• Ce livre présente les analyses essentielles du courant écosocialiste. Outre le grand texte de Michaël Löwy, il republie certains documents clefs, comme le Manifeste écosocialiste international et deux études de cas : les Etats-unis et le Brésil.

  • La découverte de l'oeuvre de Benjamin fut, pour Michael Löwy, une émotion qui a ébranlé bien des convictions et dont l'onde de choc s'est ressentie pendant plus de 40 ans dans toute sa recherche sur les formes hétérodoxes du marxisme en Europe ou en Amérique latine. À la vision marxiste d'une révolution comme «locomotive de l'histoire», roulant inexorablement vers le «progrès», Benjamin propose une version de la révolution «comme frein d'urgence», annonçant une critique du progrès et de la croissance, qui se développera plus tard dans la pensée critique. Les 9 essais rassemblés ici se concentrent sur la dimension révolutionnaire de l'oeuvre de Benjamin, où s'imbriquent une approche inspirée d'un matérialisme historique non orthodoxe et des conceptions issues du messianisme juif.

  • Les Thèses « Sur le concept d'histoire » de 1940 sont le dernier écrit de Walter Benjamin et constituent peut-être le document le plus significatif dans la pensée critique du XXe siècle. T exte allusif, sybillin, dont l'hermétisme est constellé d'images et d'allégories, semé de paradoxes, traversé d'intuitions. Ce livre en propose une étude au mot à mot. Là où d'autres ne voient que contradiction ou ambiguïté, il met en évidence une cohérence fondamentale, dont la clé est constituée par la fusion de trois discours hétérogènes: le romantisme allemand, le messianisme juif, le marxisme révolutionnaire. Echappant aux classifications dans lesquelles on a voulu le ranger, Benjamin est en cela un auteur qui dérange.

  • En janvier 1919, Rosa Luxemburg était assassinée, avec Karl Liebknecht, par les Corps-Francs, et son cadavre était jeté dans le Landwehrkanal. Un siècle plus tard, que reste-t-il de la pensée et de l'action de celle qui avait lancé le mot d'ordre « Socialisme ou barbarie » ?
    Dans ce livre, Michael Löwy réunit des essais sur certains aspects de l'oeuvre de Rosa Luxemburg qu'il juge méconnus ou d'une singulière actualité dans la perspective d'une refondation d'une espérance émancipatrice : l'internationalisme, sa conception ouverte de l'histoire, (contre un certain « déterminisme »), l'importance pour elle de la démocratie dans le processus révolutionnaire, et aussi, l'intérêt qu'elle portait aux sociétés du « communisme primitif ».

  • Ce livre traite du rapport entre visions du monde (idéologiques ou utopiques) et connaissance, dans le domaine des sciences sociales, à partir d'une discussion des principales tentatives d'élaborer un modèle d'objectivité scientifique apparues au sein du positivisme, de l'historicisme et du marxisme.
    Il s'agit de montrer que, contrairement à ce que prétend le positivisme, toute connaissance et interprétation de la réalité sociale est liée, d'une façon directe ou indirecte, à une des grandes visions sociales du monde, à une perspective globale socialement conditionnée. Ce que Pierre Bourdieu désignait comme « les catégories de pensée impensées qui délimitent le pensable et prédéterminent le pensé ».
    La vérité objective sur la société n'est donc pas concevable comme une image renvoyée par un miroir, elle est plutôt un paysage peint par un artiste, un paysage qui sera d'autant plus vrai que le peintre sera situé à un observatoire ou un belvédère plus élevé, lui permettant une vue plus vaste et plus étendue du panorama irrégulier et accidenté de la réalité sociale.
    L'ouvrage tire son titre du « trilemme de Münchhausen », raisonnement et argumentation découlant de l'histoire du Baron de Münchhausen qui, pour se sortir du marais où il était enlisé, s'est luimême soulevé par les cheveux.
    Une nouvelle préface enrichit ce livre paru chez Anthropos en 1985 et épuisé depuis longtemps.

  • Faire converger deux projets de transformation radicale de la société, l'écologie et le socialisme.
    Dans la perspective historique d'un nouveau paradigme de civilisation, tel est l'enjeu de l'écosocialisme. Les auteurs de cet ouvrage partagent une critique radicale du capitalisme moderne et l'aspiration à une alternative globale à partir des idées et pratiques écologiques et socialistes.

  • On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, le grand sociologue allemand était un libéral, hostile au communisme. Mais c'était aussi, nous rappelle Michael Löwy, textes à l'appui, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit qui enferme l'humanité moderne dans un système implacable. Relisant la célèbre étude sur les " affinités électives " entre l'éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Michael Löwy prolonge l'analyse. Il explore ainsi les " affinités négatives " entre l'éthique catholique et l'esprit du capitalisme et en retrouve la trace dans divers courants catholiques de gauche en Europe comme dans la théologie de la liberté en Amérique latine aujourd'hui. Il suit également les autres filiations anticapitalistes du sociologue de Heidelberg. D'une part celle du marxisme wébérien qui va de Georg Lukàcs à Maurice Merleau-Ponty, en passant par les premiers théoriciens de l'École de Francfort. D'autre part, celle d'un courant socialiste/romantique, essentiellement promu par des auteurs juifs allemands de la République de Weimar, tels Ernst Bloch ou Walter Benjamin.
    Cette postérité, Michaël Löwy, qui est à la fois un wébérien érudit et un marxiste engagé, l'incarne à sa manière. Et il entend montrer combien le courant critique du marxisme wébérien reste d'actualité alors que la toute puissance des marchés emprisonne, plus que jamais, les peuples dans la cage d'acier du calcul égoïste.

  • Peu d'auteurs ont saisi avec autant d'acuité les caractéristiques de la modernité occidentale comme Max Weber : désenchantement du monde, rationalité instrumentale, domination rational/bureaucratique, différentiation des sphères, polythéisme des valeurs. Peu d'auteurs ont laissé une empreinte aussi profonde sur les débats historiques, sociologiques, épistémologiques et philosophiques du XXe siècle, suscitant controverses, interprétations et réinterprétations. Ce qui ne veut pas dire que son oeuvre n'est pas rigoureuse et cohérente. Simplement, par sa richesse, sa subtilité, son approche pluraliste des causalités, sa méthodologie complexe, mais aussi son ambivalence envers les manifestations centrales de la modernité - l'État bureaucratique, l'économie capitaliste - il se prête à des lectures différentes, sinon opposées.

  • Franz kafka, reveur insoumis

    Michael Löwy

    • Stock
    • 18 Février 2004

    Ce livre n'est pas un essai de plus sur Kafka. La lecture proposée par Michael Löwy ne manquera pas de susciter des controverses, tant elle se dissocie du canon habituel de la critique littéraire concernant cet auteur. Car il s'agit de trouver le fil rouge permettant de relier, dans la vie et l'oeuvre de Franz Kafka, la révolte contre le père, la religion de la liberté (d'inspiration juive hétérodoxe) et la protestation (d'inspiration libertaire) contre le pouvoir meurtrier des appareils bureaucratiques.

    A partir de données biographiques souvent négligées, tels les rapports de l'écrivain pragois avec les milieux anarchistes, et d'une étude des trois grands romans inachevés ainsi que des nouvelles les plus importantes, éclairée par des fragments, des paraboles, des éléments de la correspondance et du journal de Kafka, Michael Löwy met en évidence la dimension formidablement critique et subversive de cette oeuvre.

  • Vers la fin du XIXe siècle apparaît en Europe centrale une génération d'intellectuels juifs dont l'oeuvre allait marquer la culture moderne. Puisant en même temps à des sources allemandes (le romantisme) et juives (le messianisme), leur pensée s'organise autour de l'idée (kabbalistique) du Tikkoun: la rédemption. Quelques-uns parmi eux sont plus orientés vers la religion: Martin Buber, Gershom Scholem, Franz Rosenzweig. D'autres sont plus attirés par les utopies sociales: Ernst Bloch, Georg Lukàcs, Erich Fromm. Entre les deux, à la fois à l'écart de tous les courants et à la croisée des chemins: Walter Benjamin et Franz Kafka. Malgré leurs différences, il existe entre tous une étonnante communauté spirituelle, fondée sur l'affinité élective entre la rédemption messianique et l'utopie libertaire. Ce livre est la première tentative de retrouver le réseau occulte qui les relie.

  • Cet ouvrage rassemble une abondante documentation photographique sur les principaux mouvements révolutionnaires, depuis la Commune de Paris jusqu'à la révolution cubaine des années 1950-1960.
    Aborder l'histoire par la photographie, en particulier celle des révolutions, permet de découvrir ce que les textes ne peuvent raconter : les visages, les gestes, certains mouvements, certaines situations, des ambiances.
    On y lit ce que les révolutions ont d'universel, mais aussi leurs particularités historique, culturelle et nationale.
    Chacune des révolutions abordées est présentée en trois temps : un texte, écrit par un historien reconnu, restitue le contextes politique, culturel et photographique de l'époque, ainsi que le rapport à l'image de ce moment d'histoire ; il est suivi d'une chronologie retraçant les différentes étapes de ces mouvements, puis de nombreuses photographies.
    Si certains de ces temps historiques ont fait l'objet par le passé de publications très riches en photographies, comme par exemple la guerre d'Espagne ou la révolution cubaine, d'autres ont plus rarement été abordés sous cet angle (la révolution hongroise de 1919, les révolutions chinoises de 1911 et 1949...). Ce parcours mondial expose donc des décors, visages et ambiances restés bien souvent méconnus.
    L'autre originalité de cet ouvrage réside dans son parti-pris, annoncé dès l'avant-propos par Michael Löwy : considérer la photographie comme un support à part entière du récit historique, et non comme un seul élément artistique ou journalistique. De ce fait, on n'y retrouve pas seulement les clichés célèbres de photographes réputés, comme Robert Capa ou Henri Cartier-Bresson, mais également de nombreux instantanés réalisés par des anonymes, des révolutionnaires eux-mêmes, dévoilant un regard plus incarné, intime et spontané sur ces moments historiques.

  • Capital contre nature

    Michael Löwy

    • Puf
    • 28 Janvier 2003

    L'heure de la mondialisation est aussi celle où la logique prédatrice du néo-libéralisme accumule ses conséquences catastrophiques pour la nature. Le capitalisme rentier, le régime d'accumulation épuisent à la fois "la terre et le travailleur" selon le mot de Marx. Cet ouvrage, issu des travaux de la section écologie du Congrès Marx international III, propose les grandes lignes d'un éco-socialisme.


    Table des matières Présentation : Marxisme et écologie, retour aux sources I -- Les contradictions socio-écologiques du capitalisme : progrès destructif (M. Löwy) -- marxisme et limites naturelles (T. Benton) -- seconde contradiction du capitalisme (J. O'Connor) II -- Ecologie et reproduction sociale : conditions physiques de la reproduction (F. Chesnais, C. Serfati) III -- L'insoutenabilité du régime d'accumulation : insoutenable socialement et économiquement (J. M. Harribey) -- changement dans l'articulation nature/société dans le capitalisme contemporain (W. Raza) IV -- Le capital, l'humanité et l'éco-socialisme : un socialisme pour les temps nouveaux (J. Kovel) -- marxisme écologique de Marcuse (I. Loureiro) -- en paix avec la nature (F. F. Buey) -- représentations de l'écologie (W. Pelletier) -- crise écologique et théorie marxiste (F. O. Wolf) -- crise écologique, internationalisme et anticapitalisme (P. Rousset)

  • Qu´est-ce donc l´écosocialisme ? Il s´agit d´un courant de pensée et d´action écologique qui fait siens les acquis fondamentaux du marxisme, tout en le débarrassant de ses scories productivistes. Pour les écosocialistes, la logique du marché et du profit, de même que celle de l´autoritarisme bureaucratique de feu le « socialisme réel », sont incompatibles avec les exigences de sauvegarde de l´environnement naturel. Ils désignent les impasses actuelles de l´écologie politique, qui se veut réformiste ou régulatrice du système. Les écosocialistes dénoncent cette insuffisance et entendent réintroduire un rapport de force politique : les travailleurs et leurs organisations sont une force essentielle pour toute transformation radicale du système. L´écosocialisme s´est développé principalement au cours des trente dernières années, grâce aux travaux de penseurs de la taille de Manuel Sacristan, Raymond Williams, Rudolf Bahro André Gorz, mais aussi Joel Kovel (États-Unis), Jean-Paul Deléage (France) ou Otto Wolf (Allemagne). Ce courant est loin d´être politiquement homogène, mais la plupart de ses représentants partage plusieurs thèmes communs. Michaël Löwy nous présente les idées de ceux qui souhaitent que « la valeur d´échange soit subordonnée à la valeur d´usage », et que « la production soit organisée en fonction des besoins sociaux et des exigences de la protection de l´environnement ».

  • Le capitalisme peut-il être écologique ?

    La publicité est au coeur du système capitaliste. Érigée en régulatrice de nos échanges marchands, elle empiète désormais sur l'ensemble des activités humaines.

    Occupant l'espace public et les médias, s'immisçant dans les écoles et les hôpitaux, la pub diffuse des messages forgés par quelques-uns mais imposés à tous.

    Sous des couverts d'extravagance créatrice, la pub uniformise la façon de consommer, de vivre et de penser. Comprendre l'écologie de la pub, dans ses relations avec la société qui la nourrit et la subit comme dans ses incidences environnementales, apparaît fondamental pour imposer des limites à l'agression publicitaire et jeter les bases d'un nouveau paradigme de consommation.

  • Les thèses Sur le concept d'histoire de 1940 sont le dernier écrit de Walter Benjamin et constituent peut-être le document le plus signifi catif dans la pensée critique du XXe siècle. Texte allusif, sybillin, dont l'hermétisme est constellé d'images et d'allégories, semé de paradoxes, traversé d'intuitions. Ce livre en propose une étude au mot à mot. Là où d'autres ne voient que contradiction ou ambiguïté, il met en évidence une cohérence fondamentale, dont la clé est constituée par la fusion de trois discours hétérogènes : le romantisme allemand, le messianisme juif, le marxisme révolutionnaire. Échappant aux classifi cations dans lesquelles on a voulu le ranger, Benjamin est en cela un auteur qui dérange.

  • La " théologie de la libération " est l'expression d'un vaste mouvement social qui s'enracine dans la vie et la culture des pauvres du continent latino-américain.
    Un phénomène désigné par Michael Löwy comme " christianisme de la libération ". Dans cet ouvrage, l'auteur propose une interprétation renouvelée de ce mouvement, grâce à une sociologie de la culture inspirée de Marx et Weber qui prend en considération les conflits de classes en Amérique latine, et les tensions entre l'éthique catholique et l'esprit du capitalisme. A la fois critique de la modernisation capitaliste et inspiré par des idées sociales, le christianisme de la libération a, pendant plusieurs décennies, inspiré des formes originales de pratiques politiques et une nouvelle culture religieuse.
    Particulièrement présent au Brésil et en Amérique centrale, il a influencé les événements les plus importants du continent, depuis la révolution sandiniste au Nicaragua jusqu'au récent soulèvement zapatiste, dans le Chiapas, au Mexique. La " guerre des dieux ", en référence à un célèbre argument de Max Weber, rend compte des tensions dramatiques qui traversent le champ religieux en Amérique latine entre chrétiens conservateurs et progressistes.

  • Ce livre rassemble pour la première fois des récits où s'articulent des combats pour la défense des droits sociaux et celle de l'environnement. Du Canada au Japon, des Philippines à l'Équateur ou au Brésil, de la France aux États-Unis en passant par l'Afrique du Sud ou le Moyen Orient : 20 récits, quinze pays.

  • Les auteurs imaginent que Marx et sa fille Jenny se rendent clandestinement à Paris pendant la Commune. Ils rencontrent les principaux acteurs : Eugène Varlin, Léo Frankel, Elisabeth Dmitrieff, Louise Michel. Marx suit les événements avec passion et donne parfois son avis.
    Une uchronie sous forme de docu-fiction très vivante et informée. Une introduction à l´histoire de la Commune, et un portrait de Marx et de sa fille, non dénué d´humour et de tendresse.

  • L'histoire du mouvement ouvrier raconte en détail les désaccords, les conflits et les affrontements entre marxistes et anarchistes, jamais les véritables alliances et solidarités agissantes entre ces deux mouvements. Olivier Besancenot et Michael Löwy ont choisi d'éclairer ce versant ignoré, souvent délibérément, qui révèle la fraternité de leurs combats depuis la Commune de Paris jusqu'à nos jours, souvent au coeur de sanglants affrontements. De Louise Michel au sous-commandant Marcos, en passant par Walter Benjamin, André Breton et Daniel Guérin.

    Un livre militant et sensible, porté par l'espoir que l'avenir sera rouge et noir.

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