Charles de Gaulle

  • En 1939, lorsque la guerre éclate, voilà déjà cinq ans qu'un colonel clame dans le désert qu'elle est préalablement perdue. L'armée française est trop lourde, trop peu offensive, ses blindés sont inadaptés à la puissance de feu de l'Allemagne nazie: aveuglée par le traumatisme de 14-18, la France court à la défaite. Appelé d'urgence à de hautes responsabilités ministérielles, de Gaulle assiste à la débâcle, malgré quelques faits d'armes personnels, à l'Est. Bientôt le gouvernement fuit à Bordeaux, et c'est l'armistice. Une lâcheté insupportable, inacceptable pour un homme qui a, depuis toujours, " une certaine idée de la France ": il s'envole pour Londres. Tandis que d'autres s'accommodent de Vichy, le général fait retentir, depuis l'Angleterre, la voix d'une France irréductible, libre, debout : la voix de la France éternelle.

  • Deuxième tome des mémoires de guerre du Général de Gaulle.
    Tout recommencer, depuis l'Afrique du Nord : de Gaulle sait que le sort de son pays se joue ici, aux portes de la Méditerranée. Mais diriger les troupes de la France combattante n'est pas tout, il lui faut aussi composer avec les Alliés, assumer la double casquette de soldat et d'homme politique. Pour faire respecter, au sein même des forces démocratiques, l'intégrité et la souveraineté de la France. Les motifs de désaccords avec Churchill se multiplient, les Américains lui préfèrent Darlan, puis Giraud : on le somme de s'effacer. Pas question.
    Ici comme ailleurs, de Gaulle résiste, se bat, gagne peu à peu du terrain, militairement et diplomatiquement. L'opinion publique lui est acquise, les chefs de la résistance s'unissent, sous son impulsion. Enfin, l'unité de la France libre se range sous la croix de Lorraine. Et bientôt, à Paris...

  • Les Mémoires des hommes d'État sont souvent des témoignages précieux, des récits estimables, des instruments utiles à qui veut connaître une époque. Les Mémoires du général de Gaulle sont tout autre chose. Pour la première fois depuis César et ses Commentaires, un homme a fait l'Histoire, l'a écrite, et dans l'une et l'autre entreprises a atteint les sommets. On sait que le destin de Charles de Gaulle fut exceptionnel. Mais rien n'aurait été possible si l'écrivain de Gaulle n'avait pas eu l'extraordinaire maîtrise des idées et des mots dont témoignent ses Mémoires de guerre et ses Mémoires d'espoir, ici réunis en un seul volume (et enrichis de passages inédits tirés des manuscrits autographes).
    En écrivant ces livres, le Général a apporté sa pierre à l'édification de sa propre statue. Trente ans après sa mort, la statue reçoit les hommages de tous, et les Mémoires, devenus classiques, peuvent se lire comme on lit les épopées de héros lointains. Ici et là, la donnée est simple : un homme est seul face au destin dont il triomphe, provisoirement. Thème inusable. Encore fallait-il l'orchestrer : sans Homère, pas d'Ulysse. De Gaulle fut à la fois le poète et le héros, l'auteur et l'acteur - non pas le dernier grand écrivain français, mais peut-être le dernier grand écrivain de la France.

  • Troisième et dernier tome des mémoires de guerre du Général de Gaulle.
    Le troisième tome de ces mémoires, Le salut 1944-1946, est au programme officiel du bac de français 2011 pour les élèves de 1ère L. A cette occasion, Pocket publiera un ouvrage "spécial bac" inédit sur le sujet. Les trois tomes des mémoires de guerre du Général de Gaulle seront également remis en vente simultanément, avec de nouvelles couvertures. Ces ouvrages se sont déjà vendus à plus de 180 000 exemplaires chez Pocket.

  • Le texte fondateur du gaullisme, présenté par le plus gaulliste de tous les politiques français.

    Publié en juillet 1932, Le Fil de l'épée est le premier livre d'envergure publié par le commandant Charles de Gaulle. OEuvre habitée, anticonformiste, politique et littéraire, elle est aussi " matrice d'un destin ". On y découvre les lignes de force d'une pensée déjà tournée vers l'action, hantée par la grandeur et la passion de la France.
    " Treize ans avant la catastrophe imprévisible, inimaginable à cette époque, ce jeune chef de trente-sept ans, d'avance sait ce qu'il fera et ce qu'il sera. " François Mauriac

  • Les Lettres, notes et carnets révèlent tout un pan de l'oeuvre littéraire de Charles de Gaulle, très différent dans l'esprit et dans la forme de ses ouvrages de réflexion et de souvenirs. Ces documents réunis et publiés après sa mort par son fils, l'amiral de Gaulle, relèvent d'une démarche plus immédiate et spontanée. Ils sont rédigés le plus souvent à l'intention d'un correspondant particulier ou d'auditoires restreints, sinon pour le seul usage de leur auteur. Dans la majorité des cas, ce sont des oeuvres de premier jet, écrites avec une liberté de ton qui fait parfois défaut à ses Mémoires, travaillés à l'extrême.
    L'épistolier ou le diariste laisse apparaître ici un de Gaulle que le mémorialiste s'interdit de montrer : l'homme privé, le personnage en quelque sorte officieux, capable de s'abandonner à un élan de tendresse comme d'exprimer sans fioritures le fond de sa pensée. Hormis ses écrits de jeunesse, les textes de ses conférences d'histoire prononcées en captivité puis à Saint-Cyr et à l'École de guerre, ceux de ses allocutions devant les officiers de son bataillon, quelques études sur les questions de défense nationale et des résumés d'entretiens, l'essentiel des Lettres, notes et carnets émane ainsi de plus de soixante années de correspondance et de notations personnelles.
    De 1907 - première lettre publiée, adressée à son père par un fils de dix-sept ans " affectionné et respectueux " - au 9 novembre 1970 - ultime message envoyé à son propre fils -, Charles de Gaulle a entretenu avec ses proches ainsi qu'avec la plupart de ses interlocuteurs politiques, français et étrangers, et avec quantité d'intellectuels, d'artistes et d'écrivains, une relation épistolaire d'une ampleur et d'une richesse considérables.
    Plus épars et discontinus, ses carnets, tenus depuis l'adolescence, constituent l'autre volet des écrits intimes de Charles de Gaulle. Ils renferment pêle-mêle des considérations d'ordre historique et politique, des notes de lecture, des citations de Virgile, de Péguy ou de Chateaubriand. Autant d'éléments qui l'ont aidé à travers le temps à se construire, à forger ses idées et à inventer son univers. Certaines confidences permettent de mieux cerner la vérité profonde du personnage. Les plus nombreuses datent de 1916, année où le jeune officier met à profit sa captivité pour s'adonner à l'écriture. " J'estime que la première condition du bonheur pour un homme est de sortir de lui-même, dans le monde d'aujourd'hui ", note-t-il à ce moment-là, ajoutant quelques pages plus loin : " Jusque dans ses pires cruautés, la Vie a des saveurs qui la rendent désirable. " Trente ans plus tard, au lendemain de la Libération, de Gaulle écrit seulement ceci, qui suffirait à résumer l'ensemble de sa pensée : " Pardonnez-moi ! Je n'aime que la France. "

  • Si le général de Gaulle réécrivait Vers l'armée de métier, quelle version nous proposerait-il aujourd'hui ?
    À cette question singulière, Charles de Gaulle lui-même apporte une réponse d'une actualité saisissante. Mais alors, la France et le monde de 2020 seraient-ils semblables à ceux de 1934, année où parut Vers l'armée de métier ? Non, car l'histoire des peuples ne bégaie pas, pas plus qu'elle n'est finie. Elle suit le cours de lignes de forces intemporelles sur lesquelles le général de Gaulle a bâti ses idées de chef de guerre et de chef politique.
    En ces temps incertains où notre pays s'interroge sur lui-même et son avenir, le général de Gaulle nous rappelle, dans ce livre inédit, que la France n'est vraiment elle-même que dans l'unité de sa nation, la permanence de sa défense et la souveraineté de sa politique. Il nous demande de ne jamais oublier que tout au long des siècles, « la France fut faite à coups d'épée ».

  • Les Lettres, notes et carnets révèlent tout un pan de l'oeuvre littéraire de Charles de Gaulle, très différent dans l'esprit et dans la forme de ses ouvrages de réflexion et de souvenirs. Ces documents réunis et publiés après sa mort par son fils, l'amiral de Gaulle, relèvent d'une démarche plus immédiate et spontanée. Ils sont rédigés le plus souvent à l'intention d'un correspondant particulier ou d'auditoires restreints, sinon pour le seul usage de leur auteur. Dans la majorité des cas, ce sont des oeuvres de premier jet, écrites avec une liberté de ton qui fait parfois défaut à ses Mémoires, travaillés à l'extrême.
    L'épistolier ou le diariste laisse apparaître ici un de Gaulle que le mémorialiste s'interdit de montrer : l'homme privé, le personnage en quelque sorte officieux, capable de s'abandonner à un élan de tendresse comme d'exprimer sans fioritures le fond de sa pensée. Hormis ses écrits de jeunesse, les textes de ses conférences d'histoire prononcées en captivité puis à Saint-Cyr et à l'École de guerre, ceux de ses allocutions devant les officiers de son bataillon, quelques études sur les questions de défense nationale et des résumés d'entretiens, l'essentiel des Lettres, notes et carnets émane ainsi de plus de soixante années de correspondance et de notations personnelles.
    De 1907 - première lettre publiée, adressée à son père par un fils de dix-sept ans " affectionné et respectueux " - au 9 novembre 1970 - ultime message envoyé à son propre fils -, Charles de Gaulle a entretenu avec ses proches ainsi qu'avec la plupart de ses interlocuteurs politiques, français et étrangers, et avec quantité d'intellectuels, d'artistes et d'écrivains, une relation épistolaire d'une ampleur et d'une richesse considérables.
    Plus épars et discontinus, ses carnets, tenus depuis l'adolescence, constituent l'autre volet des écrits intimes de Charles de Gaulle. Ils renferment pêle-mêle des considérations d'ordre historique et politique, des notes de lecture, des citations de Virgile, de Péguy ou de Chateaubriand. Autant d'éléments qui l'ont aidé à travers le temps à se construire, à forger ses idées et à inventer son univers. Certaines confidences permettant de mieux cerner la vérité profonde du personnage. Les plus nombreuses datent de 1916, année où le jeune officier met à profit sa captivité pour s'adonner à l'écriture. " J'estime que la première condition du bonheur pour un homme est de sortir de lui-même, dans le monde d'aujourd'hui ", note-t-il à ce moment-là, ajoutant quelques pages plus loin : " Jusque dans ses pires cruautés, la Vie a des saveurs qui la rendent désirable. " Trente ans plus tard, au lendemain de la Libération, de Gaulle écrit seulement ceci, qui suffirait à résumer l'ensemble de sa pensée : " Pardonnez-moi ! Je n'aime que la France. "

  • Le destin du Général de Gaulle est lié de manière intrinsèque à celui de la France du XXe siècle. Compte-rendu complet de son action entre 1940 et 1946, ses Mémoires de guerre suivies de ses Mémoires d'espoir (1958 à 1969), fournissent un ensemble cohérent et explicite permettant de connaître les conceptions qu'avait le Général des problèmes institutionnels, politiques et conjoncturels de l'époque où il a dirigé la France et d'extraire à sa source l'esprit même de la Ve République.

  • "Je vous ai compris !" C'est ainsi qu'en 1958 Charles de Gaulle tente de rassurer les Français d'Algérie, sans pour autant prendre clairement position dans le conflit qui déchire le pays depuis bientôt quatre ans. La détermination du Gouvernement provisoire algérien qui déclare vouloir mettre fin à "l'ère de l'asservissement et de l'esclavage" laisse désormais peu d'espoir aux visées colonialistes de la France. L'onde de choc se propage jusque dans les cercles intellectuels français où la bataille fait rage entre les partisans d'une libération du peuple algérien et les tenants de l'écrasement de la " rébellion algérienne ". Des discours qui ont marqué l'Histoire, par des figures d'exception.

  • La discorde chez l'ennemi

    Charles de Gaulle

    • Perrin
    • 27 Septembre 2018

    Premier livre publié par un quasi inconnu, le capitaine Charles de Gaulle, en 1924, La Discorde chez l'ennemi est un essai d'histoire d'immédiate, le seul d'envergure consacré aux causes profondes et directes de l'effondrement du Reich wilhelmien. L'auteur explique et raconte les dissensions au sommet, les erreurs stratégiques et diplomatiques, comme la guerre sous-marine à outrance ; enfin la crise militaire et politique entraînant la déroute de l'automne 1918, conclue par la chute de Guillaume II et l'armistice du 11 novembre. D'emblée, l'écrivain perce sous l'historien et le politique derrière le militaire, comme le souligne Hervé Gaymard dans sa présentation inspirée qui introduit l'ouvrage.

    Ancien ministre et président du conseil départemental de la Savoie, Hervé Gaymard a déjà rédigé les préfaces remarquées de deux oeuvres de Charles de Gaulle : Le Fil de l'épée et La France et son armée. Son dernier ouvrage, Bonheurs et Grandeur (Perrin, 2015) a reçu le prix du Nouveau Cercle de l'Union et le prix Montyon de l'Académie française.

  • Après Le Fil de l'épée (1932) et Vers une armée de métier (1934), La France et son armée, publié en 1938, est le dernier volume d'une trilogie consacrée par de Gaulle à l'armée française en général. A travers une évocation en forme de fresque de l'histoire militaire des origines à la conclusion de la Grande Guerre, l'auteur retrace avec verve les grands épisodes guerriers de notre pays, tout en soulignant les problèmes d'organisation, de logistique, de tactique et de stratégie. Ces derniers aspects se retrouvent dans l'histoire particulière des troupes du Levant, publiée en 1931 après un séjour du commandant de Gaulle au Liban. Dans sa présentation substantielle, Hervé Gaymard souligne l'importance et la modernité de ces textes tout en offrant une vision sur la place actuelle de notre armée, à l'heure de notre engagement sur plusieurs champs d'opérations.
     

  • Cet ouvrage réunit les principaux discours prononcés par le général de Gaulle entre le 18 juin 1940 et le 25 août 1944. À l'exception de celui de la libération de Paris, qu'il avait improvisé, les textes originaux sont présentés tels que le Général les avait écrits ou dictés en vue d'un événement particulier. Depuis l'appel du 18 juin jusqu'au célèbre « Paris libéré », en passant par les discours d'Oxford et de Brazzaville, c'est toute l'histoire de la France libre qui est ici relatée.
    Dans une préface magistrale, Régis Debray brosse le portrait d'un homme souvent seul dans la tourmente, un « général micro » dont les discours, requiem d'un temps littéraire de la politique, ont non seulement sauvé l'honneur de la France mais aussi préservé son statut pour le demi-siècle à venir.
    Auteur d'une oeuvre considérable, Régis Debray est l'un des intellectuels français à la fois les plus en vue et les plus respectés. Derniers ouvrages parus : Notre ADN culturel, Bilan de faillite et Du génie français.

  • Une invite à parcourir les écrits littéraires de Charles de Gaulle. Ceux de la prime jeunesse, comme ceux variés, de l'âge mûr (des récits, nouvelles, poèmes, articles, lettres) jusqu¹aux grands textes et discours entrés dans l'histoire).

  • " Il n'y a pas dans les armes de carrière illustre qui n'ait servi une vaste politique, ni de grande gloire d'homme d'Etat que n'ait dorée l'éclat de la défense nationale ", écrit Charles de Gaulle en conclusion du Fil de l'épée.

    Le Fil de l'épée, publié pour la première fois en 1932, est l'un de ses livres les plus célèbres. Avant même de rencontrer l'Histoire, le futur général de Gaulle y développe les idées auxquelles il demeurera fidèle : sur la contingence propre à toute action, sur l'attitude de l'homme de caractère, sur le rôle du prestige dans l'art de commander, ou sur les relations du politique et du soldat.
    Ce volume réunit l'ensemble des textes à caractère historique, militaire et philosophique écrits par Charles de Gaulle avant la Seconde Guerre mondiale.
    On y retrouvera aussi bien ses conceptions prophétiques sur le rôle des blindés qu'une vision de la France qui sera toujours la sienne et qu'il devait bientôt illustrer comme on le sait.

  • Discours d'état

    Charles de Gaulle

    • Perrin
    • 10 Novembre 2010

    Cet ouvrage réunit les principaux discours prononcés par le général de Gaulle entre juin 1946, après son départ du Gouvernement, jusqu'à sa démission en avril 1969. Il s'agit des textes originaux, tels que le Général les avait écrits ou dictés en vue d'une circonstance particulière. Voici donc plus de vingt années de l'histoire de France en train de se faire, vue de Colombey puis de l'Elysée. Après le discours de Bayeux, qui trace déjà les contours de ce que sera la Ve république, le retour aux affaires et le drame algérien donnent lieu à des morceaux de bravoure, qui résonnent aussi au Québec et à Pnom-Penh ; où l'on voit que le verbe est, pour le président de Gaulle, un incomparable instrument de pouvoir et d'influence, dont il joue en virtuose. Mais l'usure du temps finit par en avoir raison. Dans une préface à la fois dense et originale, Jean-Luc Barré brosse le portrait d'un homme passant de la traversée du désert aux ors de la République sans jamais cesser de vérifier par sa parole sa légitimité, et de porter très haut et très loin le message de la France toujours à la jointure de la tradition et de la modernité. Oui, la République avait de l'allure sous De Gaulle !

  • On connaît le célèbre " Comment voulez-vous que les Français s'entendent dans un pays où il y a soixante-dix sortes de fromages ? ".
    On sait moins que, selon lui, " La susceptibilité, c'est l'orgueil des imbéciles ". Et que " Quand on est ministre, °? on ne se plaint pas des journaux. On ne les lit même pas. On les écrit ". Le général pouvait faire preuve d'ironie : " Je vais répondre à une question qui, au fond de la salle, ne m'a pas été posée. " Ou d'humour : à un quidam qui lui présentait son épouse en proclamant " Voici ma femme, mon général.
    C'est une vraie gaulliste ", il répondit, désabusé, " La mienne, cela dépend des jours ". " Mon seul rival international, disait-il, c'est Tintin. Nous sommes les petits qui ne se laissent pas avoir par les grands. On ne s'en aperçoit pas à cause de ma taille. " Il n'en demeurait pas moins lucide. Prévoyant qu'on planterait une croix de Lorraine à Colombey-les-Deux-Eglises, il lâcha un jour : " Comme il n'y aura personne, elle incitera les lapins à la résistance.
    " Répliques qui font mouche, jugements sans concession, discours " historiques ", envolées lyriques sur la France, voici... Le Meilleur du général de Gaulle

  • « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l'inspire aussi bien que la raison. Ce qu'il y a, en moi, d'affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J'ai, d'instinct, l'impression que la Providence l'a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S'il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j'en éprouve la sensation d'une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n'est réellement elle-même qu'au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu'il est, parmi les autres, tels qu'ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. » Charles de Gaulle Les Mémoires de guerre sont un compte rendu de l'action du Général entre 1940 et 1946. Ses Mémoires d'espoir, dont la rédaction a été interrompue par sa mort, couvrent son retour aux affaires politiques en 1958 et sont complétées par les conférences de presse, allocutions, discours et messages sélectionnés par son fils, l'amiral Philippe de Gaulle.
    Cette oeuvre forme un ensemble cohérent et explicite permettant de connaître les conceptions qu'avait le Général des problèmes institutionnels, politiques et conjoncturels de l'époque où il a dirigé la France et d'en extraire à sa source l'esprit même de la Ve République.

  • Traits d'esprit

    Charles de Gaulle

    • J'ai lu
    • 18 Mars 2003

    " roosevelt pensait que je me prenais pour jeanne d'arc.
    Il avait tort. je me prenais simplement pour le général de gaulle. " " le pire des coups d'etat est celui qui maintient la dictature de la médiocrité. " " mes jeunes amis, vous n'avez encore rien fait tant que vous n'êtes pas morts pour la france. " " la france que j'aurai si longtemps tenue à bras-le-corps m'a chassé d'un mouvement d'épaule. " " je vous remercie, je vais très bien, mais rassurez-vous, je ne manquerai pas de mourir ! " au-delà de l'humour, de la férocité, de la causticité des traits d'esprit du général, se dessine tout au long de ces pages sa vision de la france, de l'europe et, plus largement même, de la nature humaine.
    Un savoureux florilège de petites phrases qui nous en apprend bien plus sur de gaulle que le plus érudit des livres d'histoire.

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