Arts et spectacles

  • Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes. En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • Penser la ville contemporaine revient à se pencher sur les conditions de vie de l'écrasante majorité des Terriens. C'est décrire et analyser les réalités urbaines pour mieux imaginer le futur des villes. C'est aussi se frotter aux mots des experts, qu'ils soient architectes, urbanistes ou encore élus. De " NIMBY " à " bobo " en passant par les " ZFU ", " équilibre spatial " ou encore " gentrification ", l'urbain semble susciter la création de néologismes et autres acronymes plus ou moins opaques.
    Ce livre n'entend pas être un simple lexique. Il invite, au gré des mots - " bidonville ", " Dubaï ", " toilettes publiques ", " aéroport " -, à une promenade sur la planète urbaine. Flânant entre réalités et utopies, les auteurs croisent des approches sociologiques, philosophiques, écologiques, juridiques, cinématographiques pour mieux donner à comprendre les ressorts de la vie citadine et inventer les territoires urbains de demain.

  • À l'origine une prouesse technique, la photographie s'est peu à peu affirmée comme un art et un moyen d'expression avec ses propres codes. À l'heure des smartphones, les photos - multiples et instantanées - sont tellement à la portée de tous qu'on en oublierait presque la révolution que produisit en son temps cette nouvelle manière de copier le réel.

    De la camera obscura au chlorure d'argent, du trop oublié Niépce au célèbre inventeur du daguerréotype jusqu'au selfie, vous serez incollable sur l'histoire d'un art qui n'a jamais été aussi actuel.

  • Si ses racines remontent à la Renaissance, le design naît au début du XXe siècle, lorsque artistes, architectes, artisans décident d'assumer la production industrielle standardisée et mécanisée et de travailler non plus contre elle et à cause d'elle, mais avec elle et grâce à elle. Derrière l'apparition du mot « design », c'est une nouvelle culture du projet et du prototype qui se fait jour, et qui n'a de cesse d'évoluer depuis.
    En retraçant l'histoire de l'essor et de l'âge d'or du design industriel, puis sa crise d'identité et le renouveau du design contemporain, Stéphane Vial nous invite à comprendre, au-delà de la spécificité d'un métier, l'originalité d'une culture et d'une discipline scientifique à part entière.

  • Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Comment l'étudier ? Ces deux questions résument le champ immense de l'histoire de l'art. Discipline autonome, par ses méthodes, son histoire propre et les oeuvres mêmes qui en constituent l'objet, elle est en même temps une branche de l'Histoire totale de la culture et de la civilisation. Comment a-t-elle évolué ? Quels sont ses champs d'étude ? Dans quelle mesure les nouvelles technologies lui ont-elles permis de se développer ?
    Xavier Barral I Altet s'adresse aux étudiants qui commencent ou poursuivent des études d'histoire de l'art, mais également à tous ceux que l'art - ses oeuvres, ses techniques, ses périodes (depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque actuelle), ses institutions, ses théoriciens, ses créateurs - passionne.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Né au cours des années 1960 et 1970, l'art urbain est devenu un phénomène artistique planétaire.
    Exercé au départ gratuitement et sans autorisation dans l'espace public, il agrège des pratiques et des formes aussi diverses que le graffiti, le muralisme ou le street art, et charrie des influences qui vont de la publicité aux cultures de masse en passant par le militantisme. Sans former un véritable mouvement, tous ces artistes n'en ont pas moins des points communs. Parmi eux, la capacité à oeuvrer dans la ville en toute liberté, avec une remarquable économie de moyens.
    Quatre auteurs reviennent sur les origines de l'art urbain, depuis l'émergence de pratiques contextuelles et du graffiti writing dans les années 1960 jusqu'à sa reconnaissance publique, institutionnelle, médiatique et même marchande. Quatre regards complémentaires, portés sur un mouvement hétérogène, car accessible à tous.

  • L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident.
    Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la " rencontre coloniale " a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.

  • La photographie n'a jamais été aussi présente dans notre vie quotidienne. Facebook, Instagram, Pinterest... Chaque jour, des millions d'internautes n'hésitent pas à se raconter en images. Le numérique et les Smartphones ont démocratisé une technique qui n'est plus réservée seulement à la presse ou à la publicité. Témoins les expositions, dans les musées comme dans les galeries, qui a ttirent de plus en plus de monde.
    De Niépce, l'inventeur de la photographie, à Photoshop, célèbre logiciel de retouche, en passant par Avedon et Penn, camera obscura, Cartier-Bresson, Kodak ou encore selfie, Pierre-Jean Amar nous donne quelques clés pour comprendre la photographie, son histoire et ses techniques, mais aussi de bons conseils pour réussir ses clichés. En photographe reconnu et proche de Willy Ronnis, dont il a réalisé les tirages, il illustre un art qui dépend finalement moins de l'oeil du téléobjectif que de l'oeil humain.

  • S'il est un artiste qui, par son nom même, domine toute l'histoire de l'art et continue de déchaîner passions et polémiques, c'est sans conteste Léonard de Vinci (1452-1519). La célébration du 500e anniversaire de sa mort constitue l'occasion d'écrire une synthèse subjective sur la vie, l'oeuvre et la fortune d'un homme qui continue, malgré tout, de demeurer insaisissable.
    Peinture, dessin, architecture, musique, ingénierie, anatomie, cartographie, poliorcétique, hydraulique, physique... Toutes les disciplines savantes ont semblé intéresser cet insatiable curieux, à la polyvalence admirable, archétype même de l'homme de la Renaissance.
    Après avoir brossé un panorama de la carrière d'un homme qui a irradié de ses apports bien des foyers artistiques, Mathieu Deldicque se penche sur les recherches que le peintre de La Joconde a menées dans bien des domaines de l'art et de la connaissance.

  • D'un traité du XVIIe siècle aux procédés aléatoires de composition, de la présence scénique de l'interprète aux « gargouillade », « saut de chat » et « sissonne » du ballet classique, de la respiration à la répétition, les mots de la danse sont nombreux. Geisha Fontaine en retient 100 qui, selon elle, disent le mieux les multiples facettes de cet art de l'espace qui est aussi un art du temps.
    Le mouvement, le corps, la création chorégraphique, les courants esthétiques sont abordés sous toutes leurs formes. Histoire et techniques, enjeux théoriques et questions pratiques : c'est la place de la danse dans nos sociétés qui est ici interrogée, et le dialogue qu'elle entretient avec les autres arts, notamment la musique.
    Passant d'un terme à l'autre, le lecteur est ainsi invité à créer sa propre chorégraphie, mot à mot, pas à pas...

  • L'« art brut », c'est l'art de ceux qui ne savent pas qu'ils font de l'art. Baptisé ainsi par Jean Dubuffet, il trouve ses origines à l'asile psychiatrique, dans des productions que l'on appelait autrefois l'« art des fous ».
    Longtemps méconnu ou associé à tort à l'art-thérapie, l'art brut est aujourd'hui l'objet d'un engouement croissant, tant chez les amateurs que chez les collectionneurs, dans les galeries, à la FIAC ou au musée. Au risque de la récupération marchande ?
    Ni art singulier ni art naïf, l'art brut est par définition hors normes. Il ne peut donc être appréhendé que par des voies détournées. C'est ce à quoi s'emploie Émilie Champenois, qui nous emmène à la rencontre d'autodidactes aux créations fascinantes, dont l'inquiétante étrangeté nous dit quelque chose de notre propre solitude et des tourments de notre inconscient.

  • L'urbanisme, terme apparu récemment dans la langue (au début du XXe siècle), n'est pas aisé à définir. Il a suscité de nombreuses « théories » dont aucune n'a fait l'unanimité. Peut-être cette difficulté s'explique-t-elle par le caractère essentiellement pluridisciplinaire de cette activité qui vise à créer dans le temps une disposition ordonnée de l'espace, en recherchant harmonie, bien-être et économie. En effet, l'urbanisme relève autant de l'art que de l'architecture, de l'économie que de la sociologie, de l'histoire que de la géographie, du droit que de l'ingénierie. Quelle est l'histoire de l'urbanisme depuis son origine, et en quoi consiste concrètement sa pratique ?

  • En 1492, une nouvelle secoue l'Europe : de l'autre côté de l'océan existe une terre inconnue, un « Nouveau Monde », où vivent des peuples aux coutumes étonnantes, parfois inquiétantes. Bâtisseurs de splendides cités, liés entre eux par des interactions complexes, ils ont développé un système de valeurs et des technologies d'un très haut degré de sophistication.
    Depuis leur découverte, les civilisations précolombiennes n'ont cessé de fasciner et de soulever de multiples questions, dont certaines restent, aujourd'hui encore, sans réponse.
    Aztèques, Incas, Mayas, Mochicas, Olmèques, Zapotèques... De Mésoamérique jusqu'aux Andes, du bassin du Mississippi au bassin de l'Amazone, c'est leur histoire qui est retracée dans ces pages, du moins ce que nous en savons, notamme nt grâce aux traditions orales, aux sources coloniales et à l'archéologie.

  • Depuis l'Antiquité, on reconnaît à la musique des vertus thérapeutiques. Dans la pensée chinoise comme dans le monde arabe médiéval, les traitements musicaux sont décrits comme une évidence. En quelque lieu et à quelque époque que ce soit, les connaissances scientifiques, la pensée philosophique ou les représentations anthropologiques permettent de tisser des liens entre musique et médecine. C'est aujourd'hui l'objet de la musicothérapie, discipline à part entière quoique récente, et du musicothérapeute, professionnel du secteur de la santé.
    De la clinique aux neurosciences, de la musicothérapie active ou réceptive à la musicothérapie individuelle ou de groupe, partez avec François-Xavier Vrait à la découverte des modèles et des références, mais aussi des champs d'application et des pratiques, qui prouvent que la musique adoucit les maux...

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • La couleur est comme l'air qu'on respire, elle est partout : des affiches publicitaires aux feux de signalisation, des tendances de la mode au langage des fleurs, dans l'art, le design et la décoration d'intérieur...
    Mais connaissez-vous la signification des couleurs ? Saviez-vous qu'elle diffère selon les cultures et même les époques ? Qu'est-ce que le mouvement impres sionniste doit à la chimie ? Le blanc est-il une couleur ? Le bleu est-il votre couleur préférée, à vous aussi ?
    Amandine Gallienne déploie une palette de 100 mots pour raviver notre regard. En coloriste de métier, elle donne quelques bons conseils pour accorder les couleurs, maîtriser les codes afin de mieux les dépasser. Un seul mot d'ordre : amusez-vous !
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  • Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode.
    Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.
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  • À l'occasion des 250 ans de l'École nationale supérieure des arts décoratifs (EnsAD), ce Que sais-je ? revient sur 100 mots qui disent et décrivent les arts décoratifs, ces savoir-faire et ces métiers qui joignent l'utile à l'agréable.
    Traditionnellement opposés aux beaux-arts (peinture, dessin, sculpture), qui seraient une fin en soi, les arts décoratifs mettent l'esthétique au service d'une praticité. Architecture d'intérieur, mobilier, design graphique et multimédia, scénographie... Ils sont à mi-chemin entre l'art et l'artisanat et contribuent à donner des formes et des couleurs à bon nombre d'objets de notre quotidien.
    Hector Guimard, l'auteur des édicules Art nouveau du métro, l'artiste-plasticienne Annette Messager, le bédéiste Jacques Tardi ou encore le typographe Philippe Apeloig comptent parmi les anciens élèves de l'EnsAD.

  • La très grande diversité de la presse est l'une de ses principales forces :
    Au-delà des nombreuses périodicités - quotidiennes, hebdomadaires, bimensuelles, etc. -, la variété des maquettes et plus encore des contenus rédactionnels impressionne. Preuve de sa vitalité : chaque jour des titres de presse sont créés, tandis que d'autres interrompent leur parution. L'unité se situe plutôt sur le plan économique : la lourdeur des processus industriels, la complexité des systèmes de diffusion et l'importance des capitaux mobilisés ont contribué à réunir la presse en un ensemble d'industries et de services. Longtemps florissant, le secteur connaît depuis deux décennies une crise latente qui s'est accentuée récemment.
    De la salle de rédaction jusqu'à la lecture sur support électronique, cet ouvrage propose un panorama complet de la presse en France et dans le monde, de ses contenus, de son économie, de son lectorat, de ses mutations actuelles aussi.

  • On les a dits « primitifs », « nègre », « populaires », « tribaux »... : les arts aujourd'hui usuellement nommés « premiers » peinent à être désignés de manière satisfaisante.
    Sans doute parce que c'est un regard occidental porté sur des arts de peuples non européens, la plupart du temps sans écriture, généralement animistes, qui les a ains i classés.
    Qu'ils viennent d'Afrique, du Grand Nord, des Amériques, d'Océanie, ou d'Asie, ces arts qui s'expriment sur des supports très divers (masques, tatouages, peintures) ont en commun d'être nés bien avant que le mot « art » lui-même n'apparaisse.
    Des statues lega aux dessins sur sable au Vanuatu, cet ouvrage nous invite à découvrir et à comprendre ces arts dits « premiers » qui lient le visible et l'invisible, l'utile et le beau.

  • Personne n'arrive innocent devant une oeuvre d'art. Usages, pratiques, principes, voire règles, assignés à l'art sont légion. Même à ceux qui considèrent que le regard porté sur une oeuvre doit être tout d'intuition et d'inspiration, non conceptuel, non intellectuel et qu'il ne faut aucune théorie, cette idée d'une disposition instinctive pour l'art est ellemême...
    Théorique.
    Ces a priori sur l'art - parfois contradictoires - sont des échos de théories issues des écrits de Platon, Aristote, Kant, Hegel, Nietzsche, Benjamin, sans oublier les écrits des critiques et des artistes eux-mêmes.
    C'est du point de vue de leurs effets sur les pratiques que ces pratiques sont explorées ici.

  • « Sans la musique, la vie serait une erreur », affirmait Nietzsche. Art du son et du temps, la musique occidentale se distingue des musiques ethniques par son incessante évolution liée à son système de notation. Cette musique savante est à la fois art, science et philosophie. Vocale ou instrumentale, elle accompagne les sociétés dans leurs rituels et festivités.
    Cet ouvrage retrace l'histoire de la musique européenne, du IV au XXI siècle, au fil de trois parties chronologiques : l'âge modal, l'âge tonal, l'âge de la « tonalité suspendue ».

  • Contrairement à d'autres régions françaises, les Cévennes n'ont jamais connu de réelle unité politique ou administrative. Aujourd'hui encore, cette région reste partagée entre plusieurs départements, le Gard et la Lozère pour l'essentiel.
    Pourtant, de l'implantation du protestantisme aux faits d'armes de la Résistance et à l'accueil des juifs pendant la Shoah, du temps des camisards à celui de la révolution industrielle où se développèrent la culture de la soie et l'extraction du charbon, la place de cette terre de refuge est unique dans l'histoire de France. Mais c'est aussi un paysage particulier, tout autant qu'une géographie religieuse, culturelle et littéraire que l'Unesco a salués en inscrivant les Cévennes au patrimoine mondial de l'humanité (2011).

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