• Il est des moments innombrables où Dieu se tait. Où le cri de l'homme se heurte au silence, renvoyé par l'impla-cable écho. De ce silence de Dieu, de cette absence d'amour, le siècle passé comme celui qui s'ouvre portent les stigmates avec leur cohorte de charniers, de génocides et de catastrophes naturelles. Toujours à reprendre, le cri de Job révolté devant la souffrance, l'injustice et l'absurde demeure d'actualité. C'est le point de départ de ce texte où se croisent littérature et spiritualité, pour se mettre à l'écoute des échos de ce silence irradié de résonances...

  • Lettre Apostolique sous la forme de Motu Proprio Antiquum ministerium du Souverain Pontife Franciscus Établissant le ministère de catéchiste

  • Dans une relecture de la parabole du fils prodigue, Marion Muller-Colard explore, plus que son retour, le départ du fils cadet. Non seulement son départ, mais encore la nécessité de cette rupture qui le met au monde plus radicalement qu'une naissance.
    De la confrontation entre le texte biblique et une analyse subversive de l'âge qualifié d'ingrat jaillissent des voies inédites de souveraineté. Un éloge de toutes nos adolescences, car il n'y a pas d'âge pour « ratifier sa naissance ».
    « Cette existence qui a commencé par une vie reçue, qui se finira par une vie reprise, doit bien, un jour ou l'autre, être conquise. Ils fomentent une façon d'être autre chose qu'un débit. Ils fomentent un début. ».

  • Dans son Journal Etty Hillesum évoque avec admiration un livre de Rilke qu'elle est en train de lire : Über Gott (Sur Dieu). Ce livre a été publié par Carl Sieber en 1934 chez Insel. Époux de Ruth, la fille unique de Rilke, Sieber fut avec elle l'éditeur de la correspondance de Rilke (6 volumes, 1936-1939).
    Dans sa première édition, ce volume comprenait, outre une riche préface de Carl Sieber, la lettre à H.P.
    Du 8.11.1915 et la lettre à M. V., de février 1922, toutes deux rendant compte de la réflexion de Rilke sur Dieu et sur les religions. Le travail d'édition de la correspondance de Rilke lancé par Sieber n'avait pas encore pu être mené à bien et révéler plusieurs autres lettres tout aussi essentielles sur ce même thème.
    Une nouvelle édition de Sur Dieu ne pouvait aujourd'hui laisser de côté ces dernières si l'on voulait avoir une vue vraiment juste de l'itinéraire spirituel de Rilke. C''est pourquoi la présente édition a été enrichie de trois autres lettres d'une importance majeure : la lettre à Ilse Blumenthal-Weiss du 28.12.21, la lettre à Margarete Sizzo-Noris-Crouy du 6.01.23, enfin la lettre à Witold Hulewicz du 3.11.25.
    L'ensemble est précédé d'une étude intitulée « Sur le message spirituel de Rilke ». Message essentiel et passionnant, en effet, mais aussi d'une incroyable modernité : « Rilke, écrivait le grand écrivain Robert Musil, a été, dans un certain sens, le poète le plus religieux depuis Novalis, mais je ne suis pas sûr qu'il ait vraiment eu de religion. Il voyait autrement. D'une façon neuve, intérieure. »

  • Le missel Bayard-Artège est un très beau livre qui invite à la méditation spirituelle de la Parole de Dieu. C'est aussi un très bel objet au format poche pour vous accompagner partout (bouts ronds et papier Bible). Grande nouveauté depuis l'édition 2020 : un supplément de 120 pages intitulé Vivre la messe du dimanche pour expliquer les lectures de la messe.Caractéristiques de ce missel 2021 :Une introduction spirituelle pour chaque temps liturgique (Avent, Noël, Carême, Pâques)Une méditation de la Parole de Dieu pour chaque dimanche par :
    -Soeur Emmanuelle Billotteau, ermite bénédictine, -P. Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France de 2009 à 2014.
    -P. Thibault Van Den Driessche, journaliste assomptionniste -Soeur Anne Lécu, dominicaine -François Meusnier, diacre et modérateur de la communauté Ecclesiola (Toulon) -Bénédicte Draillard, journaliste à RCF -Michèle Clavier, théologienne.
    - des séminaristes de Saint-MartinEt toujours :Une vie de saint, mise en valeur dans une courte biographie.La prière universelle pour cause dimanche et fête.Des intentions de prières pour chaque semaine.Un commentaire biblique des Pères de l'Eglise.

  • Toute sa vie, François Cheng a été habité par l'errance orientale de Victor Segalen (1878-1919), symétrique de son propre exil occidental. C'est même le cycle chinois de l'oeuvre de Segalen - tout comme lui poète, romancier et critique d'art - qui lui a d'abord permis de revisiter de façon imaginaire une Chine trop tôt quittée, et que Segalen, lui, avait été un des premiers à connaître dans toute sa profondeur et sa diversité.
    En trois textes et un poème, augmentés dans cette édition de poche d'un texte écrit pour le centenaire de la mort de Segalen, François Cheng exprime l'intime proximité qui le lie à ce frère spirituel. L'un comme l'autre n'ont que faire du tourisme culturel, la surface ne les intéresse pas : ils sont allés voir « ailleurs » pour mieux voir au-dedans - non pour se fuir mais pour se chercher. Les deux poètes « exotes », selon l'expression de Victor Segalen, nous invitent ainsi à une démarche d'élévation où chaque culture épouse l'autre dans sa meilleure part.

  • Convaincu depuis toujours de l'urgence d'un renouveau prophétique pour le christianisme comme pour toute la société, Gabriel Ringlet a été conforté dans ce sentiment par les bouleversements de la pandémie. D'où ce récit qui ressuscite pour nous la geste du prophète Elie, personnage de roman d'une modernité sidérante. Son histoire est celle de la conversion d'un intégriste : après avoir sauvagement combattu les mécréants au nom de sa vision d'un Dieu de pouvoir et de vengeance, il sera conduit à un retournement total, pour rejoindre le Dieu de la miséricorde et des Béatitudes.
    Ce parcours bouleversant, Gabriel Ringlet le raconte en le reliant aux leçons de sagesse de Qohélet, autre personnage biblique hors-norme. Celui-ci, s'adressant à un jeune garçon, lui dit « Va où ton coeur te mène », transmission d'une flamme de liberté intérieure que l'auteur reprend à son compte en s'adressant à son dernier filleul, qui se prénomme... Elie. Ce livre de naissance attentif à la douceur d'un souffle ténu jette un pont entre les âges.

  • Le Génie du Christianisme est non seulement le chef-d'oeuvre d'un jeune inconnu, mais c'est aussi un phénomène de société. L'intelligentsia du XVIIIe siècle avait nié le Christianisme, et la Révolution française le persécuta : l'éclat de ce livre magistral fut accueilli comme une libération.
    Cet ouvrage offre une synthèse de toutes les beautés de la religion chrétienne à travers le temps, dans les arts, les moeurs et la pensée ; il abat les caricatures, il réfute, il démontre, il admire, il contemple. Il permet de se constituer une culture biblique, hellénique, latine, médiévale et classique sur tous les sujets de la littérature et de la philosophie.
    Souvent éditée sans respect du texte voulu par Chateaubriand, l'oeuvre était difficile à trouver, ou à manier : la voici en un seul volume et dans son intégralité. Plusieurs textes aussi décisifs qu'introuvables sont joints à ce volume : les aphorismes inédits de Chateaubriand, ses pamphlets contre Napoléon ou Louis XVIII, ses réflexions politiques et prophétiques sur l'état de la France. Parfaitement inclassables donc « politiquement incorrectes », ces oeuvres ont un unique souci, celui de la liberté : faite à l'image même de Dieu. Coeur du génie chrétien, cette liberté est célébrée par Chateaubriand comme un modèle de sagesse pour les temps de crise.

  • « Il a fallu que Dieu s'engouffrât dans l'humanité, et qu'à un moment précis de l'histoire, sur un point déterminé du globe, un être humain, fait de chair et de sang, ait prononcé certaines paroles, accompli certains gestes, pour que je me mette à genoux.

    Tous les efforts pour réduire en lui la condition humaine vont à l'encontre de ma plus profonde tendance, et sans doute y faut-il rattacher mon obstination à préférer au visage du Christ-roi, du Messie triomphant, l'humble figure torturée de l'homme que, dans l'auberge d'Emmaüs, les pèlerins de Rembrandt reconnaissent à la fraction du pain, notre frère couvert de blessures, notre Dieu. » F. M.

    Dans cette méditation spirituelle, Mauriac se place avant tout sur le terrain du sens mystique de l'Évangile, qu'il suit pas à pas. C'est autant le témoignage d'un croyant que le texte d'un écrivain, où les fulgurations de la foi s'entremêlent à celles de l'art d'écrire.

  • Moine bénédictin, « Oncle Ben » écrit à son neveu et à sa nièce. Le premier est pris dans le tourbillon de la réussite sociale et de la vie familiale, la seconde est plus en proie aux ferveurs et aux doutes de la spiritualité. Les conseils de vie distillés par l'oncle dans ses lettres ne sont jamais moralisateurs ; il y est toujours question de vie, de poésie, de rencontre avec l'autre, d'ouverture au monde intérieur. D'ailleurs, il ne s'adresse pas seulement à ces deux jeunes et à quelques autres interlocuteurs, il écrit parfois tout simplement pour lui, en se remémorant sa « vie d'avant », celle d'un artiste en quête de sens. Et, petit à petit, travers ces textes et correspondances apparemment « profanes », qui évoquent les ratages et les occasions d'éveil ponctuant nos parcours de vie, c'est un véritable commentaire de la Règle de saint Benoît, dont des extraits viennent discrètement en exergue à chacun des chapitres, qui s'offre ici à nous.
    Rarement la sagesse ancestrale des monastères avait été mise à la portée de tous les esprits libres d'aujourd'hui, chrétiens ou non chrétiens.

  • De juin à septembre 2020, le pape François a élaboré une catéchèse intitulée « Guérir le monde », au cours des audiences générales à Rome. Comment apprendre à vivre avec cette pandémie, qui a profondément changé la face du monde et justement envisager le monde d'après ? Selon François, pour sortir d'une pandémie, il faut « guérir et se soigner mutuellement ». Ainsi, tous ceux qui prennent soin des personnes vulnérables doivent être soutenus dans leur service, a commencé le Pape, pour qui ce soin doit également s'étendre à la création. Le soin que l'on porte aux autres doit s'appliquer aussi en-vers la création. Pour ce faire, il est important de retrouver un regard contemplatif sur elle. Création et contemplation, les générations futures, le vaccin comme bien universel, la solidarité pour arrêter l'expansion de la pandémie figurent parmi les grands thèmes abordés.

  • Adam et Ève - Noé - Abraham - Jacob - Joseph le Patriarche Moïse - Ruth - David - Salomon - Élie - Ézéchias - Jérémie Job - Jean le Baptiste - Marie - Jésus - Pierre - Paul de Tarse Marie-Madeleine - Jean le Disciple .
    La Bible est le livre le plus vendu au monde depuis l'invention de l'imprimerie. Texte de référence pour les juifs et les chrétiens, il est aussi essentiel à la compréhension de la littérature et de l'art occidental. Voici vingt portraits des plus grandes figures de cette saga incomparable.
    D'Adam et Ève à Jésus, d'Abraham à Marie, de Moïse à saint Pierre, du roi David à Marie-Madeleine, les personnages les plus fondamentaux des traditions juive et chrétienne défilent devant nous avec un souci constant de la narration, mais aussi une fine contextualisation historique et une recherche du sens spirituel de leur destinée.
    Sous la plume de dix-huit spécialistes juifs ou chrétiens, rabbins, prêtres, pasteurs, historiens, philosophes ou écrivains (Marc-Alain Ouaknin, Fabrice Hadjadj, Jean-Christian Petitfils, Michel-Marie Zanotti-Sorkine...), le coeur de la Bible se déploie dans la pluralité de ses interprétations et la diversité de ses approches.
    À l'heure où le fait religieux ne cesse d'interroger, ce livre est à la fois une contribution à un dialogue paisible entre les religions et au sein de la société, et une manière plaisante et sérieuse de découvrir le Dieu des juifs et des chrétiens.

  • Qui était Jésus Christ, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait ? Telles sont lestrois questions auxquelles tente de répondre ce livre.Citant largement les quatre évangiles canoniques - Matthieu, Marc,Luc et Jean -, mais également le Testament juif et les autres textesdu Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d'unevéritable anthologie des passages essentiels, une image précise dela personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.Historien, il a nourri son récit d'une évocation approfondie ducontexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cetteconnaissance, il s'appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus.Ne faut-il pas prendre au sérieux l'appellation de Fils de David, etdonc de roi des Juifs ? Paul n'aurait-il pas rencontré le Christ ? LesPharisiens n'étaient-ils pas d'autant plus hostiles à Jésus qu'ils en étaient proches ? Comment apprécier le rôle des femmes dans l'entourage de Jésus ? Quelle fut en définitive la mécanique politiqueimplacable qui conduisit à sa mort ?Une approche inédite et originale.Roland Hureaux est agrégé d'histoire, ancien élève de l'École normale supérieure(Saint-Cloud) et de l'ENA, membre des comités de rédaction de Commentaire et deRésurrection. Outre plusieurs essais politiques et de nombreux articles, il a publiéJésus et Marie-Madeleine (chez Perrin), traduit en plusieurs langues, et Gnoseet gnostiques des origines à nos jours (chez Desclée de Brouwer).

  • Cette étude montre comment le christianisme est devenu une religion licite par la conversion de Constantin en 312, à l'égal du paganisme. Elle analyse notamment le rapport des païens et des chrétiens au divin, montre que l'empereur est le souverain personnellement chrétien d'un Empire qui a intégré l'Eglise et étudie le concept de césaro-papisme. En fin d'ouvrage, réflexion sur les racines chrétiennes de l'Europe.

  • L'esprit de Noël Nouv.

    Quelque dix écrivains nous offrent récits et contes pour retrouver l'esprit de Noël. Ces textes fermement ancrés dans notre époque renouent avec la grande tradition du conte de Noël, dans le sillage d'un Dickens ou d'un Andersen, revisitant les fondamentaux du genre. Qu'il s'agisse de relire ce qui se joue dans cette nuit où la lumière descend sur le monde, d'éclairer le message de la Nativité ou la modernité d'une naissance en marge la société, chacun des auteurs nous invite à revivre intensément cette fête. Après des mois où les liens familiaux ont été atrophiés comme jamais, cet ouvrage fait entendre la possibilité d'une espérance, d'une joie même teintée de gravité. Il s'agit de réactualiser la force de Noël avec autant d'histoires simples. Et de retrouver le sens de Noël, comme la force des liens qui nous unissent et que revivifient ces récits modernes...
    En fin d'ouvrage, la présentation de grandes traditions régionales permet de retrouver très concrètement les gestes pour préparer Noël. Avec les textes d'Erri de Luca, Sylvie Germain, Henri Gougaud, Alexis Jenni, Jacqueline Kelen, Olga Lossky, Charif Majdalani, Christiane Rancé, Franz-Olivier Giesbert, etc.

  • Nous vivons dans un monde très perturbé. Comment y être heureux ?

    Regardons la nature. Elle est merveilleuse ! Depuis que je suis tout petit, elle me fascine. Prenons le temps de la contempler. Une fleur, un chant d'oiseau, un coucher de soleil...

    Recherchons le meilleur dans les êtres humains : un couple qui s'aime, un ado qui crie sa joie, deux vieillards qui se regardent avec amour, un ouvrier aimant son travail, une femme qui observe son nouveau-né, un sourire qui nous réconforte, une discussion où l'on s'écoute, un pardon qu'on a offert.

    Alors la prière jaillira : « Seigneur, d'habitude je Te demande tout et n'importe quoi... Aujourd'hui je Te dis simplement «merci» de m'aider à voir le meilleur qui sommeille en moi, ainsi que le meilleur chez les autres. » Et cette prière changera mon regard.

    Guy Gilbert

  • Ampélographie paradisiaque Nouv.

    "Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures" (Genèse, Livre 3, 7). Si, dans les récits bibliques, Adam et Ève cachent leurs parties intimes sous une feuille de figuier, pourquoi la vigne s'est-elle imposée dans l'iconographie occidentale? Ce mépris des textes liturgiques fondateurs, qui remplace la figue par le raisin, ne laisse pas d'étonner. Qu'en pensent les hagiographes? Et surtout, de quelle feuille de vigne s'agit-il? Faut-il privilégier l'imposante feuille du Carignan ou celle, plus congrue, du Gamay? Les feuilles en forme de rein du Cabernet Sauvignon ou celles en coeur du Petit Verdot? Aucune bulle papale n'ayant tranché cette épineuse question, le Docteur Lichic apporte ici sa modeste contribution à une ampélographie paradisiaque et plus largement, à la Science moderne.

  • «?La conversion écologique nous fait voir l'harmonie générale, le lien entre tout : tout est lié, tout est en relation. Dans nos sociétés humaines, nous avons perdu ce sens du lien humain. Je parle de cette relation fondamentale qui crée l'harmonie humaine. Souvent nous avons perdu le sens des racines, de l'appartenance. Quand un peuple perd le sens des racines, il perd sa propre identité. Il y a l'appartenance à une tradition, à une humanité, à un mode de vie... C'est pourquoi il est très important aujourd'hui de prendre soin des racines de notre appartenance, pour que les fruits soient bons.?».

    Ce livre regroupe les différentes interventions du pape François à propos de la conversion écologique.

  • Combien de personnes m'écrivent leurs souffrances et leurs manques... Je tente de leur répondre, mais ce n'est pas facile.

    On me dit souvent : « Les autres sont des faux jetons. Les gens ne pensent qu'à eux. Qui est honnête ? » Je réponds : « Et toi, es-tu toujours honnête ? Penses-tu être vrai et franc ? Les autres sont-ils prioritaires ? » Si tu te découvres « pécheur », alors tu penseras d'abord à te guérir toi-même. Il faut s'accrocher pour ça. Avec d'autres chrétiens, tu chercheras, car on se guérit ensemble. Écoute-les d'abord, pleinement. Refuse de les juger, car on ne fait que ça. Pardonne-leur, c'est là que tu guériras.

    Le Seigneur a un pouvoir incomparable de guérison. Prie chaque jour : pour toi d'abord, pour les autres ensuite.

    Et la joie sera en toi, aujourd'hui... et durant tant d'autres vingt-quatre heures !

    Guy Gilbert

  • Notre-Dame : histoire d'une renaissance Nouv.

    Il est l'un des plus grands photographes de l'agence Magnum et il est l'un des premiers à documenter, sur le vif, l'incendie du 15 avril 2019 qui embrase Notre-Dame de Paris. Saisissant l'épais nuage de fumée, et les visages incrédules, en larmes, des spectateurs, Patrick Zachmann sait-il qu'il commence alors une oeuvre qui le mènera sur le chantier de Notre-Dame pour suivre chacune des étapes de la reconstruction ?Car celui qui est le seul photographe ayant l'accès au chantier pendant des mois sera de toutes les étapes pour en saisir la profondeur, telles les grandes épreuves humaines qu'il a déjà suivies pour Magnum. Ces photos disent l'évènement. Ces clichés font histoire. Ils sont ici rassemblés dans un ouvrage pour la première fois, ainsi que près d'une centaine de photographies dont certaines absolument inédites accompagnées des notes qu'a prises Zachmann jour après jour.Ce livre raconte donc l'histoire d'une reconstruction, saisissante, où les hommes s'arriment à des harnais sur les arches géantes de la cathédrale, descendent en rappel sur la voûte pour sonder chaque pierre. Il raconte aussi une histoire éternelle, sur la longue durée, celle d'un édifice qui n'a cessé d'être menacé par les incendies, les accidents, les rêves d'architectes ou les desseins personnels. Une histoire magistrale que nous livre en contrepoint des photographies Oliver de Châlus, historien et spécialiste reconnu de l'édifice.

  • Dans notre monde soumis à des bouleversements intenses, les prédictions « apocalyptiques » sont à la mode. Pourtant la plus célèbre des apocalypses, celle de Jean, que les prophètes de malheur aiment à solliciter, a-t-elle pour visée de nourrir nos angoisses et nos phobies ? Pour Jean-Yves Leloup, la révélation de ce qui arrive, de ce qui vient, peut être vue dans différentes lumières, et c'est à un regard ni résigné ni effrayé devant les événements que nous invite l'Apocalypse de Jean. Elle situe la réalité actuelle et future du monde dans la lumière de Dieu et dans la lumière de l'Agneau, vision à la fois de justice et de miséricorde. Plutôt que de faire de l'Apocalypse l'annonce d'une destruction nihiliste, il est possible de lire à travers sa symbolique si riche la « révélation » de l'ultime Réalité : tout s'effondre, sauf la Vie. À travers une traduction inédite et un commentaire abondant de ce texte fondamental de la spiritualité universelle, Jean-Yves Leloup, à qui l'on doit déjà une remarquable traduction de l'Evangile de Jean et des Evangiles apocryphes de Thomas, Philippe et Marie, nous fait porter un autre regard sur le monde présent et à venir.

  • L'enthousiasme des premiers lecteurs a fait de la Légende des Saints de Jacques de Voragine la Légende dorée, c'est-à-dire la légende d'or : celle de toutes les histoires et légendes qui entourent la vie et la mort exemplaires des saints chrétiens du premier millénaire après le Christ et des débuts du Moyen Âge.
    Sans souci de critique historique, l'auteur a récolté des faits épars dans une foule d'écrits, de chroniques et de biographies dispersés. En réalité, ces légendes ne sont pas écrites pour raconter « ce qui s'est vraiment passé », mais pour édifier, par l'exemple magnifique des saints, de leurs paroles de feu et de leurs miracles plus étonnants les uns que les autres, ceux qui veulent marcher à la suite du Christ. Aujourd'hui, la Légende dorée est aussi une extraordinaire « anthologie » naïve, d'autant plus riche d'histoire et de culture que ces légendes ont inspiré très souvent les artistes chrétiens.

  • «?Crise sanitaire, crise économique, sociale et même ecclésiale qui a frappé aveuglément le monde entier : la crise a cessé d'être un lieu commun des discours et de l'establishment intellectuel pour devenir une réalité partagée par tous. Ce fléau est une mise à l'épreuve qui n'est pas indifférente et, en même temps, une grande occasion de nous convertir et de retrouver une authenticité?».

    «?La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos «ego» toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d'être frères?».

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