Gourcuff Gradenigo

  • Arbres morts, marécages, ronces et mauvaises herbes : voici ce que découvre Gérald Van der Kemp à son arrivée à Giverny en 1977. Suite au décès de Michel Monet, la propriété du peintre et la collection qu'elle abrite sont léguées à l'Académie des beaux- arts. La maison en triste état est confiée à Gérald Van der Kemp, ancien conservateur en chef du château de Versailles, qui trouve ici un nouveau défi à sa mesure. L'allocation budgétaire des pouvoirs publics étant limitée, le couple très mondain fait appel au mécénat -notamment américain- pour pouvoir faire renaître les jardins. Avec l'aide du chef jardinier Gilbert Vahé, les arbres morts sont remplacés, les parterres débarrassés des mauvaises herbes, le pont japonais est reconstitué et les allées élargies pour pouvoir accueillir visiteurs et curieux qui sont, encore aujourd'hui, si nombreux à venir découvrir le domaine de Monet, continuellement fleuri d'avril à novembre.
    L'ensemble des parterres est replanté à partir de documents d'archives et de la correspondance de Claude Monet avec ses fournisseurs.
    C'est l'histoire de cette seconde vie offerte aux jardins du peintre des Nymphéas que raconte ce livre écrit à quatre mains par Nicole Boschung et Gilbert Vahé et qui témoigne ainsi d'un travail magistral mené pendant plus de 40 ans pour reconstituer ces espaces clefs de l'inspiration de l'artiste, grâce à de nombreuses photographies, documents et archives.
    Un ouvrage qui séduira bien sûr les passionnés de jardin, mais également tous les admirateurs du père de la peinture moderne.

  • Il y a dix ans, l'UNESCO classait au patrimoine culturel immatériel de l'humanité "le repas gastronomique des Français". En effet, la France symbolise aux yeux du mande entier ce pays où les habitants aiment se réunir tout au long de leur vie autour de tables joliment dressées pour pratiquer l'art de la conversation et de la bonne chère. L'exposition "A Table ! le repas, tout un art" est une invitation à découvrir l'histoire de cette pratique devenue emblématique de la culture française.
    Richement illustré, l'ouvrage qui accompagne cette exposition montre comment l'opulence et l'élégance des diners de l'Ancien Régime se sont diffusées et transmises jusqu'à nos jours, au point de constituer un idéal de bonheur et un majeur de notre pays. De l'assiette aux couverts, de l'utile au futile, la diversité des ustensiles raconte l'histoire parfois surprenante des pratiques alimentaires et des manières de table.
    C'est également l'occasion de souligner le rôle majeur joué par la manufacture de Sèvres dans l'évolution des arts de la table, alors qu'elle célèbre ses 280 ans d'existence.

  • Dans les années 60, André Dunoyer de Segonzac (1884-1974) était sans doute l'un des peintres français les plus connus et les plus admirés du vingtième siècle. Soixante ans plus tard, son nom est presque oublié, retenu seulement par une génération d'amateurs de gravures et de livres illustrés. Son oeuvre est ainsi déconsidérée, ses tableaux sont relégués dans les réserves des musées et sa cote ne cesse de s'effriter.

    Pourtant, connu dés 1914, célèbre dans les années 1920-25, Dunoyer de Segonzac reste une figure incontournable de la peinture française. Associé à Derain et Matisse avec lesquels il forme le trio des maîtres de la peinture française contemporaine, figure «?contraire?» de Picasso, comme se plaisait à le définir Claude Roger-Marx, il en a été le parfait contemporain et ami. Son art ne s'est intéressé que furtivement au cubisme et à l'abstraction et reste marqué par le goût de la figuration commun à toute une génération d'artistes européen de l'entre-deux-guerres. Sa peinture s'impose comme l'une des plus représentatives du xxe siècle, par la somme des éloges reçus et par sa diffusion dans le monde entier, même si l'homme reste peu connu.

    L'ouvrage de Michel Charzat suit pas à pas le fil de la vie de Dunoyer de Segonzac. En rétablissant les liens entre son oeuvre et son existence, en faisant redécouvrir les différentes facettes de son art, il remet ce peintre insigne à la place qu'il mérite.

    Homme politique et collectionneur, Michel Charzat se passionne pour l'art figuratif français de l'entre-deux guerres dont il est un des plus grands spécialistes.

    Ses précédents ouvrages consacrés à La Jeune peinture française, à André Derain ou à Robert de La Fresnaye ont contribué à une meilleure compréhension de la peinture de cette époque, qui reste encore mal connue.

  • Louis Benech est venu au jardin par amour des plantes. Après des études de droit, il part travailler en Angleterre comme ouvrier horticole dans les célèbres pépinières Hillier. Passionné par ce qu'il y apprend, il rentre en France et devient jardinier dans une propriété privée de Normandie. En 1985, il entame sa carrière de paysagiste. Cinq ans plus tard, il est chargé, avec Pascal Cribier et François Roubaud, du réaménagement de la partie ancienne du jardin des Tuileries.
    Il est lancé. Depuis, il a conçu et réalisé plus de 400 projets, publics et privés. De la Corée au Panama, au Canada, aux Etats-Unis, en Grèce ou au Maroc. Travaillant essentiellement pour des particuliers, il a également eu comme commanditaires de grandes entreprises telles qu'Axa, Hermès ou Suez. Il a aussi travaillé sur de nombreux jardins établis comme les jardins de l'Elysée, du Quai d'Orsay, le Palais d'Achilleion à Corfou, le domaine de Chaumont-sur-Loire.
    On lui a aussi récemment confié la promenade paysagère du quadrilatère des Archives Nationales à Paris et a réalisé pour le Château de Versailles l'aménagement paysager du Bosquet du Théâtre d'Eau. Pour chacune de ses réalisations Louis Benech s'attache à créer une véritable harmonie entre le projet paysager et l'environnement architectural ou naturel du site. Idéalement, il souhaiterait qu'on ne devine pas qu'il y est intervenu...
    Une attention particulière est portée sur la façon la plus économique de garantir la pérennité de ses jardins. L'éditeur et le journaliste Eric Jansen ont imaginé un ouvrage élégant et accessible afin de rendre compte de ce travail tout en délicatesse.

  • En japonais, les nombreuses onomatopées formées de syllabes redoublées (une, deux, parfois même trois) sont utilisées pour décrire de façon imagée et sonore un sentiment ou une situation précise. Ainsi « Waku, Waku » est une façon évocatrice d'exprimer l'impatience, l'excitation, le fait qu'on a hâte d'agir, de faire quelque chose : une expression qui est une jolie invitation « à la découverte de l'art japonais ». Abondamment illustré, cet album s'adresse à un jeune public d'enfants et d'adolescents et les invite à s'émerveiller devant la variété et la richesse thématique de la culture japonaise. Quel rapport entre un chasseur japonais de la préhistoire et un Gaulois ? Quelles créatures surnaturelles du Japon ressemblent à des personnages de Manga ? De quoi est capable Kintarô, l'enfant à la force exceptionnelle ? Quel instrument de musique japonaise pèse jusqu'à 150 kilos ? Autant de questions auxquelles ce livre répond de façon ludique et séduisante avec une abondante sélection représentative de Samourais, de guerriers, héros et monstres, yôkai et démons, animaux et fleurs, kabukis ... qui font revivre histoire et tradition. Un livre qui enchantera petits et grands, tous les curieux qui ont envie de s'initier à la sophistication et au raffinement d'une culture qui a séduit le monde entier.

  • Vues de Paris

    Thierry Duval

    C'est en préparant le concours des Arts décoratifs que Thierry Duval découvre l'oeuvre de Delacroix, d'où lui vient sa passion pour l'aquarelle.
    Dès lors, il n'aura de cesse de travailler sa technique, jusqu'à obtenir un rendu peu commun, une force inhabituelle dans les couleurs et les lumières, et un dessin d'une grande précision, ce qui confère à son oeuvre un réalisme peu courant.
    Pour la première fois, Vues de Paris à l'aquarelle regroupe une collection d'une soixantaine de ses aquarelles parisiennes.
    On admire au fil des pages la beauté des quais de Seine au petit matin, les toits luisants sous la pluie, la lumière qui filtre sous les ponts, les marchés, les cafés, les bouquinistes, comme autant de parenthèses enchantées, douces et oniriques.
    Sous le pinceau de Thierry Duval, Paris la belle fait honneur à son statut de ville la plus romantique du monde.

  • Raphaël est sans nul doute l'un des artistes les plus connus de l'histoire de l'art occidental. Sa renommée est due assurément à son génie, mais aussi à l'ampleur de la diffusion de sa « manière », permise dès son vivant à la fois par le nombre d'élèves qu'il a formés et par la circulation des estampes. Raphaël compte en effet parmi les premiers artistes de la Renaissance à s'associer durablement avec des graveurs professionnels, au premier rang desquels l'artiste originaire de Bologne, Marcantonio Raimondi. La collaboration entre le peintre et le graveur fut particulièrement fructueuse, ne se limitant pas à la reproduction servile, en noir et blanc, des oeuvres de l'Urbinate. Le nom de Raphaël est également attaché à l'épanouissement de la technique du « clair-obscur », un procédé de gravure en couleurs, en camaieu, obtenu par l'impression d'autant de matrices que de couleurs souhaitées. Les chiaroscuri d'Ugo da Carpi qui portent l'invenit de Raphaël comptent ainsi parmi les premières gravures en couleurs réalisées en Italie.

  • Le Ndop est une étoffe traditionnelle et rituelle bamiléké. Il s'agit d'un assemblage de bandes de coton cousues bord à bord avec des motifs géométriques blanc sur fond bleu indigo. Tous ces motifs formes géométriques, représentations d'animaux, d'étoiles, du soleil, ... ont une valeur symbolique et en font le vêtement rituel des sociétés secrètes : porter le Ndop, n'est pas anodin.
    Au Cameroun, ce tissus est un ornement funéraire qui est utilisé lors des deuils et des cérémonies traditionnelles.
    Dans cet ouvrage Ly Dumas raconte l'histoire de la fabrication de ce tissu et explique sa valeur symbolique et esthétique. En outre des contributions de spécialistes comme Louis Perrois, Jean-Paul Notué, Hélène Joubert, Arthur Caumes, Bettina von Lintig, Francine Vormese,... apportent un éclairage complet sur son évolution et sur son usage contemporain. Aucun livre n'a jamais été publié sur ce sujet.

  • Foujita

    Collectif

    Cinquante ans après sa mort en janvier 1968, la Maison de la culture du Japon à Paris s'intéresse au plus parisien de ses artistes : Tsuguharu Foujita et réunit un ensemble exceptionnel d'oeuvres qui ponctuent sa carrière, de son arrivée à Paris pen- dant la 1ère guerre mondiale jusqu'à sa mort. L'ouvrage illustre le parcours singulier d'un artiste évoluant entre son éducation au Japon, et son amour de la culture européenne.
    Né au Japon, Foujita (1886-1968) a quitté jeune son pays pour se rendre en France où il est devenu un artiste majeur de l'« École de Paris ». Ses trois séjours parisiens (de 1913 à 1931, de 1939 à 1940, puis de 1950 à 1968) ont été marqués par des événements déterminants dans sa vie : sa réussite artistique, sa naturalisation française et sa conversion au catholicisme.
    L'exposition constitue la première grande rétrospective de l'inté- gralité de son oeuvre : des toiles de son premier long séjour à Paris entre 1913 et 1931 jusqu'à ses oeuvres d'après-guerre en hommage à la France, son pays d'adoption dans lequel il fi nira sa vie, en passant par ses oeuvres de voyages dans les années 1930-40 : en Amérique latine, au Japon, mais aussi en Chine et en Asie du Sud-Est.
    Si la production de sa première période à Paris, période des années folles, est très connue en France, celle des années 1930- 40, rarement exposée, reste quasi ignorée du public. On retrouve des thèmes récurrents - femmes, chats, natures mortes, enfants et autoportraits - spécifiques du foisonnement de sa produc- tion artistique. Mais on perçoit également comment l'artiste n'a jamais dévié de son orientation première, respectueux de ses racines japonaises et du classicisme des grands maîtres occidentaux.
    En présentant 60 ans de création de Foujita, ce catalogue donne accès à un ensemble d'oeuvres inédites provenant des grandes col- lections japonaises.
    Exposition à la Maison de la Culture du Japon à Paris du 16 janvier au 16 mars 2019, en participation avec le Musée national d'art moderne de Kyoto

  • En 2019 l'Opéra National de Paris fêtera son 350 e anniversaire.
    C'est l'occasion de marquer cet événement en assurant la publication d'une histoire de l'Opéra de Paris qui raconte et célébre cette histoire exceptionnelle depuis la fondation de l'Académie royale de Musique par Colbert, en 1669, jusqu'à l'Opéra National de Paris, au xxi e siècle.
    Il s'agit d'un ouvrage simple mais élégant, en version bilingue (français / anglais), très accessible et organisé de façon rigoureuse. Il raconte l'histoire de l'institution sur un mode chronologique, rythmé par des encadrés qui mettent l'accent sur des moments ou des sujets forts.
    Il remonte bien sûr jusqu'à la création par Louis XIV des différentes académies de danse d'opéra et de musique jusqu'à l'opéra moderne et mondialisé en racontant le fonctionnement de l'institution tout au long du xix e siècle, sous l'empire, la restauration et le second empire et pendant tout le xx e siècle.
    Des encarts thématiques abondamment illustrés donnent à cette histoire un prolongement visuel et séduisant qui permet de mettre en valeur tel ou tel aspect de cette histoire : l'esthétique royale, Mozart à Paris, la construction du palais Garnier, la création de Guillaume Tell de Rossini, l'entrée de Carmen au répertoire, Degas à l'opéra, les Ballets russes, les couturiers à l'Opéra, l'Opéra au cinéma, etc...
    L'ouvrage préfacé par Stéphane Lissner, est écrit par Mathias Auclair. L'ensemble étant illustré par des documents d'archives provenant de la BMO et des grandes institutions françaises, et enrichi par des annexes traitées de façon rigoureuse et détaillée afin d'apporter au lecteur un maximum d'informations tangibles, avec une table des illustrations et une bibliographie.

  • Jamais aucun ouvrage n'a été consacré à Marguerite Gérard.
    Souvent réduite à son statut de belle-soeur de Fragonard, elle est pourtant une artiste majeure de la toute fin du xviii e siècle. Élève, puis assistante et enfin collaboratrice de Fragonard, elle finit par s'accomplir seule, s'imposant dans la réalisation de portraits et de scènes de genre parfois voluptueuses. Unique femme peintre de genre de son époque, elle excelle dans le traitement des reflets sur les surfaces, la caractérisation des chairs et même dans la composition de scènes de la vie quotidienne, talent qui nous pousse aujourd'hui à reconsidérer à lui attribuer le célèbre Baiser à la dérobée (Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage) que l'on a longtemps attribué à son beau-frère.
    Hubert Robert, Charles de Wailly, Fragonard lui-même, ou encore Claude-Nicolas Ledoux - dont le portrait est conservé à Paris, au musée Cognacq-Jay - tous se sont laissés scruter par le pinceau intimiste de ce nouveau maître qui offre souvent ses toiles à ses modèles. Mais Marguerite Gérard ne peut renier l'héritage de son professeur, que l'on retrouve dans ses scènes d'intérieur représentant des instants d'amour maternel aussi bien que des scènes de séduction ou de marivaudage.
    Indépendante, éprise de liberté, Marguerite Gérard ne se maria jamais afin de se dédier à son art et ne chercha jamais à intégrer l'Académie, utilisant son intelligence et son intuition d'artiste pour obtenir le succès commercial qui fut le sien.
    Après Élisabeth Vigée Le Brun ou Adélaïde Labille-Guiard, Marguerite Gérard fait partie de ces femmes peintres entre xviii e et xix e siècle dont nous redécouvrons la personnalité et le grand talent artistique.

  • La passion, d'Edgard Degas pour les chevaux est connue et ses représentations de pur-sang, de jockey au départ et de courses hippiques se trouvent aujourd'hui sur les murs des plus grands musées et des collections particulières les plus prestigieuses. Mariel Oberthür nous livre ici le résultat d'années de recherches menées afin de comprendre le travail très particulier, presque scientifique, conduit par Degas pour maîtriser, puis parfaire ses représentations de sujets hippiques.
    L'étude de l'ensemble des carnets de croquis et dessins, conservés à la Bibliothèque nationale, montre que Degas procédait à des modelages de figurines en cire dont on retrouve ensuite les sujets dans ses huiles, pastels, gouaches et fusains. Ce travail permet aussi de démentir l'idée courante selon laquelle il s'inspirait des photographies de Marey et Muybridge publiées en 1881, le corpus de l'oeuvre de Degas étant antérieur à celles-ci.
    L'étude approfondie d'une toile récemment localisée, permet de comprendre les techniques de travail de l'artiste. Comme avec les représentations de danseuses qui ont fait sa renommé, les chevaux de Degas nous permettent de saisir sa quête perpétuelle du mouvement, qu'il inscrit non seulement dans ses figures, mais également dans l'ensemble de la scène qu'il représente. Enfin on comprend pourquoi la découverte de plâtres des dix-sept chevaux et jockeys a permis de fondre en 2008 et 2010 des bronzes plus proches des cires originales que ceux réalisés en 1919-1920.

  • Emmanuel de La Villéon, peintre post-impressioniste, suscite un intérêt croissant, manifesté par un colloque au Musée Emmanuel de La Villéon de Fougères, des expositions en galerie, des conférences, des études et écrits de spécialistes, la mise en place par une association locale d'un Parcours La Villéon en Puisaye autour de son ancienne maison dans la Nièvre.

  • Artiste majeur de notre temps, né en Allemagne en 1937, Nils-Udo a introduit la nature au centre de la scène artistique.
    Il fait ses premières armes comme peintre avant de décider d'abandonner la peinture pour travailler directement dans et avec la Nature. Etablissant avec elle " un dialogue spirituel et esthétique ", il garde, grâce à la photographie, la trace de ses installations éphémères, de ses sculptures vivantes. Jouant avec les éléments, les feuilles et les fleurs, les reflets et les ombres, il donne à voir une nature repensée, délicatement recomposée, avec pour objectif d'atteindre "ce qui est potentiellement possible, latent dans cette Nature " et de " réaliser littéralement ce qui n'a jamais existé, mais a toujours été présent, l'utopie devenue réalité ".
    De l'installation, en passant par la sculpture ou la photographie, l'essentiel du travail de Nils-Udo tient dans l'interaction avec la nature, terrain d'expérimentation où l'homme agissant sur son environnement est conscient d'agir sur lui-même.

  • Les Ecoles d'Art américaines de Fontainebleau répondent à l'engagement du gouvernement américain de promouvoir, juste après la 1ère Guerre Mondiale, les échanges culturels avec la France. Elles sont alors installées dans l'aile Louis XV du château de Fontainebleau et offrent aux jeunes musiciens le meilleur de l'éducation musicale française avec des enseignants prestigieux (Ravel, Saint-Saëns, Dutilleux, Stravinsky...
    Etc). En 1923 une école des beaux-arts s'ajoute à l'école de musique avec un enseignement en peinture, architecture et sculpture favorisant les échanges entre les disciplines artistiques. A partir de 1949, l'empreinte de Nadia Boulanger marque profondément l'organisation des enseignements : elle développe des méthodes originales d'apprentissage et demeure un des piliers de l'école jusqu'à la fin des années 1970.

  • Rédigé par les meilleurs spécialistes, sous la direction de Giovanni Gentili, le catalogue rend compte au travers d'objets archéologiques, de l'incroyable fécondité artistique de cette période. Il explore également l'inépuisable source d'inspiration que constitue Cléopâtre pour des générations d'artistes : les peintres, bien sûr, mais également les sculpteurs, les écrivains, les musiciens, les illustrateurs,...
    Il comprend de nombreuses oeuvres conservées dans les musées de Rome, Turin, Caserte, Bologne, Naples, Genève, du Vatican, du musée du Louvre, du British Museum, du Kunst à Vienne... qui renvoient à l'histoire de la reine mais également à sa légende et au symbole d'un orient sensuel et raffiné immortalisé par le couple formé par Elizabeth Taylor et Richard Burton dans le film de Joseph L. Mankiewicz de 1963.

  • « Monet chez lui, dans cette maison modeste et pourtant si somptueuse par l'arrangement intérieur [.]. Celui qui a conçu et agencé ce petit univers familier et magnifique n'est pas seulement un grand artiste dans la création de ses tableaux, il l'est aussi dans le décor d'existence qu'il a su installer pour s'y plaire. » C'est ce qu' écrivait en 1922, l'écrivain et critique d'art Gustave Geffroy, ami fidèle de Claude Monet et défenseur de son oeuvre.
    Grâce à l'étude du salon-atelier et de la chambre de Giverny, Sylvie Patin nous introduit à ce « décor d'existence » créé par le peintre qui vivait entouré de ses toiles et de celles de ses amis impressionnistes : Renoir, Caillebotte, Monet, Boudin, Signac, Jongkind, Morisot et Delacroix. Elle dessine ainsi un portrait de Claude Monet au milieu des oeuvres qui l'entouraient avec les traits de caractère illustrant cette personnalité d'exception.
    Conservateur général du patrimoine au musée d'Orsay, correspondant de l'Institut, commissaire de l'exposition Claude Monet en 2010/2011, Sylvie Patin est l'une des meilleures spécialistes de l'impressionnisme.

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