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Albin Michel
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Recherches sur le développement de la pensée juridique en Grèce ancienne
Louis Gernet
- Albin Michel
- L'Évolution De L'Humanité
- 5 Septembre 2001
- 9782226125842
Cette thèse importante, publiée en 1917 et, depuis, jamais rééditée, est un livre culte qui a nourri des générations d'intellectuels.
En travaillant aussi bien sur le droit, la sociologie, la psychologie ou la philologie du monde grec ancien, Louis Gernet a fondé l'interdisciplinarité dans les sciences humaines. Dans ce voyage à la recherche du " soi ", notion indispensable à la naissance des concepts moraux et juridiques, Gernet recherche l'origine du droit criminel qui va de pair avec l'avènement de la pensée rationnelle. Avec l'établissement d'une justice organisée, qui élabore les notions de délit, de peine, d'outrage, de responsabilité, c'est toute la société qui prend conscience d'elle-même en concevant des institutions proprement humaines.
A travers l'analyse, précise et fine, des institutions, des oeuvres écrites, des documents, la question que Gernet ne cessa de poser au monde ancien nous concerne de façon directe : pourquoi et comment se sont constitués ces formes de vie sociale, ces modes de pensée où l'Occident situe son origine, où il croit pouvoir se reconnaître et qui servent aujourd'hui encore à la culture européenne de référence et de justification ?
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Histoire du droit privé français ; de l'an mil au code civil
Ourliac, Gazzaniga
- Albin Michel
- L'evolution De L'humanite
- 12 Février 1985
- 9782226022097
L'ancien droit français n'est pas une création du législateur, mais le produit de l'histoire. Dès le XIIe siècle, connue il a son dialecte, chaque petit pays a ses coutumes, faites de traditions ethniques et d'habitudes, liées aux modes de vie et de culture et aux vicissitudes politiques. Si ces coutumes ignorent les contrats, elles fixent jusqu'en 1789 le statut de la famille, les règles de la parenté et des successions, les conventions matrimoniales, le droit des biens et, souvent même, celui des personnes.
Les coutumes étaient diverses, mais de même qu'il existe des familles dialectales, il existe des familles de coutumes : l'Ouest est lignager, le Nord communautaire, le Midi individualiste, avec, pour chaque province, quelque originalité. Les coutumes expriment la volonté populaire et elles évoluent avec elle. Les juristes, romanistes ou praticiens, dirigent ou contrôlent les changements, de sorte que l'histoire du droit privé rejoint à la fois l'histoire sociale et l'histoire politique. La règle de droit perd tout caractère abstrait pour devenir l'expression parfaite des mentalités d'une époque.
Cela apparaît mieux encore dans la deuxième partie du livre consacrée aux institutions de droit privé. Le fait domine le droit : la condition des personnes dépend de leur place dans la société, le statut des biens de la fonction qui leur est reconnue. Pour le droit du mariage, de la famille, des successions, les considérations sociales l'emportent. Même les principes révolutionnaires ne pourront prévaloir contre la tradition et le Code civil devra sa longue fortune à sa fidélité à l'ancien droit.
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La Justice du roi : La vie judiciaire dans l'ancienne France
Arlette Lebigre
- Albin Michel
- 1 Novembre 2016
- 9782226324429
Avec érudition, clarté et humour, La Justice du Roi nous révèle à quel point la justice tenait dans la vie de l'ancienne France une place dont nous mesurons mal l'importance. Il était de bon ton pour un seigneur ou une dame de la campagne de se rendre à la ville pour y suivre les procès. C'était un moyen comme un autre de prendre le « bel air » et de voir des visages nouveaux.La Justice du Roi nous apprend, surtout, que les juridictions de l'Ancien Régime n'étaient pas aussi rigoureuses qu'on a bien voulu le dire. L'« intime conviction » du juge, dont on fait maintenant un principe fondamental, était interdite aux magistrats. La misère qui poussait au vol d'aliments bénéficiait en général de larges circonstances atténuantes. Le nombre de condamnations par contumace démontre aussi qu'en l'absence de moyens rapides de communication et de renseignements administratifs indispensables à l'identification des suspects, la fuite était un bon moyen de se soustraire à la justice.Certes, cet ouvrage n'est pas oeuvre de réhabilitation - la justice du roi étant souvent intolérable, voire odieuse - mais oeuvre de mesure discrète qui, dans une langue agréable, redresse quelques idées fausses et établit la vérité « sans amour et sans haine », comme on dit aux Assisses.Arlette Lebigre, docteur en droit, licenciée en letttres, agrégée des Facultés de Droit, est professeur à l'université de Clermont-Ferrand I. Spécialisée en histoire du droit et des institutions pour la période moderne (XVIe-XVIIIe siècle), elle a notamment publié un Manuel d'Histoire du Droit pénal (1979), Les Grands Jours d'Auvergne, désordres et répression au XVIIe siècle (1976), La révolution des curés (1980) et la Princesse Palatine (1986), ces deux derniers livres aux Éditions Albin Michel.
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Histoire du droit privé français : De l'an mil au Code civil
Jean Louis Gazzaniga, Paul Ourliac
- Albin Michel
- 1 Novembre 2016
- 9782226395047
L'ancien droit français n'est pas une création du législateur, mais le produit de l'histoire. Dès le Xlle siècle, comme il a son dialecte, chaque petit pays a ses coutumes, faites de traditions ethniques et d'habitudes, liées aux modes de vie et de culture et aux vicissitudes politiques. Si ces coutumes ignorent les contrats, elles fixent jusqu'en 1789 le statut de la famille, les règles de la parenté et des successions, les conventions matrimoniales, le droit des biens et, souvent même, celui des personnes.
Les coutumes étaient diverses, mais de même qu'il existe des familles dialectales, il existe des familles de coutumes : l'Ouest est lignager, le Nord communautaire, le Midi individualiste, avec, pour chaque province, quelque originalité. Les coutumes expriment la volonté populaire et elles évoluent avec elle. Les juristes, romanistes ou praticiens, dirigent ou contrôlent les changements, de sorte que l'histoire du droit privé rejoint à la fois l'histoire sociale et l'histoire politique. La règle de droit perd tout caractère abstrait pour devenir l'expression parfaite des mentalités d'une époque.
Cela apparaît mieux encore dans la deuxième partie du livre consacrée aux institutions de droit privé. Le fait domine le droit: la condition des personnes dépend de leur place dans la société, le statut des biens de la fonction qui leur est reconnue. Pour le droit du mariage, de la famille, des successions, les considérations sociales l'emportent. Même les principes révolutionnaires ne pourront prévaloir contre la tradition et le Code civil devra sa longue fortune à sa fidélité à l'ancien droit. -
Ithaque ; de la vengeance d'Ulysse à la naissance du droit
Eva Cantarella
- Albin Michel
- Bibliothèque Albin Michel De L'Histoire
- 5 Mars 2003
- 9782226136800
Il y a mille interprétations possibles de l'Odyssée. Eva Cantarella nous révèle qu'Ithaque n'est ni plus ni moins qu'une petite communauté grecque qui se donne les structures fondamentales de ce qu'on appellera une organisation politique ou, « mieux encore », dit-elle, le prototype de la communauté grecque qui s'apprête à devenir une polis. Elle nous invite à reculer de quelques siècles la naissance de la cité moderne.
Pour explorer cette perspective déjà connue en France par les travaux de J.-P.Vernant, P. Vidal-Naquet, M. I. Finley et N. Loraux, Eva Cantarella propose cependant une méthode originale, pas encore exploitée, pour présenter le « dossier Homère » au grand public. Au « Heureux qui comme Ulysse », elle oppose un « Heureuse qui comme Pénélope ». Pendant qu'Ulysse baguenaudait loin de son royaume, à Ithaque demeurait Pénélope dans son palais mis à sac. D'où le renversement méthodologique, étonnamment fécond, qui sert de ligne directrice à cet essai et qui consiste à se demander ce qu'il se passait à Ithaque en l'absence d'Ulysse. S'ordonnent ainsi les trois parties du livre : Ithaque sans Ulysse, Ulysse vers Ithaque et Ithaque avec Ulysse.