Belin Éditeur
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Ecoumene ; introduction a l'etude des milieux humains
Augustin Berque
- Belin Éditeur
- Alpha
- 9 Mai 2016
- 9782701199511
Guidé par ses compétences d´orientaliste et inspiré par la phénoménologie herméneutique, l'ambition d'Augustin Berque dans cet ouvrage est de retrouver l´unité de l´être et du monde.
Cette dernière a été sacrifiée par la géographie, devenue science de l´organisation de l´espace, mais aussi par la philosophie occidentale, qui privilégie l´être en lui-même, en dehors de sa relation au milieu. Cette relation existentielle des hommes à leurs lieux, il la nomme écoumène.
Il propose ainsi de « béer dans l´ombre, entre géographie et philosophie un vide immense », afin de « renaturer la culture et reculturer la nature ».
Pour cela, comprendre la relation entre l´homme et la Terre est essentiel, car « si l´oeuvre humaine a un rôle dans le poème du monde, un rôle nécessaire, elle perd tout sens lorsqu´elle prétend s´en dégager ».
Il s'agit d'aller « vers une civilisation plus humaine parce que plus naturelle, plus naturelle parce que plus cultivée ». -
NOUVEAUTÉ Lettres / Sciences humaines ????????????????
Présentation de l'ouvrage Ce volume réunit deux ultimes essais d'Ernst Cassirer, parus initialement en 1945 (année de la mort de leur auteur). Consacrés à Rousseau, Kant et Goethe, trois figures essentielles du Siècle des Lumières, et aux relations entre leurs pensées, ces textes sont d'une précision et d'une subtilité insurpassables. Mais, en filigrane, l'auteur de la Philosophie des Formes symboliques revient aussi sur lui-même et sur l'effort de pensée de toute une vie.
" C'est en allemand - souligne Jean Lacoste dans sa préface - qu'il rédige ces deux monographies ... comme si [...] il avait voulu arracher aux ruines et préserver des menaces de la barbarie nazie ce qu'il y avait de plus précieux, de plus humain, de plus "européen" dans la culture allemande. " Cet ouvrage est la réédition en poche d'un livre publié en 1991 dans la collection " L'Extrême contemporain ", dirigée par Michel Deguy.
Présentation des auteurs Ernst Cassirer (1874-1945) fut l'un des philosophes majeurs du XXe siècle. Né en Silésie à Breslau (aujourd'hui territoire polonais), il fut titulaire de la chaire de philosophie de l'université de Hambourg, puis recteur de cette même université en 1929. Il fuit la montée du nazisme en 1933 et part enseigner à Oxford (1933-1935), en Suède (1935-1941), à Yale (1941-1944) et enfin à Columbia (1944-1945). Son oeuvre, rattachée au néo-kantisme et à l'École de Marbourg, explore les relations entre les sciences dures et les sciences de l'esprit, la nature du symbole et l'histoire de la philosophie.
Jean Lacoste, traducteur et préfacier de cet ouvrage, est un essayiste germaniste français, docteur en études germaniques et agrégé de philosophie. Il est également l'auteur d'essais sur Walter Benjamin (2005) et sur Goethe (2007).
Points forts - oeuvre brève, pédagogique, portant sur trois auteurs qui sont incontournables pour les étudiants en littérature et philosophie.
-Présence du siècle des Lumières dans toutes les disciplines des sciences humaines.
- Seule traduction française disponible de ces deux essais-testaments, qui synthétisent la pensée de Cassirer.
Public concerné Philosophes, historiens, littéraires, étudiants en littérature et philosophie Dans la même collection ??????????????????????????????????????????????????? -
Cours particulier de philosophie ; questions pour le temps présent
Laurence Hansen-Løve
- Belin Éditeur
- Alpha
- 21 Janvier 2016
- 9782701197128
L'animal et la machine nous parlent-ils ? Y a-t-il des pensées dangereuses ? Pour avoir du goût, faut-il être cultivé ? Un monde humain sans affrontement est-il pensable? La diversité des cultures contredit-elle l'existence de valeurs universelles ? Le cinéma est-il un art ? Pour limiter le pouvoir de l'État, peut-on s'en remettre à l'État? À quoi sert la philosophie ? Autant de questions que cet ouvrage se propose de démêler, réunissant questions classiques et problèmes contemporains en dix-sept chapitres.
Laurence Hansen-Love nous propose ainsi non pas une histoire de la philosophie, mais un cours particulier vivant et actuel de philosophie. Outre la présentation des points de vue ou des opinions des philosophes sur une question donnée, elle nous livre ici une parole singulière pour s'orienter dans le temps présent.
A la fin de l'ouvrage qui se lit sans difficulté, le lecteur pourra se référer à un petit dictionnaire des termes et notions de philosophie. -
Du Sublime
Nancy Marin, Lyotard Lacoue-Labarthe, Deguy Rogozinski, Escoubas Courtine
- Belin Éditeur
- 19 Mai 2009
- 9782701151809
La question du sublime est transmise à notre époque en tant que question de la présentation. Les textes de cet ouvrage, sont réunis selon une distribution thématique.
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Un homme en trop ; réflexions sur "l'archipel du goulag"
Claude Lefort
- Belin Éditeur
- Alpha
- 20 Mai 2015
- 9782701192666
En 1974, l'écrivain dissident Alexandre Soljénitsyne fait imprimer en France son monumental Archipel du Goulag, dont il a réussi à faire sortir clandestinement le manuscrit d'Union soviétique. Ce récit terrible de son expérience de prisonnier dans les camps soviétiques lui vaudra d'être déchu de sa nationalité et contraint à l'exil, avant sa réhabilitation et son retour sous l'ère Gorbatchev.
C'est à cette oeuvre que Lefort consacre, en 1976, Un homme en trop. «Du début à la fin de mon essai, écrit-il, je m'efforce d'éclairer le travail de l'écrivain Soljénitsyne, notamment l'extraordinaire relation dont il témoigne entre l'expérience de la servitude, la conquête de la parole et la volonté de savoir. Simultanément, je tente de repérer la logique du système totalitaire, les ambiguïtés qu'il véhicule, les obstacles auxquels il se heurte ». « L'homme en trop » du totalitarisme, c'est celui qui, comme Soljénitsyne, est considéré comme l'ennemi du peuple unique fantasmé par la machine totalitaire dont il bouleverse les calculs En outre, Claude Lefort, dans le premier chapitre, rappelle les jugements sévères et aveugles de plusieurs intellectuels de gauche sur le livre de Soljénitsyne lors de sa parution. -
Le matérialisme que ce livre interroge et construit n'est pas une « philosophie », mais la condition de possibilité et l'outil de la connaissance objective.
Historiquement, il se confond, de fait, avec l'élaboration de la science moderne s'affranchissant graduellement des contrats de parole qui l'asservirent longtemps à la métaphysique et à la théologie.
Comment cette émancipation s'est-elle effectuée en des temps où une croyance instituée dictait sa loi théologico-politique aux efforts de la connaissance en leur imposant a priori la limite de l'Inconnaissable ?
Comment d'autre part, face à cet affranchissement toujours inachevé, une métaphysique résiduelle impose-t-elle encore aux artisans de la connaissance objective, sans qu'ils s'en doutent, des cadres, des frontières, des démarches et des représentations ?
Ce livre montre qu'une analyse savante des complexes de discours dans l'histoire, à travers ce qu'elle explique du passé, peut permettre de comprendre et d'améliorer ce qui constitue proprement aujourd'hui l'acte de connaître. De redéfinir la « conscience ». De sortir des leitmotivs exténués sur le « hasard ». De penser plus authentiquement la singularité émergente du vivant. De s'éloigner d'un modèle strictement nécessitariste du « déterminisme ». De sortir des impasses avérées du réductionnisme. De résoudre les contradictions tacitement acceptées entre matérialisme et morale, ou entre déterminisme et conduites autonomes. D'entrevoir l'origine du symbolisme. De comprendre la nature originellement et fondamentalement politique de la religion. De penser l'articulation évolutive entre « nature » et « civilisation », et un lien cohérent et critique entre sciences de la nature et sciences de la société. D'identifier les comportements discursifs récurrents de ce que l'on nomme l'« idéologie ». Et d'édifier sur de nouvelles bases une histoire naturelle et sociale de la liberté.
Revenant sur une part essentielle de son oeuvre, Patrick Tort invite ici à une véritable réforme logique de l'initiative de connaissance, et, simultanément, à instruire la méthode capable d'éclairer les mécanismes qui la favorisent et la combattent dans l'univers infini des discours. -
Façons de parler grec à Rome
Emmanuelle Valette-Cagnac, Florence Dupont
- Belin Éditeur
- 19 Avril 2005
- 9782701140711
Pourquoi à Rome ne parlait-on pas romain ? Ce livre est sans doute le premier à poser cette question qui implique que les Romains ne s'identifiaient pas totalement avec cette langue que nous appelons le latin et que nous distinguons soigneusement - trop sans doute - du grec A Rome selon le moment ou le lieu selon le sexe selon le statut social selon l'image qu'on veut donner de soi on écrit un poème en grec ou en latin on parle philosophie en grec ou en latin on s'insulte en grec ou en latin Et plus souvent encore en mélangeant les deux César selon Suétone serait mort dans les deux langues s'adressant en latin à ses ennemis politiques en grec à son fils Les Romains n'étaient pas bilingues car le grec et le latin forment à Rome un seul langage celui de la civilisation romaine dont ils servent deux imaginaires différents et inséparables Le grec exalte les plaisirs de la ville des bains du banquet tous les raffinements de la culture matérielle et intellectuelle : le latin fait entendre la majesté du peuple et du sénat le mos maiorum - l'identité d'avant - c'est en latin qu'on s'adresse aux dieux
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Auden est intégralement un poète du présent, " le premier poète écrivant en anglais qui se soit senti chez lui dans le vingtième siècle ", écrit Edward Mendelson dans sa préface aux Selected Poems de Auden (Vintage International).
Ses poèmes affirment l'"ici maintenant", qui est aussi bien - et souvent érotique - que collectif et politique.
Cette puissance du présent (captée dans les poèmes avec une grande virtuosité formelle) se retrouve dans les essais critiques ici rassemblés, extraits du volume publié en anglais sous le titre The Dyer's Hand. Ces textes comptent parmi les plus importants qu'ait écrits Auden. Tous ont trait à l'exercice du jugement poétique aussi bien que politique.
Comme ses vers, ils sont à la fois raffinés et directs. Leur écriture est parfois mordante ou même sarcastique, mais elle reste généreuse. Elle est toujours étincelante.
Sans jamais cesser d'interroger l'écriture de la poésie, cette prose nous fait, par d'autres voies, pénétrer dans le secret de ces "temps obscurs" selon les mots de Hannah Arendt (dont un hommage à Auden clôt ici ce choix de textes) - où naquirent les vers de ce grand poète.
De Wystan H.
Auden (1907-1973) ont été publiés en français Poèmes choisis (Gallimard 1976) et Dis-moi la vérité sur l'amour (Christian Bourgois, 1995). -
Oublier le bien, nommer le mal ; la morale est-elle à réinventer ?
Laurence Hansen-Løve
- Belin Éditeur
- Essais
- 11 Octobre 2016
- 9782410000214
La science du bien et du mal n'a jamais existé, et si Platon s'en désolait, nous avons cessé, nous, les Modernes, de nous en offusquer. Et pourtant, des questions d'ordre éthique nous sont incessamment posées aujourd'hui, ni plus ni moins que par le passé : quelles valeurs morales devons-nous promouvoir à l'école ? Est-il acceptable d'abandonner à leur sort les familles de migrants fuyant la guerre ? Mon pays, la France, doit-il intervenir militairement contre tel ou tel État dit « terroriste » ? etc.
Face à de telles interrogations, nous ne pouvons nous contenter de suspendre notre jugement sous couvert de relativisme (« À chacun sa conception du bien et du mal »).
Prenant appui sur les réflexions de grands philosophes et théologiens face au défi du mal, tout en interrogeant la montée de nouvelles formes de violences au XXIe siècle, Laurence Hansen-Love pose la question : le bien et le mal sont-ils vraiment des notions obsolètes ?
Une fois récusée la fausse évidence d'une symétrie entre le bien et le mal, il est possible de prendre acte de la préséance du mal sur le bien. Dès lors, la certitude du mal, posée comme un fait, cesse de contredire l'incertitude du bien, à laquelle il apparaît sage de se résoudre. -
Théorie du sacrifice ; sélection sexuelle et naissance de la morale
Patrick Tort
- Belin Éditeur
- Essais
- 6 Septembre 2017
- 9782410010046
Le sacrifice de soi demeure un mystère du point de vue de la biologie. Darwin y reconnaît la forme la plus élevée de la vie morale et recherche les manifestations de ses ébauches animales pour en comprendre l'origine.
Cette origine, c'est la « sélection sexuelle » : certains caractères héréditaires évoluent sous l'effet de « lutte pour la reproduction », par exemple, les plumes du paon ou les bois du cerf. Les cerfs qui arborent les bois les plus imposants ont plus de chance d'être choisis par les femelles ou de dominer les mâles concurrents.
Mais ces caractères semblent contraires à la survie : la queue majestueuse du paon, par exemple, attire les prédateurs ; les bois du cerf constituent un handicap pour leur échapper en milieu boisé.
Ils accroissent donc les chances de conquête sexuelle mais diminuent les chances de survie. Il y a donc une propension à l'autosacrifice dans le règne animal : il faut être disposé à mourir pour pouvoir se reproduire.
Cette forme primitive d'instinct social est à l'origine - au même titre que le dévouement au groupe, la discipline coopérative, l'entraide... - de la formation de l'idéal moral dans la civilisation.
C'est explication biologique de l'origine de la morale permet de récuser deux grandes explications historiques : le « don de soi » du christianisme et le scénario freudien de la « horde primitive » », où le sacrifice rituel commémore le meurtre initial du père. -
Relisant la philosophie de Platon et les deux Testaments, l'auteur fonde une poétique de la mort et de Dieu dont il montre la pertinence dans l'art et la poésie modernes.
Le Testament poétique reprend et approfondit l'hypothèse développée par l'auteur dans La Vision et l'énigme (Éditions du Cerf, 1989). A partir de cette hypothèse, qui situe l'émergence de l'homme hors de l'animalité dans une rencontre abyssale et créatrice de la mort (c'est-à-dire de l'autre moi-même en proie à la dissolution funèbre), Gérard Bucher pense ici la ritualisation primitive de la mort comme sens du symbolique, c'est-à-dire comme émergence de l'unité du sens et du sacré, à travers une co-genèse de l'idée de Dieu et de la parole.Relisant la philosophie de Platon et les deux Testaments, Gérard Bucher peut alors fonder une poétique de la mort (et) de Dieu, dont il montre la pertinence dans l'art et la poésie modernes - chez Bossuet, Poussin, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé, Nabokov et Robbe-Grillet.Gérard Bucher enseigne à l'université de Buffalo (États-Unis). -
Le Parménide de Platon, ou le jeu des hypothèses
Alain Séguy-Duclot
- Belin Éditeur
- L'Extreme Contemporain
- 12 Mars 1998
- 9782701121413
Depuis toujours, la Parménide de Platon représente une énigme pour ses lecteurs.
D'une virtuosité déroutante, ce dialogue procède à l'étude de tous les rapports possibles de l'un à l'être et au non-un, à travers une série d'hypothèses, qui s'ordonnent selon l'opposition du pair et de l'impair. Les hypothèses paires concluent sur la possibilité d'affirmer de l'un tout et son contraire, les hypothèses impaires, sur l'impossibilité d'affirmer quoi que ce soit de l'un. La fin du dialogue reprend les résultats de toutes les hypothèses sous la forme d'une immense contradiction, pour l'identifier au suprêmement vrai.
Comment donner sens à ce jeu dialectique qui semble relever plus de la sophistique que de la philosophie ? En y découvrant, précisément, la plus formidable partie qui ait jamais été jouée entre le Philosophe et le Sophiste, au cours de laquelle est remise en cause jusqu'à leur opposition même, puisque chacun à son tour finit par prendre la place de son adversaire afin de mieux en triompher.
Chercher à décoder le " jeu des hypothèses ", ce n'est pas seulement vouloir rendre clair un texte réputé incompréhensible : c'est aussi affronter en son coeur l'ambition théorique fondamentale du platonisme. -
Érotique du soi singulier
Philippe Verstraten
- Belin Éditeur
- L'Extreme Contemporain
- 9 Mars 2000
- 9782701127538
Que signifie s'érotiser aimer être masculin aujourd'hui ? Comment allier les amitiés érotiques éphémères l'excitation dite pornologique et la parole d'amour pour une femme féminine ? Les m&oeligurs d'amour et l'érotisation sont à ce point renouvelées qu'elles peuvent servir de base à une éthique moderne Le temps serait venu de faire de la vie amoureuse une &oeliguvre pour détruire le désenchantement et resacraliser" nos vies Il faut que la modernité sexualise la philosophie à partir de la racine commune de la vie pensante et de la vie amoureuse Tout le pensable (humain dieu univers ou terre) y redevient accessible Incidemment dans la confusion d'aujourd'hui on verra selon quels critères précis on peut déterminer ce qu'est un grand philosophe Analogue moderne d'une éthique ce livre juge en outre de ces inquièture contemporaines qui s'offrent à nous pêle-mêle dans l'information du plus "anodin" au plus grave : culture d'images pseudo-hiérarchie de la beauté et de l'argent m&oeligurs variées écologie famille guerre meurtre Shoah
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Dominique Janicaud ; l'intelligence du partage
Françoise Dastur
- Belin Éditeur
- L'Extreme Contemporain
- 7 Juin 2006
- 9782701143569
" Pouvons-nous raison garder? " Telle est la question-clé de Dominique Janicaud, auteur de La puissance du rationnel, penseur de ce temps, le nôtre, pour ce temps. Entre l'hyperrationalité de la techno-science et la tentation de l'irrationalité qui en est la contrepartie, Dominique Janicaud a, toute sa vie, tracé un chemin de résistance. Sa démarche prudente mène au site que l'intelligence n'aurait pas dû déserter: celui de notre partage fini. A l'impuissance de la raison, à la " politique en désespérance ", au nihilisme, il oppose " la joie de comprendre ", sans laquelle il n'existe pas de philosophie digne de ce nom. Avec ce penseur à la langue limpide, ses amis poursuivent ici la tradition du dialogue philosophique qui est au coeur de toute son oeuvre. Dominique Janicaud est mort brutalement à Eze, le 18 août 2002, au bord de la mer, à proximité du chemin de Nietzsche.
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Ernst Cassirer (1874-1945) est un des très grands philosophes allemands du XXe siècle qui n'a malheureusement pas eu la fortune qu'il aurait méritée.
À la fois historien de la philosophie mais aussi philosophe de la culture, Cassirer dialogue brillamment avec son temps, tant avec le néokantisme de ses maîtres H. Cohen et P. Natorp qu'avec A. Einstein, et plus encore avec le cercle rassemblé autour de l'institut A. Warburg. Promoteur d'une morphologie d'inspiration goethéenne, Cassirer tente une phénoménologie originale, la philosophie des formes symboliques, qui ouvre des horizons nouveaux à la philosophie transcendantale de Kant, proposant non plus une « critique de la raison » mais une « critique de la culture », capable de donner sens certes à la théorie de la connaissance, mais plus largement à toutes les productions humaines symboliques (le langage, l'art, le mythe.).
Figure exemplaire de la culture de Weimar, il connut le destin tragique de l'exil en 1933 lors de la prise du pouvoir par les nazis, et mourut aux États-Unis. -
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Kant et le chimpanzé : Essai sur l'être humain, la morale et l'art
Georges Chapouthier
- Belin Éditeur
- 21 Avril 2009
- 9782701146980
Une exploration à la frontière entre l'homme et l'animal
Prix Achille Urban décerné par l'Académie Vétérinaire de France.
Nous, êtres humains, sommes issus d'une longue évolution, minérale et cosmique d'abord, biologique et terrestre ensuite. Pour certains, nous aurions définitivement rompu avec un héritage ancestral qui faisait de nous des bêtes. Nous seuls serions capables du sens du bien et du sens du beau. Nous seuls serions doués de morale. Il existerait ainsi un fossé infranchissable entre le grand philosophe Emmanuel Kant et nos cousins les chimpanzés !
Ou bien, au contraire, faut-il considérer que la morale et l'esthétique chez l'homme plongent leurs racines dans le terreau de la « nature » ? Les animaux ne sont-ils pas eux aussi capables de dévouement pour leurs proches ? Nos cousins les primates ne peuvent-ils pas éprouver eux aussi des sentiments en face d'une belle (d'un beau) chimpanzé ? Bref, la découverte des « cultures animales » n'amène-t-elle pas à concevoir davantage de continuité entre l'homme et l'animal ?
En s'appuyant sur les connaissances les plus actuelles de l'éthologie et de la biologie, l'auteur s'attache à démontrer ce que nous devons à l'animalité et ce qui fait notre être propre. C'est une nouvelle vision de l'être humain qu'il propose. -
Au panthéon des scientifiques qui ont marqué l'histoire, à côté de Galilée, Copernic ou Einstein, il y a sans aucun doute Darwin, ce naturaliste qui a révolutionné la pensée scientifique en proposant, en 1859, sa théorie de l'évolution. 200 ans après la naissance de Darwin et 150 ans après la publication de son oeuvre phare, le livre plonge le lecteur dans la vie palpitante de cet homme hors du commun, à la fois rebelle, aventurier, très fin observateur et scientifique à l'audace conceptuelle sans limite.
En moins de deux heures, le lecteur de cet ouvrage parcourt au bas mot près d'un siècle. Il comprend comment et pourquoi Darwin a bouleversé la vision du monde vivant et l'idée que l'homme se faisait de lui-même. Darwin proposa que les espèces évoluaient et qu'elles étaient toutes reliées entre elles par des relations de parenté étroites. De la sorte, l'homme devenait un animal comme les autres. Il fallait oser ! -
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L'un des penseurs majeurs de notre temps livre ses dernières paroles à la postérité dans cet ouvrage.
Le recueil Etudes de philosophie politique platonicienne était bien avancé au moment de la mort de son auteur, en 1973. Ayant décidé du titre du livre, Leo Strauss choisit, parmi ses écrits des dernières années, ceux qui lui importaient le plus, et les ordonna de manière à mettre en évidence les questions de philosophie politique qui l'avaient occupé toute sa vie. Comme l'indique le titre de ce livre, le platonisme est au coeur de l'oeuvre de Strauss - un platonisme aussi controversé qu'il est peu orthodoxe.
Ces essais se tournent, entre autres, vers Heidegger, Husserl, Nietzsche, Marx, Maïmonide ou Machiavel, et bien entendu Platon lui-même, pour mettre à l'épreuve la conception platonicienne du conflit entre philosophie et société politique. Pour Strauss, si la modernité s'est abîmée dans une effrayante pauvreté spirituelle, c'est que notre conscience de ce conflit s'est obscurcie. Dans son introduction, Thomas Pangle situe l'ouvrage dans l'ensemble du corpus straussien ; il insiste particulièrement sur les derniers écrits socratiques de Strauss : c'est là qu'il trouve la clé de la pensée la plus mûre du philosophe.
Pour les familiers de Strauss, l'essai de Thomas Pangle sera matière à réflexion et à discussion ; à ceux des lecteurs qui découvrent Strauss, il offrira une remarquable introduction à sa pensée. On trouvera en fin de volume une bibliographie complète des écrits de Strauss. -
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Rousseau ; la bonté naturelle de l'homme
Arthur M. Melzer
- Belin Éditeur
- 23 Octobre 1998
- 9782701120256
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Essai sur les garanties individuelles
Jean-Paul Clément
- Belin Éditeur
- Litterature Et Politique
- 9 Mars 2000
- 9782701126272
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Hans blumenberg (1920-1996) est considéré comme l'un des philosophes allemands les plus importants de la seconde moitié du xxe siècle.
Venu de la phénoménologie husserlienne, il a développé une anthropologie philosophique qui donne toute leur place aux opérations mythiques de " mise à distance " de la réalité. son oeuvre, qui commence enfin à être traduite et commentée en france, interroge à nouveaux frais le rôle de la métaphore dans la pensée philosophique et scientifique, et construit une nouvelle manière d'aborder les seuils d'époque.
Elle a renouvelé les méthodes de l'esthétique comme de l'histoire culturelle.