• Laissez-vous guider : la révolution française Nouv.

    Stéphane Bern et Lorànt Deutsch, deux grands passionnés d'histoire et de patrimoine, vous entrainent dans un parcours historique à Paris, qui vous fera revivre les grandes heures de la Révolution française.
    Une balade qui va vous plonger plus de 200 ans en arrière et au cours de laquelle éléments originaux, croquis et gravures, défi lent à côté des lieux majestueux du passé, comme la tour du Temple ou encore le cirque du Palais-Royal.
    De la place de la Bastille, où tout a commencé, à la place de la Concorde, qui a vu l'exécution du roi de France, nos deux guides d'exception vous raconteront les anecdotes et les évènements incontournables de cette période.

    LAISSEZ-VOUS GUIDER AU COEUR DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE COMME VOUS NE L'AVEZ JAMAIS VUE !

  • « Crois ou meurs ! Voilà l'anathème que prononcent les esprits ardents au nom de la liberté ! » Ainsi s'indigne le journaliste Jacques Mallet du Pan dans le Mercure de France du 16 octobre 1789, au tout début de la Révolution. Voilà qui s'inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd'hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l'homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.
    Et si la Révolution tout entière avait été un immense, un désolant gâchis, et ce dès les premiers jours ? Et si ce qui a été longtemps présenté comme le soulèvement de tout un peuple n'avait été qu'une folie meurtrière et inutile, une guerre civile dont l'enjeu mémoriel divise toujours les Français ? Il fallait reprendre l'enquête en revisitant les événements, en les décryptant et en se libérant de l'historiquement correct.
    Ce récit circonstancié s'adresse à tous ceux qui souhaitent qu'on leur raconte enfin une autre histoire de la Révolution française, la vraie."

  • « Les commencements de la Révolution sont ceux d'une extraordinaire accélération de l'histoire. Les événements s'y bousculent dans un luxe d'acteurs, d'envolées, de confusion et de coups de théâtre. Ce qui s'est passé à ce moment-là n'est intelligible que si l'on restitue les faits dans une séquence fondatrice.
    « Trois événements, liés entre eux et par lesquels tout advient, n'avaient jamais été racontés en tant que tels. Le mercredi 17 juin, les députés du tiers état s'érigent en «Assemblée nationale». Le samedi 20, ils jurent de ne jamais se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. Le mardi 23 juin, ils envoient promener le roi, sa Cour et ses soldats. «Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes.» Et le roi cède.
    « La Révolution s'est jouée et accomplie en sept jours et cinq décrets. Son destin, ses héritages y sont comme scellés. Jusqu'à la guerre civile. Jusqu'à la Terreur. ».
    Le dernier opus d'Emmanuel de Waresquiel, enrichi d'abondantes sources inédites, change radicalement notre lecture de la Révolution. L'auteur raconte « ses » sept jours tambour battant en un récit alerte qui se lit comme un roman à suspense.

  • Michelet (1798-1874), pour comprendre la formation de la monarchie, a voulu en étudier la ruine : son Histoire de la Révolution française parut de 1847 à 1853. Elle est demeurée, depuis lors, parce que écrite au plus près des archives, le Grand récit de référence, historique, épique, lyrique. Il n'est jusqu'aux historiens contemporains, marxistes ou libéraux, qui n'y aient puisé, ne l'aient discuté, ne s'en soient inspirés. «Toute histoire de la Révolution jusqu'ici était essentiellement monarchique. Celle-ci est la première républicaine, celle qui a brisé les idoles et les dieux. De la première page à la dernière, elle n'a eu qu'un héros : le peuple.»

  • Le 21 janvier 1793, à Paris, Louis XVI est guillotiné publiquement. L'événement est considérable par sa radicalité. Henri III et Henri IV avaient été assassinés ; Louis XVI est exécuté au terme d'un jugement rendu au nom de la nation et de la République. La Révolution est victorieuse. Elle s'était réalisée peu à peu depuis 1789, quand le roi avait dû réunir les États généraux. D'affrontements en crises, elle s'était affirmée contre le monarque jusqu'à le chasser du trône le 10 août. Le 21 janvier marque une nouvelle ère pour le pays, ainsi que pour les pays européens : ce qui s'accomplit ce jour-là se veut exemplaire pour les peuples désireux de se libérer des princes et des rois. Conséquence inattendue, la guerre se généralise à tout le continent.
    La détermination nécessaire pour en arriver là explique le titre de ce livre : outre le fait que le mot « exécution » désigne une peine capitale appliquée après sentence d'un tribunal et évoque une destruction délibérée, il désigne plus largement une opération effectuée en appliquant des règles et des procédures, réalisée au terme d'un projet mûri.
    Pendant plusieurs mois, en effet, les Français hésitèrent à fixer le sort du souverain déchu et se déchirèrent d'abord pour définir les modalités du procès, ensuite pour savoir s'ils allaient le tuer. L'exécution légale a été un choix extrêmement difficile à faire, qui a laissé plus de traces mémorielles que l'acte lui-même. C'est pourquoi, l'ouvrage s'intéresse plus aux querelles et aux rapports de forces entre groupes révolutionnaires, qu'à l'examen de la responsabilité du roi et à sa personnalité. À côté du destin tragique de Louis XVI et de la rupture du lien du pays avec la monarchie en janvier 1793, la France se cherche entre Révolution et République dans ces mois d'automne-hiver 1792-1793 : c'est là que se trouve le coeur du livre. (Jean-Clément Martin).

  • De la prise de la Bastille à l'invasion de la convention, en passant par l'attaque de Versailles ou la prise des Tuileries, Antoine Boulant raconte 8 journées qui ont fait la Révolution. Caractérisées par un déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction du pouvoir, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres... -, ces journées voient le peuple en armes faire basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies.
    En ce sens, elles sont le coeur de la Révolution française, elle-même matrice de bien des épisodes révolutionnaires de l'histoire mondiale. C'est aussi un retour au peuple, acteur toujours cité mais rarement étudié pour son action et son poids. Pour bien comprendre ces moments clés, à travers une narration remarquablement incarnée, l'auteur traite des causes de l'insurrection, du profil des émeutiers, du rôle des politiques ou encore de la réaction de la force armée du pouvoir.
    C'est ainsi le mécanisme de la révolution en marche qu'expose Antoine Boulant, mécanisme dont l'actualité se fait encore l'echo un peu partour dans le monde.

  • La Révolution française est l'un des moments clés de l'histoire nationale. Nos imaginations sont marquées par des noms, des mots, des lieux. Réservoir inépuisable de fantasmes, cette période suscite nombre d'idées reçues, sans cesse revisitées au gré de notre propre histoire : « La Révolution est fille de la misère », « La Révolution française commence avec la prise de la Bastille », « Robespierre fut le roi de la Révolution », « La Révolution est anti-religieuse », « La Révolution française a causé un génocide en Vendée », « La Révolution française marque le début des temps modernes »...
    Jean-Clément Martin est professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l'institut d'Histoire de la Révolution française. Il a consacré de ­nombreux livres à la Révolution française comme à la Contre-Révolution et à leurs mémoires.

  • La Marseillaise

    Collectif

    Pendant un an, de février 2021 à février 2022, une grande exposition dédiée au chant révolutionnaire devenu hymne national se tiendra dans trois musées de France. D'abord à Marseille, où le chant a trouvé son titre définitif en devenant l'hymne des Marseillais, l'exposition sera inaugurée au musée d'Histoire de Marseille. Ensuite à Vizille, dans l'Isère, au musée de la Révolution française, cette période ayant vu naître et grandir l'hymne en question. Enfin, Strasbourg clôturera la marche avec un "retour aux origines", puisque c'est dans la capitale alsacienne que Rouget de l'Isle compose en 1792 cet hymne qu'il intitule tout d'abord Chant de guerre pour l'armée du Rhin. L'exposition y est organisée par le Musée historique de la Ville de Strasbourg.
    /> Cette exposition itinérante et le catalogue l'accompagnant documenteront la personnalité de Rouget de l'Isle et le contexte de création de La Marseillaise, l'itinéraire révolutionnaire du chant et surtout sa postérité à travers le XIXe siècle, au cours duquel il accompagne différentes révolutions (en 1830, en 1848 ou encore pendant la Commune de Paris). Il devient après 1879 un symbole de la France républicaine, mais aussi de la nation lors des conflits mondiaux du XXe siècle. Symbole politique et patriotique, La Marseillaise imprègne pourtant les arts, reprise en musique dans des registres extrêmement divers, d'Hector Berlioz à Serge Gainsbourg en passant par l'introduction du titre des Beatles All You Need Is Love. Également source d'inspiration pour les peintres et les sculpteurs (tels Gustave Doré et François Rude), elle traverse également la littérature européenne (chez Victor Hugo, George Sand ou encore en figurant l'une des « Très Riches Heures de l'humanité » chez Stefan Zweig) et bien sûr l'histoire du cinéma avec une scène phare du chef-d'oeuvre Casablanca (1942).
    En effet, à l'étranger, La Marseillaise est le symbole de la France par excellence. En Europe, elle a suscité en réaction d'autres chants révolutionnaires, mais est aussi devenue l'hymne des révolutions jusqu'à la création de l'Internationale. Aujourd'hui, elle continue à être interprétée, dans des circonstances graves telles que les attentats survenus en 2015 mais aussi dans un contexte sportif plus positif.
    Adulée ou détestée, La Marseillaise ne laisse personne dans l'indifférence. Le catalogue de l'exposition propose, à travers des essais généreusement illustrés, une synthèse de l'histoire et de la trajectoire de ce chant, des interprétations multiples et des répercussions de l'hymne à l'international. Avec une préface de l'historien Pierre Nora.

  • Comment l'élan démocratique de 1789 a-t-il pu donner naissance à la violence terroriste de 1793 ? Cette question obsédait déjà les contemporains, qui y voyaient non seulement un défi politique et une épreuve morale mais aussi un scandale logique.

    Timothy Tackett n'instruit pas ici le procès de la Révolution, il décrit le processus révolutionnaire. S'appuyant sur les correspondances pour la plupart inédites des acteurs des journées révolutionnaires, le grand historien américain restitue le sens des événements et des engagements, au plus près de la manière dont ils furent vécus, ainsi que des émotions politiques qui s'y exprimèrent. Il montre avec brio comment l'on peut devenir terroriste.

  • Plus de 120 cartes et infographies pour raconter la Révolution française, dans toute son ampleur et son effervescence.

    - Circulation des hommes, des idées, des biens, crises financière et sociale : le contexte qui précède les événements de 1789.
    - 1789-1791 : de la rupture avec l' Ancien Régime à l'échec de la monarchie constitutionnelle.
    - 1792-1799 : la guerre, les divisions et déchirures, la radicalisation révolutionnaire.
    - La France de Bonaparte : l'autorité ne remet pas en cause tous les acquis de la Révolution.

    Cet atlas inscrit, de façon inédite, la Révolution française dans l'histoire du monde et dans le long terme. Le basculement s'étend de l'Europe au Nouveau Monde et dans les colonies, dès les années 1770 et jusqu'à la France napoléonienne.

  • Qualifié par Léon Daudet de « livre-bombe », de « livre-événement », La Révolution française, premier ouvrage de Pierre Gaxotte paru en 1928, est un classique des études révolutionnaires.
    Enrichi et régulièrement refondu par l'auteur d'édition en édition, cet ouvrage devenu incontournable montre comment à partir de 1790 les révolutionnaires actifs étaient peu nombreux et comment la Terreur, devenue instrument d'une révolution économique et sociale, frappe en priorité le monde paysan et du commerce.
    Pierre Gaxotte décrit de façon iconoclaste la Révolution française qui ne s'est pas faite selon lui « contre un tyran » mais « contre un roi qui n'était plus assez roi ». Sa vision de l'Ancien Régime et ses analyses des grands événements, qui ont rythmé l'effondrement du royaume, renouvellent la perception de cette période essentielle de notre histoire.

  • On a beaucoup étudié la Révolution, moins la Contre-Révolution. Pourtant, très tôt, la Révolution a trouvé en face d'elle nombre d'adversaires.
    La Contre-Révolution ne se résume pas aux Chouans. Diverse dans son inspiration, ses objectifs, ses assises sociales, sa presse, sa localisation géographique, ses réseaux, ses complots, ses combats, elle n'est pas facile à saisir dans toutes ses ramifications.
    Jean Tulard, aidé de spécialistes incontestés, a su relever le défi de faire entendre les idées souvent caricaturées ou méprisées de cette nébuleuse contre-révolutionnaire, plus variée qu'on ne le pense.
    Y sont posés les jalons de cette histoire, disséquées les origines, les composantes, les doctrines, les actes et la postérité et proposés des portraits de figures contre-révolutionnaires qui méritaient d'être redécouvertes pour appréhender dans sa totalité l'événement révolutionnaire.
    Une étude désormais incontournable sur le sujet.

  • Michelet (1798-1874), pour comprendre la formation de la monarchie, a voulu en étudier la ruine : son Histoire de la Révolution française parut de 1847 à 1853. Elle est demeurée, depuis lors, parce que écrite au plus près des archives, le Grand récit de référence, historique, épique, lyrique. II n'est jusqu'aux historiens contemporains, marxistes ou libéraux, qui n'y aient puisé, ne l'aient discuté, ne s'en soient inspirés. "Toute histoire de la Révolution jusqu'ici était essentiellement monarchique. Celle-ci est la première républicaine, celle qui a brisé les idoles et les dieux. De la première page à la dernière, elle n'a eu qu'un héros : le peuple."

  • Le 18 Brumaire est le commencement et la fin d'une histoire ; il marque l'accession au pouvoir de Bonaparte et l'épilogue provisoire d'une Révolution française qui n'en finit pas de s'achever. Depuis 1789, elle a parcouru tout le cycle des formes politiques connues pour s'enliser dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir :
    La République, souillée par la Terreur, est devenue impossible ; la monarchie, synonyme de contre-révolution, l'est autant. C'est donc au général corse, devenu un héros national sur les champs de bataille, qu'il revient de l'en sortir : fils de la Révolution, il en incarne la gloire militaire sans avoir à en assumer les excès ; né à la péripétie du royaume, il a assez de proximité avec ses compatriotes pour comprendre les passions révolutionnaires et assez de distance pour ne pas y succomber. Lui seul paraît capable de réconcilier les deux peuples et les deux histoires que la Révolution a séparés. Mais pour comprendre la réussite de son coup d'audace, dont ce livre restitue le cours haletant, c'est le régime du Directoire, ses incuries et son échec, que l'auteur interroge aussi à frais nouveaux. Brumaire est un vrai coup d'État, mais singulier : sans violence ou presque, sans victimes, sans proscrits, entouré d'un consentement tel qu'il sera longtemps considéré comme une élection que les circonstances avaient privée des formes légales.
    Et même s'il inaugure un régime plutôt éphémère, l'irruption de Bonaparte dans l'histoire révolutionnaire imprimera durablement sa marque sur notre légendaire national et l'esprit de nos institutions.

  • Ah ! pauvre Révolution, si confiante à ton premier jour, tu avais convié le monde à l'amour et à la paix. [...]
    Mais ils ne l'ont pas voulu.
    Et lors même qu'ils sont venus pour la frapper par surprise, l'épée que la France a tirée, ce fut l'épée de la paix. C'est pour délivrer les peuples, pour leur donner la vraie paix, la Liberté, qu'elle frappa les tyrans. [...]
    Les efforts violents, terribles, qu'elle fut obligée de faire, pour ne pas périr, contre le monde conjuré, une génération oublieuse les a pris pour la Révolution elle-même. Et de cette confusion il est résulté un mal grave, profond, très difficile à guérir chez ce peuple : l'adoration de la force.

  • Proposer une nouvelle lecture de la Révolution française implique un triple pari. D'abord imaginer une nouvelle temporalité, retracer les origines profondes de l'événement dans la période moderne et esquisser sa postérité sur la longue durée. Ensuite réévaluer sa spatialité : la Révolution s'insère dans un espace atlantique bouleversé depuis la guerre de Sept Ans. Enfin présenter la particularité de la Révolution de France, laboratoire à la mesure du pays le plus grand et le plus peuplé de l'Europe occidentale, également celui de la monarchie absolue la plus ancienne et qui possède un vaste empire colonial. C'est en construisant un parcours autour des concepts de politisation, mobilisation, participation et agentivité que ce dossier entend relever ce pari.

  • Ce livre s'attache à un objet longtemps négligé par les historiens : le moment du vote, l'instant où le peuple devient citoyen.
    Par ce qu'il révèle d'incertitudes sur le sens même de la démocratie, de dettes à l'égard de la culture du passé et de tensions entre la société française de la fin du xviiie siècle et l'univers rationnellement reconstruit en 1789, Le nombre et la raison apporte des éléments de réponse à une question de l'impasse politique où s'est, tôt, enfermée la Révolution française.
    Bien sûr, le principe de l'élection a été au coeur de la Révolution, comme le symbole de l'appropriation populaire de la souveraineté, le moyen légitime et naturel du gouvernement du peuple par lui même, l'instrument permettant de réaliser la transparence du peuple et du pouvoir. Cependant, si le suffrage forme un élément central de l'imaginaire politique révolutionnaire, aucune des nombreuses consultations n'a constitué un tournant, une date dans le cours de la Révolution.
    C'est à comprendre le paradoxe d'un principe célébré comme un droit universel, mais qui n'a guère suscité d'engouement pratique, que ce livre est consacré.

  • La chute de Robespierre et la fin de la Terreur font entrer la Révolution dans une nouvelle ère, en rupture avec l'idéologie jacobine. Le projet de sortir de la Révolution par le droit, par la porte libérale, est renouvelé. Mais comment concilier respect des libertés individuelles et salut public ?
    L'auteur souligne l'impossible « rattrapage » de la Révolution au temps de la Convention nationale finissante. Réparations à l'égard des vaincus de la Terreur, politique de répression visant les « terroristes », recours à l'armée... Cette histoire peu connue de 1795 est aussi un essai sur la justice d'exception, la violence révolutionnaire et les limites du recours à l'arbitraire dans les démocraties.


  • nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin.
    on brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du tribunal révolutionnaire. documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : robespierre et danton, les girondins et madame roland, marie-antoinette, charlotte corday et d'autres encore.
    rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la terreur.

  • La Révolution française expliquée en images déroule toutes les étapes de ce grand moment de notre Histoire devenu presque légendaire. De la crise de l'Ancien Régime qui conduit aux états généraux jusqu'à l'arrestation de Robespierre, Sophie Wahnich nous raconte le destin de femmes et d'hommes courageux dans leur difficile quête de liberté, leurs espoirs et leurs désillusions mêlés à la fierté d'avoir inventé un nouvel art politique. L'événement, d'une extrême densité, conduit dès 1789 à passer du déterminisme social d'une société d'ordres à la rédaction et la mise en oeuvre de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. » Mais cinq années d'affrontements entre révolution et contre-révolution n'auront pas suffi à ancrer ce grand bouleversement. Un désir de liberté, un effort à reprendre et à poursuivre...

  • Paris sous la Terreur

    Evelyne Lever

    • Fayard
    • 2 Octobre 2019

    Dans un récit vif et sans parti pris, Evelyne Lever redonne voix aux Parisiens témoins de la Terreur, et éclaire brillamment la part maudite de la Révolution française.
    Querelles fratricides, luttes pour le pouvoir, dénonciations, arrestations, exécutions, puissance dévastatrice de la haine et débats passionnels... la bien nommée Terreur fut l'une des plus grandes déchirures de l'Histoire où la force l'a emporté sur la loi et le droit. C'est cette fureur toujours recommencée qu'Evelyne Lever évoque dans ce livre. Elle nous donne un récit brûlant des événements ayant pour cadre la capitale pendant les mois qui voient la chute de la monarchie, l'exécution du roi, la radicalisation de la Révolution et l'instauration d'une dictature révolutionnaire. La Terreur institutionnalisée devient un moyen de gouvernement. Les principaux acteurs de l'épopée sont présents dans cette fresque haletante : Louis XVI et Marie-Antoinette, les principaux leaders des révolutionnaires, Robespierre, Danton, Marat, des femmes passionnées par les causes qu'elles défendent, telle Mme Roland et aussi les Parisiens dans leur vie quotidienne, qu'ils soient aristocrates, bourgeois ou sans-culottes.

  • La grande peur de 1789 est un événement étonnant. En réaction aux incertitudes de la Révolution, d'un bout à l'autre du royaume, se répand l'idée que des aristocrates arment des brigands pour ravager les récoltes et massacrer le peuple. Aux contemporains déconcertés, elle apparut comme un mystère. Ceux qui voulurent, à toutes forces, en improviser une explication l'attribuèrent à un complot qu'ils rapportèrent, suivant leurs opinions, à l'aristocratie ou aux révolutionnaires.
    OEuvre majeure de Georges Lefebvre (1874-1959), cet ouvrage se situe à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des mentalités. Il constitue une étude inégalée sur le rôle et la signification des foules dans la Révolution française et dans l'Histoire.
    Texte présenté par Michel Biard (Université de Rouen) et Hervé Leuwers (Université de Lille).

  • Le volume regroupe La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789), ainsi que les plus grands textes issus de la Révolution française (1789-1794). On y retrouve Danton, Robespierre, Saint-Just, Condorcet, Rouget de Lisle ou encore Olympe de Gouges (défendant les droits des femmes).

  • La Révolution française fut aussi une révolution des idées. En sapant les bases de l'Ancien Régime, les Lumières ont fondé la vie politique moderne. De la Déclaration des droits de l'homme (1789) à la prise du pouvoir de Napoléon Bonaparte (1799), en passant par la journée du 10 août 1792, les événements dramatiques se succèdent à un rythme exténuant. Faisant revivre les débats qui se déroulent dans les assemblées, au sein des clubs, des sociétés et dans une profusion de journaux ou de libelles,Jonathan Israel distingue trois courants de pensée : les Lumières radicales, les Lumières modérées et la mouvance populiste. La tendance « radicale » se bat pour une démocratie sans restriction, fondée sur l'universalisme et la laïcité. La deuxième - « modérée » - est plus conservatrice. Elle entend préserver la monarchie et s'inspire notamment de l'Angleterre. Le dernier courant, le populisme autoritaire, prend forme au cours de la Révolution et n'a pas d'antécédent. Incarné par Robespierre, ce mouvementse réclame du peuple et de Jean-Jacques Rousseau. Il impose la Terreur, corrompant les principes mêmes des Droits de l'homme.

    Avec verve et un rare talent de polémiste, Jonathan Israel bouscule l'histoire de la démocratie. Il rappelle à quel point la Révolution française fut novatrice en la matière, malgré la violence qui l'accompagna - et sur laquelle il ouvre une réflexion originale. On entend ici les voix d'une foule d'acteurs, plongeant le lecteur au coeur des événements en France, en Europe, au Proche-Orient et dans le monde atlantique. L'onde de choc s'étend aujourd'hui encore...

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