Aubier

  • Almanach d'un comté des sables

    Aldo Leopold

    • Aubier
    • 1 Février 1996

    Scientifique décédé en 1948, l'auteur a consacré sa vie à la protection de la nature. Ce texte publié en 1949 est à la fois un journal, des esquisses et des méditations sur la saisons, la faune, la flore, l'éthique de la terre...

  • Hamlet

    William Shakespeare

    • Aubier
    • 7 Janvier 1993

    Hamlet:J'ai depuis peu, pourquoi je n'en sais rien, perdu toute ma gaieté, abandonné mes habituels exercices; et de fait mon humeur est si désolée que cet admirable édifice, la terre, me semble un promontoire stérile, et ce dais de l'air, si merveilleux n'est-ce pas, cette voûte superbe du firmament, ce toit auguste décoré de flammes d'or, oui, tout cela n'est plus pour moi qu'un affreux amas de vapeurs pestilentielles. (Acte II, scène 2).

  • Le Songe d'une Nuit d'Eté

    William Shakespeare

    • Aubier
    • 30 Juillet 1992

    La reprise d'un grand classique qui révèle un monde de la bouffonnerie qui refuse le lyrisme et pose l'absurde contre l'amour romanesque.

  • Sigmund Freud

    Ralph Steadman

    • Aubier
    • 30 Mars 2022

    Livre mythique, le Freud de Ralph Steadman, fruit de longues années de recherches, fut salué lors de sa parution - voilà plus de quarante ans - comme l'un des livres illustrés les plus intelligents et les plus originaux de son temps.De remarquables illustrations scandent cette biographie pas comme les autres, qui s'apparente à une véritable expédition au royaume de la fantaisie. Steadman se fonde sur les faits avérés de l'existence de Freud - qu'il connaît admirablement -, mais pour mieux les interpréter, en échafaudant des théories parfois délirantes. De la petite enfance de l'inventeur de la psychanalyse jusqu'à sa mort, chaque scène de cette vie est transformée en situation comique et analysée avec humour selon les critères du mot d'esprit exposés par Freud lui-même.Il en résulte un véritable festival freudien:calembours visuels et verbaux, lapsus, contrepèteries, descriptions désopilantes de Freud à l'armée ou chez son barbier...Derrière le Freud amer, tyrannique et obsédé par la sexualité de l'imagerie classique, le désir de montrer un Freud humain, qui rit, qui aime, qui doute et qui souffre.

  • Critique de la raison pure

    Immanuel Kant

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992

    «La raison humaine a cette destinée particulière, dans un genre de ses connaissances, d'être accablée de questions qu'elle ne peut écarter; car elles lui sont proposées par la nature de la raison elle-même, mais elle ne peut non plus y répondre, car elles dépassent tout pouvoir de la raison humaine. Ce n'est pas de sa faute si elle tombe dans cet embarras. Elle part de principes dont l'usage est inévitable dans le cours de l'expérience, et en même temps suffisamment garanti par elle. Avec leur aide, elle s'élève toujours plus haut (comme le comporte aussi bien sa nature) vers des conditions plus éloignées. Mais, s'apercevant que, de cette manière, son oeuvre doit toujours rester inachevée, puisque les questions ne cessent jamais, elle se voit contrainte de se réfugier dans des principes qui dépassent tout usage possible d'expérience, et qui pourtant paraissent si peu suspects que la raison humaine commune elle-même se trouve en accord avec eux. Mais, par-là, elle se précipite dans l'obscurité et des contradictions, d'où elle peut certes conclure que cela doit tenir à des erreurs cachées quelque part, mais sans pouvoir les découvrir, parce que les principes dont elle se sert, comme ils vont au-delà de limites de toute expérience, ne connaissent plus désormais de pierre de touche prise à l'expérience. Le champ de bataille de ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme Métaphysique.»

  • Au coeur des ténèbres

    Joseph Conrad

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992

    C'était devenu une région de ténèbres. Mais il y avait tout particulièrement en son coeur une rivière, une grande rivière puissante, que l'on pouvait suivre sur la carte, semblable à un immense serpent déroulé, avec sa tête dans la mer, son corps au repos s'incurvant indéfiniment sur une vaste contrée, sa queue se perdant dans les profondeurs du pays. Et tandis que je la contemplais sur une carte à la devanture d'un magasin, elle me fascina, comme un serpent fascine un oiseau. Je me souvins alors qu'il y avait un gros comptoir, une compagnie commerciale, sur cette rivière. Que diable! pensai-je, ils ne peuvent faire du commerce sans utiliser des bateaux d'un genre quelconque sur toute cette eau douce des bateaux à vapeur! Pourquoi ne pas essayer de m'en faire confier un? Je continuai mon chemin dans Fleet Street, mais je ne pus me débarrasser de cette idée. Le serpent m'avait envoûté.

  • Poèmes choisis

    John Keats

    • Aubier
    • 1 Novembre 1998

    Des textes de l'un des plus grands poètes romantiques britanniques.

  • Anglais Mesure pour mesure

    William Shakespeare

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992

    Le duc de Vienne, parti en voyage, a confié la régence au plus digne, le seigneur Angelo. Ce magistrat honnête tombe le masque et va se comporter en abominable tyran, exhumant une loi absurde tombée en désuétude:le seigneur Claudio est condamné à mort pour avoir forniqué avec sa fiancée hors des liens du mariage. Devenu amoureux de la novice Isabella, soeur de Claudio, elle y consent, mais le « retour » du duc, caché à la Cour sous des habits de moine, confondra le régent. Cette pièce, qui fascine tant les metteurs en scène (Lugné-Poe, Brook, Zadek, Braunschweig, Nichet) par sa noirceur festive, est considérée comme le plus sombre des comédies de Shakespeare. Avec la nouvelle traduction de Jean-Michel Déprats qui fait apparaître enfin toute la finesse des jeux de langages et des mots d'esprit, elle devient aussi, sans aucun doute, une des plus brillantes.

  • Anglais Comme il vous plaira

    William Shakespeare

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992

    Comme il vous plaira - ou comment faire tenir en une comédie une usurpation près de tourner au tragique; une pastorale austère où souffle le vent d'hiver; une pastorale plus amène mais où la cour d'amour se fait d'homme à homme, quand celle à qui elle s'adresse est travestie en Ganymède; lequel crée la discorde dans un couple de pastoureaux dont la femme s'éprend d'une femme, faute de savoir qui se cache sous les habits du mystifiant berger; et pour finir, un dénouement en forme de devinette:chacun aura-t-il sa chacune, sur fond de retour à l'ordre politique? Il faut toute la désinvolte insolence de Shakespeare envers les héritages littéraires pour que la forêt des Ardennes chère à Pétrarque devienne une Forêt d'Ardenne ou d'Arden à l'anglaise:un duc exilé y vit en Robin des bois tandis que des amants souffrent de la blessure délicieuse sous des déguisements incongrus; non sans que le genre compassé de la pastorale ne soit bouleversé par la rencontre d'un bouffon rustique et d'un philosophe mélancolique venu nous rassurer:la vie est un théâtre, où tous les hommes ne sont que des acteurs...

  • «Attention, ce n'est plus moi qui parle !» Par ces mots commence, dans un petit village de Hongrie, une étonnante aventure spirituelle.
    En 1943, au coeur de l'Europe déchirée, quatre jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - décident d'installer à la campagne leur atelier de décoration.
    Éloignés de toute pratique religieuse, mais en quête de vérité, ils souhaitent vivre une vie plus attentive à l'essentiel.
    Dès lors, et durant dix-sept mois, des forces de Lumière - que les quatre amis appelleront aussi «Anges» ou «Maîtres intérieurs» - s'expriment de façon régulière par la bouche de Hanna :
    «Attention, ce n'est plus moi qui parle !» Ces entretiens brûlants s'achèvent tragiquement par la déportation et la mort de Joseph, Lili et Hanna, juifs tous trois ; Gitta, la seule survivante, entreprend de transcrire mot à mot les messages de l'Ange.
    Les petits cahiers où elle a consigné le reportage de cette expérience spirituelle donneront naissance à ce document stupéfiant que sont les Dialogues avec l'ange, publiés pour la première fois en 1976, et traduits depuis dans une quinzaine de langues.
    Ce volume est la version intégrale et définitive des Dialogues avec l'ange revue par Gitta Mallasz.

  • La Nuit des rois

    William Shakespeare

    • Aubier
    • 8 Janvier 1992

    Un frère et une soeur jumeaux, orphelins, voyagent à bord d'un navire qui fait naufrage. Nous assistons d'abord au sauvetage de la jeune fille. A peine ramenée à terre par un capitaine inconnu, elle se renseigne:quel est donc ce pays? Et qui détient le pouvoir dans cette Illyrie où elle débarque?

  • La civilisation féodale De l'an mil à la colonisation de l'Amérique Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Âge peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire, se loge une exceptionnelle période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen. Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace, qui, dès les Xe-XIIe siècles, regroupe les populations au sein de villages où la domination des seigneurs s'exerce de manière à la fois vigoureuse et équilibrée. Véritable colonne vertébrale de la société, l'Église assure la cohésion de ces entités locales tout en conférant à la chrétienté une unité continentale et une prétention à l'universalité. De là une civilisation profondément originale, dont les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps, la parenté ou encore les images révèlent les tensions et les paradoxes.
    Par-delà les crises et les couleurs contrastées de la fin du Moyen Âge, c'est la force expansive de la chrétienté féodale qui pousse les Occidentaux vers les rivages du Nouveau Monde et la conquête du continent américain. Et si le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, était l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète?

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