• Le volume II de l'Histoire de la littérature grecque chrétienne (De Paul apôtre à Irénée de Lyon) présente tous les textes grecs chrétiens du II e siècle, quel que soit leur milieu d'origine (« orthodoxes » ou « gnostiques », « canoniques » ou « apocryphes »), leur langue de conservation (grec, latin, arménien, copte, syriaque...) et leur forme littéraire (évangiles, récits apostoliques, formules de foi, actes de martyrs, épîtres, apologies, traités, dialogues, poèmes...). Une ample bibliographie est annexée à chaque chapitre.

  • L'Histoire de la littérature grecque chrétienne a pour objectif de remplacer la dernière Histoire de la littérature chrétienne ancienne exhaustive qui ait été publiée en France, à savoir la version française de la Patrology de J. Quasten (Utrecht, 1950 et sq.). Depuis lors, les perspectives ont changé, et bien des découvertes (parmi lesquelles les codices de Nag Hammadi) sont intervenues, ce dont rendent compte les différents chapitres et notices de cette nouvelle Histoire de la littérature ainsi que les bibliographies qui leur sont associées. Elle constitue un manuel indispensable à la fois pour les non-spécialistes qui voudront aborder avec un bagage suffisant ce genre de littérature, et pour les étudiants et spécialistes qui y trouveront les renseignements nécessaires à la poursuite de leurs recherches.
    La parution du tome III (de Clément d'Alexandrie à Eusèbe de Césarée) est prévue pour le printemps 2017. Les trois derniers tomes (IV à VI) doivent paraître entre l'automne 2017 et l'automne 2018) ; ils couvriront ce qu'on appelle généralement « l'âge d'or » de la patristique, jusqu'au Concile de Chalcédoine (451).
    Le tome I, volume d'introduction, traite les questions transversales. Tout d'abord, il appelle à une réflexion sur le fait littéraire chrétien et les différentes manières dont il a pu être perçu et présenté (E. Norelli, P.
    Siniscalco, M.-A. Calvet), puis il fournit les informations nécessaires à sa compréhension et à son étude : la transmission des textes (R. Gounelle), l'élaboration de la doctrine (M.-A. Vannier), les éditions des écrits patristiques (M. Wallraff), les instruments de travail existants (B. Gain).

  • Ce volume assure la continuation des deux précédents tomes, consacrés l'un aux problèmes généraux relatifs à ce genre de littérature (2016, 406 p.), le second aux écrits chrétiens du IIe siècle (2016, 865 p.). L'entreprise se poursuivra avec trois volumes consacrés à l'âge d'or des Pères de l'Église, jusqu'au Concile de Chalcédoine (451). Il n'existe pas d'ouvrage concurrent dans ce domaine en langue française (la précédente Littérature grecque chrétienne est celle d'Aimé Puech, en trois volumes, publiés aux Belles Lettres entre 1928 et 1930 ; la traduction française de la Patrologie de J. Quasten, sous le titre Initiation aux Pères de l'Église, est tout à fait dépassée ; la traduction française de la Storia della letteratura cristiana antica greca e latina, de C. Moreschini et E. Norelli, ne dépasse pas la fin du IIe siècle, et est de moindre ampleur).
    Il s'agit donc bien d'une entreprise unique par sa dimension et son exhaustivité.
    Le IIIe siècle est celui de l'expansion du christianisme, avant son triomphe sous Constantin. Il voit accroître le nombre de ses fidèles, s'établir une structure ecclésiale forte, autour de l'évêque et des grands sièges épiscopaux, mais aussi s'aggraver les persécutions et se développer les débats théologiques et les crises internes. Les écrits de cette époque sont à la foi d'irremplaçables documents historiques, mais aussi des oeuvres littéraires et philosophiques (ou théologiques) à part entière, et bien souvent en tout point comparables, par la qualité et la profondeur, à celles de leurs contemporains païens. Parmi les plus éminents, Clément d'Alexandrie, Origène, Hippolyte, Eusèbe.
    Chaque chapitre ou chaque notice d'auteur est suivi d'une ample bibliographie, parfaitement à jour (y sont mentionnées des publications de l'année 2016). Ces compléments font de l'Histoire de la littérature grecque chrétienne un instrument d'une très grande utilité - aussi bien pour le public cultivé, qui y dénichera les informations nécessaires à une meilleure compréhension de l'oeuvre des Pères, qu'au spécialiste, qui y trouvera les éléments nécessaires à une première approche scientifique d'auteurs d'un abord parfois difficile.

  • La réception des romans de l'Antiquité a suivi une double voie : celle de l'Occident médiéval, empruntée principalement (mais pas uniquement) par les oeuvres latines, qu'elles fussent profanes ou chrétiennes, et celle de l'Orient byzantin, liée aux conquêtes ottomanes et à la Renaissance humaniste. C'est en effet à la suite du siège de Buda, en 1526, grâce à un manuscrit sauvé des flammes de l'incendie du palais des rois de Hongrie, que furent redécouverts en Occident les grands romans grecs du corpus traditionnel : souvent traduits, tant en latin qu'en langue vernaculaire, avant même leur édition dans leur texte original, ils furent bientôt imités, et même plagiés. Mais les oeuvres de fiction de l'Antiquité ne nous sont pas parvenues exclusivement à l'issue d'une transmission savante. Certaines ont cheminé à travers le Moyen Âge latin, tandis que d'autres se sont vues adaptées au sein de l'Empire byzantin par des écrivains soucieux de les mettre au goût de la cour impériale. C'est cette diversité des cheminements, des usages et des réemplois qui constitue l'objet du présent volume, fruit d'un colloque organisé à l'Université de Tours en octobre 2013, septième de la série des Colloques sur l'Ancien roman.
    Les auteurs Jérôme BASTICK, Simone BETA, Alain BIDEAU, Marie-Ange CALVET-SEBASTI, Koen de TEMMERMAN, Massimiliano GAGGERO, Richard HILLMAN, Corinne JOUANNO, Lydie LANSARD, Florence MEUNIER, Ingela NILSSON, Bernard POUDERON, Alexander ROOSE, Pauline RUBERRY-BLANC, Linda SIMONIS, Jean-Jacques VINCENSINI.

  • L'un des plus grands mythes de notre littérature trouve son origine historique dans un personnage fantasque, mi-charlatan, mi-homme de science et de culture, le docteur Faust de Kundling. Mais les développements littéraires qui ont suivi sa mort singulière se sont appuyés sur différentes figures qui appartiennent au fonds commun de notre culture occidentale. Au premier rang d'entre elles, celle de Simon le Magicien, connue à travers les Actes des apôtres, la tradition hérésiologique (Justin, Irénée), et surtout le Roman pseudo-clémentin. C'est en effet dans cet ouvrage que l'auteur du premier récit sur Faust, le Faustbuch (1587), a puisé nombre des traits qu'il attribue à son anti-héros : le nom même de Faustus (bien attesté par ailleurs comme patronyme du magicien), les pratiques magiques et l'asservissement au démon, mais aussi la présence à ses côtés d'Hélène de Troie, la compagne de Simon. Cette confusion permit à l'auteur une nouvelle assimilation, celle de Faust avec le pape Alexandre VI Borgia, coupable de « simonie ». L'ouvrage retrace ce parcours littéraire, depuis les Actes des apôtres jusqu'au Faustbuch et quelques-uns des auteurs qui s'en sont inspirés (Marlowe, Goethe, Flaubert, Anatole France).

  • Les apologistes grecs du deuxième siècle - Aristide, saint Justin, Tatien, Athénagore, Théophile, auxquels il faut joindre quelques inconnus ou anonymes - sont les premiers intellectuels du christianisme.
    A l'époque des persécutions menées sporadiquementpar les foules hostiles sous la forme de véritables " pogroms ", et qui étaient plus ou moins acceptées par les autorités (les Antonins, depuis Trajan jusqu'à Marc Aurèle, n'étaient pas favorables aux chrétiens), ils ont pris la plume, en s'adressant les uns directement aux empereurs, les autres au public païen, pour défendre leurs coreligionnaires contre les odieuses accusations qui étaient lancées contre eux : l'anthropophagie rituelle, la débauche incestueuse, l'impiété, envers les dieux de la cité, qualifiée par leurs adversaires d'" athéisme ", et pour présenter et justifier le nouveau genre de vie et la doctrine jugée scandaleuse qui étaient les leurs.
    Ce faisant, ils ont dressé un premier pont entre la philosophie païenne et le christianisme, en présentant la doctrine chrétienne d'une manière rationnelle, acceptable par les lettrés de l'époque, en même temps qu'ils ont contribué à l'élaboration de la théologie chrétienne. Mais ils ont aussi combattu des adversaires plus proches d'eux : les gnostiques, qui, au nomd'une interprétation supérieure des Écritures, distinguaient le Dieu transcendant du Démiurge créateur, niaient l'humanité du Christ sauveur et rejetaient la résurrection de la chair, et les juifs, qui, attachés à la lettre des textes bibliques, refusaient de voir en Jésus de Nazareth le Messie annoncé par les prophètes, Verbe de Dieu préexistant.
    Dans cet ouvrage - le plus complet en langue française depuis celui d'A. Puech (1912) -, sont présentés à la fois les hommes (dans la mesure où nous détenons sur eux des informations qui ne relèvent pas de la pure légende hagiographique), leurs oeuvres et leurs doctrines, de manière à donner de leur action et de leur apport théologique et littéraire l'image la plus fidèle possible.

  • Dire l'ineffable. Entre les anthropomorphismes de la Bible et une conception très haute de la transcendance qui est celle d'un platonisme réinterprété par le courant gnostique, les premiers Pères de l'Église, pour exprimer leur conception du Dieu suprême et distinguer leur « vraie philosophie » de celle des intellectuels païens, ont dû se créer leurs voies propres, conciliant l'héritage de la Bible et celui de la pensée grecque. Certains d'entre eux ont théorisé leurs principes dans une véritable réflexion méthodologique et introspective, d'autres les ont simplement laissé entrevoir. Le colloque dont ce volume constitue les Actes s'est attaché à définir les fondements méthodologiques de la définition de Dieu chez les Pères les plus représentatifs de la première théologie chrétienne, depuis Justin Martyr et Tertullien jusqu'à la fin de l'époque patristique.
    Actes du colloque de Tours, 17-18 avril 2015.

  • Aux marges du roman antique a fleuri une constellation de textes, fictions biographiques, hagiographies romancées ou récits de voyages et d'aventures, qui ont pour commune particularité une forte composante fictionnelle. Souvent désignés sous la commode étiquette de fringe novels, ces écrits à l'identité générique indécise, gravitant à la croisée du roman et de l'histoire, de la littérature édifiante et du divertissement, ont connu une destinée parfois bien différente de celle des romans antiques, oubliés au Moyen Âge et redécouverts par les humanistes de la Renaissance. Ce sont les divers aspects de leur réception, de la Renaissance à l'époque moderne, que les auteurs des treize articles réunis dans le présent volume ont choisi d'explorer, en se demandant si les lecteurs du passé étaient sensibles à la dimension fictionnelle des fringe novels et percevaient les affinités qui, à nos yeux, relient ces différents textes. L'étude des traductions, adaptations ou réécritures auxquelles des fringe novels comme la Cyropédie de Xénophon, la Vie d'Ésope ou Barlaam et Joasaph ont donné lieu, celle des oeuvres nouvelles que ces « romans de la marge » ont inspirées, l'analyse des commentaires, critiques ou polémiques qu'ils suscitèrent parfois, et le rôle qu'ils ont pu jouer dans la réflexion littéraire et les débats d'idées des temps modernes sont autant d'indices précieux aidant à mieux cerner la perception générique qui fut réservée à ce groupe d'écrits, le type de lecture auquel ils donnèrent lieu et le profit que leurs lecteurs en escomptaient.

  • L'« Histoire de la littérature grecque chrétienne » a pour ambition de présenter, en six volumes, l'ensemble des auteurs et des écrits chrétiens de langue grecque depuis les origines (les lettres de Paul, les évangiles) jusqu'au concile de Chalcédoine (451). L'importance de cette littérature n'est plus guère contestée aujourd'hui : que l'on s'attache à comprendre par elle l'évolution du dogme chrétien ou la naissance des grandes querelles théologiques, que l'on y voie le témoin d'une période historique particulièrement féconde ou que l'on y puise matière à fortifier sa spiritualité, la connaissance des premiers écrits du christianisme s'avère indispensable à toute personne cultivée, soucieuse d'aborder sans trop de difficultés l'un des plus riches patrimoines de notre culture occidentale. L'une des particularités de cette « Histoire », fruit de la collaboration de nombreux chercheurs, est d'abandonner les catégories introduites par la tradition ecclésiastique : les écrits dits hétérodoxes y sont représentés au même titre que les auteurs orthodoxes, et le classement des oeuvres ne suit pas nécessairement celui qui fut introduit artificiellement par les premiers éditeurs ou par le processus de canonisation littéraire. Enfin, elle vise le public le plus large possible, afin d'éclairer le profane tout en fournissant à l'étudiant, voire au chercheur, les informations fondamentales et les éléments bibliographiques nécessaires à une étude plus approfondie.

    Ce premier volume est entièrement méthodologique. Il a pour objet de définir les différentes problématiques propres à ce type de littérature, et se veut être pour le lecteur, même bien informé, un outil de documentation et de recherche dont l'intérêt dépasse largement les seuls écrits chrétiens.

  • Raniero Cantalamessa, a Franciscan Capuchin ordained priest in 1958, earned a PhD in Theology (1962) from the University of Freiburg (Switzerland), and a PhD in Classics from the Catholic University of Milan (1966). From 1970 to 1979, he held the first Chair of Early Christian Studies in Italy and was the first Director of the Department of Religious Studies of the Catholic University of Milan. His main works deal with Tertullian, Pseudo-Hippolytus, Christian apologetics, Easter and Christology in the Ancient Church. In 1979, Father Cantalamessa resigned his teaching position and, in 1980, was appointed by Pope John Paul II Preacher to the Papal Household. This volume is an homage published by friends and colleagues in Patristic studies to honour him as both a scholar and a theologian on the occasion of his 80th birthday.

    Contributors :
    Pauline Allen, Pier Franco Beatrice, Marie-Odile Boulnois, Paul F. Bradshaw, Harald Buchinger, Frédéric Chapot, Stefan Freund, Claudio Gianotto, Rémi Gounelle, Theresia Hainthaler, Adam Kamesar, Winrich Löehr, Bronwen Neil, Bernard Pouderon, Ilaria Ramelli, Margaret Schatkin, Helmut Seng, Michael B. Simmons.

  • Le présent volume constitue les Actes du LXIe colloque international d'Études Humanistes, organisé à Tours du 2 au 5 juillet 2018 au Centre d'études supérieures de la Renaissance (CESR). Il s'ouvre sur un Hommage à Christophe Plantin, célèbre imprimeur de la Renaissance né dans la région de Tours dont notre groupe de recherche et cette collection portent le nom. Dans la lignée des travaux sur le transfert des savoirs qui s'est accompli de l'Antiquité à la Renaissance, le livre s'interroge sur la façon dont les femmes illustres de l'Antiquité grecque ont été perçues et réinterprétées du XIVe siècle à la fin du XVIe siècle. Divisé en quatre chapitres, l'ouvrage s'organise autour de quatre questions : quel a été le rôle de Boccace dans l'intérêt porté aux femmes grecques antiques ? Dans quelle mesure les figures mythologiques et les constructions allégoriques ont-elles été un instrument de moralisation et de christianisation de l'héritage païen ? Comment les grandes figures poétiques comme Sappho et les personnages issus des tragédies et romans grecs ont-ils été accueillis et transformés à la Renaissance ? En quoi ces femmes grecques antiques entrent-elles en résonance avec les réflexions menées à la même époque sur le rôle et la place de la femme dans la société ? Dans une perspective résolument transversale, cet ouvrage associe analyses philologiques et littéraires, études iconographiques, recherches historiques et philosophiques.

    Les auteurs :
    Georgios Arabatzis, Renzo Bragantini, Davide Canfora, Sergio Cappello, Diane Cuny, Anne Debrosse, Pierre Delsaerdt, Sabrina Ferrara, Paul Hoftijzer, Virginie Leroux, Maria Maslanka-Soro, Franziska Meier, Bruno Méniel, Bernard Pouderon, Giulia Puma, Maria Teresa Ricci, Massimo Scandola, Antonio Sotgiu, Richard Trachsler, Massimiliano Traversino Di Cristo, Jean-Jacques Vincensini, Paolo Viti, Claudia Zudini

  • Variations, évolutions, métamorphoses. Trois mots, trois concepts qui évoquent le changement et la transformation du monde, de l'être et de ses savoirs. Les Journées de l'Institut Universitaire de France, tenues à Tours en juin 2012, ont abordé le problème dans son aspect pluridisciplinaire, puisque toutes les sciences y ont été mises à contribution par le truchement de leurs meilleurs spécialistes : mathématiques, physique et chimie ; droit et sociologie ; linguistique et littérature ; biologie et médecine ; philosophie et théologie ; histoire et sociologie.
    Une approche pour tout public des avancées de la science en ces domaines.

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