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Littérature
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Tourbillon
Bin Ueda, Ogawa Hiroko
- Éditions L'Harmattan
- Lettres Japonaises
- 18 Septembre 2014
- 9782343039473
Ueda Bin (1874-1916) fut à la poésie ce que Sôseki Natsume fut au roman: un maitre. Professeur visionnaire de littérature étrangère à l'Université impériale de Kyôto, il fut considéré comme le plus grand traducteur de poésie européenne de son temps. Son oeuvre majeure, Kaichô-on, marqua ainsi profondément son époque et la poésie japonaise contemporaine. A cet égard, son unique roman, Tourbillon, dont il s'agit ici la première traduction française. Véritable mise en abîme, il est avant tout une réflexion profonde sur la quête de soi et l'identité japonaise.
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Paul claudel ; la beaute et l'arriere beaute
Dominique Millet-gérard
- Cdu Sedes
- Questions De Litterature
- 8 Mars 1999
- 9782718190297
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Le coeur et le cri ; variations sur l'héroïde et l'amour epistolaire
Dominique Millet-Gérard
- Honore Champion
- Bibliotheque De Litterature Generale Et Comparee
- 5 Février 2004
- 9782745309259
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Tête d'or ; le chant de l'origine
Dominique Millet-gérard
- Sorbonne Universite Presses
- 29 Septembre 2011
- 9782840507659
Tête d'Or, le premier drame écrit par Paul Claudel, est une oeuvre difficile. Très marqué par le contexte symboliste de l'époque, il est aussi une autobiographie spirituelle masquée derrière un déroutant et impressionnant appareil poétique. Cet ouvrage tente d'en livrer une interprétation, à partir de la culture touffue du jeune Claudel (les grands auteurs antiques, Shakespeare, les Elisabéthains, mais aussi Wagner, Mallarmé et Rimbaud) et de la dure crise qu'il a vécue entre 1886 et 1890, écartelé entre son "paganisme" ancien et son catholicisme tout neuf. La notion d'Origine, notamment représentée dans le drame par la mystérieuse Princesse, est la clé qui en ouvre le sens le plus plausible.
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Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand ; "un livre d'art fantasque et vagabond"
André Guyaux, Dominique Millet-Gérard
- Classiques Garnier
- Rencontres
- 15 Décembre 2010
- 9782812402074
«J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la Nuit, d'Aloysius Bertrand (un livre connu de vous, de moi et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits à être appelé fameux?) que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.
Baudelaire, «À Arsène Houssaye», dédicace au Spleen de Paris (La Presse, 26 août 1862)
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Prose transfiguree. études en hommage à paul claudel
Dominique Millet-Gérard
- Sorbonne Universite Presses
- Lettres Françaises
- 2 Juin 2005
- 9782840503965
L'écriture de Claudel se refuse à la distinction classique entre prose et vers. Prose somptueuse, héritée des effets de la prose antique, elle en est aussi un remodelage profond, ainsi qu'une réflexion sur la métaphysique de la création artistique. Les vingt études signées par une spécialiste de l'¦uvre de Claudel en examinent les sources d'inspiration, tant françaises qu'étrangères, et en dégagent l'esthétique théologique.
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Voir tete d'or. colloque de la sorbonne
Dominique Millet-Gérard, José-Luis Diaz
- Sorbonne Universite Presses
- 1 Janvier 2006
- 9782840504474
Rutilant et obscur, sanglant et pénétré par la grâce, tonitruant et habité d'étranges silences, Tête d'or a stupéfié les contemporains, rebuté les lecteurs, fasciné les metteurs en scène jusqu'en 1959 date à laquelle Jean-Louis Barrault a monté l'¦uvre à l'Odéon-Théâtre de France. Boudé par le beau monde, salué au contraire par le public jeune, ce "drame de la jeunesse" a gardé intact son pouvoir de fascination, essentiellement dû à l'intensité poétique de son langage, mais aussi à la violence de la crise qui s'y joue et s'y résout.
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Bernanos ; un sacerdoce de l'écriture
Claude Barthe, Emilie Bonnet, Dominique Millet-Gérard, Philippe Richard
- Via Romana
- 11 Mars 2009
- 9782916727479
L'univers de Georges Bernanos (1888-1948) peut paraître démodé à l'heure de la décoloration du christianisme. Et pourtant, ses figures de prêtres gardent un étrange pouvoir de fascination sur les nouvelles générations. Nimbés d'élégance aristocratique, leur aisance à se mouvoir au sein de tous les milieux sociaux, leur langue française superbe d'exactitude et de distinction, ils témoignent d'une doctrine demeurée étonnamment prosélyte. Ce sont eux, avec les curés de campagne, qui suscitent et accompagnent les saints de Bernanos, ces fleurs délicates (Chantal) ou troublantes (Donissan) du roman moderne même si le mal y règne, jusqu'à l'angoisse.
Les études ici présentées proposent une lecture méditative de l'oeuvre de Bernanos constamment arrimée aux trouvailles stylistiques de l'écrivain. À côté de la comparaison des faux jumeaux que constituent Sous le soleil de Satan et Le soulier de satin, Dominique Millet-Gérard aborde les écrits du journaliste de combat au service de la vérité. Aux récits hagiographiques mis en perspective de ceux de Huysmans ou de Mauriac s'ajoute la contribution de Claude Barthe à la psychologie surnaturelle de personnages hantés par la peur. Ils sont comme le démontre Émilie Bonnet les représentants d'une « esthétique théologique du Samedi saint » en attente de la « fécondité du chaos ».
Quant à leur spiritualité typiquement carmélitaine, Philippe Richard conclut qu'elle trouve sens et salut dans l'oraison thérésienne. C'est donc bien dans ce compagnonnage du laïc et du prêtre que Bernanos transfigure en sacerdoce les aléas de la vie intérieure en berger toujours actuel de l'espérance chrétienne.