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Confluences
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Destins d'estuaire ; d'Ambès à Cordouan
Eric Audinet, Anne-Marie Cocula
- Confluences
- 15 Juin 2018
- 9782355271946
Retracer l'histoire du plus grand estuaire d'Europe jusqu'à aujourd'hui au moment où se dessine l'avenir de la nouvelle grande Région, voilà l'ambition de ce livre. Malgré ses dimensions, la taille imposante de ses deux fleuves nourriciers, Dordogne et Garonne, l'immensité des eaux qui s'engouffrent entre ses rives, l'estuaire se nomme « rivière ». Rien d'étonnant puisque la Gironde s'est appelée longtemps « rivière de Bordeaux ».
Porte océane et porte aquitaine, elle ouvrait le port de la lune à l'Europe et au monde. Les flottes étrangères affluaient vers elle, en quête des vins riverains grossis de ceux des vallées de la Garonne et de la Dordogne. En temps de guerre, les bateaux ennemis patrouillaient dans les parages de Cordouan où s'aventuraient dans les passes pour interrompre cette noria vitale et fermer l'isthme aquitain.
Mais l'estuaire vit aussi par lui-même. Il a ses colères et ses accalmies, ses habitants, sa végétation, ses oiseaux et ses poissons, son décor aussi changeant que la couleur du ciel, ses paysages, sauvages en apparence, mais tellement apprivoisés ! Car nulle région n'a été autant modelée par des riverains acharnés à gagner leurs terres sur les marais et à les défendre contre vents et marées. Combat sans fin pour une victoire sans vainqueur puisque les hommes et la nature sont dans le même camp, ici encore plus qu'ailleurs.
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L'invention de la Côte d'Argent ; vocabulaire de la Côte d’Argent
Jean-jacques Fénié
- Confluences
- 13 Avril 2005
- 9782914240574
En mars 1905, alors que le tourisme et l'automobile prennent leur essor, les longues plages du littoral aquitain sont baptisées « Côte d'Argent » par le journaliste bordelais Maurice Martin. Accompagné d'amis fervents de découvertes pittoresques, il a organisé une caravane d'Arcachon à Biarritz, à travers lettes et pinhadars, à cheval ou sur des brôs tirés par des mules, qui mène représentants de la presse et notabilités locales le long de cette sauvage côte du Golfe de Gascogne.
Après la « Côte d'Azur» et la « Côte d'Émeraude », pourquoi en effet, en cette Belle Époque éprise de progrès et d'agréments, ne pas unir sous un même vocable évocateur ces immensités de sable blond, de dunes enfin fixées, de forêts immenses et d'étangs apaisants ? Des populations peu nombreuses y vivent dans une rude mais bucolique quiétude. Comment laisser les adeptes du touring » automobile dans l'ignorance de tels espaces ?
Largement illustré de photographies, cartes postales et documents, c'est cette histoire que raconte L'Invention de la Côte d'Argent.
D'abord en remettant dans son contexte l'épopée touristique qui, de la Pointe de Grave à Biarritz, va en quelques années faire d'un pays encore livré à ses seuls occupants un petit paradis, véritable but de villégiature. Ensuite en replaçant ce littoral, dans un Vocabulaire de la Côte d'Argent, dans son histoire contemporaine comme dans son passé. De nombreuses notices donnent ainsi des éclairages sur les héritages géographiques, historiques, linguistiques ou économiques de cette contrée aujourd'hui très convoitée.