• Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes. Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le coeur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son coeur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.

    Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui ont comme elle connu la lutte, l'exil et le désenchantement.

  • Parole perdue

    Oya Baydar

    Ömer, célèbre romancier en panne d'écriture, se lance sur les routes anatoliennes à la recherche de sa vérité et de celle du peuple kurde. Il s'éloigne ainsi de son épouse Elif, scientifique de renom, elle aussi en plein questionnement : pourquoi leur fils a-t-il décidé de fuir ses parents et un monde à feu et à sang pour la tranquillité d'une île norvégienne ?

    En quoi leur génération militante a-t-elle failli ?

  • Diyarbakir, capitale du Kurdistan turc, aujourd'hui :
    Sur les remparts de la forteresse antique de Sur, la neige tombe. Lente, douce et tranquille.
    Dialoguant avec un mystérieux interlocuteur, Oya Baydar, figure majeure de la littérature turque et ancienne militante marxiste, revient sur une vie de luttes dont la tragédie kurde contemporaine est l'ul- time chapitre.

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