• L' univers de Cendrars est traversé de voyageurs hallucinés, qu'une idée fixe a jetés sur les routes : tout quitter pour se refaçonner. Se faire enfin la belle. La quête de l'élixir de longue vie ou du secret des choses dévore ces aventuriers de l'esprit. Brûlés, boiteux, rongés, manchots, ils ont lâché la proie pour l'ombre et rêvent de voir le monde surgir à l'état naissant, avec des yeux d'enfant émerveillé.
    Autant qu'une règle de vie, partir est un précepte d'écriture : ne jamais s'enfermer dans une formule. L'étonnante diversité des livres de Cendrars (poèmes, romans, reportages, mémoires), de même que l'inventaire des enthousiasmes qui l'ont porté vers la musique, la peinture, le cinéma, la publicité ou la radio, révèlent un créateur en mouvement perpétuel, à l'écoute du « profond aujourd'hui ». Ce qui fascine dans l'atelier du poète est le refus de dissocier l'expérimentation des formes et l'expérience de soi. Sous le plaisir de rompre, se relance une seule et même hantise : l'amour des commencements.

  • Tous les mélomanes du jazz en région lyonnaise, les habitués du Hot-club de Lyon, les fans des big-bands, connaissent Marcel Ducret.
    Les moins jeunes l'ont entendu dans les meilleurs orchestres de danse au fameux Palais d'hiver ou encore au Casino de Charbonnières, entre autres. Mais très peu d'entre eux savent son long parcours.
    Il nous dit tout sur ses débuts, parfois difficiles, mais aussi sur sa persévérance, ses rencontres, ses coups de chance qui lui ont sauvé la vie...
    Une vie d'artiste généreux, bien remplie.

  • A l'occasion du 140e anniversaire de la mort de Sainte-Beuve, nord' a voulu consacrer son premier numéro de l'année 2009 à ce poète, romancier et critique français né à Boulogne-sur-mer en 1804.
    Le sommaire couvre l'ensemble de l'activité littéraire et critique de l'auteur.
    Les articles réunis ont ainsi pour vocation de participer à la « réhabilitation » d'un grand écrivain et penseur de la littérature que le Contre Sainte-Beuve de Proust avait en partie déconsidéré mais que la critique la plus contemporaine remet à l'honneur.

  • " Ce matin est le premier jour du monde. " Avec le poète du Panama, toujours nous sommes ramenés à la naissance mystérieuse de tout. La passion des origines étend son empire à tous les domaines de la vie et de la création. Rien n'est plus exaltant pour lui que partir. Mais, dans la bourlingue à la Cendrars, l'amour du voyage ne fait qu'un avec le désir d'aller à la rencontre de l'inconnu et à la recherche de soi. Partir c'est renaître. Son univers est traversé de voyageurs hallucinés, qu'une idée fixe a jetés sur les routes : tout quitter pour se refaçonner. Se faire enfin la belle. La quête de l'élixir de longue vie ou du secret des choses dévore ces aventuriers de l'esprit. Brûlés, boiteux, rongés, manchots, ils ont lâché la proie pour l'ombre et rêvent de voir le monde surgir à l'état naissant, avec des yeux d'enfant émerveillé. Autant qu'une règle de vie, partir est un précepte d'écriture : ne jamais s'enfermer dans une formule. L'étonnante diversité des livres de Cendrars (poèmes, romans, reportages, mémoires), de même que l'inventaire des enthousiasmes qui l'ont porté vers la musique, la peinture, le cinéma, la publicité ou la radio, révèlent un créateur en mouvement perpétuel, à l'écoute du " profond aujourd'hui ". Ce qui fascine dans l'atelier du poète est le refus de dissocier l'expérimentation des formes et l'expérience de soi. Sous le plaisir de rompre, se relance une seule et même hantise : l'amour des commencements.

  • Pendant l'occupation, dans une Eglise. A l'abri des regards, Jean, fugitif, se terre. Le temps de reprendre son souffle, avant de continuer plus avant, vers le sud, la zone libre, les réseaux résistants. Sa halte durera néanmoins plus longtemps que prévu. La faute à Hans Becker, Herr Oberartz, organiste amateur que Jean, lui-même compositeur et musicien, rencontre en ces lieux et avec lequel il se lie. La faute à J.-S. Bach qui les rapproche malgré les inimitiés dues à la guerre. La faute enfin et surtout à Madeleine, tout d'abord élève impromptue, puis courtisée, puis amante. Sans s'en rendre compte, Jean a alors déjà fixé ses amarres sous les cieux angevins. Soupçonneux et inquisiteurs, collabos et miliciens interrompront néanmoins la parenthèse enchantée.

  • " Pouvez-vous dire quelle a été la rencontre capitale de votre vie " ? A l'enquête qu'ils lançaient dans la revue Minotaure en 1933, la réponse allait de soi pour André Breton et Paul Eluard : c'était, de toute évidence, la rencontre de l'amour.
    Encore fallait-il pour être capitale qu'elle vînt combler en eux l'attente de l'événement unique et un désir de coïncidences bouleversantes. À cette passion de la rencontre se reconnaîtront toujours les vrais amoureux de l'amour. Un simple échange de regards suffit à déclencher la foudre et à révéler aux inconnus qu'ils étaient destinés l'un à l'autre. Quand l'amour de la rencontre et la rencontre de l'amour entrent en fusion, tout fait preuve et, dans le vertige qui emporte les signes, le lieu dévoile enfin son génie érotique.
    Pour l'éducation des amants, Madeleine de Scudéry avait dessiné la carte de Tendre qui offrait ses parcours allégoriques à l'amoureuse initiation. La leçon sera entendue par une lignée de voyageurs pour qui le paysage est le creuset d'une alchimie du désir. Lorsque Watteau embarque ses pèlerins pour Cythère, lorsque Stendhal vole aux rameaux de Salzbourg les secrets de la cristallisation, lorsque Baudelaire adresse à la femme aimée son invitation au voyage, lorsque Breton découvre que dans Paris se love un corps de femme, ils se font eux aussi les géographes de Tendre.
    Tout en se plaçant sous la tutelle de Vénus, c'est à son fils bien-aimé qu'ils rendent hommage : ils illustrent les pouvoirs d'Eros géographe.

  • En marge de l'oeuvre de cendrars, ces rencontres composent le portrait kaléidoscopique d'un poète en liberté qui joue volontiers avec son personnage et cultive non sans humour sa mythologie.
    Un amour dévorant pour le cinéma, la découverte initiatique du brésil, la retraite à aix-en-provence pendant la seconde guerre mondiale, le jardin paradisiaque de saint-segond, le retour à paris en 1950 et les rencontres bientôt rituelles de la rue jean-dolent, la présence absence si singulière de raymone, sa compagne, tiennent une place de choix dans ces entretiens. au fil des rencontres se multiplient les confidences passionnantes, souvent inattendues, sur les opinions, les goûts ou les innombrables projets du poète.
    Refusant de séparer le réel de l'imaginaire, blaise cendrars se présentait comme un " amant du secret des choses ". cet ensemble inédit ajoute un supplément savoureux à la bibliographie d'un poète qui avait la passion des livres fantômes et rêvait d'une oeuvre à jamais " sur le chantier ".

  • Traitant de l'oeuvre du XXe siècle au programme des agrégations externes et internes de Lettres classiques et de Lettres modernes ainsi qu'au concours spécial de l'agrégation, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.
    Comme tous les clefs-concours de Lettres médiévales, l'ouvrage est structuré en quatre parties :
    Repères : le contexte historique et littéraire Problématiques : comprendre les enjeux du programme Le travail du texte : lexicologie, morphosyntaxe, stylistique Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence

  • Rien seul

    Jean-Claude Leroy

    «C'est bien de cela qu'il s'agit, de faire vivant.» Après quatre livres composés de nouvelles ou de récits courts, Jean-Claude Leroy propose avec Rien seul son premier roman.

    C'est l'histoire de Cédric, «un être silencieux et obéissant qui, pour des raisons pratiques, jamais pour s'épancher ou livrer un sentiment, s'exprime d'une voix douce - sauf s'il est vraiment ivre, alors il lui arrive de redire après Jean-Pierre une opinion sur la valeur d'un téléfilm ou sur la beauté d'une femme.» ; Cédric qui «ne montre jamais d'entrain à réaliser quoi que ce soit, néanmoins personne ne le suppose indifférent» ; qui «peut rester assis près d'un arbre pendant des heures, ne disant rien, sans manquer de rien» ; qui va bientôt se retrouver clochard et alcoolique dans une société qui refuse toute place à ceux qui ne se normalisent pas.
    «Cédric est encore un tout jeune homme mais il véhicule toutes les défaites transmises par des générations de perdants, toutes les humiliations qu'il a partagées avec son père quand trop de fatigue et d'abrutissement l'empêchaient de se tenir debout dans le regard de ses enfants. Cédric a hérité d'une force dénuée d'enthousiasme, une force tout juste bonne à supporter un homme et à le faire obéir aux lois diverses de l'exploitation.» Quant à «Auguste, le père toujours saoul, il n'y a que mourir qu'il a su faire, impeccablement.» Cédric semblait pourtant capable de vivre, après son départ - sa fuite ? - avec Jean-Pierre vers ce qui pouvait paraître un avenir, son initiation amoureuse avec Judith, puis sa rencontre avec Annick et la naissance de leur fille Violaine, qu'«il préfère photographier que prendre dans ses bras, il craint de l'abîmer.» Seulement voilà, il n'arrive pas à trouver sa place, vivre lui est douleur. Et la société s'en mêle, évidemment. «C'est comme s'il avait glissé d'une marche et que nul n'avait prévu qu'il pût remonter un jour.» Alors tout bascule peu à peu, irrémédiablement. Il va pourtant rencontrer dans les marges de cette société d'autres solitudes pétries de cette humanité qu'on ne veut plus leur reconnaître : Marco, le clochard, qui ne demande rien, l'accepte comme il est ; la grand-mère aussi, plus tard, qui va lui ouvrir sa porte, l'accueillir maternellement dans le silence de sa mutité - alors «Cédric se découvre un certain goût de vivre, du genre qui survient quand on est amoureux sans le savoir. (...) Par ce qu'il croyait son malheur il avait contracté la honte, l'empêchement. Sa douleur même, il n'osait la faire parler. Surtout pas elle. Maintenant il voit qu'on peut ne rien vouloir, ni vaincre ni mourir.» Mais nos sociétés supportent mal ces êtres-là... Le livre se termine dans une dystopie effrayante. Une perspective effroyable dont les signes avant-coureurs sont bien perceptibles...
    «Il faut attendre d'entrevoir sa dernière heure pour éprouver enfin la délivrance, ensuite les minutes peuvent bien durer le temps qu'elles veulent, on est imbattable.» À propos de Comédie du suicide, Bernard Bretonnière écrivait dans Encres de Loire : «Honnêteté, à coup sûr : éthique, littéraire, intellectuelle. Est-ce si commun?» Et à propos du style de Jean-Claude Leroy : «[ce] style souverain [qui] fait gagner l'alchimie permettant à toute littérature digne de ce nom de transmuer en or le plomb noir de ce que l'on appellera, pour dire vite, la mélancolie.» Ces remarques valent pour Rien seul. Avec ce premier roman, Jean-Claude Leroy réalise comme une quintessence de ses livres précédents. Prenant faussement l'aspect de récits de vie, la structure romanesque et l'écriture portent le propos à la dimension d'un livre rare par sa force et l'émotion qu'il suscite, où s'épanouissent les qualités poétiques de l'écriture de l'auteur. Mettant en scène les déshérités, les accidentés de la vie, le monde des gens ordinaires qui survivent à coup de courage et de lâcheté, de désespoir et d'enthousiasme imperceptibles, d'intelligence lucide et muette, Rien seul mérite, c'est notre conviction d'éditeur, la belle reconnaissance de bijou de la littérature.

    1 autre édition :

  • Aimer de vivre

    Jean-Claude Leroy

    J'étais seul et sans mémoire depuis cinq ou six années. Je ne savais plus quoi, mais il avait bien fallu l'oublier. Mon nom même m'apparaissait comme une résonance plutôt étrange, je l'avais perdu sans doute pour gagner celui de fleurs et d'astres que je distinguais nouvellement - le monde me devenait familier, m'engloutissait. La vieille maison dont j'avais hérité souffrait de désolation, j'y errais dans un étroit périmètre de pénombre, entre des murs gris et des objets surannés. Une atmosphère mélancolique m'imbibait comme un mauvais vin, une piquette prise à contre-coeur. Cependant je vivais en continuant de vivre, ne méritant plus que de l'habitude. Rien de triste, en somme, simplement la vie de presque tout le monde. L'hiver venait souvent, j'avais froid. Des heures durant je me tenais sur le seuil, assis sur la pierre d'entrée, comme à attendre. Ainsi ce jour.

    Jean-Claude Leroy signe avec Aimer de vivre un recueil crépusculaire, étranger au monde frivole, hors du temps - ensorcelant. Son écriture, subtilement poétique, se fait lascive, tumultueuse, mélancolique, intranquille, pour ciseler cinq récits, brûlants et vacillants comme la flamme d'une bougie, où se croisent, s'aiment, se désirent et se déchirent des corps, des coeurs, des frères et des âmes soeurs.

  • S'enfermer pour observer le décor qu'on a choisi. S'enfuir pour tenter de se tenir en soi, dans son entier. L'espace est intérieur d'où qu'on sorte.
    Voyage autour de mon atelier d'Éric Pénard dessine un journal de bord. La « coque de noix » s'appelle l'« atelier », où l'artiste pose son réel, ses fantaisies. Il suffit d'engager la traversée, de s'attacher aux détails, aux visages qui surgissent des objets, à l'espace que découpe l'oeil, et le monde s'ouvre.
    Dans Retrait, Jean-Claude Leroy rapporte l'Inde rêvée, ici décrite à toute allure, comme un échec, et qui ne peut rien pour lui. Un exil impossible, vécu dans un lointain qu'il n'a pas suffi d'aborder, qui reste hors de portée. La parenthèse doit se refermer.
    Par un secret agencement, qui ne révèle qu'après coup sa raison, deux rendez-vous intimes, étrangers l'un à l'autre, sont ici articulés. Comme si le jeu était de divertir la géographie, la distance - non pas la lecture - dans une mise en regard inattendue, inaperçue.

    1 autre édition :

  • Quatre fascicules concernant la 1re année d'enseignement des kinésithérapeutes. Le choix du contenu de chaque tome a été fait avec l'idée de s'adapter au mieux aux programmes qui peuvent être différents selon les écoles. Abondamment illustré par des dessins, il constitue un répertoire didactique et précis des techniques les plus courantes. Ce premier tome est consacré aux principes car l'évolution de la masso-kinésithérapie nécessite que l'on comprenne les phénomènes qui sous-tendent ces techniques. C'est l'ouvrage indispensable à la bonne compréhension et à l'intégration des tomes suivants.

  • La Vie brûle

    Jean-Claude Leroy

    La Vie brûle est le récit romancé d'un séjour en Égypte durant la séquence révolutionnaire de l'hiver 2011, inscrite dans ce qui fut appelé le Printemps arabe. Journal des événements vécus en simple témoin analphabète, à travers la vision, le ressenti, le partage des émotions et opinions, c'est aussi un voyage intérieur percuté par les mauvaises nouvelles qui surviennent. La perte d'un ami dans un accident de la circulation en Inde. La catastrophe nucléaire de Fukushima.
    Tout cela cohabite dans une prose réflexive où, par l'esprit critique, mais aussi par l'amitié, « l'humanité de l'humain » cherche à garder tous ses droits.

  • Constellation Cendrars présente des inédits, des contributions littéraires et des articles critiques rendant compte des recherches actuelles autour de l'oeuvre de Blaise Cendrars.

  • Comédie du suicide

    Jean-Claude Leroy

    Composé de trois récits indépendants, Comédie du suicide explore trois regards sur la mort. Le deuil amoureux, le deuil égoïste et la chute conjointe de deux êtres étouffés par la vie.
    Dans « Ce pont qui me traverse », récit onirique qui n'est pas sans rappeler ceux d'Henri Bosco, le narrateur, qui vient de perdre sa compagne, morte subitement, est submergé par le désespoir et refuse sa disparition. Cette attitude débouche sur une autre réalité, comme si l'amour au-delà de la mort déguisait les apparences de la vie jusqu'à en modifier les règles connues.
    Dans « Comédie du suicide », qui donne son titre à l'ensemble, une tonalité plus cynique succède à la voix romantique empruntée dans le premier récit. Là, le chantage au suicide, propre à ceux qui tiennent discours, s'oppose à l'autodestruction muette, comme la frivolité et l'égoïsme masculin s'opposent à l'implication amoureuse, vitale, des femmes.
    Au final, « L'Enfer du décor » présente la mort rendue inévitable par l'enfermement et la passivité. Un couple s'enferme peu à peu dans une existence subie et partagée où le délabrement grotesque qui s'établit faute de lucidité mènera jusqu'à un dénouement tragique. Tableau final aux allures de sinistre caricature.
    Dans ce livre, Jean-Claude Leroy prolonge la démarche inaugurée dans Entrée en matière, notamment dans l'emploi d'un « je » narrateur, mais sans en reproduire tous les caractères. Quoiqu'indépendants, les trois récits forment un tryptique où les relations amoureuses se font écho à travers des situations qu'illustre bien cette phrase de l'auteur : « Quand les femmes cessent d'avoir peur elles sont capables de tout, et elles nous font peur. » L'auteur a bénéficié pour la rédaction de cet ouvrage du soutien du Centre National du Livre.

    1 autre édition :

  • Leçon de campagne

    Jean-Claude Leroy

    Le problème des déchets radio-actifs a toujours été mis en avant par les opposants au nucléaire. Les gouvernements successifs rencontrent d'énormes difficultés à imposer des centres de stockage en profondeur.
    Hiver 2000, quinze sites sont présélectionnés. En Mayenne notamment, où une véritable « réaction en chaîne » se produit, soit une cinquantaine d'associations militantes regroupant environ 8000 personnes, et des manifestations « paysannes » comme il ne s'en était jamais vu ici.
    Jean-Claude Leroy propose le récit des événements. Surtout, il tente un éclairage signifiant et sensible d'une campagne épanouie dans sa colère - où le lien à la terre et aux générations veut exister encore, autorisant peut-être le lien aux proches, la solidarité universelle - toujours en restituant au plus près ce qu'il a pu entendre, comme prises de parole, de conscience.

  • Le temps pour Laure

    Jean-Claude Leroy


    dans " cairo la victorieuse ", capitale égyptienne tiraillée entre hédonisme sommaire et discipline religieuse, le narrateur part à la recherche de laure, jeune femme qu'il a aimée ici d'une passion dévorante.
    les tourments de l'attente, de l'impuissance, se chargent de désirs, de visions. les corps écartés se lavent d'amour, d'inconscience. au cours d'errances fébriles se nouent le souvenir et la prégnance de ces instants oú la vie et le rêve s'entremêlent, se nourrissant l'un de l'autre pour ouvrir les portes d'un nouvel espace, intime, inquiétant, dans lequel l'être humain retrouve l'état initial d'incertitude et de songe.
    dans la nuit citadine, des enfants des rues accompagnent et guident les amants perdus. la maison féerique et désertée d'un fonctionnaire de la culture devient le nid d'une renaissance. et, dans la figure du peintre heykal, à qui le modèle disparu retournera finalement son art sous forme de portrait absolu, surgit peut-être en filigrane l'image du narrateur et de sa quête.

  • « Le mystère de chacun grandit pour l'oeil intime comme pour le coeur fantasque ».

    Dans « Cairo la victorieuse », capitale égyptienne tiraillée entre hédonisme sommaire et discipline religieuse, la narrateur part à la recherche de Laure, jeune femme qu'il a aimée ici d'une passion dévorante.
    Les tourments de l'attente, de l'impuissance, se chargent de désirs, de visions. Les corps écartés se lavent d'amour, d'inconscience.
    Au cours d'errances fébriles se nouent le souvenir et la prégnance de ces instants où la vie et le rêve s'entremêlent, se nourrissant l'un de l'autre pour ouvrir les portes d'un nouvel espace, intime, inquiétant, dans lequel l'être humain retrouve l'état initial d'incertitude et de songe.
    Dans la nuit citadine, des enfants des rues accompagnent et guident les amants perdus. La maison féerique et désertée d'un fonctionnaire de la culture devient le nid d'une renaissance. Et, dans la figure du peintre Heykal à qui le modèle disparu retournera son art sous forme de portrait absolu, surgit peut-être en filigrane l'image du narrateur et de sa quête...

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