• L' ayurveda

    Samir Azar

    La médecine ayurvedique est vieille de plus de cinq mille ans.
    C'est une partie de l'Atharva Veda, lui-même compris dans le Veda, les écritures sacrées de l'Inde. L'Ayurveda ne se contente pas d'étudier un phénomène, un organe, ou un tissu isolé : il considère toujours l'être humain dans sa totalité. La maladie d'un organe ou d'un tissu n'est que le reflet d'un déséquilibre plus profond et plus général, qui affecte tout le corps. L'Ayurveda est enseigné dans les universités au même titre que la médecine allopathique occidentale et comprend huit principales branches : la médecine générale, la chirurgie, l'oto-rhino-laryngologie, l'ophtalmologie, l'obstétrique, la gynécologie, la pédiatrie, et enfin, la gériatrie.
    Cependant, le devoir moral du médecin ayurvedique ne s'arrête pas là. Nous avons dit qu'un être humain en bonne santé est celui qui vit heureux, sans maladie et qui atteint l'illumination intérieure. C'est le but de L'Ayurveda : éliminer ce qu'on appelle " pragyaparad ", c'est-à-dire l'éradication totale de la maladie et de la souffrance, pour arriver à la santé parfaite dans un état d'illumination.
    L'Ayurveda comprend aussi une science de la nutrition qui permet de fournir à chaque individu, et selon sa constitution, la nourriture qui convient le mieux à l'équilibre de son corps et de son esprit. Il tient également compte, en ce qui concerne la nutrition, de l'influence des saisons et des horaires de la journée. Un point essentiel sera donc aussi, quand et comment nous mangeons. Enfin, les thérapies de L'Ayurveda, n'entrent pas en contradiction avec les méthodes conventionnelles et complémentaires des autres systèmes de médecine.

  • Plusieurs versets du Coran mettent en relief le devoir du musulman de rechercher le savoir et la connaissance.
    Entre le VIIe et le XIIesiècle, alors que l'Europe s'efforçait de sortir de sa torpeur médiévale, les savants et lettrés arabes et persans ont porté les connaissances, sur tous les plans, à des sommets admirables. Le monde islamique, qui s'étendait alors du nord de l'Inde jusqu'à l'Atlantique à travers l'Espagne, a connu son âge d'or. Ce monde a également servi de trait d'union entre le savoir de l'Inde et de la Grèce antique et l'explosion des sciences et des techniques à l'époque de la Renaissance européenne.
    C'est cet apport gigantesque et souvent méconnu que nous présentons dans ce livre.

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