Vie pratique & Loisirs

  • Toujours aussi enthousiastes, exigeants et incom-pétents, Mimi, Fifi & Glouglou remettent le couvert pour quelques séances de dégustation couronnées de quelques très rares moments de gloire et beaucoup d'échecs cinglants.
    Ils ne savent pas ce qu'ils boivent, encore moins ce qu'ils disent, car leurs illusions s'évaporent encore plus vite que le vin dans leurs verres.
    Objets d'un amour monomaniaque, les vins bios, biodynamiques ou naturels les préservent du mal de tête, mais pas de la prise de tête. Ils glosent, radotent, abusent, gaffent, ils parlent même avec un cheval ou se transforment en chiens. L'ivresse n'excuse pas tout.
    Heureusement, restent les bonnes tables pour apprécier des plaisirs sans arrière-pensées, tant qu'un sommelier autoritaire ne s'en mêle pas...

  • Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États- Unis. Cette victoire historique d'un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.
    Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux rivières, des plantes aux animaux, et jusqu'à nos cellules et notre ADN, ce livre constitue l'exposition limpide, abordable par tous, d'une vision écologique du monde.
    Avec plus de 2 000 000 d'exemplaires vendus, Printemps silencieux est un monument de l'histoire culturelle et sociale du 20e siècle.

  • Un beau matin, un étudiant en philosophie se fait aide-berger. Ce premier été en alpage va changer sa vie. De la solitude des estives à la conscience politique, des Alpes au Mexique, d'une nature rêvée vierge à une nature saturée de conflits sociaux : ce récit initiatique simple et lumineux nous fait partager l'apprentissage d'une décennie à l'école de la montagne.
    À quelles conditions le monde peut-il cesser d'être un décor et redevenir un foyer ? Dans la lignée d'un Edward Abbey, Pierre Madelin livre ici un récit plein de fraîcheur, de gravité et d'humour.

    Des Alpes au Chiapas, de la nature à la politique : un récit initiatique d'écologie.

  • Dix recettes pour préparer cette plante sauvage qu'est l'ail des ours : pickles de boutons de fleurs d'ail des ours, salade de fraises à l'ail des ours, pesto d'ail des ours, flan végétarien d'ail des ours, mousses au chocolat aux fleurs d'ail des ours, entre autres.

  • Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d'un modèle de civilisation qu'il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l'écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes.
    Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd'hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d'un rapport intime au cosmos...
    Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l'auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l'aventure de la vie en autonomie, jusqu'au nord de l'Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d'alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.

  • J'ai beaucoup plongé et nagé dans ma vie, et je possède désormais une maison en Bretagne. Ajoutez à cela une passion pour l'écologie, la mer et la cuisine, et vous comprendrez pourquoi je ne pouvais passer à côté de l'incroyable champ des possibles ouvert par les algues.

    Dans un monde de bouleversements climatiques, les algues sauveront certainement les hommes. Manger des algues et de la spiruline relève presque, en effet, d'un acte politique, en tout cas d'une citoyenneté radicale : elles poussent sans énergie ni eau, et sans recours à des intrants chimiques. Riches en vitamines, fibres, protéines et oligo-éléments indispensables à notre santé, elles peuvent nourrir les populations et éviter la stérilisation des sols tout en captant le CO2.

  • Et si, pour que le pain retrouve sa dignité, il nous fallait savoir le perdre en redécouvrant le pain perdu??

    Ingrédient de base de la cucina povera - littéralement cuisine pauvre -, le pain rassis nous a nourris pendant des générations avant de disparaître de nos tables il y a un siècle, par snobisme bien sûr, mais aussi parce que le pain d'aujourd'hui est, comme la société qui l'engendre, incapable de vieillir. Prenez une baguette blanche une semaine après sa fabrication : sa consistance s'apparentera à celle du caoutchouc.

  • Cuisiner un sentiment

    Jacky Durand

    • Epure
    • 16 Avril 2021

    « Cuisiner, un sentiment » est un livre de recettes pas comme les autres, presque un roman, qui cultive la madeleine proustienne. Entre souvenirs, rites, saisons, envies et lieux, tout part des sentiments. Jacky Durand expose ici avec talent le cheminement qui le pousse à cuisiner.

    Le zinc, la table et le fourneau sont des scènes irremplaçables pour dérouler nos vies, créer des instants minuscules comme des jalons mémorables. On peut tout dire, tout entendre en cassant la graine ou en confectionnant une sauce béchamel. On se confie rarement dès l'oeuf-mayonnaise, plus souvent en attaquant l'onglet à l'échalote ou en s'attardant sur la crème brûlée. Partager un plat est une invitation à l'hospitalité des corps et des âmes. Et cuisiner, le plus court chemin pour écouter, sentir, voir, toucher et goûter l'autre. En racontant des histoires de cuisine, Jacky Durand donne faim de bonnes choses et envie de passer un moment autour d'une assiette, de se lancer pour de vrai et d'y mettre du coeur pour que la cuisine soit affaire de sentiments.

  • « Dans mes veines ce n'est pas du sang qui coule, c'est l'eau, l'eau amère des océans houleux... », écrivait le poète franco-marocain Jean-Bernard Venturini en 1939. Peut-être avait-il pris connaissance des travaux du naturaliste René Quinton qui a déterminé que la composition du plasma humain est très proche de celle de l'eau de mer. Il en a extrapolé des applications thérapeutiques et évolutionnistes qui ne sont pas mon propos, mais j'aime cette idée du rapport charnel que nous avons à l'océan. C'est dans l'eau que toute vie sur cette terre est née, eau douce ou salée.

  • Pour déloger ces coquilles délicates, il faut faire un cratère dans le sable avec le bord externe du pied... pas trop profond surtout et comme par magie, avec le ressac, toute une ribambelle de tellines apparaissent à la surface. Le jeu est double. Les ramasser au plus vite avant que la vague d'après ne vienne les recouvrir et les faire disparaître. Ne prendre que les grosses pour assurer la descendance et donc la pérennité des gourmandises à venir. Un exercice délicat mais qui est le point de départ de l'incontournable plat de tellines des apéritifs du week-end au cabanon.

  • Dans ce carnet de voyage à spirales, les enfants pourront conserver leurs souvenirs de vacances. Chaque double-page contient une activité d'écriture, de dessin, de collage de documents récoltés sur place ou de repérage pour que les vacances deviennent ludiques et surtout durables. Car l'idée est d'adopter les bons gestes écolo. Bien sûr l'usage d'une gourde ou encore la règle des 3 R - réduire, recycler et réutiliser - sont notamment conseillés.
    Les vacances étant liées à la nature, le carnet invite l'enfant à observer et conserver une trace des arbres, fleurs (herbier), animaux autour de lui. Ce journal de bord permet aussi à son utilisateur de consigner ses souvenirs et ses humeurs du jour.

  • C'est sur les sentiers côtiers de Bretagne et de Charente, que j'ai découvert une graine dont le goût est resté ancré dans mon coeur. Cette graine, c'est le sarrasin. Petite et anguleuse, telle une minuscule pierre noire taillée, elle me fascine depuis plusieurs années.

    Le sarrasin, une fois apprivoisé, permet de réaliser des merveilles à la fois rustiques et réconfortantes, aux parfums subtils de noisette et de caramel, avec une touche boisée et une pointe d'amertume. La graine provient d'une plante herbacée dont la tige rouge porte des fleurs blanches, presque rosées. Également connue sous le nom de "blé noir", celle-ci n'a pourtant rien à voir avec le blé, puisqu'elle appartient à la famille des polygonacées et non des graminées.

  • « Si je vous dis que le curry, avec les tempuras, les sushis et les râmen, est l'un des plats représentatifs du Japon, vous ne me croirez peut-être pas immédiatement. Pourtant, un Japonais mange du «karê raisu» (curry and rice) en moyenne 73 fois par an. À la maison comme dans les restaurants, le style du curry développé par les Japonais est si singulier qu'il existe même une plaisanterie à ce sujet : un Indien en visite au Japon, après avoir goûté au curry japonais, s'exclame :
    'C'est délicieux ! Comment ce plat s'appelle-t-il ?' » Ryoko Sekiguchi « Dans la cuisine de la Maison du Voyageur à Cancale, nous avons tâtonné, avancé au nez dans un tunnel d'échantillons des parfums de currys japonais rapportés par Ryoko pour trouver la quintessence de cette composition, afin ensuite d'être en mesure de la réaliser. Après de nombreux essais, nous avons, ensemble, choisi d'y ajouter de la laitue de mer des côtes bretonnes. Cette algue apporte une douceur iodée qui accentue l'umami (du curry déjà présent grâce au hatcho miso. » Mathilde Roellinger Nous souhaitons que ce livre incite les amoureux et les curieux à préparer un curry du levant comme les japonais à la maison et aussi à trouver d'autres inventions.

  • Le début de la décennie semble marqué par une accélération de l'histoire de la relation des hommes à la Terre.
    Alors que les conséquences du dérèglement climatique, de l'Australie au Kenya, prenaient la forme de méga feux, de cyclones et de nuages de criquets ravageurs, le Covid-19 est venu frapper comme un éclair plus de la moitié de la population mondiale. Rapidement, les mesures de confinement prises par les gouvernements du monde entier ont cependant laissé entrevoir des effets inattendus : les émissions carbones chutaient drastiquement et la nature semblait reprendre un peu de ses droits jusque dans les villes. Et si la crise sanitaire était une opportunité pour la lutte contre le réchauffement terrestre ?
    Dans ce court essai, Andreas Malm prend la question à bras-le-corps. Il explique que les deux phénomènes sont biologiquement liés. On sait depuis un moment qu'une des causes premières des contagions zoonotiques (de l'animal vers l'homme et vice-versa) est la déforestation qui détruit la biodiversité... et accélère la concentration de CO2 dans l'atmosphère. Ensuite, si le virus s'est propagé à une telle vitesse sur le globe, c'est qu'il a emprunté les circuits de l'économie fossile : des routes qui s'enfoncent toujours plus profondément dans les forêts, aux cargos et aux avions, véritables autoroutes virales. Malm décrypte les mécanismes par lesquels le capital, dans sa quête de profit sans fin, produit de la pandémie comme de l'effet de serre, sans fin.
    Mais l'analogie a aussi ses limites. Malm rappelle que la crise sanitaire et économique provoquée par le Covid- 19 s'est accompagnée dès le départ de la promesse d'un « retour à la normale » - et donc à la hausse continue des températures. Si l'énergie déployée par les États pour combattre l'épidémie contraste tant avec leur inaction en matière climatique, c'est aussi qu'elle a touché en plein coeur les métropoles des pays développés, et que personne n'a intérêt à la voir perdurer. Le virus n'est pas, à la différence du CO2, un coefficient du pouvoir et de la richesse. Un tout autre antagonisme pèse sur le climat : un antagonisme social. On sait à présent qu'il est possible d'arrêter, même temporairement, le businessas- usual. Mais dans « le monde d'après-covid-19 », les méthodes bureaucratiques ne suffiront pas à éviter la catastrophe : il faudra des méthodes révolutionnaires.
    Sans quoi nous serons condamnés à survivre sur une « planète fiévreuse habitée par des gens fiévreux ».

  • Homo sapiens, cher grand primate bipède doté de raison, c'est à vous que j'écris aujourd'hui. Je voudrais, avant d'aller plus loin et au risque de vous perturber, vous faire d'emblée cet aveu : je m'appelle Cerambyx cerdo, et je ne suis pas un être humain. » Sur l'économie, l'intelligence collective, le biomimétisme, la fin du pétrole, les «?services?» rendus par la nature, l'écologie industrielle... Un grand insecte venu de la nuit des temps renverse nos perspectives et nous initie à l'avenir.
    Pour tous les lecteurs, de 10 à 100 ans.

  • Chaque goutte coule inexorablement vers la mer. Le trajet qu'elle suit dépend des réseaux tissés par les fleuves et tous leurs affluents, qu'on appelle aussi bassins-versants.

    Depuis l'aube des temps, la vie se déploie dans ces bassins-versants. Sortis de la mer, les premiers êtres terrestres ont suivi les rivières. Littoraux, fleuves côtiers, confluents, torrents et sources : c'est en remontant les courants que les vivants ont fait corps avec les sols.

    Du géographe libertaire Elisée Reclus (France) à l'écoféministe Vandana Shiva (Inde), du biorégionaliste Peter Berg (États-Unis) à l'ostréiculteur Hatakeyama Shigeatsu (Japon), ce livre montre comment la conscience des bassins-versants permet de comprendre les crises écologiques et de les combattre.

  • J'ai découvert à Venise pour la première fois, il y a plus de vingt ans les spaghettis à l'encre de seiche. J'ai aimé ce goût, cette texture mais aussi cette couleur inhabituelle pour un plat. J'ai, depuis, saisi toutes les occasions pour essayer un plat traditionnel à l'encre ou pour en créer de nouveaux. Cet ingrédient essentiellement méditerranéen est utilisé même dans mon pays d'origine, le Liban, pour un plat de seiche à l'encre, servi froid, en mezzé. C'est en voulant mettre par écrit quelques recettes autour de l'encre, que j'ai soudain compris l'évidence d'un livre sur l'encre de seiche, car on écrit (et dessine) avec l'encre bien plus naturellement qu'on ne cuisine. Ma rencontre avec Zeina, magicienne de l'encre, a confirmé la nécessité d'écrire et de décrire la manière de cuisiner et de déguster l'encre avec la même encre. La boucle est ainsi bouclée.
    Il ne reste plus qu'à suivre l'encre noire (de seiche) dans ses savoureuses aventures, dessinées et cuisinées.

  • La décroissance est plus que jamais nécessaire. Ces cinquante penseurs - dont les oeuvres très diverses se déploient sur les deux derniers siècles - nous aident à comprendre pourquoi, et nous donnent des pistes pour sortir de la mégamachine et construire une société centrée sur l'humain. Leurs réflexions, profondes, intemporelles et clairvoyantes, exposées ici de manière simple et didactique, remettent radicalement en cause les processus de destruction de l'environnement, le culte de la croissance, l'esprit de calcul, la foi dans les technologies, l'aliénation par la marchandise... Elles en appellent à une sagesse immémoriale : il n'y a de richesse que la vie.

  • Tout un versant des travaux de Murray Bookchin s'est attaché à théoriser les différents aspects d'une organisation politique communaliste - une démocratie directe locale et confédérée -, qu'il appelle dès 1972 le « municipalisme libertaire ».
    Aux origines de ce projet politique, pour lequel il est reconnu, on trouve de nombreux textes relatifs à l'écologie et à la philosophie environnementale, qui font l'objet de ce recueil.
    Ces testes, principalement issus d'Ecology of freedom (1982) et de The Philosophy of social ecology (1990), ont cherché à établir une critique des relations des sociétés humaines avec leur environnement. Ce projet implique une archéologie de la domination, l'élaboration d'une philosophie de la nature, l'exploration des conditions et des formes de la liberté, des réflexions sur une technologie au service de la vie, une décolonisation des imaginaires, etc.

  • La décroissance est plus que jamais nécessaire. La simplicité volontaire en est l'une des expressions : une philosophie pratique selon laquelle la vie se trouve ailleurs que dans l'accumulation indéfinie et le « tout, tout de suite ». Ainsi, des habitants de zone urbaine ou rurale vivent sans voiture, sans télévision, sans téléphone portable, et même parfois sans frigo... et soutiennent que l'on est plus heureux en possédant moins.
    Voici les parcours singuliers d'une cinquantaine d'entre eux. Ils nous expliquent les raisons de leurs choix, la manière dont ils vivent, leurs rapports aux autres, à la nature et aux savoir-faire. Chacun à leur manière, ils s'extirpent de la société de consommation et des grands réseaux techniques pour savourer une vie riche de sens et de liberté.

  • Depuis la nuit des temps, avant même que l'homme ne découvre la cuisson, on sait qu'il se nourrissait d'aliments fermentés. Culturels et empiriques, les processus de transformation des aliments restaient pourtant mystérieux et laissaient penser à une intervention divine.
    Dés le XVIIe siècle, ces forces invisibles, portent un nom et sont désormais identifiables au microscope. Depuis, les technologies récentes découvrent le rôle primordiale des micro-organismes dans la chaine du vivant, mais aussi de l'insondable complexité de leur organisation .
    Même si nos yeux ne les voient pas, notre palais et notre odorat les reconnaissent souvent avec davantage de pertinence. Le vin, le pain, le fromage et le chocolat sont des exemples d'aliments fermentés, rendus à l'excellence grâce à ces micro-organismes.
    /> Bien que la science nous aide à mieux comprendre ces phénomènes, l'impassible transparence de notre environnement dans lequel grouillent ces êtres invisibles, n'en reste pas moins un mystère. Ici la cuisine est un moyen de convoquer et de communiquer avec les invisibles.

  • Des feux ravageant des milliers d'espèces animales et végétales aux pandémies, en passant par le dérèglement climatique, tout conspire à signer la faillite du projet moderne de contrôle intégral de la nature par l'ingénierie humaine. L'effondrement des sociétés industrielles deviendrait sinon certain, du moins probable. À l'ombre de ce curieux futur sans avenir, les nouvelles consciences politiques sont façonnées par un discours écologiste effondriste, qui ne cesse de s'étendre.
    Voilà qui paraît encourageant. À ceci près que cette collapsologie, autrement dit l'étude des effondrements passés, présents et à venir, et des moyens de s'y préparer, pourrait bien n'être qu'une énième recomposition du Spectacle. Cet ensemble de constats scientifiques, de grandes orientations éthiques et de conseils pratiques de survie participe de l'occultation d'une part de l'écologie politique. Celle qui a pourtant mené la critique la plus pertinente du capitalisme industriel, et a proposé les voies les plus sûres pour en sortir. En ce sens, la collapsologie est l'écologie mutilée.

  • Un précis d'incision : le jardin de Gilles Clément à la vallée (Creuse) Nouv.

    La Vallée est le jardin d'une expérience, celle conduite depuis 1977 par Gilles Clément en Creuse, dans un repli oublié du Massif central. D'un vallon promis à l'abandon, le jardinier-écrivain a fait un laboratoire pour une attitude d'observation des dynamiques du vivant, celle de la friche mais aussi du brassage des plantes à la surface de la planète. Lieu d'une profusion de formes et d'espèces, la Vallée est également le jardin d'une théorie et d'un livre, Le Jardin en mouvement. C'est à la fois un lieu privé et un lieu de transmission, capable de s'étendre aux consciences sans avoir été récupéré par la moindre logique de marchandisation ou d'institutionnalisation : une incision dans le relief et le paysage réglé du Limousin, mais avant tout dans la grammaire souvent dépoétisée de l'aménagement.

  • « Connais-tu le pays où fleurit l'oranger ? » chante la jeune Mignon dans le charmant opéra-comique en évoquant l'Italie où le bigaradier fut rapporté à l'époque des croisades, précédemment transmis par les Perses aux Arabes. Véritable invitation au voyage, le parfum délicat de la fleur d'oranger nous transporte immédiatement vers les effluves de la cuisine méditerranéenne et ses saveurs ensoleillées. Fleurs, feuilles, branches et fruits procurent chacun à leur manière de multiples fragrances et nuances comme autant de couleurs sur leur arbre. Les fleurs, très odorantes, sont d'un blanc pur. Le fruit, la bigarade, appelé communément orange amère, a une écorce épaisse et rugueuse et la pulpe, au goût puissant et acide, est impropre, fraîche, à la consommation mais excellente en confiture...

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