• L'art contemporain

    Anne Cauquelin

    Désormais confronté à la dispersion des lieux de culture, à la diversité des oeuvres présentées, à leur nombre croissant tout comme à celui des publications qui les concernent, le public paraît encore aujourd'hui déboussolé par l'irruption de l'art contemporain. Que penser en effet de ces chefs-d'oeuvre qui n'en sont peut-être pas ? Ou plutôt : comment les penser ?
    Cet ouvrage permet d'aborder sans détour le travail artistique d'aujourd'hui dans toutes ses dimensions. Il montre que, bon gré mal gré, notre société est bel et bien devenue une société culturelle, et qu'il en résulte, au niveau artistique comme aux yeux du public, des conséquences troublantes.

  • Cette enquête philosophique sur l'élaboration, pour nous Occidentaux, de la notion de paysage, part d'un constat surprenant : « c'est qu'il n'y a, chez les Grecs anciens, ni mot ni chose ressemblant de près ou de loin à ce que nous appelons paysage. » Le paysage délimite un cadre de vision. Mais quel « travail » faisons-nous quand nous « voyons » un paysage ?

  • Personne n'arrive innocent devant une oeuvre d'art. Usages, pratiques, principes, voire règles, assignés à l'art sont légion. Même à ceux qui considèrent que le regard porté sur une oeuvre doit être tout d'intuition et d'inspiration, non conceptuel, non intellectuel et qu'il ne faut aucune théorie, cette idée d'une disposition instinctive pour l'art est ellemême...
    Théorique.
    Ces a priori sur l'art - parfois contradictoires - sont des échos de théories issues des écrits de Platon, Aristote, Kant, Hegel, Nietzsche, Benjamin, sans oublier les écrits des critiques et des artistes eux-mêmes.
    C'est du point de vue de leurs effets sur les pratiques que ces pratiques sont explorées ici.

  • « Espace, site, lieu, paysage : ces termes semblent avoir subi un bouleversement depuis l´apparition de nouveaux dispositifs spatio-temporels liés au cyberespace. Ambiguïtés du vocabulaire, chevauchement des usages, élargissement, voire même effacement des frontières entre les différents champs d´application, telles sont les difficultés qui à la fois font obstacle à l´analyse et en même temps la convoque. »

  • Qu'est-ce qu'un jardin, de quel type d'espace s'agit-il, quelle est sa forme temporelle, de quelles pièces doit-il se composer pour avoir droit au nom de " jardin " oe
    En distinguant le jardin de son frère ennemi, le paysage, en évitant de le soumettre à la contagion des " beaux jardins ", en essayant d'aller à l'élémentaire, ce petit traité tente de fixer pour un moment l'objet jardin, objet toujours en mouvement, toujours inachevé, et dont la composition subtile réclame un prudent dosage.

    Mais qu'il se montre dans son ingénuité ou qu'il s'expose comme une oeuvre contemporaine, le jardin répond à une loi qui le met à part dans les productions humaines : celle de l'anentropie, ce travail incessant de reconstruction, de rapiècement, de rétablissement patient à partir des restes.

  • Désormais confronté à la dispersion des lieux de culture, à la diversité des oeuvres présentées, à leur nombre croissant tout comme à celui des publications qui les concernent, le public paraît aujourd'hui déboussolé par l'irruption de l'art contemporain. Que penser en effet de ces chefs-d'oeuvre qui n'en sont peut-être pas ? Ou plutôt : comment les penser ?
    Cet ouvrage permet d'aborder sans détour le travail artistique d'aujourd'hui dans toutes ses dimensions. Il montre que, bon gré mal gré, notre société est bel et bien devenue une société culturelle, et qu'il en résulte, au niveau artistique comme aux yeux du public, des conséquences troublantes.
    Philosophe, Anne Cauquelin est notamment l'auteur de L'invention du paysage (PUF, " Quadrige ", 2004) et du " Que sais-je ? " sur Les théories de l'art (n° 3353).

  • En écho de Court traité du fragment - l'essai décisif qu'elle a donné à l'esthétique en 1986 -, Anne Cauquelin propose, avec De la nature des lièvres et à partir d'une attention vive et affectueuse à l'oeuvre de Daniel Arasse, une réflexion aiguë, enjouée, sur la question du pan, du fragmentaire, de la diffraction du sens en peinture, en art, dans le texte. Interrogation générique se portant à sauts et à gambades sur les petites formes, sur le paragraphe et les isolats, sur la suspension, sur le dandysme du retrait et quelques singularités animales; affaire elle-même coupée-découpée, elle-même fragmentaire comme il ne pouvait en l'occurrence que se devoir. Dans les rebonds paragraphés de la pensée, ses bouffées autobiographiques, dans un dispositif où images, rêves, idées, souvenirs et sons se versent en écriture, en elle se déposent selon leur ordre propre et s'y composent comme naturellement, De la nature des lièvres, livre d'immédiate tension-instauration ludique (et savante, c'est tout comme), donne à lire une poétique de l'éclat-multiple : un feu artiste - une philosophie dansée.

    Avec vingt dessins de l'auteur.


  • l'inexprimable, le rien, le vide semblent occuper l'art contemporain depuis quelques décennies : des monochromes de klein aux corps virtuels du cyberspace, l'ère est à l'immatériel, voire au spirituel.
    etrange tentation pour la technologie, que l'on dit si matérialiste
    plutôt que de suivre comme souvent la vole zen pour décrire ce phénomène, l'auteur tente ici, non sans succès, de faire revivre une très ancienne physique, celle des stoïciens, et leur théorie des " incorporels ". il est étonnant de constater à quel point cette théorie s'ajuste au plus près des manifestations artistiques actuelles, et combien elle en pénètre le sens de manière intime.
    elle ouvre aussi sur la compréhension des structures mises en place par la technologie du virtuel et en donne raison.
    penser selon les incorporels, les fréquenter, c'est aussi comprendre ce qu'il en est de nos implicites familiers, et des fragments de temps que nous appelons " vie ".

  • Cet ouvrage est composé de trois parties. Dans la première, il est montré que
    la tradition philosophique depuis l'Antiquité se tient à l'affirmation qu'il
    n'existe qu'un seul monde, celui que nous habitons : l'univers est géo
    et anthropo-centré. Même les mondes possibles de Leibniz restent... possibles
    et non réels. Ces possibles cependant commencent à occuper une place dans la
    réflexion esthétique. Dans la deuxième partie, on reprend la question de ces
    possibles : quel accès avons-nous à ces mondes-là ? L'art est la réponse
    habituelle à cette interrogation. C'est lui qui « ouvre des mondes », dit-on.
    Cette deuxième partie est consacrée à l'analyse critique de ce type de réponse,
    en particulier celle qui est donnée par la phénoménologie. Enfin, dans la
    troisième partie, il est traité de l'ontologie des mondes possibles. Peut-il y
    avoir ontologie d'un « n'être-pas encore » ? En s'appuyant sur la logique
    modale et après avoir scruté la question du cyberespace, l'hypothèse de la
    réalité des mondes possibles est alors avancée. Anne Cauquelin, philosophe,
    directrice de la Nouvelle revue d'esthétique, est auteur de plusieurs ouvrages
    sur le paysage, le site, le jardin, ainsi que sur l'art contemporain. Textes de
    catalogues, articles de revues et conférences accompagnent son parcours.

  • Désormais confronté à la dispersion des lieux de culture, à la diversité des oeuvres présentées, à leur nombre croissant tout comme à celui des publications qui les concernent, le public paraît encore aujourd'hui déboussolé par l'irruption de l'art contemporain. Que penser en effet de ces chefs-d'oeuvre qui n'en sont peut-être pas ? Ou plutôt : comment les penser ?
    Cet ouvrage permet d'aborder sans détour le travail artistique d'aujourd'hui dans toutes ses dimensions. Il montre que, bon gré mal gré, notre société est bel et bien devenue une société culturelle, et qu'il en résulte, au niveau artistique comme aux yeux du public, des conséquences troublantes.

  • « Nous étions en voiture et nous parlions Roberto et moi. Il me demandait ce que j'allais raconter à la conférence où nous nous rendions. En esquissant une réponse, je m'aperçus brusquement que j'étais en train de décrire une sorte de machine. Comment et de quoi elle était fabriquée, son utilité, ce qu'elle résolvait de la question, ce qui lui manquait, ce que j'attendais d'elle. Et, à partir de là, m'apercevant aussi que les essais dits «théoriques» que j'avais commis jusque-là étaient eux aussi des machines, en quelque sorte. » Suivant la piste des machines depuis les présocratiques jusqu'à l'art contemporain en passant par Coriscus, la notion de paysage ou encore la communication, Anne Cauquelin nous invite à observer les mécanismes de celles - théoriques ou concrètes - qui nous aident à nous faire une idée du monde. Et qui produisent aussi des restes, ces scories dont notre cerveau doit faire quelque chose.

  • L'idée d'une disposition instinctive quasi innée pour l'art est une position théorique. Les philosophes et les artistes eux-mêmes, sans oublier les critiques d'art, ont tous émis des points de vue et avis dont certains contribuent à élaborer des théories sur l'art. Cet ouvrage présente ces différents discours et propositions concernant le champ artistique.

  • depuis la première édition, publiée il y a cinq ans, les mêmes ambiguïtés persistent, la nature du réseau numérique ne s'est pas éclaircie malgré la diversité des pratiques.
    l'espace numérique semble être encore dans une phase d'exploration. entre notre monde habituel et ce monde encore à prospecter, l'art contemporain joue le rôle d'interface. cette analyse n'a en rien perdu de sa pertinence.

  • L'exposition de soi

    Anne Cauquelin

    • Georg
    • 16 Avril 2003

    L'ordinaire, le banal, la vie quotidienne sont à l'ordre du jour, de nombreux essais leur sont consacrés, analysant, par exemple les témoins de cet ordinaire des jours que sont journaux intimes comme aussi bien mémoires ou confessions.
    Cependant, ces objets scripturaux et quasi privés sont passés, avec l'arrivée des nouvelles technologies, au statut d'objets iconiques et publics : la mode des webcams, celle des journaux intimes collectifs (sur Internet) en témoignent.
    Dans quelle mesure " l'exposition de soi " en est-elle alors bouleversée ? Comment ce changement de statut s'opère-t-il et que signifie-t-il aujourd'hui ? Telles sont les questions que ce court essai se propose d'explorer.

  • Personne n'arrive innocent devant une oeuvre d'art. Usages, pratiques, principes, voire règles, assignés à l'art sont légion. Même à ceux qui considèrent que le regard porté sur une oeuvre doit être tout d'intuition et d'inspiration, non conceptuel, non intellectuel et qu'il ne faut aucune théorie, cette idée d'une disposition instinctive pour l'art est elle-même... théorique.
    Ces a priori sur l'art - parfois contradictoires - sont des échos de théories issues des écrits de Platon, Aristote, Kant, Hegel, Nietzsche, Benjamin, sans oublier les écrits des critiques et des artistes eux-mêmes.
    C'est du point de vue de leurs effets sur les pratiques que ces pratiques sont explorées ici.

  • L'art contemporain déroute souvent le public. En effet que penser de ces oeuvres, ou plutôt comment les penser ? Cet ouvrage permet d'aborder le travail artistique dans toutes ses dimensions. Il montre que notre société est devenue une société culturelle et qu'il en résulte, au niveau artistique comme aux yeux du public, des conséquences troublantes.
    Anne Cauquelin, philosophe, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'art dont Les théories de l'art (« Que sais-je ? », n° 3353) et L'invention du paysage (« Quadrige », 2002).

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