Sciences humaines & sociales

  • Selon le philosophe allemand Ernst Cassirer (1874-1945), être historien, c'est d'abord apprendre à lire. À lire une langue, à déchiffrer un monde, à cartographier un univers mental : celui des hommes et des femmes du passé. Donc, contrairement aux idées reçues, l'histoire n'est pas qu'une affaire de dates, elle est aussi affaire de mots.
    Johann Chapoutot en a sélectionné 100 pour sensibiliser le grand public à une discipline au coeur du débat d'idées contemporain, et qui s'est construite comme une science, avec son épistémologie (l'historiographie), mais une science bien littéraire, dont l'objet n'est rien de moins que le temps !
    Voici le petit livre d'un historien chevronné qui, en amoureux du gai savoir, vous fera entrer dans l'histoire...

  • Ni précis d'histoire littéraire ni abrégé biographique, ce petit livre est un lexique qui invite à visiter l'imaginaire poétique de Paul Verlaine (1844-1896) à travers ses motifs et ses formes. Or ce poète est déroutant par sa trompeuse simplicité : son oeuvre illustre la poésie là où elle paraît la plus immédiate, mais où elle s'avère aussi la plus insaisissable. Ses lecteurs les plus curieux vont de surprise en désarroi. Le plus souvent, ils l'ont découvert en récitant sur les bancs du collège ses vers les plus fameux : « Les sanglots longs/ Des violons/ De l'automne/ Blessent mon coeur/ D'une langueur/ Monotone »... L'image s'est installée d'un tendre auteur mélancolique et musicien. Mais la voilà bientôt compliquée et troublée par d'autres : un parnassien appliqué, un décadent persifleur, un provocateur libidineux, un catholique repenti, un élégiaque tout à la fois violent et bonhomme, ou, pour reprendre la juste formule de Paul Valéry, « un primitif organisé ». Sous la plume de Verlaine, les formes, comme les tonalités, changent. Nul avant lui n'avait poussé aussi loin, avec un toucher si délicat et si inquiétant, l'expression des émotions les plus fugitives...

  • 1821. Baudelaire naît le 9 avril ; Flaubert, le 12 décembre. Trente-six ans plus tard, en 1857, la diffusion des Fleurs du Mal est interdite ; Madame Bovary , acquittée.
    Victoire du roman sur la poésie ? Poète maudit, Baudelaire le fut par excellence. De lui, on garde l'image du dandy excentrique, amateur de prostituées et de haschich.
    Un Baudelaire bohème crachant sur la modernité, pourtant lui-même éminemment moderne.
    Dans cet abécédaire, Carlo Ossola se propose d'aller y voir de plus près. D'« Abîme » à « Voyage » en passant par « Blasphème », « Horreur », « Paradis » et « Volupté », il nous montre un auteur complexe et tourmenté, assoiffé d'éternité. Un Baudelaire mystique, lecteur de Pascal, De Maistre et Poe. N'était-il pas celui qui, hanté par l'Apocalypse, a cherché à parler du divin sous un ciel vide de Dieu, un « ciel muet et ténébreux » ?
    Au milieu de visions et de délires, de tout ce qui peut délivrer de la solitude, il a regardé en face la mort et la décomposition non pour s'y complaire, mais en alchimiste : « Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or »...

  • Accablé par les ennuis qui n'en finissent pas de s'accumuler - qu'a-t-il fait pour mériter cela, c'est quand même « bien cher payé » -, l'homme qui va pour composer le code de l'immeuble où l'attend son psychanalyste se trompe de chiffre et tape celui de sa carte bancaire...
    D'« acte manqué » à « visage », ces 100 mots de la psychanalyse sont moins un mini-dictionnaire qu'une façon d'évoquer à la fois la théorie et la pratique psychanalytiques, les deux indissociablement mêlées. Les notions-clés (ça, moi, surmoi, castration, complexe d'oedipe, transfert...) côtoient les figures de la souffrance psychique (addiction, anorexie, dépression, paranoïa, phobies, suicide...) et quelques notions plus incidentes sur lesquelles la psychanalyse apporte un éclairage original (crise d'adolescence, honte, indifférence, mensonge, tendresse...).

  • En 1795, Kant ouvrait la voie « vers la paix perpétuelle ». Pourtant, malgré les projets de « concert européen », malgré la SDN et même l'ONU, à plus forte raison malgré l'idée d'une « sortie de l'histoire », la guerre reste une réalité du monde d'aujourd'hui. Et quand elle ne l'est pas au sens strict, elle se manifeste dans le discours : la lutte contre le Covid-19 n'a-t-elle pas récemment été qualifiée de « guerre », mot censément fédérateur d'une union sacrée ?

    Aussi vieille que l'humanité, la guerre n'en est pas pour autant un phénomène uniforme. Guerre civile, guerre ethnique, guerre juste, guérilla, guerre de sécession ou de révolution... Le vocabulaire de la guerre est multiple et s'étoffe avec les progrès de la technique (frappes « chirurgicales », drones, etc.). Après le succès de L'Art de la guerre par l'exemple, Frédéric Encel dresse ici la liste des mots du plus grand des maux.

  • La Shoah occupe une place centrale dans la mémoire commune.

    Or, il y a un gouffre entre la manière dont les historiens l'étudient et la manière dont le grand public en parle. C'est pourquoi Tal Bruttmann et Christophe Tarricone se proposent de définir avec la plus grande rigueur scientifique des termes et des notions qui, à bien des égards, sont « piégés ».

    Qui sait par exemple que, depuis plusieurs décennies, les historiens utilisent l'expression « centre de mise à mort » plutôt que « camp d'extermination » ? « Shoah » et « Holocauste » sont-ils strictement synonymes ? Que recouvre réellement le concept de Lebensraum ?

    En faisant le point sur le vocabulaire, mais aussi sur les acteurs, les lieux et les sources, ces 100 mots tentent d'approcher une réalité qu'aucun mot ne peut dire.

  • Aton, Anubis, Imhotep, Osiris... La religion égyptienne a toujours fasciné, à commencer par les auteurs grecs, aux yeux de qui elle paraissait si exotique. Ces mêmes « dieux à tête de chien » qui faisaient rire Lucien de Samosate émerveillent encore les enfants du XXIe siècle ! Preuve que la magie des images égyptiennes n'a rien perdu de son efficacité.
    Mais par-delà les fantasmes et les théories farfelues, elles sont avant tout les témoins d'une civilisation millénaire qui, loin d'être pétrifiée, a évolué et s'est transformée, au gré des changements politiques et des influences venues d'ailleurs.
    À travers 100 mots, Hélène Bouillon brosse un tableau de l'univers religieux de la vallée du Nil. Elle replace certains mythes dans leur contexte historique, mais revient aussi sur les légendes contemporaines que l'Égypte continue de nous inspirer...

  • Les philosophes ont du style. On l'oublie ou on l'ignore, imaginant que pour être rigoureuse, la pensée doit renoncer à la beauté. Au contraire, inventeurs de concepts,...

  • Si la première question posée en géographie est « où ? », la seconde est certainement « pourquoi là ? ». La géographie est d'abord l'expérience de l'espace des hommes.
    Au travers de 100 entrées, cet ouvrage sans équivalent apporte une connaissance de la nature, des objets, des méthodes, des enjeux et des finalités de la géographie contemporaine. Il donne un aperçu des champs et d es démarches de cette discipline, et permet de comprendre comment les géographes contribuent aujourd'hui à la réflexion sur les grandes problématiques (développement durable, ville et néoruralité, mondialisation, cultures et « choc des civilisations »...) qui traversent nos sociétés.

  • Grand oral, concours d'éloquence, exposé PowerPoint en entreprise... L'éloquence, cet art de bien parler, naguère enseigné au lycée et peu à peu délaissé, connaît un regain d'intérêt. Elle est même devenue un atout-clé de la réussite.
    En passant en revue les mots de l'éloquence - de la captatio benevolentiæ de la rhétorique ancienne au pitch et à la punch line - et en brossant le portrait d'orateurs célèbres (de Lysias à maître Dupont-Moretti), Éric Cobast se propose de vous familiariser avec l'art oratoire. Sa conviction ? À une époque où les spin doctors sont les avatars des sophistes de l'Antiquité, les règles d'hier valent plus que jamais pour aujourd'hui !
    Agrémenté d'anecdotes, de clins d'oeil historiques et de nombreux exemples, ce petit dictionnaire à l'usage de tous ceux qui doivent parler en public (ou de ceux qui veulent déjouer les pièges des discours) vous aidera à devenir vraiment éloquent, sans être grandiloquent...

  • Tous les mots de la langue sont philosophiques. Particulièrement les plus communs d'entre eux qui renvoient aux expériences et aux problèmes de chacun - la vie, la mort...

  • Il paraît que tous les chemins mènent à Rome. Une fois sur place pourtant, difficile de ne pas se perdre dans ce mille-feuilles architectural où l'Antiquité voisine avec la Renaissance, les coins de rue médiévale avec les églises baroques.
    Pour éviter de s'évanouir devant un trop-plein d'oeuvres d'art - sous l'effet du syndrome de Stendhal -, suivez un cicérone hors de pair en la personne de Bruno Racine, le plus Romain des Français. Il vous guidera entre les sept collines (qui sont aujourd'hui neuf), le long du Tibre, du Forum au Trastevere et de la Piazza Navone à la Piazza del Popolo en passant par la Via del Corso et la Via Vittorio Veneto. Vous apprendrez pourquoi Rome n'est plus une ville blanche, et pourquoi il ne faut pas dire « Lazio de Rome » pour p arler d'une des deux équipes de calcio (football) de la Ville éternelle.
    Une quête de sens qui est aussi un éveil des sens : avez-vous déjà goûté un abbacchio, suivi d'un gelato - con panna o senza panna (« avec ou sans crème fouettée ») ? Quoi qu'il en soit, vous ne refuserez pas un verre de grattachecca avec le fantôme du Bernin ou de Poussin, de Chateaubriand ou de Freud...

  • « Bobo » : un néologisme que tout le monde utilise, souvent comme un qualificatif péjoratif (contraction de « bourgeois-bohème ») désignant une partie mal définie de la population. Bizarrement, ce mot a un sens, mais pas de définition.
    En réalité, il recouvre un groupe social que la sociologie universitaire refuse de déterminer sous prétexte que « bobo » serait une construction journalistique, polysémique et floue.
    Thomas Legrand et Laure Watrin tentent malgré tout de définir ce mot, et les mots qui y sont attachés, soit parce qu'ils font partie du vocabulaire des bobos, soit parce qu'ils aident à cerner le périmètre de la boboïtude.
    AMAP, bio, mixité, vinaigre blanc, solidaire, citoyen, contradiction, butternut, vegan, bistronomie, local, glocalisation, jardins partagés, carte scolaire, gentrification, récup'...
    100 mots comme autant de détails dont le tout dessine une population à la fois ouverte et autocentrée, parfois exaspérante, mais qui invente ou contribue à promouvoir les rapports sociaux et les modes de vie d'un monde globalisé, hyperconnecté et sous contrainte écologique.

  • La géopolitique allemande, d'« Espace vital » à « Ennemi ». La géographie anglo-saxonne, de « Heartland » à « Choc des civilisations...

  • Savez-vous comment devenir citoyen de Venise en période de crue ? Connaissez-vous la vraie recette du spritz et ce que le carpaccio de boeuf doit au peintre Carpaccio ? Savez-vous ce que sont les nizioleti, que vous rencontrerez pourtant à chaque coin de rue ? Pour vous accompagner dans votre visite ou en guise d'invitation au voyage, Olympia Alberti, en amoureuse, en poète et en épicurienne, vous confie 100 clefs permettant d'apprécier dans toute sa splendeur l'art vénitien, qui est aussi un art de vivre.
    Suivez le guide. Ici, on croise les fantômes de Byron et de Casanova, du Titien et de Véronèse, de Vivaldi et de Marco Polo. On apprend à maîtriser les codes du carnaval et à reconnaître le son de la Marangona, la cloche la plus grave du campanile. Au terme d'un parcours qui tient tous les sens en éveil, vous aurez percé quelques secrets de la Sérénissime, dont le mystère reste inépuisable...

  • Dans le discours public, la république et ses « valeurs » sont invoquées en permanence, suscitant souvent l'indifférence et parfois l'irritation.
    Devant ce constat, il importait de redonner du sens aux mots, car la vie démocratique et la construction de l'intérêt général sont aussi une affaire de langue. Comment poursuivre une forme ou une autre de « vivre-ensemble » sans se parler et sans se comprendre ?
    Ce livre fait donc le choix de donner la parole à des chercheurs européens qui interrogent les mots de la République et du républicanisme dans une perspective internationale et sur la longue durée, des démocraties grecques aux enjeux contemporains.
    Son ambition : inviter le lecteur à prendre du recul et à penser la République non comme un dogme, mais comme un objet vivant où doivent se conjuguer l'intérêt commun et la liberté de tous.

  • « Porter un regard neuf sur la réalité du monde social en l'interrogeant autrement », telle pourrait être la devise du sociologue. Car la sociologie, depuis sa naissance à la fin du XIX siècle, se propose de chasser les mythes de la vie ordinaire, d'aller voir derrière les apparences pour mieux saisir l'homme en société. Pour cela, cette discipline a forgé des méthodes, des concepts pour penser les liens de l'individu à la société.
    Au-delà des oppositions d'écoles et de méthodes, vingt et un sociologues se sont réunis afin de choisir et de définir les 100 mots qui font le coeur de leur discipline et de leur métier. De « classes sociales » à « habitus », d'« intégration » à « paradigme », de « lien social » à « type idéal », cet ouvrage nous montre combien le regard sociologique est indispensable aujourd'hui au développement de la conscience que les sociétés ont d'elles-mêmes.

  • Enfant, étudiant, parent, enseignant, décideur... chacun est concerné par les questions d'éducation. Celles-ci font l'objet d'analyses multiples et croisées de la part de philosophes, d'historiens, de sociologues, de psychologues, de didacticiens, mais aussi de praticiens.
    Cet ouvrage rassemble ces diverses approches autour de 100 mots clés et propose ainsi une synthèse des connaissances dans le champ éducatif.
    Des notions récentes (« Communauté éducative ») aux sujets coutumiers de nos rentrées (« Autorité », « Redoublement »), des débats les plus vifs aux questions plus consensuelles, ce livre brosse ainsi un panorama de l'éducation aujourd'hui, de ses questionnements comme de ses savoirs acquis, de ses acteurs, de ses méthodes, et des nouveaux champs de recherches qui se développent sur ce sujet.
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  • Apprentissage, bébé, cerveau, cognition, QI, mais aussi amour, génie, inconscient, psychanalyse, rêve, rire, sciences cognitives, vérité... En 100 mots, Olivier Houdé nous invite à pénétrer dans notre architecture cérébrale, à décortiquer le développement de l'intelligence humaine, à explorer les méandres de la pensée.
    Il forge ainsi une magistrale encyclopédie, sérieuse et drôle à la fois, mettant sa discipline à la portée de tous. Il nous montre comment, grâce à des technologies performantes, la psychologie ne s'interdit aucun territoire d'exploration et est entrée en force dans le XXIe siècle.

  • Dès lors qu'il s'agit de situer une image, d'interroger un éclat de la réalité ou bien encore d'épousseter un fragment du passé, l'utilité de la culture générale s'impose, pour les liens qu'elle restaure, sans lesquels il n'y a guère de signification possible. Faisant suite aux 100 mots de la culture générale, ce livre propose d'emprunter ces portes d'entrées dans notre mémoire collective que sont les dates, celles bien connues des grands rendez-vous de l'Histoire, et d'autres, souvent dérobées, qui ouvrent sur des perspectives étonnantes.
    De la naissance du monothéisme au tsunami du 26 décembre 2004 en passant par l'invention de la lame de rasoir jetable en 1895, voici cent événements, grands ou plus petits, qui sont autant d'occasions d'aiguiser sa réflexion, autant d'entrées en matière possibles.

  • Écrire en 100 mots les 1000 ans du Moyen Âge est un pari impossible. Pari néanmoins relevé par cet ouvrage grâce aux regards croisés d'historienne et de littéraire qui, au travers de cent termes, parviennent à rendre compte d'une réalité souvent difficilement saisissable et d'une littérature aussi complexe que riche. Car il ne s'agit pas ici de définir exhaustivement chaque mot à la manière d'un dictionnaire ou d'un lexique, mais bien de saisir quelque chose de cette ambiance du Moyen Âge occidental, dont Jean Huizinga écrivait au début du XXe siècle qu'il s'y mêlait « l'odeur de la rose et du sang ». De la « confrérie » au « village », de la « confession » au « Graal », de l'« ost » à la « fin'amor », ces 100 mots invitent le lecteur contemporain à se représenter le Moyen Âge entre tradition et modernité, un Moyen Âge autre et nôtre.

  • La Grèce antique imprègne notre culture. Notre langue en est le reflet, riche de mots comme « démocratie », « théâtre », « histoire » à l'étymologie grecque, nos références aussi qui renvoient si souvent aux mythes, aux savoirs mathématiques, à la philosophie de cette période. Mais cette « culture grecque » est la plupart du temps lacunaire, voire fautive, et pour appréhender le monde des Grecs anciens, bien d'autres mots, moins familiers, racontent plus et mieux ces sociétés.
    D'« acropole » à « Zeus », en passant par « dokimasie » ou « Pythagore », en 100 mots, cet ouvrage propose autant de portes d'entrée pour découvrir une période historique exceptionnelle et éclairer ce que nous portons de la Grèce aujourd'hui.

  • « Grave ! », « genre », « trop pas »...
    Rapide, stylé, crypté, le langage adolescent construit de nouveaux codes, loin de la dépendance à l'égard des adultes, et en premier lieu des parents. Pour cette raison, l'adolescence résiste à tout ce qui pourrait l'enfermer : ce livre, loin de la figer en 100 définitions, invite plutôt le lecteur à naviguer et à dériver sur les mers parfois troubles, souvent agitées, du « seul temps où l'on ait appris quelque chose » (Proust), entre les moments d'angoisse et l'exaltation de la fête, des fous rires partagés aux moments de spleen plus secrets, des heures passées dans la salle de bains aux longues rêveries, du premier rouge à lèvres au premier porno.
    Au fil d'un vocabulaire qui traverse les frontières, sociales ou géographiques, mais aussi à partir de mots qui disent le mieux l'âge tendre (amour/passion, chagrin, flemme, idéaux, orientation...), quinze auteurs donnent des clés aux parents - et des repères aux ados ! - pour comprendre les questions, très sérieuses, qu'on se pose quand on a dix-sept ans.

  • François Dufour a choisi 100 mots pour défendre et illustrer un journalisme pur et dur :
    100 % de faits, 0 % d'opinions, guerre contre le « conditionnel de précaution », respect de la vie privée et de la présomption d'innocence... De A comme Affaire Grégory (symbole de très mauvais journalisme) à W comme Wikipédia (encyclopédie bourrée d'infos à ne pas recopier bêtement) en passant par C comme Capa et K comme Kessel (ses héros), il rappelle quelques règles indépassables de ce beau métier.
    Au risque de ne pas se faire que des amis parmi ses confrères, François Dufour livre un plaidoyer qui sera utile aussi bien à l'étudiant de Sciences Po qu'au journaliste en herbe, à l'attaché de presse comme au citoyen soucieux de s'informer correctement.
    Une lecture indispensable à l'époque de l'invasion mondiale des fake news sur Facebook et de l'autre invasion, celle des médias par les éditorialistes et des réseaux sociaux par les non-journalistes. En fermant ce livre, vous n'écouterez plus les infos, à la radio ou la télé, comme avant...

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