• « Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement sont grandes. Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir. Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences. C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.
    N.H. et F.L.
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, forts de leurs parcours riches et singuliers, apportent ici un éclairage personnel, pratique et spirituel sur les enjeux majeurs qui nous concernent tous.

  • Apocalypse cognitive

    Gérald Bronner

    • Puf
    • 6 Janvier 2021

    La situation est inédite. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons disposé d'autant d'informations et jamais nous n'avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d'informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l'envoûtement des écrans et s'abandonnent aux mille visages de la déraison.

    Victime d'un pillage en règle, notre esprit est au coeur d'un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l'humanité. L'heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle.

    C'est le récit de cet enjeu historique que propose le nouveau livre événement de Gérald Bronner.

  • Et après ?

    Hubert Védrine

    • Pluriel
    • 27 Octobre 2021

    Dans la panique sanitaire et économique liée à la propagation du Covid-19, la bataille de l'après a déjà commencé entre ceux qui veulent un retour à « la normale » et ceux qui appellent à un changement. Quoi qu'il en soit, rien ne sera exactement comme avant. Dans cet essai vif et dense, Hubert Védrine se penche sur tous les débats qui vont forger notre avenir.
    Pendant des années, nous sommes restés sourds aux alertes annonçant une pandémie dévastatrice. La propagation rapide de la Covid-19 a sonné brutalement l'heure des comptes.
    Dans la panique sanitaire et économique, la bataille de l'après a commencé entre ceux qui veulent un retour à « la normale » et ceux qui appellent à un changement, relatif ou radical. Mais comment pourrait-on revenir à la multidépendance et l'irresponsabilité écologique ?
    La question est de savoir ce qui demeurera et ce qui doit être changé. Parviendrons-nous à éviter l'effondrement économique mondial sans sacrifier l'urgence vitale de l'écologisation ? Comment nous extraire des dépendances si dangereuses de nos économies ? Comment gérer la nouvelle demande d'État protecteur ?
    Dans cet essai vif et dense, Hubert Védrine se penche sans détour sur tous les débats qui vont forger l'après-pandémie mondiale.

  • Afropea : utopie post-occidentale et post-raciste Nouv.

    Un essai brûlant d'actualité et percutant qui plaide pour la réinvention d'une identité « afropéenne » afin de sortir de l'impasse de la question raciale.
    « Afropea est un agent de liaison au sens positif du mot. C'est ce qu'elle peut représenter de plus noble. N'en faire qu'une expression supplémentaire de la douleur afrodescendante la dévaluerait. Ne la percevoir que comme une identité noire vécue sur le sol européen apporterait de l'eau au moulin des nationalistes culturels. Il n'y aura pas de retour vers une Afrique qui, non seulement n'attend personne, mais pour laquelle la couleur de la peau est un marqueur d'appartenance insuffisant. C'est à partir de soi et de son lieu que chacun est invité à oeuvrer pour transformer le monde. ».

    Ceux qui se sont donné le beau nom d'Afropéens, par lequel l'Afrique et l'Europe fusionnent, s'ils sont fidèles à cette association, peuvent incarner un projet de société fraternel, anti-impérialiste et antiraciste. C'est cette utopie qu'explore Léonora Miano dans cet essai vif et dense, qui prend une couleur personnelle lorsqu'on comprend qu'elle l'a aussi écrit pour sa fille.

  • Née dans une famille juive en Lituanie en 1869 et morte à Toronto au Canada en 1940, Emma Goldman a surtout vécu et milité aux États-Unis. «La femme la plus dangereuse d'Amérique», selon l'ancien directeur du FBI J. Edgar Hoover, elle est une figure majeure de l'anarchisme et de la lutte du début du XXe siècle pour l'émancipation des femmes. Toute sa vie, elle fut une redoutable agitatrice et propagandiste anticapitaliste, anticléricale et antimilitariste.

    Regroupant le plus grand nombre de textes d'Emma Goldman traduits en français, cette anthologie compose un vibrant plaidoyer en faveur du syndicalisme révolutionnaire, de l'athéisme et de l'égalité entre les sexes, ainsi qu'une charge implacable contre le patriotisme et le puritanisme. Emma Goldman y prend entre autres la défense de la pédagogie anti-autoritaire de Francisco Ferrer, elle critique sévèrement le pouvoir bolchevique en Russie et s'en prend au système carcéral, preuve d'un échec social collectif.

    Ces textes ont une valeur historique et font écho à des préoccupations et des luttes d'aujourd'hui. Ils sont présentés par Francis Dupuis-Déri et traduits par Thomas Déri, à qui l'on doit L'anarchie expliquée à mon père (Lux, 2016).

  • La seconde moitié du XXe siècle a vu l'avènement des femmes dans la sphère publique sous le signe de leur égalité avec les hommes, valeur fondamentale en France comme en Europe. Ce formidable progrès connaît aujourd'hui des développements hasardeux. Dans le tumulte d'une époque où les passions prennent le pas sur la raison, à la revendication d'une égalité juste se substitue progressivement la quête utopique d'une égalité totale entre les individus, les sexes, les genres, qui implique l'éradication du patriarcat, source de tous les maux. Exit le père de famille, symbole de l'autorité, voici le règne de l'amour universel comme projet politique consacré par les lois. Étrange amour, qui tend à opposer l'homme et la femme, à produire de la violence, à fracturer la société, à détruire la beauté du monde.
    Avec son esprit pénétrant et sa plume inspirée, Jean-Michel Delacomptée examine la révolution des moeurs en cours, amplement importée des États-Unis, où s'invente une modernité aveugle aux conséquences de ses choix. Devant l'avenir qu'obscurcit le sectarisme de revendications sans limites, il se livre à une ardente défense de notre souveraineté morale, clé d'une indispensable préservation de l'humanisme et de la haute culture sur lesquels repose la fragile grandeur de notre civilisation.

  • La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris s'est conclue par les massacres de la "Semaine sanglante", du 21 au 28 mai. Cet événement a été peu étudié depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880). Des sources, largement inexploitées jusqu'ici, permettent de découvrir ou de préciser les faits. Les archives des cimetières, que Du Camp a tronquées et que Pelletan n'a pas pu consulter, celles de l'aimée, de la police, des pompes funèbres permettent de rectifier.
    Quelques décomptes : dans les cimetières parisiens et pour la seule Semaine sanglante, on a inhumé plus de 10000 corps. Auxquels il faut ajouter ceux qui ont été inhumés dans les cimetières de banlieue, qui ont brûlé dans les casemates des fortifications, et dont le décompte ne sera jamais connu, et ceux quisont restés sous les pavés parisiens, exhumés jusqu'en 1920... Avec cette étude implacable, Michèle Audin, grande connaisseuse de la Commune de Paris, autrice de Josée Meunier 19, rue des juifs (Gallimard) et Eugène Varlin, ouvrier-relieur (Libertalia), rouvre un dossier brûlant.

  • Un monde en lutte : rencontres et expériences militantes Nouv.

    Fidèle à son engagement internationaliste, Attac part à la rencontre des mouvements sociaux aux quatre coins de la planète, pour offrir un écho aux luttes d'ici et d'ailleurs.
    Richement illustré, cet ouvrage collectif propose un tour d'horizon des grandes luttes contemporaines qui mobilisent sur les différents continents :
    Démocratie, féminisme, écologie, travail, antiracisme...
    Organisé de façon thématique et s'appuyant sur des entretiens avec des militantes et militants français et étrangers, il fait dialoguer des mouvements sociaux situés en différents points du globe en mettant en lumière leurs dénominateurs communs, mais également leurs différences.
    Tandis que ce dialogue vise à nourrir et enrichir ces mouvements qui ont tout à gagner à s'inspirer les uns des autres, l'ouvrage nous donne à explorer, en texte et en images, les mobilisations récentes les plus saillantes à l'échelle mondiale.

  • « Ce livre d'Angela Davis est, pour moi, une révélation et une véritable rééducation. » (Toni Morrison) Blues et féminisme noir explore l'oeuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz - qui sont en général des hommes blancs -, l'oeuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d'autonomie des femmes noires américaines.
    En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l'histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
    Elles posèrent les bases d'une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l'indépendance et à l'autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l'égalité de « race » et de genre.
    Cette réflexion s'étire aux années 1940 en évoquant l'oeuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d'envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.
    Blues et féminisme noir propose une histoire féministe et politique de la musique noire des années 1920 aux années 1940.

  • Dans les années 1960-1970, l'État français encourage l'avortement et la contraception dans les départements d'outre-mer alors même qu'il les interdit et les criminalise en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ?
    Dès 1945, invoquant la « surpopulation » de ses anciennes colonies, l'État français prône en effet le contrôle des naissances et l'organisation de l'émigration. Partant du cas emblématique de La Réunion où, en juin 1970, des milliers d'avortements et de stérilisations sans consentement pratiqués par des médecins blancs sont rendus publics, Françoise Vergès retrace la politique de gestion du ventre des femmes d'outre-mer, stigmatisées en raison de la couleur de leur peau.
    En s'appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l'auteure entend faire la lumière sur l'histoire mutilée de ces femmes d'outre-mer, héritage douloureux d'un système esclavagiste, capitaliste et colonialiste encore largement ignoré aujourd'hui.

  • Comment sommes-nous devenus réacs ? Nouv.

    Aucune digue n'empêche plus aujourd'hui les représentants de l'extrême droite, voire de l'ultra-droite, d'intervenir dans les médias sous couvert d'objectivité et de respect de la pluralité politique. Certains offrent même une tribune de choix aux plus fervents réacs. Lesquels y dénoncent pêle-mêle l'islamo-gauchisme, le wokisme, la cancel culture (« on ne peut plus rien dire »), l'immigration incontrôlée ; à l'inverse, les tentatives d'expliquer sociologiquement un événement ou un comportement sont fréquemment assimilées à la « culture de l'excuse » et par là même dévaluées. Il n'en a pas toujours été ainsi.
    L'omniprésence de ces discours est un symptôme de la modification plus générale des débats publics et des nombreuses batailles culturelles (à commencer par la lutte contre le racisme) que la gauche a perdues. Si l'on reprend toute la chaîne qui conduit de la production jusqu'à la diffusion des idées, les équilibres se sont considérablement modifiés depuis les années 1970. Des nouvelles règles du monde intellectuel à la concentration de l'édition et des médias, en passant par la transformation des partis politiques, tout est fait pour que les fast thinkers et les experts auto-proclamés triomphent et portent haut la voix de la réaction. Jusqu'à quand ?

  • Si vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant poliment le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant ainsi de satisfaire vos goûts de jeune (ou vieux) schnock. Ni rétrograde, ni passéiste. Schnock, donc... Tout bonnement. Alors rejoignez-nous ! Après vous...

  • Vestiges d'une séparation Nouv.

    Un bracelet en forme de paon, un simple couteau, un livre de poèmes, des perles offertes à une jeune musulmane par un maharaja... Autant de souvenirs, de fragments de destin d'un monde sur le point d'être englouti avec ses derniers témoins vivants. Car soixante-dix ans après la partition de l'Inde et du Pakistan, quelles traces subsistent de l'ancien pays réunifié ?
    Pour ressusciter cette culture, Aanchal Malhotra s'attache aux objets qui ont accompagné ce peuple (ses arrière-grands-parents, notamment) pendant l'exode, et qui, désormais, sont chargés de symboles. A travers ces legs se raconte l'histoire des différentes communautés hindou, musulmane et sikh qui composent le pays.
    Grâce à une succession de courts chapitres consacrés à chacun de ces objets, Aanchal Malhotra tend à restituer la mémoire d'un pays disparu.

  • Sous le soleil noir du capital : chroniques d'une ère de ténèbres Nouv.

    Le capitalisme, ce n'est pas seulement « les capitalistes ». C'est surtout le capital, la logique du capital, en tant que totalité sociale, ensemble des relations qui structurent la vie moderne. Les thématiques abordées dans ce livre examinent des sujets apparemment disparates mais qui relèvent d'une même critique radicale du capital : la littérature, le mythe du bandit, la simplicité volontaire, le culte de Sade, les musées et l'art contemporain, l'architecture, l'anticapitalisme tronqué, le romantisme révolutionnaire et l'importance de William Morris.

    C'est l'occasion pour Anselm Jappe de reprendre les fondements de la critique de la valeur, comme les concepts d'aliénation, de réification et de fétichisme.

  • Cet essai de Charles Péguy de 1913 nous plonge dans le passage à l'ère moderne. Mêlant à ce portrait pamphlétaire d'une société en mutation des souvenirs d'enfance, l'auteur pressent la crise, le règne absolu de l'argent et de la bourgeoisie. Les anciennes valeurs, honneur et travail, font désormais place à la valeur financière. De l'ouvrier au paysan jusqu'à l'enseignant, l'argent obsède, corrompt. Faire la classe n'est plus une mission mais une obligation professionnelle et lucrative. Et ce qui se passe dans la cour des petits est le reflet des changements survenus dans celle des grands. Car ces hommes qui cherchent à gagner plus en travaillant moins ne font que se précipiter vers un naufrage. Mais la mécanique est en marche, tout retour en arrière impossible.

  • Le consumérisme à travers ses objets : vitrine, gobelet, déodorant, smartphone... Nouv.

    Qu'est ce que le consumérisme ? Comment s'habitue-t-on à surconsommer - au point d'en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ?

    Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n'est-il pas tant le vice moral de sociétés « gâtées » qu'une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c'est questionner la possibilité de les libérer.

  • La finance avec ses bulles, ses krachs et ses crises aux proportions inédites et aux conséquences désastreuses ne sont pas des accidents que l'on pourrait éviter en revenant à un capitalisme raisonnable ou amendé mais résultent du fonctionnement même du capitalisme. Ainsi, la financiarisation de l'économie n'est pas le mal à combattre, elle est la fuite en avant d'un mode de production à bout de souffle. Mobilisant les outils du marxisme l'auteur analyse la crise économique actuelle comme l'aboutissement d'un processus entamé depuis plusieurs décennies. Dès lors, face à une crise aux dimensions de plus en plus politiques et géopolitiques, et à des défis environnementaux dont les dirigeants néolibéraux ne semblent pas prendre la mesure, une alternative radicale se fait de plus en plus pressante?: soit l'abolition du capitalisme avec ses rapports de propriété et d'exploitation, soit un néofascisme aux allures de cauchemar orwellien et ses guerres impérialistes.

  • « L'aspect le plus novateur et le plus controversé du soutien des anarchistes radicaux à la politique urbaine des chômeurs est peut-être leur approbation des actes illégaux de la population, qu'ils appelaient «crime social» ou «appropriation prolétarienne». Il s'agissait fondamentalement d'une lutte de défense spontanée menée par les chômeurs, dont «la dernière option décente» était de «s'associer avec d'autres chômeurs pour conquérir de force leur droit à la vie». Cette idéologie de l'action entraînait une attitude méprisante envers les mendiants. Un soir, Durruti provoqua un silence choqué dans le bar de La Tranquilidad quand, un clochard lui ayant demandé de l'argent, il fouilla dans la poche de sa veste pour en sortir un énorme pistolet qu'il déposa dans la main de

  • Pour Jean-Claude Kaufmann, la crise sanitaire est révélatrice d'un possible "? glissement civilisationnel ? " vers une forme de vie plus simple et tranquille, au risque d'abandonner certaines de nos libertés. Les confinements ont été de plus en plus pénibles à vivre pour certains, piégés dans leur appartement surpeuplé, mais pas pour tout le monde. Une majorité de personnes a même trouvé quelques agréments discrets dans le fait de se laisser un peu aller, de dormir davantage, de faire moins d'efforts vestimentaires.
    L'existence toute simple avec les siens, n'était-ce pas là l'essentiel ?? Ces événements ont agi comme un révélateur personnel. Et comme révélateur de tendances longues de notre société, qui nous entraînent vers un désir toujours plus grand de lenteur, de douceur, de silence, de mollesse existentielle, alternative à une société trépidante et exténuante, qui perd parfois le sens de son agitation. Jean-Claude Kaufmann analyse comment l'élargissement continu du pouvoir de décision des individus a fini par accumuler une surcharge mentale.
    Et pourquoi devoir décider de tout, sans cesse, par soi-même, n'est pas une sinécure. Mais serions-nous véritablement prêts à abandonner certaines de nos libertés pour une vie plus tranquille ?? Pour le sociologue, le nouveau pays de Cocagne dont rêvent certains est traversé par des contradictions qui dessinent les enjeux politiques à venir.

  • Violente, puissante, aveugle, destructrice... Pour beaucoup, la foule est dangereuse.
    Pourtant, elle peut aussi faire preuve d'intelligence collective. Dans les laboratoires, les scientifiques cherchent à percer son mystère. Qu'est-ce qui explique les bousculades meurtrières ? Pourquoi le comportement des piétons diffère-t-il selon les pays ? Peut-on comparer les hommes à des bancs de poissons ? Quels enseignements tirer de Facebook et des réseaux sociaux ?
    Dans cet ouvrage de vulgarisation scientifique, Mehdi Moussaïd nous invite à découvrir comment agissent les foules, dans quelles circonstances, et à les comprendre. Avec un langage clair, il nous délivre toutes les solutions pour y échapper.
    Un livre passionnant pour ne plus être un piéton comme les autres !

  • Face aux désastres entraînés par l'anthropocène et le capitalocène, il y a urgence à penser et agir différemment. C'est ce qu'Haraway propose de faire dans Vivre avec le trouble, en racontant d'autres histoires, en renouvelant notre rapport au temps et aux autres espèces.

    Prenant ses distances avec toute forme de futurisme (du salut technologique aux discours apocalyptiques) elle explore ces temps troublants et troublés que nous vivons afin d'y déceler les possibles qu'ils recèlent. Épaissir le présent, favoriser l'épanouissement multispécifique, générer des alliances improbables et des « parentèles dépareillées » pour ne pas céder à l'effroi ou l'indifférence, voilà ce à quoi nous invite ce livre.

  • La pandémie mondiale de covid-19 a mis en relief le rôle central des métiers du soin dans lorganisation de nos sociétés. Au-delà des applaudissements et des références aux « anges gardiens », quen est-il des revendications de ces travailleuses qui prodiguent, chaque jour, des soins aux personnes malades, blessées, handicapées, fragiles ? À quelle vision du soin aspirent-elles ?
    Le désastre écologique en cours laisse présager la multiplication des crises sanitaires telles que celle que nous traversons. Jusquà maintenant, nos dirigeants ont montré leur incapacité à y répondre sans creuser les inégalités socioéconomiques et épuiser les travailleuses. Quelles soient infirmières, sages femmes, herboristes ou médecins , quelles réfléchissent aux conséquences du néolibéralisme sur la santé des populations, les autrices ouvrent des pistes pour changer de cap. Ces voix sénoncent à partir du Québec, du nord de lOntario, dHaïti, du Sénégal, de la France, de la Belgique et du Chiapas.

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