• 2010. L'année du cinquantième anniversaire d'un certain nombre d'états africains a été marquée par la réalisation de processus électoraux sur le continent africain. Neuf élections présidentielles ont eu lieu en 2010 sur ce continent contre douze en 2009, et quatorze étaient prévues en 2011. L'Afrique bouge incontestablement sur le plan politique. Partout en Afrique, les peuples revendiquent légitimement la démocratie. Non pas celle qui leur a été concédée par les pouvoirs en place parce qu'ils y ont été contraints de l'extérieur, mais celle très concrète fondée sur une auto-appropriation de leur destin collectif. Ainsi, pour accompagner ce processus, l'Union africaine a adopté depuis 2007 une Charte pour la démocratie, les élections et la gouvernance. Curieusement, ce nouvel instrument juridique ne semble pas exercer un attrait irrésistible alors que tous les dirigeants politiques africains s'en réclament. Toutes ces contradictions n'empêchent pas de mener une réflexion sérieuse sur le nouveau cadre politico-juridique ainsi institué mais aussi la pratique actuelle de cette organisation régionale africaine. Cette Charte est-elle à la hauteur des enjeux ? Permet-elle à l'Union africaine d'avoir une vraie maîtrise des ressorts de la démocratisation du continent ? L'organisation régionale est-elle en mesure de gérer les crises susceptibles de surgir ? Les peuples du continent ont-ils la maîtrise de leur futur ? Quel est l'avenir de la démocratie en Afrique ? Autant d'interrogations sur lesquelles l'auteur apporte des réponses.

  • Le regard d'un Africain sur la gestion africaine des migrations internationales était devenu une nécessité, surtout que cette étude intègre non seulement les causes des déplacements aussi bien internes qu'externes au continent africain mais aussi les conséquences directes de l'immigration africaine en Europe en général et en France en particulier. Tout au long de cette réflexion, une comparaison est faite entre la praxis des Etats africains et européens.

  • La migration est devenue, de nos jours, un sujet d'actualité dans le monde. En Europe, les débats sont passionnés et les politiques nationales deviennent de plus en plus restrictives en la matière. La forme de migration dite forcée est assurément multicausale et tous les experts s'accordent aujourd'hui à reconnaître la prégnance du phénomène du déplacement interne même si son impact médiatique demeure limité. Quantitativement, le nombre des déplacés internes est depuis longtemps nettement plus important que celui des demandeurs d'asile et réfugiés et les chiffres l'attestent amplement. Ainsi, la responsabilité internationale des réfugiés constituant une charge de plus en plus pesante pour quelques grands pays d'accueil reste malgré tout moins forte corrélativement à celle qui repose sur les États souvent sous-développés et donc pauvres à propos des déplacés internes. De nos jours, un éclairage était devenu nécessaire, vingt ans après l'adoption des Principes directeurs au niveau universel et neuf ans après celle de la Convention étudiée. La présente introspection est un plaidoyer en faveur du respect de leurs droits en forçant l'Union africaine à devenir beaucoup plus visible et plus entreprenante y compris sur le terrain. Étant donné que le déplacé interne d'aujourd'hui est aussi un potentiel demandeur d'asile ou un éventuel migrant, le sujet doit devenir une préoccupation majeure de la communauté internationale.

  • Alors que l'UE célèbre le 20e anniversaire de la «?citoyenneté européenne?», de nombreuses personnes dans le monde demeurent encore dans une situation de déni de droits de ce point de vue : les apatrides. Ce phénomène structurel et mondial est bien ancré dans le temps. Dépourvus de nationalité et de citoyenneté, ils ont le choix entre rester dans leur pays de naissance sans disposer d'aucune capacité juridique encore moins d'existence légale ou tenter de rejoindre d'autres horizons dans le but justement d'essayer d'y faire valoir des droits parmi les plus élémentaires. Quand une partie de l'humanité refuse soit d'accorder soit de reconnaître à une autre sa part humanité, l'on ne peut que s'interroger sur la réalité voire l'état même des droits de l'homme. Malheureusement même dans les pays d'accueil, leur sort est tout aussi ingrat qu'indigne. La condition du demandeur du statut d'apatridie en Europe laisse à désirer. Cet ouvrage est une introspection permettant de ramener la lumière sur cette catégorie de migrants en comparant les actions possibles des différents acteurs de la société internationale. Le rôle du H.C.R est analysé sans artifices et surtout de manière soutenue et objective. Y sont également scrutées les multiples tentatives de réponses apportées à tous les échelons suivies d'un examen méticuleux de quelques procédures de demande du statut d'apatride à l'instar de ceux de la France et de la Belgique. Aucun continent n'est oublié par ce travail complet et parcimonieux. Un éclairage édifiant qui interpelle inévitablement chacun d'entre nous en tant que citoyen du monde.

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