Aden Belgique

  • L'Utopie

    Thomas More

    Pour le 500ème anniversaire de la première édition (1516) de ce grand classique, Aden publie dans une version commentée par Serge Deruette, une traduction moderne de Marie Delcourt.
    Le thème de cet essai philosophique est de présenter une île d'Utopie ou serait appliqué une constitution politique aux services des grandes idées humanistes de la renaissance. Prenant l'alibi d'un voyage vers cette île, Thomas More fait l'éloge du bonheur, de la sagesse et surtout de la justice sociale. Ce livre est le premier grand essai de critique radicale de la société et fait de son auteur un des précursseurs du communisme moderne...

  • Et si la loi de la jungle n'était pas la loi du plus fort ? et si la loi qui domine dans la nature était l'entraide ? et si la nature humaine était d'abord et avant tout, à la lumière de la vie sociale, disposée à la coopération mutuelle dans l'intérêt de tous ? rédigé il y a plus de cent ans dans le but de dénoncer le darwinisme social, interprétation fallacieuse des théories évolutionnistes qui prétend que la société est régie par les lois de l'évolution oú seul le meilleur s'adapte et gagne la grande compétition de la vie sociale et économique, ce livre démontre que l'entraide et la solidarité ont davantage contribué à la création et la prospérité des sociétés humaines que la compétition de chacun contre tous.
    Dans ce classique de la littérature révolutionnaire, kropotkine accumule les données prouvant que la coopération et l'aide réciproque sont des pratiques communes et essentielles parmi les animaux mais aussi et surtout parmi les hommes. "l'entraide" est un livre- clé de la biologie évolutive et de l'étude des sociétés, il pose les fondements mêmes d'une éthique libertaire et est, à l'orée du xxl` siècle, une formidable leçon d'optimisme.

  • L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.

  • Futurisme, expressionnisme, dadaïsme, culture prolétarienne, agit-prop, nouvelle objectivité, réalisme social ?... Difficile de s'y retrouver dans toutes ces notions à la fois esthétiques et politiques qui se répandent en Europe durant la première moitié du XXe siècle !
    Les origines des courants se réclamant de ces notions, leurs programmes, leurs imbrications :
    Tel est d'abord ce qui est mis en évidence par Lionel Richard. Socle de ses analyses, la vie littéraire et artistique en Allemagne. Mais il montre, à partir de là, les influences, les interrelations qui s'exercent dans les pays européens, notamment dans la France de l'époque. Ainsi voit-on comment, tout particulièrement, le vieux rêve apocalyptique de destruction et de régénération traverse les productions intellectuelles allemandes des années 1920-1930, pour aboutir, inséparable de certaines racines sociales et articulé sur le racisme, à un crépuscule des dieux à la manière nazie.
    Ce livre, initialement paru en 1976 dans la collection de poche 10/18, était épuisé depuis longtemps.
    Déjà solidement documenté, il a été enrichi de nouvelles recherches de l'auteur.
    Il reste la description la plus suggestive de l'arrière-fond d'où, au XXe siècle, ont surgi aussi bien les avant-gardes artistiques dans leur diversité que les esthétiques sociales sous la coupe d'idéologies.
    La période reconstituée ici, de la fin du XIXe siècle au seuil de la Seconde Guerre mondiale, fut porteuse, on le sait, des pires horreurs. La voici, à travers ses productions culturelles, comme un creuset d'élans créateurs et d'expériences passionnantes.

  • Printemps 2016 ? ÉDITORIAL ? FAIRE FACE (portrait d'un « anonyme », par Damien Roudeau) ? PLAIN-PIED : reportage - Din Records, collectif de rap citoyen (Médine, Tiers-Monde, Brav, etc.), au Havre ? AGORA : débat : Le salaire à vie / Revenu de base > Van Parijs / Christine Jackse ? RENCONTRE : avec Edgar Morin (grand entretien) ? INTERNATIONAL : Venezuela : le post-chavisme (entretiens et articles - menés par Luis Dapelo et Alexis Gales) ? LILITH : féminisme > La précarisation des femmes - par Julie Paquette et Emilie Dionne ? CARTE BLANCHE : Illustrations (Popcube) ? LEVIERS : Derrida et les animaux, par Aurélien Barrau ? PORTRAIT :
    Alexandra David-Néel ? MANUSCRIT : « Zone libre » ? CARNET : Résistances en Syrie, par Sarah Kilani ? ATOLL : Poésie > Traits d'Espagne, par Marc Sastre ? ZÉPHIR : Lieu-dit

  • Le parcours tant intellectuel que politique d'Angela Davis est traversé par une seule et même question : qu'est-ce que la liberté ? De sa propre triple expérience en tant que femme, noire et communiste, Angela Davis n'a eu de cesse d'être confrontée aux différentes formes d'oppressions qui façonnent nos sociétés. Ce parcours l'a dès lors naturellement portée à réfléchir à ces questions, au sens d'une valeur qui est pourtant souvent associée au libéralisme.
    Nous avons donc décidé de rassembler dans un petit volume des textes encore inédits ou difficilement trouvables en français. Le premier concerne le premier cours qu'elle donnera à l'Université de Californie sur le thème de la libération dans les autobiographies d'esclaves.
    Frederick Douglass, esclave autodidacte sera l'objet principal de ce cours. Au travers de son autobiographie, Angela Davis interroge la découverte par Douglass de sa liberté, de ce qu'elle signifie et de la manière dont elle transforme sa vision du monde. L'éducation, l'apprentissage de la lecture, l'enseignement de la rhétorique ou la lutte furent pour lui des événements déterminants dans le processus de sa libération.
    Enfin, de par sa trajectoire particulière, Angela Davis, va également interroger la notion de liberté au regard de questions plus spécifiques comme le rôle de la prison dans nos sociétés, le racisme, les oppressions sexuelles ou, plus généralement, son rapport ambigu à l'idéologie néolibérale qui exalte la liberté tout en renforçant l'oppression d'une majorité. Angela Davis nous aide a constamment élargir notre conception de la liberté et par ce biais, a constamment étendre le domaine de la lutte sociale.

  • Thésard inquiet, Yves n'aurait jamais dû sortir des couloirs de sa faculté. Mais le charismatique Professeur, dans sa quête du plagiat dans l'oeuvre de Malcolm Lowry, va lui faire prendre un maillot rouge pour une lanterne et passer l'épreuve du feu.
    Dans ce troisième roman s'affirment les caractéristiques du style de l'auteur : un récit alerte, plein d'humour et d'ironie, qui ne cesse de surprendre le lecteur, une nette tendance à faire vaciller ses personnages dans le délire, et une réflexion plus profonde sur la littérature.

  • Fils de Rabelais

    Valérie de Changy

    Une seule chose comptait: prévenir Rabelais, lui faire savoir que l'étau se resserrait autour de lui, qu'en plus des censeurs de la Sorbonne il avait désormais des ennemis ici-même, à Chinon ou à Loudun [...] Justus était prêt à donner ses dernières forces pour tenir bon mais il sentait, dans sa poitrine, heurtant ses côtes, incontrôlables et douloureux, les battements affolés de son jeune coeur.

  • Le texte de Pourquoi Benerdji s'est-il suicidé oe, écrit entre 1930 et 1932, fut publié à cette dernière date à Istanbul. Il est l'oeuvre d'un jeune poète de trente ans qui a déjà publié plusieurs recueils de poèmes depuis 1929, dont La Joconde et Si-Ya-Ou. Mais il est surtout la conclusion, certes provisoire, d'un homme qui, tout au long des années vingt, a pris une part active à la vie politique de son pays.

    C'est quand il sort de prison qu'il entame la rédaction de Benerdji. Comment ne pas voir là l'influence plus que probable de l'expérience personnelle de Nazim Hikmet, vécue à l'intérieur du Parti Communiste Turc ? Mais l'année 1930 est importante pour l'auteur à plus d'un titre. Avec celui de Vladimir Maïakovski, le 14 mars 1930, le suicide acquiert une signification plus que symbolique, en dépassant le cadre d'un acte individuel.
    Quand on connaît les raisons de celui qui écrivit :
    " ...la mort est terrible
    II est terrible de ne plus oser, terrible de ne plus aimer. Je hais tout ce qui est mort. J'aime tout ce qui vit "

    Pourquoi Benerdji s'est-il suicidé ? est le résultat d'une double réflexion de Nazim Hikmet : sur l'importance de l'engagement dans un contexte général et sur le comportement de l'individu face à cet engagement. C'était une question capitale en 1930; elle reste essentielle aujourd'hui.


  • la publicité ne se donne aucune limite: son intrusion dans les écoles est une réalité de plus en plus perceptible qui n'est pas sans inquiéter.
    cette tendance à l'arrivée des marques en milieu scolaire est à mettre en relation avec le désir de certains de marchandiser progressivement, avant de le privatiser, le système éducatif public. sous quelles formes cette entrée de la pub se présente-elle? quels sont les soubassements idéologiques de cette immixtion? quelles sont les forces économiques qui la sous-tendent ? quelles sont les stratégies mises en oeuvre? quelles en sont les conséquences ? pourquoi et comment résister, collectivement et individuellement ?.


  • Quand lui arrivent les informations sur les journées de février 1934 en Autriche, Anna Seghers habite la banlieue parisienne.
    Elle a quitté l'Allemagne au lendemain de l'incendie du Reichstag. L'émigration ne signifie pas pour elle le refuge dans une tour d'ivoire mais une possibilité de continuer, par la littérature, à combattre. Ce livre donne l'impression d'une caméra qui se déplace sur les lieux mêmes des événements. Anna Seghers rapporte, sans presque jamais les habiller de commentaires, les propos ou conversations des individus rencontrés.
    Ici, aucune mise en scène des faits, de ce qui les précède et peut les expliquer. La plongée est immédiate. Influencée par le cinéma, cette technique narrative, bien qu'utilisée déjà par Alfred Döblin ainsi que par John Dos Passos, ne manque pas d'originalité pour un type de récit que son auteur veut politique. Anna Seghers a retracé avec une imagination, une ardeur et une rapidité stupéfiantes la dernière des phases à la fois glorieuses et désespérantes des luttes du mouvement ouvrier dans l'Europe du XXe siècle.
    Pilonné par la police de Daladier dans le cadre des opérations de police visant à détruire les organisations du PCF, ce livre est longtemps resté introuvable. Le voilà à nouveau édité, enrichi d'une préface de Lionel Richard et d'un hommage à la traductrice du roman, Jeanne Stem, par Pierre Radvanyi.

  • La révolution belge n'est pas seulement un événement du passé mais un événement qui, aujourd'hui encore, structure la mémoire collective belge, et n'est sans doute pas pour peu dans l'adhésion, au moins passive, sur laquelle repose l'Etat d'aujourd'hui.
    Le livre que nous allons lire est précisément un " pavé dans la mare ". La remontée à l'origine qu'il nous propose contredit, terme à terme, celle écrite et sanctionnée par les tenants de l'histoire officielle. L'enjeu du livre est bel et bien de restituer la dimension cachée de cet événement qu'on émascule chaque jour dans les écoles.
    Le but est limpide: dévoiler la composante populaire des révolutions bourgeoises du XIXe siècle. Aussi la " commémoration des événements de 1830 " ne vise point ici à la " reconstitution de la totalité nationale " ; elle tend plutôt à montrer comment cette reconstitution fut réalisée sur base d'une confiscation sociale et politique. Puisse ce livre contribuer à rendre justice aux analyses de l'auteur.

  • Critiquer Foucault

    Collectif

    Lorsque Michel Foucault meurt le 25 juin 1984, Paul Veyne publia un texte dans Le Monde ou il y déclarait que l'oeuvre de l'intellectuel constituait « l'événement de pensée le plus important de notre siècle ». 30 ans après sa mort, force est de constater qu'il est bel et bien devenu un des intellectuels les plus influents de notre époque. Son oeuvre à été largement diffusée, traduite et enseignée de par le monde. Ses idées, sont utilisées dans de nombreux champs d'analyse tant historiques, philosophiques ou sociologiques. Son travail à ainsi largement inspiré de nombreux intellectuels contemporains importants au sein des gender studies, des études post-coloniales ou de ce qu'on nomme, plus généralement, le post-modernisme. Son influence sur la vie intellectuelle est donc considérable et à largement façonné les termes du débat intellectuel des 30 dernières annés. Foucault est donc bel et bien devenu une référence intellectuelle du notre siècle.
    Pourtant malgré cette omniprésence dans le champ intellectuel, force est de constater qu'il est trop rarement discuté de manière critique. Il est parfois l'objet d'une admiration peu rigoureuse et d'un regard sans grande distance. Les commentaires critiques qui on ainsi pu être portés sur son oeuvre, qu'ils soient le fruit d'auteurs aussi fameux que Chomsky, Habermas ou Jacques Bouvresse n'ont au final eu que peu d'échos sur la réception internationale de Foucault. Il est d'ailleurs pour le moins étonnant que l' « adoption » de son corpus théorique aie été intégrée sans grande difficulté au sein de la gauche intellectuelle. Ici, les déplacement qu'a opéré Foucault sont particulièrement importants à l'égard de la tradition des lumières et du rationnalisme qui avait pu nourrir la pensée marxiste avant lui. Que ce soit sur la politique, la science, le savoir, la vérité ou le pouvoir, Foucault est clairement en rupture avec une partie des intellectuels critiques de son époque. Pourtant, trop peu de place à encore été donnée a ces oppositions, critiques et discussions. L'objet du présent ouvrage n'est donc pas d'être « pour » ou « contre » Foucault, mais de rassembler des auteurs d'horizons et de disciplines différentes ayant pour point commun un regard critique sur l'intellectuel français.
    Que ce soit sur ses convictions politiques ou ses travaux théoriques, Foucault mérite mieux que des exégèses ou des apologies. Il mérite qu'on le discute, qu'on le confronte et surtout, qu'on le critique pour mieux comprendre l'ampleur et les chantiers qu'il a ouverts dans le champ intellectuel de son époque et de la nôtre.

  • La débâcle bancaire en a surpris plus d'un. Pas Marco Van Hees, l'auteur de Didier Reynders, l'homme qui parle à l'oreille des riches, pour qui la "crise" est même la conséquence inévitable et prévisible d'une idéologie à l'oeuvre, et qu'il détaille ici de manière limpide.
    La première partie du livre ("Banques qui pillent") enquête sur les procédés qui ont permis aux banques de réaliser, ces dernières années, des profits gigantesques, bien loin de la bonne gouvernance de façade. Appuyé sur de nombreuses sources, dont des témoignages de première main, Marco Van Hees montre comment cet enrichissement s'est opéré, de façon légale mais aussi, parfois, de façon ourtageusement illégale, au détriment des clients des banques, du personnel des banques et de l'État.
    La seconde partie ("Banques qui pleurent") détaille les motifs de ces faillites annoncées. Pourquoi les directions des banques, qui pendant des années ont crié "au moins d'État", ont-elles exigé son intervention providentielle ? Mais aussi : comment cette intervention de la puissance publique s'est-elle faite - et cela doit nous préoccuper - avec un même irrespect des règles de droit et de bonne gestion, qui fait que la perfusion offerte aux vampires bancaires porte en elle les prochaines crises. L'ouvrage dévoile à ce propos les liaisons dangereuses tissées entre le monde politique et le monde bancaire.
    Enfiligrane, ce livre est un plaidoyer pour instaurer ce que la réalité impose : une banque publique au service des gens et non au service du fric.
    Marco Van Hees est inspecteur à l'impôt des sociétés et l'auteur de plusieurs livres remarqués.

  • Jean meslier s'éteint alors que le siècle des lumières débute à peine.
    Curé de village, il laisse à la postérité un mémoire de ses pensées et sentiments. non un recueil de paroles propres à édifier les " bons chrétiens ". mais... une bombe ! car son mémoire, c'est la première théorie complète d'athéisme et de matérialisme philosophique ; la première pensée à la fois communiste et révolutionnaire. longtemps étouffée, la voix de ce curé athée et révolutionnaire renaît aujourd'hui de l'oubli.
    Le présent ouvrage nous introduit ici à son oeuvre, à sa portée et à sa signification. il laisse pour cela largement la parole à meslier lui-même.

  • La séduction, les rencontres, des petites annonces (Libé,.) à nos jours via les sites de rencontres : « U ne vie à séduire » propose une quarantaine de récits sensuels, tendres ou cruels sur la séduction, telle qu'elle se pratiquait il y a une trentaine d'années (première partie du livre) ou durant ces dix dernières années (deuxième partie du livre).
    L'auteur s'explique : « (.) Ce n'est ni un roman, ni des fantasmes. C'est un travail d'archiviste et de journaliste. J'y décris ce qui s'est réellement passé, méticuleusement. Avec les mots tels qu'ils ont été prononcés ou écrits. J'y compare ce qui se vivait il y a quelques années, quand il n'y avait ni internet, ni téléphone portable, et qu'on publiait dans la presse écrite des petites annonces pour se trouver un mec.
    Le facteur déposait dans votre boîte aux lettres les premières réponses, deux ou trois semaines plus tard. Cela prenait parfois trois mois d'échange avant de fixer un rendez-vous avec le prétendant.
    On se téléphonait à la maison. On s'envoyait par la poste des cassettes où on enregistrait une programmation musicale pour tenter de séduire son partenaire. On s'écrivait à la main, avec nombre d'approximations et ratures, des lettres de plusieurs pages, seul attablé dans un café, en rêvant et en impatience ».
    La seconde partie du livre propose des récits actuels qui détaillent les rencontres vécues par l'auteur grâce à des échanges de mots sur les réseaux sociaux et sur les sites de rencontres, par l'envoi de sms, etc.

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