• Chateaubriand, Hugo, Rimbaud, Flaubert, Mallarmé, Zola, Proust, Valéry. Publié pour la première fois en 1936, le chef-d'oeuvre d'Albert Thibaudet revisite un siècle et demi de littérature française à la lumière de la notion de génération.

    Loin de tout académisme, le grand critique de La Nouvelle Revue française tisse un réseau de relations d'une oeuvre à l'autre et dialogue avec les auteurs. Il combine cultures littéraire, philosophique et historique aujourd'hui trop souvent séparées.

    « Personne n'était mieux doué que lui pour l'art de créer des perspectives dans l'énorme forêt des Lettres », disait Paul Valéry.

    Ouvrage de référence pour des générations d'étudiants et de lettrés, ce guide subtil est aussi une histoire de la France, nation littéraire.

  • « "... Que vous ayez de Mallarmé fait le portrait le plus véritable, confondant ceux qui l'ont connu, ceci est déjà extraordinaire", écrivait Paul Valéry à Albert Thibaudet, en 1912, peu après la parution de ce livre, le premier du futur grand critique de la NRF. Depuis, d'autres commentateurs sont allés plus loin dans l'interprétation que Thibaudet, avec son zèle d'exégète sans documents, sans correspondance, sans inédits. Mais son livre a échappé aux modes successives et aux écoles, par la rigueur de la pensée et la compréhension intuitive dont il témoigne ; par son style, enfin, inimitable dans son mélange de rigueur et de détente, de précision et de fantaisie poétique. Il a conservé l'éclatante nouveauté des jeunes idées que les grands critiques conçoivent dans leur premier essai et que souvent, contrairement aux poètes et aux romanciers, ils ne retrouvent plus par la suite. »
    Jean-Yves Tadié.

  • Publié en 1930, cet ouvrage rassemble six conférences prononcées au Théâtre du Vieux-Colombier, à la fin de 1922, par le grand critique de La Nouvelle Revue française. Alors que ces causeries se trouvaient initialement annoncées d'une formule assez générale L'art et le métier de la critique, le livre est devenu une Physiologie de la critique : titre qui peut d'abord surprendre, mais cependant ne surprend plus si l'on veut bien se rappeler que la physiologie a pour objet les fonctions et propriétés des organes.
    Or, c'est bien d'abord de distinguer des fonctions qu'il s'agit dans ce livre, et par ce qu'on peut appeler sans trop d'excès deux coups de génie. Le premier est de situer au XIXe siècle la naissance de la critique ; le second, de distinguer très clairement en son sein trois fonctions : la critique spontanée, la critique professionnelle et la critique des maîtres. L'architecture bâtie par Thibaudet n'a pas vieilli, et si, à maints noms par lui mentionnés, nous substituons mentalement, un siècle plus tard, comme on changerait les plaques d'un panthéon, d'autres noms qui nous sont plus proches, ces modifications elles-mêmes prouvent que le livre n'est pas mort : à tous égards, il nous regarde encore.
    Introduction et notes de Michel Jarrety.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « À côté de la révolution poétique le mouvement romantique implique un petit problème social qui durant le règne de Louis-Philippe agite la littérature : quelle va être, quelle doit être la place du poète dans la société nouvelle ? » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Ce silence d'abord subi, il trouva des raisons de le goûter, à mesure qu'il ressentait avec plus d'impatience les bruits de vanité, de réclame et de vide où son siècle le faisait vivre. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Cette âme d'enfant, Michelet la garda toute sa vie : il eut tous les trésors inestimables de l'enfant, le don des larmes, celui d'amour, celui de sincérité, et surtout l'immense aspiration, la grande marche vers la Vie ; ses regards plongés dans l'histoire et dans la nature conservèrent toujours la fraîcheur des yeux qui s'ouvrent pour la première fois. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.

    « Là est peut-être, plus encore que dans les délicieuses pièces d'anthologie, qui toujours voltigeront de lèvre en lèvre, la véritable et éternelle gloire de Ronsard, ce qui fait de lui, au même titre que Rabelais, un géant de l'art. D'autres sont de plus grands poètes, certes, mais lui occupe parmi nos poètes, parmi cette assemblée de dieux, une place à part : il est le dieu du Rythme. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.

    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    "S'il pouvait revenir parmi nous, témoin de sa gloire posthume, j'imagine que Chénier verrait avec un égal plaisir les deux faces de Janus que nous lui prêtons. Il lui serait également agréable de s'apparaître comme un annonciateur de l'avenir ou un mélodieux écho du passé. Et voilà bien pourquoi il n'est qu'à moitié l'un et l'autre. Plus que personne il représente, profondément et avec délices, le Français du XVIIIe siècle." Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.


  • ces deux ouvrages sont des classiques de la réflexion sur la vie politique française.
    dans la république des professeurs, thibaudet, analysant la faillite du cartel des gauches (1924-1926), met en évidence la place prise dans les lieux de pouvoir par les enseignants, catégorie sociale concurrente de celle des avocats. il invite à un examen du socle culturel et politique de la république et, en particulier, du radicalisme. peu avant, cet homme acquis à la cause de l'europe critiquait dans les princes lorrains les nationalistes barrès et poincaré.
    a travers ces deux essais sur la troisième république, l'auteur identifie quelques-uns des traits majeurs de la gauche et de la droite en france.

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Et c'est ainsi qu'il se place exactement dans le courant de l'esprit moderne - dirons-nous révolutionnaire ? - au point où cet esprit se confond avec l'esprit classique. Mettre dans le domaine commun, livrer à l'intelligence de chacun, ce qui auparavant demeurait la chasse réservée de quelques spécialistes, c'est toujours accomplir une oeuvre révolutionnaire au premier chef. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Socrate

    Albert Thibaudet

    • Cnrs
    • 9 Octobre 2008

    un manuscrit que l'on croyait perdu, oeuvre magistrale de toute une vie, le portrait d'un socrate humain, spontané et passionné qui, entouré des bruits de la cité, inaugure un nouveau genre de vie : le grand texte inédit d'albert thibaudet sur le père fondateur de la philosophie occidentale bouscule bien des idées reçues.
    thibaudet nous propose un socrate qui lui ressemble beaucoup, nullement dogmatique, familier et savant. ce qui le retient, c'est la parole d'un socrate immédiat et changeant qui se réalise dans un constant échange vivant.
    une étude passionnante qui, au-delà de la quête du " socrate réel ", vaut par les vues d'ensemble portées sur la philosophie des présocratiques à bergson, par les parallèles établis entre socrate et euripide, entre les tragiques et les politiques, entre la philosophie et la sculpture grecques, entre l'ulysse d'homère et le socrate de platon.
    en ce sens, thibaudet s'inscrit dans " la marche normale de l'induction socratique qui, écrit-il, est de constater des similitudes, d'aller du semblable au semblable ".

  • Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l'un des plus grands critiques littéraires de l'entre-deux-guerres. Sous sa plume d'amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l'esprit de sérieux. Il faut s'abreuver à son oeuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
    « Les vérités littéraires sont vagues par définition, soit. Mais Taine est un Français passionné d'idées claires, un Latin épris de domination intellectuelle, un orateur installé dans sa conviction et qui l'installe autour de lui. De cette triple source, les vérités littéraires revêtiront chez lui un caractère non point vague, mais extrêmement précis, l'apparence des vérités scientifiques, - et cette source d'où elles viendront, Taine l'appellera volontiers, d'un mot d'orateur, l'esprit scientifique. » Ce volume s'inscrit dans la série Thibaudet à l'Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d'éloquence organisés par l'Académie française autour de 1900.
    Édition établie et présentée par Stéphane Zékian.

  • Il est des auteurs - Hugo, Gautier, Balzac - capables "de suivre, de décrire, d'embrasser" grâce à leur art " le monde extérieur avec toute sa diversité".
    Mais il en est d'autres - Baudelaire, Fromentin, Amiel - dont la principale raison d'écrire est de " se dire", de "marquer [leur] différence", de "s'exposer en un journal intime". C'est à eux que sont consacrées ces trois études qu'Albert Thibaudet (1874-1936) a réunies sous le titre Intérieurs. Rédigées à l'occasion de trois centenaires - Fromentin est né en 1820, Amiel et Baudelaire en 1821-, ces pages forment trois portraits littéraires.
    Thibaudet pratique ce genre à l'instar de son maître Sainte-Beuve : il ne s'agit pas d'expliquer l'oeuvre par l'homme, mais d'appréhender l'homme à travers l'oeuvre. Non pas l'homme dans la contingence anecdotique de son quotidien, mais l'homme dans ce qu'il pense, dans ce qu'il ressent. Car Thibaudet pratique la critique en moraliste. D'où sa prédilection pour la grande tradition des moralistes français qui, à ses yeux, commence avec Montaigne et aboutit à Gide, en passant précisément par Baudelaire, Fromentin et Amiel.
    Ils appartiennent à la même génération, "celle des Trente ans en 1850, de la vie d'homme sous le second Empire". Par rapport à la génération précédente, celle des grands romantiques, c'est celle du "reflux". Trois esprits "infiniment plus intelligents que créateurs", d'où leur intérêt pour la critique, critique d'art et critique littéraire. Chacun représente un des éléments dont se composent les lettres françaises : Paris, la province, l'étranger.
    "Trois visages symboliques et complémentaires de la durée littéraire française. " R. K.

  • Albert Thibaudet (1874-1936) fut le critique littéraire le plus célèbre de son temps. Et aussi l'un de nos subtils critiques politiques.
    Titulaire de la chaire de littérature française à l'université de Genève, Albert Thibaudet a collaboré à la NRF jusqu'à sa mort. C'était le plus séduisant des guides, celui dont Paul Morand disait qu'il était " le premier homme à lui avoir fait regretter le lycée ", car s'il l'avait connu plus tôt, il aurait su " sans effort des choses qu'il a mis trente ans à comprendre ".
    Personne ne fut plus français que lui sans doute, et c'est une part de notre identité qu'évoquent ses nombreux ouvrages - notamment La République des professeurs.
    Qui n'a pas entendu parler de " la République des professeurs " ? L'expression est entrée dans la langue après la parution, en 1927, de son essai qui portait ce titre. Elle est devenue si familière que tout Français en comprend le sens, même si bien peu d'entre eux ont lu ce livre qui a marqué la mémoire collective. La France a été longtemps gouvernée par des hommes qui croyaient à la pédagogie (non des mandarins, mais des maîtres), à qui l'école a servi d'idéologie. Nos hommes d'État républicains, qu'ils aient débuté dans la vie comme avocats ou comme professeurs, ont d'ailleurs souvent été des lettrés, des rhéteurs et des liseurs, depuis Adolphe Thiers jusqu'à François Mitterrand.
    Réflexions sur la politique rassemble des oeuvres majeures d'Albert Thibaudet : Les Princes lorrains, La République des professeurs et Les Idées politiques de la France, augmentés d'un certain nombre d'articles parus notamment dans la NRF.
    Thibaudet ne se prend jamais au sérieux, car il jongle avec l'érudition, joue avec elle, s'en distrait. Sa pensée s'ordonne entre radicalisme, libéralisme et traditionalisme. Il n'était pas de ces professeurs solennels qui vous font sentir le poids de leurs connaissances, et c'est bien cela qui lui a permis de déchiffrer leur " République" avec une ironie des plus tendres et justes. Si l'on goûte ses propos avec nostalgie, comme le souvenir d'un monde qui a sombré peu après lui, Thibaudet nous permet aussi de déchiffrer notre temps.

  • Montaigne

    Albert Thibaudet

    En 1933, dans la notice bibliographique de son édition-bréviaire des Essais, Albert Thibaudet annonçait la publication d'un Montaigne. La maladie et la mort l'ont empeché de mener ´r bien son projet. Seuls demeurent les notes, les fiches et les commentaires qu'il avait rédigés. Floyd Gray a déchiffré et classé toutes ces notes éparses. Les premicres remontent ´r 1913 et ont probablement été écrites ´r Besançon ou Thibaudet enseignait l'histoire ; viennent ensuite celles qui datent de la premicre guerre et de l'époque ou il était professeur ´r l'Université de Gencve ; une dernicre série conserve le début d'une rédaction finale sur la vie de Montaigne ; enfin, des pages sur la littérature d'idées en France concluent ce dialogue entre Thibaudet et Montaigne.
    En effet, Montaigne a trouvé en Thibaudet l'ami qu'il se souhaitait dans les Essais, quelqu'un qui le lirait et le comprendrait. Ce livre n'est évidemment pas celui que Thibaudet aurait donné au lecteur ; il constitue néanmoins un commentaire lumineux sur Montaigne et son uvre.

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