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GINKGO
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Boule, un pauvre chien errant des rues de Moscou, est recueilli par l'éminent professeur Préobrajenski qui l'emmène à son domicile.
En ces temps troublés qui suivent la révolution de 1917, le scientifique, privé de son laboratoire, entend bien poursuivre chez lui son ultime expérience. Au risque de donner vie à un être incontrôlable.
Interdit par la censure dès sa rédaction, en 1925, ayant circulé « sous le manteau » pendant des décennies jusqu'à sa publication en Occident à la fin des années 1960, Coeur de chien est sous le couvert du fantastique une féroce et hilarante satire du nouvel ordre soviétique et d'un système absurde visant à la création de l'« Homme nouveau ».
Parue en 1990 à Moscou et jamais rééditée, cette superbe traduction d'Alexandre Karvovski rend à ce texte incomparable son irrésistible et inquiétante drôlerie.
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Morphine, publié en 1927, mais dont l'idée germa dès 1917, alors que l'écrivain était responsable du dispensaire d'un chef-lieu de canton, relate le destin tragique d'un médecin devenu morphinomane.
« Le 17 janvier. Tempête, pas de consultation. Ai lu pendant mes heures d'abstinence un manuel de psychiatrie, il m'a produit une impression terrifiante. Je suis fichu, plus d'espoir. J'ai peur du moindre bruit, je hais tout le monde quand je suis en phase d'abstinence. Les gens me font peur. En phase d'euphorie, je les aime tous, mais je préfère la solitude. » Le journal halluciné d'une descente aux enfers, dans les affres du manque, aux limites de la folie, par l'auteur du Maître et Marguerite.
Dans la superbe traduction de Marianne Courg - 1992.
Le récit Morphine fut publié en décembre 1927, dans la revue Le Travailleur médical. En fait, le dessein premier de l'oeuvre est bien antérieur puisque Mikhaïl Boulgakov avait commencé à travailler sur ce texte dès la fin de 1917.
Il songeait alors à écrire un roman qu'il voulait intituler Maladie. L'ouvrage devait rendre compte de l'état d'esprit d'un Boulgakov bouleversé par les événements révolutionnaires. Certes il ne pouvait être question de publier un tel livre en Russie mais, en ces années-là, l'écrivain envisageait sérieusement d'émigrer. Ces circonstances expliquent sans doute pourquoi Mikhaïl Boulgakov revient en 1927 à un projet vieux de dix ans, elles expliquent pourquoi ce récit possède une telle intensité romanesque, un tel impact psychologique. Texte tendu à l'extrême, Morphine est aussi un véritable cryptogramme autobiographique où Mikhaïl Boulgakov expérimente pour la première fois cette structure en abyme qui sera magistralement utilisée dans Le Maître et Marguerite.
Il s'agit du journal d'un jeune médecin, le docteur Poliakov, affecté juste après la Révolution russe à un poste dans une clinique rurale. Il y sera le seul médecin, assisté d'Anna, une infirmière dévouée. Il est atteint d'un mal qui n'est jamais nommé dans le récit, mais dont seule la morphine parvient à atténuer les effets. À ceci s'ajoute l'isolement et la solitude, nouveaux pour cet homme habitué à la grande ville où il a suivi ses études. Poliakov tombe alors dans la toxicomanie sous le regard impuissant d'Anna, qui voit augmenter les commandes de morphine pour le dispensaire. Bientôt, le narrateur éprouvera les affres du manque et sombrera dans la détresse et la folie, dont seul le suicide le sortira.
Le journal du médecin retrace la chronique de sa dépendance à la morphine, de sa première injection à la dernière un an plus tard.
Il vit d'abord l'euphorie - Puis le désespoir. Le docteur Poliakov décrit minutieusement sa déchéance, la fréquence des injections et leurs effets. Il exprime sa détresse et raconte sa dépendance de plus en plus forte à la drogue. Il écrit dans son journal de bord : « Je suis empoisonné, ce n'est pas un journal mais l'histoire d'une maladie ».
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Le Grand Tremblement de terre de San Francisco : Le témoignage d'un reporter photographe
Jack London
- Ginkgo
- Mémoire D'Homme
- 26 Février 2026
- 9782846796033
On l'ignore souvent mais Jack London (1876-1916), l'auteur mondialement connu, le pourfendeur des injustices sociales, le militant socialiste, l'homme aux mille vies (chercheur d'or, journaliste, romancier) était aussi un grand photographe qui a porté sur le monde son regard d'humaniste.
Le matin du 18 avril 1906, un séisme d'une violence inouïe frappe San Francisco. La ville est détruite dans sa quasi-totalité. Les images de désolation prises par London font songer au film de Roberto Rossellini, Allemagne année zéro (1948), ou à celles d'Hiroshima.
« La suite illustrera l'ampleur de l'incendie et l'incapacité des hommes à anticiper son extension. Vendredi, à vingt heures, j'ai traversé Union Square. la place était envahie de réfugiés. Des milliers de gens couchaient dans l'herbe. Le gouvernement avait dressé des tentes, on préparait un dîner et les réfugiés faisaient la queue pour avoir leur repas gratuit. » (J. London
Jack London prendra des dizaines de clichés du désastre, sur le moment et après le tremblement de terre, alors que des milliers de personnes n'ont plus de maison et errent sans but. Plus de 3000 morts et une ville totalement rasée.
Alors qu'il avait dit à sa femme, Charmian, ne pas vouloir écrire sur cette catastrophe, Jack London finira par accepter (pour rembourser ses dettes) et publiera son reportage dans la revue Collier's : Récit d'un témoin visuel.
Ce livre restitue l'intégralité du récit ainsi que des photos du reportage.
En complément (dossier) : La catastrophe vue de Paris
En avril 1906, Paris oscille entre insouciance mondaine et tensions sociales. Quand parvient la nouvelle du grand tremblement de terre de San Francisco, la Ville Lumière, habituée à ses propres crises, découvre l'ampleur d'un cataclysme qui la dépasse et qui résonne comme un écho lointain à la catastrophe minière de Courrières (mars 1906). -
Sur le conseil de Maxime Gorki qui l´avait incité à « courir le monde pour acquérir de l´expérience », Isaac Babel, alors apprenti écrivain, s´engage comme correspondant de guerre dans l´Armée rouge durant la guerre soviéto-polonaise de 1920. De mai à septembre 1920, cet intellectuel juif porteur de lunettes accompagna à travers la Volhynie, sous le pseudonyme de Kirill Lioutov, les cosaques de la 1re armée de cavalerie commandée par Boudionny, qui se bat contre les Blancs et les Polonais. Ces quelques mois donneront naissance au livre qui a fait sa gloire et qui fut très vite traduit dans toutes les langues. Les textes de Cavalerie rouge, d´abord publiés séparément dans des revues et des journaux, furent rassemblés pour la première fois en recueil par Babel lui-même en 1926. Babel a trouvé dans ces événements vécus, l´inspiration de ces récits « rouge » qui font penser aux Désastres de la guerre de Goya : prisonniers fusillés, cadavres accrochés aux arbres, femmes éventrées.. La truculence, la passion, le sombre humour de Babel remettent en question la condition humaine. Les horreurs de la guerre sublimées par la prose envoûtante d´un immense écrivain qui devait finir, comme tant d´autres, fusillé par Staline. « On ne saurait trouver nulle part une évocation plus cruelle, plus sauvagement belle, d´une époque extraordinaire où les pires horreurs prennent un aspect presque quotidien. Grâce à l´art de Babel, les atrocités et les scènes les plus répugnantes revêtent une grandeur épique. » (André Pierre) L´auteur : Né à Odessa en 1894, Isaac Babel se rallie à la révolution en 1916. Il rencontre Gorki qui l´encourage dans ses débuts littéraires. En 1920, il entre dans l´Armée rouge, expérience dont il tire en 1926 un recueil de nouvelles, Cavalerie rouge. Critiqué violemment parce qu´il ne célèbre pas assez « la vie nouvelle », il se retire de la vie littéraire en 1930. Injustement dénoncé, il est arrêté en 1939 et fusillé en 1940.
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Ce recueil réunit un choix des tout premiers récits d'Anton Tchekhov, parus entre 1880 alors qu'il n'a qu'à peine vingt ans et 1884, écrits pour des raisons alimentaires à l'époque où, fraîchement débarqué à Moscou de son lointain Taganrog, Tchekhov collaborait à de petits journaux satiriques pour aider sa famille et payer ses études de médecine. On lui réclamait des textes brefs. De là le laconisme, la concision de ces récits qui furent pour Tchekhov une école d'écriture.
La plupart de ces récits comptent même parmi les meilleurs de tout ceux qu'écrivit Tchekhov, ainsi "La joie, Chez le barbier, Le Triomphe du vainqueur, Une nature énigmatique, La Mort d'un fonctionnaire, La Dot, Une fille d'Albion, Au bureau de poste, Le Caméléon..."
On ne peut qu'être surpris et émerveillé du talent du jeune Tchekhov, qui en quelques lignes de sa plume féroce saisit les travers de ses contemporains, ceux des femmes vénales, des hommes serviles et des fonctionnaires obséquieux avec leurs supérieurs jusqu'à la lie. Mais la miniature s'ouvre aussi sur l'universel et, çà et là, des accents nostalgiques annonciateurs du Tchekhov tardif se glissent au travers de cette joyeuse cruauté. -
Le prisonnier du Caucase : Et autres légendes et récits populaires
Léon Tolstoï
- Ginkgo
- Petite Bibliothèque Slave
- 12 Septembre 2025
- 9782846796132
De l'avis de tous ceux qui ont aimé Tolstoï et écrit sur lui, de Stefan Zweig à Romain Rolland, etc., cinq en particulier des dizaines de courts contes et récits populaires qu'écrivit le grand écrivain russe se distinguent et brillent d'un éclat incomparable.
Tolstoï lui-même, en 1878 (avant que les trois autres ne soient écrits, eux, dans les années 1880) dans Qu'est-ce que l'art, rejetait tout ce qu'il avait écrit avant - donc, Guerre et paix et Anna Karénine -, comme du « mauvais art » et ne conservait de tout ce qu'il avait écrit que deux récits :" Le Prisonnier du Caucase" et "Dieu voit la vérité, mais attend",
le premier dans le genre de « l'art universel » et le second dans le genre de « l'art religieux ».
Ces deux premiers récits, écrits en 1872, appartiennent à un genre auquel Tolstoï entendait désormais s'atteler : les contes et récits populaires, des réécritures de contes ou des leçons de vie, souvent sous-titrés « Histoire vraie », destinés à instruire et à édifier le peuple.
Tolstoï en écrivit de nombreux autres dans les années 1880. Certains sont des chefs-d'oeuvres incomparables.
Voici réunis ces cinq récits : Le Prisonnier du Caucase, Dieu voit la vérité, mais attend, Ce qui fait vivre les hommes, Faut-il beaucoup de terre pour un homme ? et Les Trois Vieillards. Ils sont ici suivis du rare Rêve, le seul poème en prose qu'écrivit Tolstoï, en 1857-1858.
Les cinq plus beaux récits de Tolstoï ne sont-ils pas, forcément, cinq des plus beaux récits de tous les temps ? -
Guérassime, sourd-muet de stature colossale, sauve un jour une petite chienne de la noyade : celle-ci lui voue un attachement éternel et devient le centre de son existence. Mais Guérassime est un serf, et la maîtresse du domaine auquel il appartient, vieille dame autoritaire et capricieuse, n'apprécie pas ce petit animal qui a osé lui montrer les dents et dont les aboiements la réveillent...
Écrit en prison en 1852, alors que Tourgueniev était incarcéré pour des propos que contenait son article sur Gogol qui venait de mourir, Moumou, dont la figure de la dame-propriétaire tyrannique est inspirée de la mère de l'auteur lui-même, était après les Mémoires d'un chasseur un nouveau réquisitoire terrible contre le servage, qui allait finir par être bientôt aboli, et est devenu un des textes les plus célèbres et populaires de la littérature russe.
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Souvenirs d'espace Tome 1
Pierre-François Mouriaux
- Ginkgo
- Histoires D'Espace
- 15 Janvier 2026
- 9782846795937
Comme il l'avait fait pour l'ouvrage Regards sur Ariane 5 (1996-2023), publié dans cette même collection, Pierre-François Mouriaux a lancé un nouvel appel à témoignages auprès de nombreux passionnés et acteurs du secteur spatial. Les invitant cette fois à partager divers souvenirs marquants.
Simples amateurs, techniciens et ingénieurs, responsables de projet, astronautes, décideurs politiques, journalistes, écrivains, responsables de communication et artistes de tous âges ont ainsi pris leur plume pour répondre à une question simple mais évocatrice :
« Quel événement astronautique avez-vous vécu de près ou de loin -
ou quel personnage avez-vous rencontré - qui vous a laissé un souvenir
impérissable, et pourquoi ? »
Le résultat ? Une mosaïque de récits personnels qui dessine une histoire unique de la conquête spatiale, depuis la fin des années 1950, en France, en Europe et bien au-delà. Ces témoignages, à la fois intimes et universels, offrent un regard humain et vivant sur une aventure qui a marqué des générations -
Un des recueils les plus célèbres de Gogol : les « veillées au hameau », pleines de l'humour et de la veine satirique et fantastique du folklore ukrainien.
Eugénie Tchernosvitow (Evguenia Tchernosvitova) fut la dernière secrétaire, et peut-être le dernier amour, de Rainer Maria Rilke, dans les derniers mois de la vie de celui-ci. Elle fut, après le décès du grand poète autrichien en 1926, professeur et traductrice en Suisse.
C'est sous le titre de Veillées d'Ukraine qu'elle choisit de traduire les Veillées du hameau près de Dikanka, ou Soirées du hameau, de Gogol.
Présentées malicieusement comme publiées par « l'apiculteur Panko le Rouge », publiées dans diverses revues puis en volume en 1832, les Veillées du hameau près de Dikanka marquaient l'entrée fracassante dans la littérature mondiale d'un jeune écrivain de vingt-et-un an, salué comme un maître et comme une voix nouvelle par Pouchkine. Gogol mêle, dans sa veine inimitable où le comique côtoie le fantastique, les souvenirs de son enfance, de ces récits racontés le soir au coin du feu où l'on retrouve toutes les figures du folklore ukrainien : belles et graciles jeunes filles et hardis garçons, paysans et commères, sorcières et diables, revenants et roussalkas. Derrière l'humour et le fantastique, les caricatures des moeurs préfigurent Les Âmes mortes. Les Veillées d'Ukraine regroupent certains des textes les plus célèbres de Gogol, en deux parties de quatre textes chacune : La Foire de Sorotchintsy, La Nuit de la Saint-Jean, Une nuit de mai ou la Noyée, La Dépêche disparue, La Nuit de Noël, Une terrible vengeance, Ivan Fiodorovitch Chponka et sa tante, Le Terrain ensorcelé.
Un livre indispensable et un hommage au folklore ukrainien. -
Figure fascinante de la littérature russe, Vsevolod Garchine fut toute sa vie tourmenté périodiquement par des accès de maladie mentale. En dépit de succès littéraires précoces, il se suicide le 31 mars 1888, à l'âge de 33 ans, en état de profonde dépression.
Il laisse une oeuvre relativement mince composée d'une vingtaine de nouvelles dans lesquelles s'expriment une sensibilité mélancolique teintée d'angoisse et d'absurde. Une oeuvre brève mais importante tant l'écriture de Garchine préfigure celle d'Anton Tchekhov, puis celle de Leonid Andreïev et de nombreux auteurs russes postérieurs.
Cinq nouvelles sont ici réunies, dont deux comptent parmi les plus célèbres de la littérature russe : "Quatre jours" et "La Fleur rouge". -
Constantinople, 1045. La belle Sclirène, favorite de Constantin Monomaque, l'empereur vieillissant de l'Empire byzantin, est en butte aux intrigues de la cour, à la jalousie de l'impératrice Zoé et à la colère du peuple de Constantinople. Elle décide de fuir la ville et de se réfugier pour un temps dans un monastère des îles du Bosphore. En chemin, elle croise la route de Gleb, un jeune homme venu de la lointaine Russie kiévienne, fait esclave après une attaque des Russes contre l'Empire. Leur histoire d'amour se concrétisera-t-elle ? Sclirène échappera-t-elle à son destin ? Le beau Gleb choisira-t-il l'amour plutôt que son désir de rentrer à tout prix dans sa lointaine patrie ? Ecrit par un jeune Russe de trente-deux ans, passionné par Byzance et par l'Orient, alors assistant à l'ambassade russe à Istanbul, ce sublime «roman byzantin» publié en Russie en 1890, traduit en français en 1921 et pour la première fois réédité, plonge le lecteur dans un pan injustement méconnu de l'histoire de l'Europe.
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N'dito : Elles ont fui l'excision
Philippe Geslin, Rumanyika Mackrine
- Ginkgo
- Mémoire D'Homme
- 29 Octobre 2025
- 9782846796026
La pratique de l'excision est officiellement interdite en Tanzanie. Les statistiques nationales soulignent cependant qu'une femme sur dix a été victime de mutilation génitale. Elle persiste dans certains villages, loin du regard des autorités, encouragée par le silence des aîné(e)s.
Cet ouvrage est celui d'une rencontre en 2020 à Arusha, en Tanzanie, entre l'ethnologue et photographe Philippe Geslin et Mackrine Rumanyika, qui à l'époque héberge un groupe de vingt-cinq jeunes filles Maasai. Toutes ont fui leurs villages, leurs familles, le mariage forcé et surtout l'excision.
Ce livre, cosigné par la militante et l'ethnologue, en est le témoignage. Construit avec les voix de celles qui parlent désormais, ordonné autour de portraits et de témoignages recueillis entre 2020 et 2022, N'dito n'est pas une étude savante ni un jugement moralisateur. Il s'agit ici d'itinéraires de vies nous éclairant sur la société Maasai et son évolution récente , et plus encore, au-delà du territoire tanzanien, d'un questionnement universel sur le statut et l'intégrité de la Femme.
Ouvrage illustré : photos (noir et blanc & quadri) et portraits pris sur le vif -
De Nouveaux Hommes (Nye Mennesker) est le meilleur ouvrage de Knud Rasmussen. Le grand et célèbre explorateur groenlandais (né en 1879, mort en1933) y dépasse les frontières des genres littéraires : ce livre , rédigé en langue Inuk et en danois, est à la fois un récit de voyage, un recueil de contes et légendes et un essai d'ethnologie. La fameuse « Expédition littéraire », qui a duré trois ans (de 1902 à 1904) comprenait des déplacements incessants pour la plupart périlleux et toujours aventureux, le long de la côte du nord-ouest groenlandais. Rasmussen les décrit avec grande précision, en même temps qu'il expose les inestimables apports de cette exploration extrême, chez les hommes les plus septentrionaux du monde : ces Inuit polaires qu'on ne connaissait pas encore. Il était indispensable, voire urgent, d'expliciter le récit de Knud Rasmussen, d'en dégager le contenu foisonnant et de le resituer dans son contexte géographique et culturel Inuit. C'est ce qu'a fait le traducteur, Marc Chaudeur, philosophe, écrivain et scandinaviste. Les photos de Franti?ek Zvardon restituent admirablement l'ambiance d'un voyage au Groenland au début du 20ème siècle. L'AUTEUR Knud Johan Victor Rasmussen, né à Jakobshavn, aujourd'hui Ilulissat au Groenland le 7 juin 1879 et mort à Copenhague le 21 décembre 1933, est un explorateur et anthropologue danois. Surnommé « le père de l'esquimaulogie », il fut le premier Européen à traverser le passage du Nord-Ouest à l'aide d'un traîneau attelé à des chiens.
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" La Locomotive ivre " rassemble des texte, de Mikhaïl Boulgakov.
Ces nouvelles où s'exprime une satire peinture incisive de la société soviétiques. L'ambiance de la Russie des années vingt, celle du communisme et de la de guerre" et de la "NEP" (Nouvelle Economie politique). Chroniques lucides et sensibles, journal d'un monde qui bascule . Récits à l'ironie mordante, à la frontière du fantastique où se mêlent à La tendresse, la dérision et l'humour. Et si la gravité n'est jamais absente, il reste toujours à l'issue de transformer le quotidien en farce.
De la rébellion "drôle" à la bouffonnerie " tragique ". Toute la palette inimitable du grand écrivain. -
Le Far West comme si vous y étiez !
Avec ces quelques nouvelles emblématiques d'un genre, Bret Harte (1836-1902), né dans l'État de New York mais vivant depuis l'âge de dix-sept ans en Californie où il exerça divers métiers avant de devenir journaliste et écrivain, devait marquer plusieurs générations d'écrivains américains. Père fondateur de la littérature dite de western, il se concentra sur la description de la vie des colons en Californie qu'il avait lui-même côtoyés, à travers les archétypes légendaires du joueur professionnel, de l'enfant, du chercheur d'or et de la femme fatale. Ces récits, d'une facture à la fois sombre et comique, non dépourvu à l'occasion de sentimentalité, sont empreints du réalisme énigmatique qui est sa marque de fabrique, la sensation que, sous le jeu des apparences, en soi fascinant, se cache un sens profond hors de portée des humains.
En 1914, un congrès d'écrivains anglais et américains se concerta pour choisir la meilleure nouvelle de langue anglaise. Sa nouvelle «Les Parias de Poker Flat», à égalité avec une nouvelle de Stevenson, fut choisie en tête de toutes par quatre jurés, devançant Conrad et Kipling (trois jurés). Son autre nouvelle la plus connue, «La Chance du Camp des Braillards», fut choisie par deux jurés, à égalité avec Dickens et Edgar Poe... C'est dire la haute estime en laquelle était - et est toujours - tenu cet écrivain de l'ouest américain dans le monde anglo-saxon, fondateur et
premier témoin de tout un genre.
Les cinq nouvelles (La Chance du Camp des Braillards/The Luck of Roaring Camp, L'Idylle de Red Gulch/The Idyl of Red Gulch, L'Associé de Tennessee/Tennessee's Partner, M'liss, Les Parias de Poker Flat/The Outcasts of Poker Flat) sont traduites par Thierry Marignac, écrivain et traducteur de l'anglais et du russe. -
Polikouchka
Léon Tolstoï, W. Bienstock
- GINKGO
- Petite Bibliotheque Slave
- 14 Novembre 2024
- 9782846795814
Polikeï - familièrement connu sous le nom de Polikouchka - est un serviteur ivre et quelque peu voleur mais très habile avec les chevaux et avec une famille nombreuse. À une occasion, il va même jusqu'à vendre la montre de sa femme, mais il est découvert et se repent, promettant de ne jamais refaire cela. Pendant ce temps, les villageois, qui doivent envoyer trois personnes comme quota pour le service militaire, proposent qu'il fasse partie des élus. La dame s'y oppose et un paysan, Dutlov, est choisi par tirage au sort. Pour tester sa fidélité, la dame envoie Polikeï récupérer l'argent qu'un jardinier doit lui livrer...
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Stépantchikovo et ses habitants
Fédor Dostoïevski
- Ginkgo
- Petite Bibliothèque Russe
- 16 Janvier 2025
- 9782846795890
Sergueï Alexandrovitch, jeune étudiant de Saint- Pétersbourg, est appelé par son oncle dans sa propriété du village de Stépantchikovo. Toute la maisonnée semble sens dessus dessous et ne plus tourner qu'autour d'un nouveau venu, Foma Fomitch Opiskine, qui régente et tyrannise tout le monde, oblige les domestiques à apprendre le français et exige que tous l'appellent « Votre Excellence ».
Après dix années de bagne et d'exil, Dostoïevski revient à la littérature. Il écrit d'un côté ses Souvenirs de la maison des morts, qui marqueront son grand retour dans le monde des lettres, mais aussi en parallèle ce roman injustement négligé, comique et burlesque mais d'une profondeur psychologique remarquable, qui met en scène un des plus étonnants personnages de toute la littérature russe : l'inénarrable Foma Fomitch.
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Ce livre est né de la découverte d'un manuscrit faisant partie d'une donation aux Archives nationales par les descendants d'Eugène de Sartiges (1809-1892). A peine arrivé à Rio de Janeiro en tant qu'attaché à la légation de France au Brésil, le jeune homme décide sur un coup de tête de s'embarquer en septembre 1833 sur la corvette La Favorite, un navire de guerre français de passage à Rio, avant de se diriger vers la façade pacifique de l'Amérique du Sud. L'objectif d'Eugène de Sartiges : visiter le Pérou, découvrir ses vestiges du prestigieux empire inca, ses mines d'or et d'argent, ses sommets vertigineux. Il avait annoncé à son supérieur hiérarchique s'absenter quelques mois, il ne reviendra que quinze mois plus tard. On le croyait mort , certaines langues prétendaient même qu'il avait été dévoré par des Indiens anthropophages ! Durant ce laps de temps, le jeune homme étudie et dessine les ruines de divers sites antérieurs à la conquête espagnole. Notamment Tiwanaku, en Bolivie, mystérieux site dont on ne savait encore rien à l'époque, mais aussi Choquequirao, au Pérou, qu'il est le premier voyageur à explorer. Il fait un détour vers la forêt amazonienne pour côtoyer durant quelques jours un groupe Ashaninka dans leur hameau. Arrivé au Pérou en pleine guerre civile, la progression de Sartiges s'en trouve forcément ralentie et rendue plus dangereuse. Il décrit avec un certain détachement les turbulences portiques provoquées par les ambitions de quelques généraux depuis l'indépendance du pays dix ans auparavant. Curieux de tout et de tous, il profite de chacune de ses haltes pour converser avec les personnes rencontrées : curés, propriétaires terriens, gouverneurs, chefs d'Etat. Flora Tristan - qui l'avait rencontré au début de son voyage - notait d'ailleurs avec amusement l'intense attention avec laquelle il écoutait ses interlocuteurs en notant fébrilement leurs propos, qu'il retranscrivait et interprétait avec bien sûr les préjugés de son temps et de sa condition sociale. Son récit est riche en descriptions de régions qui avaient été encore peu visitées par les Européens non Espagnols : paysages, sites archéologiques, édifices urbains, scènes de rues , les illustrations (archives nationales) accompagnant son manuscrit sont tirées des nombreux dessins exécutés par lui ou bien collectés au cours de son périple. L'Auteur : Pascal Riviale est chargé d'études documentaires aux Archives nationales, responsable de fonds d'archives relatifs au patrimoine. Docteur en histoire, il est spécialiste de l'histoire des voyages en Amérique latine (18e-19e siècle), thématique à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages et articles. Il est chercheur associé au centre EREA du Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (CNRS-Université Paris Ouest Nanterre) et membre associé de l'Institut français d'études andines.
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«Personne ne dira merci» conte l'épique aventure d'un officier français aujourd'hui oublié, Maurice Janin (1862-1946), qui se vit assigner l'étrange mission d'appuyer la Légion tchécoslovaque en Sibérie dans un contexte mouvementé de guerre civile où s'affrontaient rouges et blancs, bolcheviks et derniers fidèles du tsar, eux-mêmes aux prises avec des rivalités intestines. L'auteur nous peint un destin éminemment romanesque, celui d'un homme à fort caractère qui rencontra la Grande Histoire incarnée par des personnages illustres, tels Nicolas II qui appelait Janin « mon ami » ou Marcel Proust qui l'évoqua dans son oeuvre. Il faut lire cette longue nouvelle remarquablement documentée, écrite par la plume alerte et imaginative d'un Sibérien francophile (Sergueï Soloükh, né en 1959) : un texte court, seulement douze mille mots, soit le volume du Petit Prince...
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Au tout début, l'auteur retourne à Aden pour les besoins d'un livre, après dix ans d'absence pour cause de guerre. « Dans une immersion totale, en cette pire période de l'année, à la façon d'un marcheur, il nous présente le volcan, la ville, ses quartiers et sa région et nous offre en détail ses impressions et les traces de l'époque de Rimbaud ».
José Marie Bel expert de la Corne de l'Afrique, de l'Arabie du Sud et d'Arthur Rimbaud depuis cinquante ans, propose un thème inédit et original sur l'extraordinaire vie du poète ardennais. Avec fidélité et non sans humour il déroule pour le lecteur le parcours du poète, ses tribulation dans le monde et les onze dernières années de sa vie à Aden (Yémen), à Harar (Ethiopie), à Djibouti et sur les rivages de la mer Rouge. Particulièrement ses engagements poétiques, son rapport au père, à l'armée, ses ruptures avec ses croyances et expliquera ses errances et sa vie arabo-africaine.
En parallèle, José-Marie Bel, qui est né 100 ans après lui, porte un regard amusé sur sa propre vie, ses liens, voyages, errances, quêtes, recherches et travaux qui ont fait qu'il en est devenu un des grands experts. Il a restauré une maison à Aden que Rimbaud a fréquentée et où l'auteur y a découvert des objets et s'est passionné de l'histoire de cette ville dans son volcan.
C'est un immense et passionnant travail de mémoire partagé, nourri d'aventures authentiques et de documents iconographiques inédits.
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«Nietotchka Niezvanova» raconte l'histoire d'une enfant dominée par son beau-père, Lefimov, un musicien raté qui se prend pour un génie négligé. Elle est étrangement attirée par cet homme ivre et ruiné, qui l'exploite et pousse la famille à la pauvreté. Mais lorsqu'elle est sauvée par une famille de l'aristocratie, les abus se poursuivent de manière plus subtile, la condamnant à rester une étrangère, une spectatrice solitaire d'une société scintillante. L'écriture de «Nietotchka Niezvanova», conçu pour être un très grand roman, fut interrompue par l'arrestation et l'exil en Sibérie de Dostoïevski. De retour à Saint-Pétersbourg après dix années, il ne reprit pourtant jamais ce roman qui demeure inachevé. Avec sa représentation de la souffrance, de la solitude, de la folie et du péché qui affectent à la fois les riches et les pauvres à Saint-Pétersbourg, il contient pourtant tous les grands thèmes qui domineront ses romans ultérieurs, et jamais Dostoïevski ne réécrira de façon aussi forte sur l'enfance.
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Robotique ou humaine, l'exploration spatiale est avant tout un voyage. Le décollage d'un lanceur suscite une émotion singulière qui puise aux sources de l'imaginaire collectif. L'odyssée d'une sonde interplanétaire vers Mars ou Saturne est la poursuite d'une très longue quête riche en légendes, porteuse d'une fascination partagée par la plupart des civilisations.
A quelles conceptions du monde répond-elle, cette exploration, et que peut-elle leur apporter en retour, dans cet ensemencement réciproque entre représentations et réalité ? Comment traduit-elle notre quête de sens, quête d'autres formes de vie, quête aussi de nous-mêmes ? Pourquoi le retour éventuel des humains sur la Lune et plus encore le voyage vers Mars suscitent-ils un appétit, certes non unanime, mais largement répandu ? Quel lien la réalité entretient-elle avec la littérature et le cinéma, voire les beaux-arts ? L'exploration peut-elle survivre sans contradiction avec la place immense prise par la nécessité de préservation de notre propre planète ? Et que dire des appétits d'exploitation des corps célestes, voire de colonisation ?
Des mythes de Prométhée et d'Icare au cinéma de science-fiction contemporain, de la « Frontière » américaine aux controverses d'aujourd'hui, ce livre explore les composantes de l'imaginaire des hommes et leurs contradictions, s'interrogeant sur ce qui les pousse, aujourd'hui, vers le cosmos. -
Le Psiol et autres nouvelles
Georges Odartchenko
- GINKGO
- Lettres D'Ailleurs
- 28 Mai 2025
- 9782846796071
Le Psiol, rivière qui passe dans le nord de l´Ukraine avant de se jeter plus au sud dans le Dniepr, est au coeur de ces nouvelles qui sont les souvenirs du paradis perdu ukrainien d´un poète, ici nouvelliste, qui dut fuir ce coin de la terre après la Révolution russe. Cinq nouvelles d´enfance et d´adolescence qui évoquent l´innocence passée et la campagne ukrainienne, patrimoine perdu mais qui resta dans la vie du poète-écrivain source de bonheur profond et de reconnaissance pour les dons merveilleux de la nature et de Dieu. Ces nouvelles aujourd´hui présentées pour la première fois aux lecteurs français dans une traduction de sa fille, Cécile Odartchenko, écrivaine et traductrice (Tchevengour d´Andreï Platonov et tout récemment Tsvetaeva de Viktoria Schweitzer, chez Ginkgo). Georges Pavlovitch Odartchenko, poète, écrivain et peintre d´origine ukrainienne est né à Moscou le 5 août 1903. La famille était propriétaire de terres à Koulikis, près de Liébiédine dans la région de Soumy en Ukraine et s´y rendait depuis Moscou tous les étés pour plusieurs mois. Il émigre en France après la révolution de 1917, et il s´installe à Paris où il possède bientôt un atelier de peinture sur tissus. Comme beaucoup d´écrivains de l´émigration, son oeuvre passe inaperçu en France et celle-ci est redécouverte par le public russe après la chute de l´Union soviétique. Il meurt à Paris en 1960.