traditionnelle » inuit, la notion de reproduction réciproque des sociétés humaines et animales est primordiale. Par ailleurs, les activités associées à la chasse et à la réception d´un gibier constituent de nos jours encore une composante majeure de l´entretien des liens sociaux à l´échelle des « communautés » villageoises inuit.

  • Stupéfiante Amazonie est un ouvrage destiné à un large public, qui propose une redécouverte de la vie en Amazonie à partir d´objets rarissimes, jadis désignés comme «pierres des Amazones», nous introduisent dans l´univers des substances toxiques que produit avec générosité la nature, pour le meilleur et pour le pire. Sur la trace de l´abbé Cullère, un Nantais chez les Indiens au xixe siècle, botanistes, pharmacologues, archéologues et conservateurs se penchent sur les venins, psychotropes ou médecines, et nous font entrer dans l´intimité sociale, économique, alimentaire, rituelle, festive, scientifique, mythologique et autre, de ces sociétés de la forêt pluviale.

  • Dans le cadre du 4e festival Normandie impressionniste, le musée Eugène Boudin consacre une exposition au travail de Charles-François (1817-1878) et Karl (1846-1886) Daubigny en Normandie. Considéré par Monet et Van Gogh comme un des plus grands paysagistes de son temps, Charles-François Daubigny découvre la mer en Normandie au milieu du XIXe siècle. En 1854, il séjourne pour la première fois à Villerville, près de Honfleur. La richesse des motifs côtiers qu´il y trouve réunis dans ce village de pêcheurs lui inspire une nouvelle typologie picturale?: les vastes étendues de la mer et les couchers de soleil, les roches noires, la plage et ses falaises. Très tôt, l´artiste partage cette riche expérience avec son fils Karl. Peu connu aujourd´hui, il rencontre un succès précoce au Salon dès 1863. Formé par son père, il s´enthousiasme pour les motifs de ce littoral - des effets atmosphériques du ciel et de la mer aux scènes portuaires - qui le révèlent comme un grand coloriste.

  • Fernand Léger hérite de l'impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940 : la représentation des banlieues en cours d'industrialisation.
    Rentré des États-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s'implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes.
    Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d'une nature désolée et d'autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.
    Cette publication accompagne l'exposition organisée au musée des Beaux-Arts au printemps 2020.

  • Ce catalogue présente une sélection d'oeuvres réalisées entre la fin du 12e siècle et la première moitié du 16e siècle, originaires d'Italie, de France, des anciens Pays-Bas ou encore des pays germaniques, offrant aux lecteurs un vaste panorama de la sculpture à l'époque gothique. La grande majorité des pièces qui y sont présentées sont issues d'anciennes collections prestigieuses ou, à l'inverse, demeurent à ce jour inconnues sur le marché de l'art, constituant de réelles et importantes découvertes pour les historiens et les amateurs. Parmi ces trésors, il convient de citer deux importantes têtes gothiques de Chartres et de Reims des 12e et 14e siècles, une exceptionnelle Vierge à l'Enfant de la fin du 14e siècle rattachée à l'oratoire de l'abbaye de Saint-Georges de Boscherville, ou encore deux fragments de retables souabes provenant de l'illustre Collection Claer.
    Étudiés dans les pages qui suivent, ils sont rejoints par une trentaine d'autres chefs-d'oeuvre, constitués de rondesbosses, d'éléments d'architecture ornés, de fragments de retables ou encore d'objets d'art.

  • On considère avec nostalgie les Trente Glorieuses comme si, dans les années 1945-1975, avait régné l'abondance économique, alors qu'il fallait d'abord reconstruire un pays en ruine, mais on dénigre son bilan idéologique et culturel, dominé par une croyance illusoire au progrès. Pollution, urbanisme sans âme, matières plastiques imputrescibles, tels seraient les seuls legs de ce temps d'inconscience. Aussi, l'architecture et l'art monumental des Trente Glorieuses, encore mal-aimées, ont subi beaucoup de destructions et commencent à peine à être patrimonialisées.
    Or, comme le montrent les études réunies ici, en dépit de l'urgence de la reconstruction, on a accordé à cette époque une grande importance aux questions esthétiques. On faisait confiance aux nouveaux moyens techniques pour faire du beau moins cher à destination du plus grand nombre.
    Esthétique fonctionnelle et démocratisation artistique sont étroitement liées. On comprend dès lors le rôle central de l'industrie dans les représentations de cette époque. Contre l'opposition romantique du beau et de l'utile, il fallait réinstaller le monde industriel dans les valeurs humaines. Les usines, aussi, devaient être belles comme fonctionnelles et constituer un objet d'intérêt pour l'art. La démocratisation du beau exigeait qu'il s'impose dans les lieux de travail.
    Inversement, l'expérience industrielle de la simplicité, de la cohérence, pouvait nourrir l'inspiration artistique.
    Réunissant vingt-quatre spécialistes qui croisent leurs multiples terrains, cet ouvrage vise, non à défendre l'esthétique des Trente Glorieuses, mais à la restituer dans sa complexité. Il invite le lecteur à regarder un peu différemment un passé trop proche pour qu'on puisse encore pleinement l'estimer.

  • Henry Révoil (1822-1900) est un architecte connu à la fin du 19e siècle, particulièrement dans le Sud-Est de la France où il exerça son activité de bâtisseur et de restaurateur pendant près de cinquante ans. Sa fonction d'architecte attaché à la Commission des monuments historiques où siégeaient Mérimée et Viollet-le-Duc, les chantiers de construction qu'il mena, le placèrent au sein des débats sur l'histoire de l'architecture et son devenir.
    Le musée des Beaux-Arts de Marseille dispose d'un fonds de dessins de près de 2000 pièces, qui recouvre l'ensemble de la carrière de l'architecte. Les récents travaux d'inventaire dont celui-ci a fait l'objet, permettent aujourd'hui d'en proposer une première «mise en lumière».
    Approcher l'intimité intellectuelle de notre personnage à travers ses dessins et par l'analyse de son milieu familial, dresser une chronologie de son activité professionnelle c'est, appelant à de futurs travaux sur un de ses acteurs oublié, signaler des pistes de réflexion sur un 19e siècle déjà plus lointain que nous le croyons...

  • Par maniérisme on entend généralement ce courant longtemps délaissé, surtout d'un certain public qui lui opposait systématiquement la Renaissance dont il n'était au mieux qu'une sorte de prolongation dégénérée, un peu à l'instar des artistes romains tentant de copier les grands maîtres grecs. Les principaux protagonistes se réduisaient il y a encore peu de temps à Jacopo da Pontormo, Rosso Fiorentino, Francesco Salviati et Giorgio Vasari. Injustement relégué sur un inconfortable strapontin à mi-chemin entre Renaissance et baroque, ce style protéiforme aux proportions exagérées et aux compositions artificielles et contorsionnées a peiné à trouver une légitimité.
    Au sein du courant maniériste Federico Barocci occupe une place très importante car il constitue une sorte de relais entre la Renaissance incarnée par son compatriote Raphaël dont il se sentait l'héritier légitime et le courant baroque dont il fut l'un des principaux précurseurs. Il nous a semblé intéressant de mettre en évidence les liens étroits unissant tous ces artistes. Le maniérisme tardif trouvera illustration au travers d'artistes ayant travaillé à Rome dans la seconde moitié du xvie siècle comme Niccolo Martinelli dit Trometta, Girolamo Muziano artiste favori du pape Grégoire XIII Boncompagni ou Giuseppe Cesari dit le Cavalier d'Arpin, peintre officiel de Clément VIII Aldobrandini assumant le rôle de « charnière » entre maniérisme et baroque en tant que premier maître de Michelangelo Merisi dit le Caravage.

  • L'archéologie est une science de l'interprétation. Écrite, elle devient une Histoire. Histoire certes matérielle mais qui peut enrichir, voire quelque fois contredire, l'« Histoire officielle ». À partir du prisme de la gastronomie, ce livre va ainsi exposer la version historique des auteurs latins qui dresse l'image d'une table romaine outrancière. Si cette vision « peplumesque » concerne surtout la vie des Princes, les autres parties s'attaquent à la réalité archéologique.
    Produits mystérieux, écritures sibyllines dévoilent alors l'alimentation quotidienne des Romains. En comparant systématiquement les inscriptions latines des amphores aux étiquettes actuelles, ou encore des pots antiques à de simples boîtes de sardines, tout un pan de l'Histoire alimentaire se dévoile et, bien souvent, une conclusion s'impose :
    On n'a rien inventé !

  • Émile Sabouraud (1900-1996), «peintre et écrivain du bonheur» écrit Jean Bouret. Il a été cet acteur passionné et le témoin attentif de la vie qu'il célèbre avec un égal talent par la substance de la forme et de la couleur, autant que par le sens des mots dans ses écrits sur son métier de peintre qu'il revendique avec une honnêteté sans partage dans l'activité d'un esprit libre et «réfractaire» dit-il. Héritier de la tradition française, il s'attache à cultiver un art d'équilibre et de mesure, d'harmonie, aux côtés de ses amis de la Réalité Poétique. Chez ce dessinateur amoureux de la ligne, le coloriste distille un lyrisme personnel dans ses sujets où le paysage, les objets dans ses natures silencieuses et les portraits, expriment sa profonde connaissance des valeurs plastiques nées de l'intelligence dont la rigueur n'exclut pas des audaces chromatiques et interprétatives fortes du sentiment et de sa grandeur poétique. À travers un oeuvre peint et écrit d'une grande richesse, Émile Sabouraud se définit comme un homme de son temps, un honnête homme lucide, resté émerveillé et sensible aux beautés de la nature dont il nous offre le témoignage ému dans sa plénitude vivante.

  • Voici un mode de vie et une manière de construire À la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines.
    Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHÉA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines.
    Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Île-de- France et de Picardie. Ces grandes propriétés gallo-romaines rurales portaient à la fois la marque de l'héritage gaulois et les pratiques nouvelles venues de Méditerranée : un certain niveau de confort, lié à l'ingéniosité des techniques romaines, des bains, parfois des jardins d'agrément, ainsi qu'un soin particulier accordé à l'architecture et aux décors, aux peintures murales et plus rarement aux mosaïques, il vous révèle également les dessous du grandiose : les constructions monumentales romaines permettaient aux habitants de tout l'Empire de toucher du doigt sa puissance, d'écarquiller les yeux devant son faste, tous ces édifices regorgent de trouvailles constructives, d'astuces techniques, de procédés ingénieux. C'est au pied du mur qu'on voit à quel point le maçon romain était malin !

  • C'est une jolie histoire comme il pourrait en arriver plus souvent grâce au travail effectué par les musées et aux nouvelles technologies.
    L'histoire d'un homme, Alfred Binant qui commande en janvier 1871, trente six tableaux de grands formats à une équipe de peintres pour relater des événements civils et militaires du Siège de Paris, exalter le courage, l'héroïsme, la patience et le dévouement des Parisiens encerclés.
    L'ensemble est ensuite donné à la Ville de Paris, treize sont au musée Carnavalet.
    Quid des vingt-trois tableaux manquants ?
    Les recherches mènent contre toute attente vers la Ville de Digne-les-Bains qui conserve des exemplaires modello en tous points comparables à leurs grands frères.
    Les trente-six « miniatures » restaurées sont présentés pour la première fois à Digne avant de rejoindre les collections du musée d'art et d'histoire de Saint-Denis pour enrichir son fonds unique sur la guerre de 1870 et la Commune de Paris.

  • Trois volumes présentant la civilisation et les traditions des différentes tribus indiennes des Etats-Unis.
    A l'intérieur du lot :
    - Les fils de l'oiseau tonnerre, les indiens de l'est.
    - Les fils du soleil, les indiens de Californie et du sud-ouest.
    - Les fils du grand corbeau, les indiens de la côte Nord-ouest.

  • À l'occasion du 150e anniversaire du décès de Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859), les services culturels de la ville de Douai s'associent pour présenter cette personnalité passionnante, à la fois comédienne, chanteuse, femme de lettres et. grande amoureuse.
    Talentueuse et touchante, née à Douai (ville à laquelle elle resta très attachée), Marceline Desbordes-Valmore est une figure importante du romantisme français, tant du point de vue de ses écrits que de sa vie même.
    Nous découvrons la personnalité de Marceline à la fois mélancolique, pensive, doloriste à travers différents portraits, manuscrits, lettres et recueils de ses oeuvres.
    Elle fut saluée par les plus grands poètes français d'Hugo à Aragon et Yves Bonnefoy.
    De la publication de son premier recueil en 1819, Élégies, Marie et Romances, jusqu'à la fin de sa vie, le talent de Marceline Desbordes-Valmore (Élégies et poésies nouvelles, 1824, les Pleurs, 1833, Pauvres fleurs, 1839 et Bouquets et prières, 1843) fut en effet remarqué et apprécié pour le lyrisme et la hardiesse de versification qui s'en dégageaient.
    Les liens qui l'unissaient aux personnalités du monde théâtral, lyrique et littéraire de son époque seront mis en évidence (Balzac, Dumas, Sainte-Beuve, Hugo, Lamartine, Vigny, Talma.) ainsi que l'attachement de l'artiste à sa ville natale, de son vivant jusqu'à nos jours.

  • Le musée du Nouveau Monde de La Rochelle a entrepris depuis 2012 de monter un cycle d'expositions consacrées aux grandes aires culturelles amérindiennes (Amérique du Nord) et en offrira en 2018 le quatrième volet avec les riches cultures des plaines et plateaux.
    Dans ce large espace qui va de l'ouest des Grands Lacs aux Rocheuses et du Texas aux Birch Mountains, des populations aux traits bien différenciés ont vécu pendant des siècles de chasse, pêche et agriculture jusqu'à ce que l'arrivée du cheval aux XVIIe-XVIIIe siècles bouleverse totalement les modes de vie de la plupart d'entre elles, créant un essor et une dynamique aussi riche et brillante que brève. Entre guerres indiennes du XIXe siècle, Wild West show de Buffalo Bill puis essor du western américain, ce sont ces années et ces cultures-là qui sont le mieux repérées du grand public. Du moins le pense-t-il car cette vision est naturellement biaisée par l'objectivité très relative de ceux qui la rapportent.
    Comme lors des précédents volets, le musée souhaite donc contribuer à une meilleure connaissance ethnographique des peuples des Amériques par le public en mettant en outre en valeur des collections conservées en France et dans les pays limitrophes, dans le domaine public et en mains privées.
    Vêtements et parures, abris et habitations, nourriture, chasse, guerre, cérémonies.

  • Ce catalogue raisonné révèle, oeuvre après oeuvre, le parcours rigoureux et tenace de Georges Folmer 1895-1977. De sa formation figurative et pluridisciplinaire aux Beaux-arts de Nancy à l'Abstraction géométrique la plus pure, quelquefois animée par le mouvement.
    Folmer nous offre une variété plastique de grande ampleur.
    L'histoire de l'artiste, comme celle de l'homme démontrent l'authenticité de son engagement et de sa foi en marge des modes et des coteries... jusqu'à en subir la misère, pour être fidèle à lui-même.
    Des conservateurs renommés, des historiens d'Art de la Sorbonne, des professeurs passionnés ainsi que des collectionneurs émérites... tous ont contribué spontanément à l'édification de cet ouvrage. Leurs analyses critiques de l'oeuvre de Folmer confirment la place éminente de cet artiste, attaché au premier cercle d'Herbin, dans l'Art moderne du XXe siècle. Les nombreuses acquisitions muséales attestent également d'une notoriété reconnue. Ce catalogue raisonné est valorisé par tout un ensemble de critiques et de témoignages qui le dressent à un niveau de qualité exemplaire.

  • Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le xixe siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé.
    Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xixe siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870.
    Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.

  • Sur la côte Nord-Ouest d'Amérique du Nord (Colombie-Britannique canadienne, Oregon et État de Washington aux États-Unis) vivent des peuples méconnus du grand public, riches de cultures homogènes et très spécifiques. Pratiquant de manière générale une hiérarchisation marquée de leurs sociétés, à la différence des autres grandes aires culturelles amérindiennes, ils ont également développé des formes artistiques très abouties et très valorisées qui s'expriment, entre autres, dans le travail du bois dont les mâts totémiques sont, sans doute, les créations les plus connues. Ces productions trouvent leur plénitude et leur aboutissement dans la tradition particulière du potlatch, cérémonie comportant masques, danses, chants, festins et dons d'objets précieux et dont la fonction dépasse le seul rôle d'une festivité.
    Peuples tournés vers la mer, Tlingit, Haïda, Nuh-chah-nulth.
    Nous font découvrir de nouvelles facettes, inhabituelles, des Indiens d'Amérique.

  • Dans ce premier ouvrage d'une nouvelle collection qui sera dédiée à la présentation des collections du musée Dobrée, archéologues, numismates et conservateurs abordent son médaillier, l'un des plus prestigieux de France, sous l'angle de l'histoire et de la description du mobilier archéologique issu de très nombreux dépôts monétaires trouvés en Loire- Atlantique. Monnaies, vaisselle précieuse et parures, jadis enfouies en prévision d'un avenir incertain, signalent pour la postérité les grands événements de l'histoire du territoire départemental. Collecté par la passion de quelques personnalités locales dont le portrait nous est donné, une partie de ce patrimoine est aujourd'hui conservé au musée, où il nous révèle la prospérité ou la perturbation des époques successives, le savoir-faire des anciens artisans, ainsi qu'une part de l'univers des générations passées et de leurs us et coutumes. Des trésors à la portée de tous !

  • Présentation des peintures de Maurice Utrillo, Suzanne Valadon et André Utter, à l'époque où les trois artistes ont travaillé dans un atelier de Montmartre, au 12 rue Cortot.

  • Surnommé le gentilhomme peintre par Edmond de Goncourt, M. de La Gandara, reste célèbre pour ses portraits féminins. Ses débuts, dans la mouvance des Hydropathes et du Chat Noir, furent marqués par l'admiration vouée à Goya et Velásquez auxquels il emprunta la palette. Après sa rencontre avec Robert de Montesquiou, naquit sa vocation de peintre mondain. Dans ses représentations, il recherche en tout l'élégance : celle du costume, de l'attitude, de l'expression. Il utilise des colorations atténuées, des atmosphères qui enveloppent précieusement ses modèles. Inspiré par les ambiances de Whistler, il a été le peintre de la femme distinguée, habillée par les grandes maisons de couture telles Worth, Paquin, Chéruit. Il y a dans la traduction en pied de ses modèles, de la vaporeuse et svelte grâce anglaise à la Gainsborough. Ses personnages « semblent prêts à descendre de la toile tant ils sont vivants » et c'est pour cela que sa production était tant recherchée aux vernissages des grandes expositions. Il a aussi excellé dans les pastels et nous a laissé de délicieuses natures mortes inspirées par Chardin et Ribot. On n'oubliera pas non plus sa vocation de peintre des jardins où il promena une mélancolie qu'il a bien traduite dans ses toiles du Luxembourg ou celles des parcs parisiens.

  • Durant de longs siècles, bien loin de la carte sans contact nous devions au contraire présenter des espèces sonnantes et trébuchantes en échange de toute marchandise. En référer à la valeur réelle de l'or et de l'argent imposait de mesurer et comparer la monnaie, aussi tout un petit matériel apparut lorsque le commerce se développa à la fin du Moyen Âge: à travers l'Europe, marchands et changeurs, mais bien des chalands aussi, portaient avec eux un étui contenant balance et poids, dont témoignent non seulement les peintres flamands du 15e au 17e siècle mais les objets eux-mêmes dans les réserves de nos musées. Plus souvent commentés pour les interprétations symboliques auxquelles se prête le sujet de la pesée ou le maniement de l'or, poids et balances sont ici mesurés à l'aune de leurs qualités physiques et commerciales, exceptionnellement considérés pour eux-mêmes et ceux qui les ont faits.

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