Pu De Rennes

  • L'invention et le développement de l'imprimerie en Europe révolutionnèrent l'accès au texte. La vaste quantité de livres devenus disponibles au cours des dernières décennies du XVe siècle eut un impact profond sur l'ensemble de la société. Un véritable changement de paradigme eut lieu dans la sphère religieuse comme dans le domaine du politique et de la manière de gouverner. Cet essai de synthèse renouvelle la compréhension des enjeux de l'imprimé de la première modernité.

    À partir des travaux français et internationaux les plus récents et des abondantes recherches de l'auteur, il donne les clefs pour appréhender ce médium en examinant en trois temps le monde de l'imprimé. Cet ouvrage souligne que l'imprimé était d'abord un objet et une marchandise : produit dans les ateliers des imprimeurs, il était commandité, distribué puis vendu dans des échoppes et étals dispersés à travers l'Europe, avant d'être lu et collectionné. La nouvelle technologie se révéla également être un outil au service des pouvoirs traditionnels séculiers et religieux, autant qu'aux mains des mouvements de contestation et d'opposition comme la Réforme.

    Enfin, les imprimés véhiculaient des textes qui jouèrent un rôle considérable dans la diffusion du savoir, dans les loisirs et divertissements des femmes et des hommes, ainsi que dans la circulation des informations et des polémiques qui animèrent cette période. En présentant le livre et ses enjeux sous un jour nouveau, cette étude cherche à placer l'histoire de l'imprimé au coeur de l'histoire générale des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

  • Le régime du général Franco fut l'un des plus long règnes personnels de l'histoire de l'Espagne. Le dictateur, qui bâtit son régime sur les ruines de la IIe République après une effroyable guerre civile, conserva le pouvoir pendant 36 ans, 7 mois et 20 jours. Comment expliquer une telle longévité ? Comment expliquer la présence à la tête de l'État espagnol de ce général que rien ne prédestinait à un tel avenir, qui ne se reconnaît dans aucune des idéologies apparues au XXe siècle, qui n'en impose ni physiquement ni intellectuellement, qui n'a aucun charisme, aucun talent d'orateur, et que l'on dit réservé, voire timide ? Comment expliquer la mise en oeuvre, sous son autorité, dans tous les domaines de la vie nationale, d'une conception de l'État qui ne repose que sur une admiration indéfectible pour l'Espagne impériale et sur la volonté de ne jamais restituer le pouvoir qu'il considérait devoir lui revenir après l'avoir conquis sur le champ de bataille ?

    Cet ouvrage propose de répondre à ces questions en étudiant la dictature du général Franco pour ce qu'elle est aux yeux de l'Histoire : une longue dictature personnelle qui ne cessa, pour survivre, et au moyen d'une instrumentalisation permanente de la violence et de la division, de s'adapter à l'évolution de la population espagnole et du monde au point de rendre possible une mutation en profondeur d'un pays qui, au moment de la mort du dictateur en 1975, n'est plus celui sur lequel il s'apprêtait à régner en 1939, lorsque sa victoire sur l'armée républicaine lui permit d'occuper la totalité du territoire et de confisquer à son profit les structures de l'État.

    Avec le soutien du CELLAM de l'université Rennes 2.

  • Les notions grecques et romaines, telles que oikos, oikia, domus, que nous traduisons par « famille » ou « maisonnée », sont assurément polysémiques et désignent un groupe de personnes réunies sous une même autorité, liées entre elles essentiellement par des relations de parenté ou des rapports de dépendance, et partageant au quotidien la même résidence et des activités communes ; dès lors, ces mêmes notions peuvent également désigner la composante matérielle de ce groupe, son patrimoine et son habitat. Considérée par les Anciens eux-mêmes comme l'unité primordiale de toute société, cette « famille » est ainsi perçue comme la cellule sociale et économique de base, susceptible de répondre aux besoins élémentaires de ses membres, et assurant ainsi, d'un point de vue économique, les fonctions de production, d'échange et de consommation, d'un point de vue social, les fonctions de reproduction, de socialisation, d'assistance et de transmission. Ce sont ces multiples dimensions que cet ouvrage se donne pour objet de présenter, dans une démarche que nous avons souhaité interdisciplinaire, comparative et didactique.

  • Ce manuel donne les principales clés pour comprendre les formes du pouvoir et de l'exercice du pouvoir dans le monde musulman entre le Xe et le XVe siècle. Il suggère des pistes de réflexion et propose une bibliographie sur les différentes thématiques à considérer. Il couvre un temps long de six siècles et un espace extrêmement vaste (l'essentiel des terres d'Islam, al-Andalus, Maghreb, Égypte, Syrie, Hedjaz, Iraq jusqu'en 1258).

  • En entrant dans les temps modernes, les Ibériques tiennent le premier rôle dans le désenclavement du monde à échelle planétaire. L'apport majeur en est la création d'un Nouveau Monde en Amérique, fruit d'un impérialisme de l'exploitation de la main d'oeuvre amérindienne et africaine au sein d'un encadrement politique, religieux et culturel prégnant, aboutissant à la création d'une société entièrement nouvelle dans sa hiérarchie, ses blocages et ses mobilités. Cette connexion entre les Anciens Mondes et ce Nouveau Monde engendre une première forme historique de mondialisation.

  • Cet ouvrage étudie les relations multiformes établies entre Rome et l'Occident sur quatre siècles. Des chercheurs français, allemands et anglo-saxons y analysent les structures qui permirent de dominer ce vaste espace et croisent les approches géographiques et thématiques : synthèses régionales (Lusitanie, trois Gaules), les cités et les personnes (Gaules, Bretagne, Germanie, Rhétie) et la religion.

  • Le mouvement des Lumières en Europe n'est pas univoque. En témoignent les notions nouvelles ou renouvelées au XVIIIe siècle de « civilisation » et de « culture » qui se complètent et s'opposent tout au long du siècle, la civilisation suggérant un progrès continu des connaissances et du développement, la culture enracinant les États dans l'histoire. Aussi la conception de l'Europe est-elle inséparable de celle de culture, de civilisation, d'éducation.

  • Aujourd'hui enseignée à l'université et depuis peu à l'école, au collège et au lycée, l'histoire de l'art est une discipline vivante, traversée de courants de pensée très divers, renouvelée par l'apport des sciences humaines et par les progrès récents des technologies. Pratique devenue scientifique et multiple, elle est aussi active dans la cité en favorisant une réflexion sur le patrimoine ou sur le pouvoir des images et leur interprétation.

  • Ce livre fait la synthèse des travaux sur le monde maritime qui ont largement affiné la connaissance de la réalité sociale du « marin ». Il fait le point sur l'histoire des sociétés maritimes, leur constitution, leur établissement, leurs structures, leurs transformations et leurs représentations. Il s'inscrit dans une interrogation historiographique plus large, celle qui associe ou qui oppose l'individu à la communauté, l'unique à la pluralité.

  • Installé en Gaule et dans une partie de la Germanie, étendu à l'Italie, l'Empire franc a longtemps été considéré comme le coeur politique et religieux de l'Europe continentale auquel se seraient intégrées progressivement, à partir du VIIe siècle, les périphéries septentrionales et orientales occupées par les populations celtiques, anglo-saxonnes, scandinaves, slaves, baltes et hongroises. Destiné à accompagner les étudiants et les enseignants préparant la question d'histoire médiévale pour l'agrégation d'histoire, ce livre propose d'abandonner la perspective exclusivement centrée sur le monde franc et d'étudier toutes les formes de contact entretenues par les sociétés du Nord et de l'Est de l'Europe.

  • Les thèmes du pouvoir, de la question politique et de l'administration de l'empire ainsi que les aspects religieux comme miroir des identités sont abordés dans ce manuel de manière synthétique et méthodologique. L'ouvrage contient également un recueil de près d'une trentaine de textes importants, des cartes spécifiques, des illustrations, une liste des ères locales et une liste des principales colonies avec correspondance entre noms antiques et noms contemporains.

    Programme de Capes-agrégation d'histoire.

  • Comblant une lacune de l'historiographie, ce manuel fait la synthèse de très nombreux travaux menés ces dernières décennies sur le monde paysan et les communautés rurales au Moyen Âge. Cette civilisation rurale, le plus souvent étudiée à travers le prisme de la seigneurie, peine à être reconnue comme un acteur à part entière de l'histoire. Or cette vision des choses ne tient pas : loin d'être des objets institutionnels figés, les communautés rurales ont une histoire, déterminée par la confrontation avec l'aristocratie, par le rapport au territoire, par les évolutions économiques et démographiques, par les relations développées avec l'Église, la ville et l'État enfin.

  • Entre germanicité et orientalité, l'Europe centrale au Moyen Âge constitue-t-elle une région autonome ? L'étude des faits et des représentations entre les années 960 et 1520, qui passe par des anecdotes souvent inconnues des lecteurs, apporte un nouvel éclairage sur les processus de longue durée, tant économiques et sociaux que culturels ou religieux. Bien qu'ayant connues des ruptures chronologiques qui se calquent approximativement sur les trois tronçons du Moyen Âge occidental, la Hongrie, la Bohême et la Pologne ont eu leur propre temporalité.

  • Ce ne sont pas les histoires de l'Eglise au Moyen Age qui manquent.
    Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s'avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. II leur permettra, entre autres, d'interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental. Que recouvre le concept anachronique de " fait religieux " à l'époque médiévale? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l'opposition entre " fidèles " et " infidèles "? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l'élimination d'un nombre impressionnant de courants hérétiques.
    A juste titre, l'auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l'omniprésence du latin dans l'Eglise occidentale, les mécanismes subtils de l'exégèse allégorique font l'objet d'exposés pertinents. La présentation de l'institution ecclésiastique permet d'éclairer la cohabitation souvent conflictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers.
    Le propos est tout aussi limpide quand il concerne la liturgie qui actualise la rédemption par la médiation des sacrements. L'accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel qui souscrit délibérément à la définition par Marc Bloch du christianisme comme une " religion d'historiens ". A ce sujet, l'opposition devenue classique entre le " temps de l'Eglise " et le " temps du marchand " reçoit les nuances qui s'imposent.
    Confronté, dans ses propres recherches sur l'hagiographie médiévale, à la prolifération et à la concurrence de sanctuaires rivaux, l'auteur est bien placé pour présenter les principaux acquis des thèses les plus récentes sur la territorialisation et la spatialisation du sacré (paroisses, cimetières ou centres de pèlerinage). Enfin l'essai d'anthropologie chrétienne qui conclut l'ouvrage propose une série de développements bien venus sur l'antijudaïsme, l'idéologie de croisade, le statut de la femme, la corrélation entre macrocosme et microcosme, voire la contribution de l'Eglise à l'avènement des institutions démocratiques.

  • Située à la jonction de l'histoire grecque et de l'histoire romaine, l'époque hellénistique a été longtemps reléguée au second plan.
    Pourtant, elle s'affirme peu à peu, et à tous égards, comme une période-charnière de l'Antiquité, et comme un défi lancé aux historiens. II est en effet peu de domaines de l'historiographie antique qui ait fait l'objet d'un tel retournement de perspective, peu de périodes de l'histoire ancienne qui aient connu un pareil renouvellement des connaissances. En l'espace de quelques décennies, la perception de l'époque hellénistique est, en effet, passée de l'idée de déclin à celle d'un laboratoire de formules et de pensées nouvelles.
    II n'est donc pas étonnant que l'intérêt croissant qu'elle connaît suscite des synthèses inédites. Celle que propose cet ouvrage, qui réunit les conclusions de trente des meilleurs spécialistes mondiaux, est incontestablement la plus complète et la meilleure parue à ce jour. Le tour de force de cet ouvrage, traduit de l'anglais, c'est d'atteindre deux objectifs la clarté de l'exposition, indispensable pour le public étudiant ; l'exhaustivité - et la qualité - de l'information, à la fois pour les spécialistes et pour tous les autres.
    C'est aussi de parvenir à couvrir une période de plus de 300 ans, riche en événements, en bouleversements de toutes sortes et en interactions, qui va de la mort d'Alexandre le Grand à la défaite d'Antoine et Cléopâtre devant leur rival Octave, en ne laissant de côté rien qui soit significatif. Les chapitres, à caractère narratif ou thématique, ne négligent aucun trait du portrait d'une civilisation encore méconnue : politique, religion, société, économie et culture.
    Ensemble, ils constituent une somme dont on ne disposait pas encore.

  • Pour " faire de l'histoire ", les médiévistes recourent à des sciences longtemps dites " auxiliaires " et qu'il est d'usage aujourd'hui de qualifier d'" annexes ".
    En fait, il s'agit de sciences dont les méthodes sont indispensables au traitement des divers types de documents écrits ou non écrits que les historiens du Moyen Age sont amenés à interroger. Chronologie et comput, archéologie et archéométrie, numismatique, paléographie, diplomatique, sigillographie, héraldique, généalogie, anthroponymie et toponymie, autant de disciplines dont ce manuel expose les techniques spécifiques et les développements récents.
    Nourri de l'expérience pédagogique des auteurs, rédigé avec clarté et vivacité, ce manuel qui s'adresse d'abord aux étudiants de Licence et éventuellement de DEUG intéressera également le public cultivé soucieux de s'informer sur les méthodes d'enquête scientifique, bref sur tout ce qui distingue un livre d'histoire du roman historique.

  • En quoi un ordinateur peut-il faciliter l'exploitation d'un corpus de données historiques ? Cet ouvrage, destiné aux historiens, étudiants de second cycle, chercheurs professionnels et amateurs tente quelques réponses.
    A partir d'études de cas empruntés à l'histoire moderne et contemporaine, les auteurs décrivent les différentes étapes d'une recherche : la structuration et la saisie des données, la production des premiers résultats, la mise en oeuvre de diverses méthodes statistiques ainsi que la production de graphiques et de cartes sont présentées. Les études de cas sont développées sur des logiciels courants - Excel et Access - dont il faut seulement connaître les rudiments.
    Un site WEB, contenant des fascicules d'initiation aux logiciels ainsi que les données historiques enrichit l'ouvrage et permet au lecteur de reproduire, sur son micro-ordinateur, tous les exemples proposés.

  • Le XXe siècle a vu l'expansion et le triomphe du manuel dans l'enseignement de l'histoire dans le second degré. Il a marqué la vie et nourri les souvenirs de générations d'élèves et de professeurs. Il a suscité des débats passionnés, toujours créateurs d'innovations qui lui ont permis de survivre en s'adaptant à un monde de plus en plus médiatisé. Son importance culturelle, sociale et donc historique, sa différence avec le manuel de l'école élémentaire expliquent cette recherche, Point de convergence de sources, d'influences et de regards multiples, le manuel en a tiré sa dynamique interne. Il fallait donc, par une approche ouverte, dessiner à travers les représentations, les images du livre d'histoire et ses rapports à la mémoire, son évolution, ses projets, sa dimension foncièrement humaine autant que purement fonctionnelle. Sa définition, par delà les prescriptions légales et institutionnelles, est affaire aussi de témoignages vécus, de souvenirs de jeunesse ou de pratiques Idéalisées, réalistes, réservées ou critiques. Dans toutes les vicissitudes de son existence, le manuel change de visage, de structure mais sait garder avec constance ses spécificités voulues par le public auquel il s'adresse. Témoins de ces continuités et ruptures internes et externes, les destins scolaires changeants de quelques hommes politiques complexes et controversés révèlent la référence essentielle aux valeurs citoyennes dont il est naturellement porteur. Objet-modèle, lui-même modelé par les rythmes irréguliers de l'évolution de l'histoire contemporaine, il prouve, assurément, sa vitalité puisée dans des contradictions et une riche complexité qui fondent encore son intérêt pédagogique dans le système scolaire.

  • Depuis quelques années, les étudiants des universités françaises disposent de plusieurs manuels consacrés au Moyen Âge ibérique.
    Mais il manquait un recueil de documents traduits, présentés et accompagnés d'un appareil bibliographique suffisant pour en entreprendre le commentaire. Ce livre prétend donc combler une lacune. Il s'adresse, en priorité, aux étudiants des premier et deuxième cycles d'histoire, d'espagnol et de portugais. Ses auteurs, spécialistes de la péninsule Ibérique au Moyen Âge, ont sélectionné des textes qui permettent d'approcher les grands thèmes qui font la singularité de cette histoire sans égale: la Reconquête, l'occupation et l'exploitation des terres prises aux musulmans, la coexistence des trois religions, la persécution de la minorité juive, les judéo-convers et l'Inquisition, l'expansion outre-mer...
    Leur choix s'est parfois porté sur des documents très connus, très souvent cités mais encore inaccessibles en français. Ils ont aussi voulu livrer au lecteur des textes rares, directement tirés des archives. Car leur ouvrage, au-delà de sa fonction pédagogique, est également une invitation à la recherche. Par la découverte d'un patrimoine documentaire exceptionnel, ils espèrent nourrir la curiosité et, pourquoi pas, susciter des vocations.
    Le lecteur qui désire aller plus loin dans la connaissance des sources médiévales ibériques trouvera au début du livre un exposé succinct mais détaillé sur les instruments de travail qui pourront accompagner ses premiers pas dans l'exploitation de la documentation des Couronnes de Castille et d'Aragon et du royaume de Portugal. La Péninsule Ibérique au Moyen Âge a donc, pour le moins, vocation à renouveler le fonds des documents qui sont habituellement utilisés comme supports pour l'exercice de commentaire de texte.
    Il peut aussi servir d'introduction à un domaine d'investigation fascinant qui demeure pourtant trop peu mis en valeur dans les programmes de l'enseignement supérieur.

  • Replacée dans une perspective historique, la crise de la Justice n'apparaît pas comme une nouveauté. Depuis 1789 les demandes de réformes ont été constantes : la Justice civile, la Justice commerciale, la Justice pénale, la procédure, la codification, le rôle de la magistrature, la carte judiciaire, les droits de la défense, la célérité de la justice, le statut des victimes. Aucun aspect pratiquement n'a échappé aux exigences réformatrices.

  • Les partisans de la République firent de la revendication du suffrage universel la clé de voûte de leur programme. 1792, 1848, 1871 furent donc les principales étapes de la naissance, en France, de la démocratie électorale, qui a pu se doubler d'une démocratie participative. Cependant, à l'aube du XXe siècle, les institutions républicaines et le principe même de l'égalité des citoyens dans l'ordre politique continuaient d'être fortement contestés, d'autant plus que d'autres citoyennetés étaient revendiquées, comme la citoyenneté sociale.

    Capes-agrégation d'histoire.

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