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Tresors du fond des mers : un patrimoine archéologique en danger
Sabrina Marlier
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- 24 Novembre 2022
- 9782354041038
Ce catalogue d'exposition met en évidence la diversité, la fragilité et les moyens de préserver le patrimoine archéologique sous-marin situé dans les eaux maritimes française. Loin de l'idée fantasmée des trésors sous-marins, la réalité des patrimoines immergés est tout autre. Aux statues antiques et aux coffres chargés de lingots et de pierres précieuses qui font l'univers fantasmé du trésor sous-marin, se substitue ici un patrimoine immergé notoirement plus riche et plus diversifié. On y croise des épaves de navires, d'avions, de sous-marins aussi bien que des vestiges de cités englouties, de sites portuaires et de pêcheries, et même des forêts aujourd'hui immergées. Cet héritage culturel, dont les conditions d'accès permettraient de penser qu'il est bien protégé, est en réalité fragile et dramatiquement menacé. Qu'ils soient d'ordre environnemental (remontée des eaux, érosion, tempêtes), ou d'origine anthropique (pillage, travaux, chalutage...), les dangers sont omniprésents. Les moyens de protéger ce patrimoine existent néanmoins (législation, institutions, protection pénale, sauvegarde par l'étude, sensibilisation...). Ce catalogue a été rédigé par une trentaine de spécialistes, du musée départemental Arles antique, du Drassm, du SRA Normandie, du CNRS, de l'Université, de l'Inrap, de la Métropole Aix-Marseille Provence, des musées de Bastia et de Nice/Cimiez, des sociétés Ipso Facto et A-Corros, des associations Adramar, ANAO, et du Groupe de Plongée Epaves et ARASM/FFESSM. Placée sous le patronage de la Commission nationale française pour l'UNESCO, l'exposition que ce catalogue accompagne a reçu le label Exposition d'Intérêt National du ministère de la Culture.
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Les enseignes sont des objets de plomb et d'étain figurant des thèmes religieux ou profanes et que l'on cousait sur les vêtements. Ces broches, courantes entre le XIIe et le début du XVIe siècle, permettaient à leurs possesseurs d'afficher leurs préoccupations religieuses, profanes ou politiques, un peu à la manière d'un badge.
Les enseignes présentées ont toutes été découvertes à Valenciennes dans le lit de la rivière Sainte Catherine, à l'occasion des fouilles « Coeur de Ville » (1999-2003). Elles furent sans doute jetées dans la rivière pour des raisons votives, comme le laissent présumer d'autres découvertes de ce type dans la Seine ou dans la Tamise.
Souvenirs de pèlerinages, elles étaient achetées par le pèlerin lors de son arrivée dans le sanctuaire. Les lieux de pèlerinages actuellement identifiés dans la collection sont : Quiévrechain, Boulogne-sur-Mer, Saint-Josse-sur-Mer, Amiens, Noyon, Saint-Maur-des-Fossés, Cologne, Maastricht, Rome, Villalcàzar de Sirga. Les enseignes profanes déclinent quant à elles des thèmes variés, politiques, courtois, corporatifs ou érotiques. Les plus communes sont celles représentant des motifs courtois, tels des portraits d'hommes, parfois accompagnés de la légende « Amour », ou encore de magnifiques représentations de chevaliers qui évoquent la littérature médiévale.
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Valenciennes, vallée de l'Escaut ; un site du Néolithique final
Collectif
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- 28 Octobre 2009
- 9782354040161
Les fouilles archéologiques menées rue Jean Bernier ont permis, pour la première fois à Valenciennes, l'étude d'un site préhistorique daté du Néolithique final.
Il y a 5 000 ans, des hommes se sont installés sur le versant oriental de la vallée de l'Escaut, à proximité d'un bassin naturel parsemé d'îlots. Ils disposaient ainsi d'une réserve d'eau utile pour les activités domestiques et probablement pour la pêche. La dépression a servi de lieu de vie comme le montrent les nombreux objets domestiques mis au jour lors de la fouille : fragments de poteries, outils en silex, en os ou en grès, déchets alimentaires...
Mais ce site livra également aux archéologues l'exceptionnel témoignage de pratiques funéraires inconnues jusque-là, grâce à la découverte de nombreux ossements humains dispersés dans l'eau et de plusieurs squelettes retrouvés au sommet des îlots. À ce jour, il s'agit des restes humains les plus anciens connus dans le Valenciennois.
L'ouvrage présente à la fois les conditions de la fouille et la synthèse des analyses menées par les spécialistes : études environnementales (concernant la géologie, la flore et la faune), mais aussi la culture matérielle grâce aux objets découverts, et enfin les examens anthropologiques réalisés sur les ossements recueillis.
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Gaulois d'ici et d'au delà ; une exposition pleine de Celtes
Antoinette Hubert
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- 10 Décembre 2014
- 9782354040567
Quatre ans après son ouverture, ARCHÉA invite au musée les Gaulois du Parisis. Redécouverts il y a quelques années, les peuples gaulois connaissent aujourd'hui de la part des scientifiques et du public un fort engouement qui amène à bousculer les idées reçues. Grâce aux récentes fouilles archéologiques menées notamment en milieu rural, les Parisii, agriculteurs, artisans et parfois artistes, se dévoilent.
À nouveau, ARCHÉA permet de partir à la découverte du territoire local en évoquant l'occupation humaine mais aussi la vie quotidienne de ces Gaulois du Parisis. Les découvertes de nécropoles et notamment de spectaculaires tombes où le défunt est inhumé sur un char d'apparat, témoignent de pratiques dans la vie comme dans la mort.
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L'esthétique des Trente glorieuses
Collectif, François Vatin, Gwenaële Rot
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- 4 Mars 2021
- 9782354040895
On considère avec nostalgie les Trente Glorieuses comme si, dans les années 1945-1975, avait régné l'abondance économique, alors qu'il fallait d'abord reconstruire un pays en ruine, mais on dénigre son bilan idéologique et culturel, dominé par une croyance illusoire au progrès. Pollution, urbanisme sans âme, matières plastiques imputrescibles, tels seraient les seuls legs de ce temps d'inconscience. Aussi, l'architecture et l'art monumental des Trente Glorieuses, encore mal-aimées, ont subi beaucoup de destructions et commencent à peine à être patrimonialisées.
Or, comme le montrent les études réunies ici, en dépit de l'urgence de la reconstruction, on a accordé à cette époque une grande importance aux questions esthétiques. On faisait confiance aux nouveaux moyens techniques pour faire du beau moins cher à destination du plus grand nombre.
Esthétique fonctionnelle et démocratisation artistique sont étroitement liées. On comprend dès lors le rôle central de l'industrie dans les représentations de cette époque. Contre l'opposition romantique du beau et de l'utile, il fallait réinstaller le monde industriel dans les valeurs humaines. Les usines, aussi, devaient être belles comme fonctionnelles et constituer un objet d'intérêt pour l'art. La démocratisation du beau exigeait qu'il s'impose dans les lieux de travail.
Inversement, l'expérience industrielle de la simplicité, de la cohérence, pouvait nourrir l'inspiration artistique.
Réunissant vingt-quatre spécialistes qui croisent leurs multiples terrains, cet ouvrage vise, non à défendre l'esthétique des Trente Glorieuses, mais à la restituer dans sa complexité. Il invite le lecteur à regarder un peu différemment un passé trop proche pour qu'on puisse encore pleinement l'estimer.
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À la romaine ! résidence privée, construction publique en Gaule du Nord
Collectif
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- 4 Avril 2017
- 9782354040666
Voici un mode de vie et une manière de construire À la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines.
Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHÉA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines.
Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Île-de- France et de Picardie. Ces grandes propriétés gallo-romaines rurales portaient à la fois la marque de l'héritage gaulois et les pratiques nouvelles venues de Méditerranée : un certain niveau de confort, lié à l'ingéniosité des techniques romaines, des bains, parfois des jardins d'agrément, ainsi qu'un soin particulier accordé à l'architecture et aux décors, aux peintures murales et plus rarement aux mosaïques, il vous révèle également les dessous du grandiose : les constructions monumentales romaines permettaient aux habitants de tout l'Empire de toucher du doigt sa puissance, d'écarquiller les yeux devant son faste, tous ces édifices regorgent de trouvailles constructives, d'astuces techniques, de procédés ingénieux. C'est au pied du mur qu'on voit à quel point le maçon romain était malin !
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Lieux de mémoire des deux sièges 1870 + 1871 ; guide de la Seine-Saint-Denis
Jean-françois Decraene
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- 17 Août 2021
- 9782354040918
Le 11 novembre 1920, l'entrée du coeur de Léon Gambetta au Panthéon marque symboliquement la fin mémorielle de la guerre franco-allemande de 1870-1871.
Alors que pendant plus de quarante-cinq années, la République a entouré de ferveur les combattants morts pour la patrie lors d'une défaite «victorieuse», la vraie victoire de la Grande Guerre clôt ce temps de la mémoire. Progressivement, l'histoire de 1870-1871 est oubliée, ne laissant en lumière que l'épisode de la Commune.
Cet oubli est si fort qu'en 1941 le général de Gaulle à Londres, souhaitant mobiliser les Français dans la bataille contre l'Allemagne, évoque une «guerre de trente ans» commencée en 1914 et qui s'achèverait -exceptionnelle prémonition- en 1944-1945.
Or c'est d'une «guerre de soixante-quinze ans» donc qu'il fallait alors parler. Oublier la guerre de 1870-1871, c'est en effet s'interdire de comprendre ce formidable temps de l'opposition franco-allemande marquée par trois guerres qui se sont enchâssées entre 1870 et 1945.
Cent-cinquante ans ont passé. Il nous a semblé nécessaire de remettre en lumière ce temps où les deux pays se combattent afin de mieux faire apparaître les soixante-quinze années de paix qui se sont ouvertes depuis 1945 grâce à la construction européenne.
La mise en lumière de la guerre de 1870-1871 consiste d'abord à réintroduire dans l'oeil des citoyens du monde, et en particulier des citoyens français et allemands, le patrimoine né de ce conflit. Un patrimoine exceptionnellement riche fait de monuments, de stèles, de plaques, de cimetières et de sépultures.
Ce guide des lieux de mémoire du Siège de Paris (1870-1871) en Île-de-France (Seine-Saint-Denis) est une réponse du temps présent à un passé qu'il nous apparaît nécessaire de connaître.
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Lieux de mémoire des deux Sièges 1870 + 1871
Jean-François Decraene
- Illustria
- 6 Juin 2024
- 9782354041137
Le 11Â novembre 1920, l'entrée du coeur de Léon Gambetta auPanthéon marque symboliquement la fin mémorielle de la guerre franco-allemandede 1870-1871.
Alors que pendant plus de quarante-cinq années,la République a entouré de ferveur les combattants morts pour la patrie lorsd'une défaite «âE%victorieuseâE%», la vraie victoire de la Grande Guerre clôt cetemps de la mémoire. Progressivement, l'histoire de 1870-1871 est oubliée, nelaissant en lumière que l'épisode de la Commune.
Cet oubli est sifort qu'en 1941 le général de Gaulle à Londres, souhaitant mobiliser lesFrançais dans la bataille contre l'Allemagne, évoque une «âE%guerre de trenteansâE%» commencée en 1914 et qui s'achèverait - exceptionnelle prémonition - en1944-1945.
Or c'est d'une «âE%guerre de soixante-quinze ansâE%» doncqu'il fallait alors parler. Oublier la guerre de 1870-1871, c'est eneffet s'interdire de comprendre ce formidable temps de l'oppositionfranco-allemande marquée par trois guerres qui se sont enchâssées entre 1870 et1945.
Cent cinquante ans ont passé. Il nous a semblé nécessaire deremettre en lumière ce temps où les deux pays se combattent afin de mieux faireapparaître les soixante-quinze années de paix qui se sont ouvertes depuis 1945grâce à la construction européenne.
La mise en lumière de la guerrede 1870-1871 consiste d'abord à réintroduire dans l'oeil des citoyens du monde,et en particulier des citoyens français et allemands, le patrimoine né de ceconflit. Un patrimoine exceptionnellement riche fait de monuments, de stèles, deplaques, de cimetières et de sépultures.
Ce guide des lieux demémoire du Siège de Paris (1870-1871) en Île-de-France (Val-de-Marne) est uneréponse du temps présent à un passé qu'il nous apparaît nécessaire de connaître. -
À travers une présentation thématique, balayant une large période avant la romanisation, les Gaulois se révèlent tout en gardant une part de mystère.
Quatre ans après son ouverture, ARCHÉA invite au musée les Gaulois du Parisis.
Redécouverts il y a quelques années, les peuples gaulois connaissent aujourd'hui de la part des scientifiques et du public un fort engouement. Et les recherches établies bousculent les idées reçues. Grâce aux récentes fouilles archéologiques menées notamment en milieu rural, les Parisii, agriculteurs, artisans et parfois artistes, se dévoilent.
À nouveau, ARCHÉA permet de partir à la connaissance du territoire local en évoquant l'occupation humaine mais aussi la vie quotidienne de ces Gaulois du Parisis. Les découvertes de nécropoles et notamment de spectaculaires tombes où le défunt est inhumé sur un char d'apparat, témoignent de pratiques dans la vie comme dans la mort. Ce sont donc toutes les facettes de la société rurale gauloise qui sont explorées dans Gaulois d'ici et d'au-delà.
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Connues depuis le xixe siècle, des figurines en terre cuite galloromaines ont été découvertes dans divers contextes (habitat, sanctuaires, nécropoles) et adoptent des formes et des significations multiples. Animaux, femmes, hommes et divinités se sont révélés aux archéologues à Vendeuil-Caply en 2013. Ces figures de la terre sont dévoilées au public de février à novembre 2015 dans le Musée archéologique de l'Oise, attenant à leur lieu de découverte.
Témoins de croyances et d'un savoir-faire antiques, les figurines de Vendeuil-Caply présentent la particularité exceptionnelle d'être encore peintes. Les « terres blanches de l'Allier » se parent ici de couleurs inédites et le souci du détail de leurs créateurs étonne. Des inscriptions se cherchent un sens tandis que les fragments se reconstituent pour donner corps. Leur signification nous échappe mais leurs formes captivent notre imaginaire.
Le Musée archéologique de l'Oise propose de découvrir dans ce catalogue l'ensemble remarquable de figurines gallo-romaines trouvées sur le site de Vendeuil-Caply. Étudiées pour la première fois, elles nous renseignent sur des techniques disparues, une esthétique méconnue et des coutumes oubliées. Mêlant influences méditerranéennes et résurgences celtiques, ces figurines constituent un témoignage vivace de la création artisanale dans le Nord de la Gaule au iie siècle de notre ère.
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À partir du Second Empire, le casino est, avec l'établissement de bains et les grands hôtels, une des pièces maîtresses de l'urbanisme des stations balnéaires. En 1863, la construction du casino de Monaco par Charles Garnier s'impose comme un modèle du genre, réunissant dans un programme unique et raisonné, toutes les fonctions dévolues à ce type d'édifice. L'idée de construire un casino municipal sur la Cahotte, espace de dunes autrefois inconstructible, est ancienne. Point névralgique de la station, elle assure l'articulation entre deux voies de communication majeures de la ville : les quais bordant le quartier populaire et commerçant, et la promenade des Planches délimitant le quartier de villégiature du rivage. En établissant le casino sur la Cahotte, on affiche ostensiblement au coeur même de la station, la double fonction du lieu, associant les bienfaits de l'eau et les plaisirs du jeu. Le casino municipal fut inauguré le 29 juin 1912 soit quinze mois après le début de son chantier. Sa genèse cristallisa une bataille politique comme Trouville en a peu connu, provoqua la démission du maire, le départ d'un des plus habiles hommes d'affaires de Trouville, et finalement ne rencontra pas le succès escompté. À partir de deux fonds photographiques exceptionnels récemment entrés dans nos collections, cette exposition permet de faire le point sur les étapes de l'édification d'un bâtiment emblématique de la station, les choix architecturaux des constructeurs, le luxe des aménagements intérieurs de ce qui devait être « le plus grand, le plus beau, le plus élégant casino de France ». Un film permettant de découvrir les étapes de la construction et les espaces intérieurs dans leur état d'origine, est inclus dans ce catalogue.
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Du Tréport au Mont-Saint-Michel, la Normandie a, au 19e siècle, largement inspiré les artistes qui ont laissé des côtes normandes des vues pittoresques, réalistes, dramatiques ou romantiques. Du naufrage à la représentation du travail ou des loisirs, du retour de la pêche au tri du poisson et au marché, de la pêche en pleine mer à la pêche à pied, le pêcheur est au centre de la vie normande, accompagné très souvent de sa femme et parfois des enfants. Cet ouvrage aborde la représentation du pêcheur dans l'art depuis le 17e siècle, la réalité de ce thème au 19e siècle, à travers les peintures exposées au Salon de Paris, et enfin des études plus spécifiques sur trois ports normands : Granville, Honfleur et Fécamp.
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L'histoire des Ravenel ; officiers granvillais dans la marine royale au XVIII siècle
Daniel Lesguillier
- Illustria
- 25 Janvier 2012
- 9782354040284
Cette histoire est celle de deux hommes, que leurs qualités, leur courage, leur compétence reconnue, ont fait sortir du rang :
Siméon Ravenel (1724-1771) et son fils Gaud Louis (1747-1824).
De Granville où s'ancre la famille, port morutier et corsaire, leur route les mène à Terre-Neuve naturellement, mais aussi sur les côtes de l'Afrique, vers la mer des Indes et à l'Isle de France (île Maurice).
Siméon Ravenel, lieutenant au commerce en temps de paix, alterne les campagnes morutières avec les embarquements corsaires en temps de guerre, avant d'entrer dans la Marine Royale. Il participe alors à une des expéditions scientifiques qui ont marqué cette époque, pour tester les montres marines en mer. Il termine sa carrière au grade de capitaine de brûlot, le plus haut que puisse atteindre un roturier issu du commerce, et meurt lors d'un commandement en Afrique.
Gaud Louis effectue son apprentissage du métier de marin aux côtés de son père. Il entre jeune dans la Marine Royale. En 1778, il est envoyé dans l'océan Indien au coeur de la lutte que se livrent Français et Anglais pour assurer leur influence dans cette partie du monde et fait la campagne aux côtés du bailli de Suffren, comme intendant chargé du détail de l'escadre. Il participe aux cinq combats que Suffren livre aux Anglais et, reçoit la croix de l'Ordre de Saint-Louis. Son rôle d'intendant est essentiel et Suffren dira à son propos :
« Si j'ai eu des succès dans l'Inde, c'est grâce à Ravenel » De retour en France pour établir les comptes de la campagne, il sera félicité par le Ministre de la Marine et anobli par le Roi. Le reste de sa carrière se déroulera à l'Isle de France, qui devient le cadre de toute une partie du récit, évoque la vie dans l'île et rappelle l'importance de son rôle comme étape essentielle au coeur de la route des épices.
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Tout d'abord l'ouvrage propose un ensemble de cartes pour saisir les fondements d'une géographie sur laquelle les Polo établiront leur itinéraire. Ainsi, trois phénomènes historiques successifs ont tracé les routes qui relièrent l'Orient à l'Occident : les grands pèlerinages bouddhiques, les circuits commerciaux par terre et par mer des marchands arabes et les itinéraires des diplomates européens. Les échanges ont été matérialisés dans le cadre de cet ouvrage par trois inventions majeures dues à la Chine : la soie, le papier et la porcelaine. Au cours du xiiie siècle, le commerce de Venise domine la Méditerranée. Simultanément l'Occident capétien s'éveille. À moins de dix kilomètres de Paris, la commune urbaine de Saint-Denis est en passe de devenir l'une des cités les plus dynamiques du royaume. Pour accréditer ces temps forts, vestiges monumentaux et objets de la vie urbaine voisinent avec des témoignages venus de Venise et de Constantinople. Les deux derniers chapitres sont consacrés à Marco Polo et à son livre. Ils fonctionnent comme une invitation à reprendre les routes d'Asie au-delà de Constantinople jusqu'à la cité du Grand Khan.
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Les églises reconstruites après la Grande Guerre sont particulièrement nombreuses dans les cantons de Péronne et alentours. Cette région meurtrie par les bombardements constitue après-guerre l'un des terrains d'expérimentation de l'architecture religieuse et de l'art sacré. Les églises reconstruites dans les années vingt et trente affichent une variété de styles étonnante : néo-roman, néogothique ou régionalisme voisinent avec Art déco et modernisme. Si l'architecture religieuse s'approprie de manière discrète les innovations tant techniques que formelles de la Reconstruction, l'art sacré connaît quant à lui un complet renouvellement. Les artistes (vitrail, mosaïque, peinture) mais aussi les artisans (mobilier, ferronnerie) profitent de l'immense chantier de la Reconstruction pour créer des chefs-d'oeuvre.
Ce guide propose, à travers un texte d'introduction générale et un choix d'itinéraires à parcourir d'église en église, la découverte d'une sélection de ces édifices et de leur décor.
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Le siège et la Commune de Paris, 1870-1871
Tillier. Bertrand
- Illustria
- 31 Décembre 2012
- 9782901433613
Voici un petit ouvrage bien documenté sur cette période dramatique de l'histoire de France. Depuis un court résumé sur le Second Empire de Napoléon III qui brosse l'état de la France avant la guerre de 1870, jusqu'à la déportation des « Communards » vers la Nouvelle-Calédonie en 1872.
Le corps principal de l'ouvrage retrace les événements bouleversants de façon bien synthétique à partir de l'armistice jusqu'à la fin du siège de la capitale en 1871.
L'auteur nous explique les déroulements politiques et administratifs du gouvernement de Paris assiégé ainsi que l'état d'esprit de la population. Les nombreuses gravures en couleur qui agrémentent le texte montrent le talent expressif sans concession des critiques de l'époque. Nous sommes ainsi plongés dans cette tourmente et comprenons, par les explications faciles et simples de l'auteur, la tragédie franco-française qui s'est déroulée à Paris sous les regards impassibles de l'occupant prussien et qui a pris fin par l'assaut de la capitale par les troupes du gouvernement provisoire de Versailles dirigé par Thiers.
Une chronologie complète et bien utile termine l'ouvrage.
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En automne 1870 les Prussiens sont aux portes de la capitale.
Napoléon III a capitulé à Sedan, Gambetta s'est envolé en ballon pour lever des troupes supplémentaires et Paris est encerclé. Les Parisiens commencent à souffrir de la faim. Leur supplice ne s'achèvera qu'en février 1871 pour reprendre pendant la Commune, de mars à mai. Car l'ouvrage relate ces deux sièges : celui mené par les Prussiens après la capitulation, et l'autre après l'armistice que les Parisiens refusent de reconnaître en décrétant la Commune. L'ouvrage analyse les problèmes de la faim durant ces deux sièges. La caricature joue un rôle déterminant durant cette période, et les artistes se moquent des malheurs qui les affectent.
Dans un Paris à genoux, l'ironie continue libérée de toute censure. Les gravures de presse sont plus réalistes, mais tout aussi poignantes. Voici un monde qui périt mais qui refuse de mourir et continue à s'amuser, en même temps que le jardin zoologique se vide... et que la chasse aux rats s'étend dans Paris.
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Vaisselle et objets médiévaux en terre cuite à Valenciennes
Patrice Korpiun
- Illustria
- 6 Mai 2010
- 9782912241092
Les opérations archéologiques menées successivement depuis quelques années dans le centre urbain ou en périphérie de la ville renouvellent considérablement notre connaissance du passé médiéval valenciennois, notamment dans ce qu'il a de plus intime, la vie quotidienne.
Les interventions réalisées en préambule aux diverses transformations du centre ville (Coeur de Ville, Tramway, réseaux...) furent particulièrement généreuses avec les archéologues et livrèrent des découvertes inédites jusqu'ici. Parmi elles, la céramique, habituelle sur une fouille archéologique, y est présente en quantité exceptionnelle, pour une chronologie couvrant le Bas Moyen Age. L'ouvrage propose donc de faire connaissance avec la céramique produite et importée à Valenciennes depuis le Xe jusqu'au début du XVIe siècle en se basant sur l'étude rigoureuse de ce matériel.
Réalisée à partir de plusieurs milliers de tessons, elle repose sur une caractérisation des formes produites ou importées, des techniques et sur des statistiques établies sur quelques ensembles quantitativement riches. Ce travail met en évidence certaines tendances de la production et de la consommation en produits céramiques. Ainsi si les observations locales s'insèrent très logiquement dans la trame régionale, les originalités semblent nombreuses et individualisent la production valenciennoise.
Cette publication porte avant tout sur le vaisselier valenciennois produit tout au long du Bas Moyen Age. Il s'y ajoute également les nombreux ustensiles et objets réalisés par ces mêmes potiers pour répondre aux nombreux besoins du quotidien. Ainsi, cette introduction à la céramique médiévale valenciennoise présente les tendances locales à travers un parcours à la fois chronologique et thématique agrémenté d'un catalogue des objets les plus représentatifs.
Les découvertes à venir apporteront, à cette base typologique, un développement certain et de nouvelles conclusions.
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Depuis plus de trois siècles, l'agglomération gallo-romaine de Fanum Martis a attiré les amateurs d'antiquités puis les archéologues. Ces dernières années plusieurs fouilles préventives ont été réalisées sur le territoire de la commune de Famars (Nord). Elles ont permis de déterminer que son emprise antique couvrait au moins 150 hectares. Sa situation entre deux cours d'eau navigable ainsi que la présence de matière première peuvent expliquer son développement et son rayonnement. Les données concernant son passé se sont accumulées sans jamais faire l'objet d'une synthèse générale. L'exposition réalisée au musée de Beaux-Arts de Valenciennes a permis de rassembler de nombreux documents ou objets concernant l'histoire archéologique de Famars. Le catalogue évoque l'histoire des différents chercheurs qui ont consacré une part de leur travail à l'agglomération antique et développe chacun des thèmes qui ont été rencontrés au cours des différentes opérations (thermes, castrum, aqueduc, organisation de la ville, productions artisanales...).
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L'Aimable Grenot, un corsaire granvillais sous Louis XV
Collectif
- Illustria
- 31 Octobre 2013
- 9782354040413
L'Aimable Grenot fut l'un des plus importants bâtiments granvillais armé pour la guerre de course au milieu du xviiie siècle. En 1749, alors que le navire quittait le port de Saint-Malo pour Cadix, il fit naufrage sur les roches de la Natière.
Son épave redécouverte fortuitement au printemps 1994 fit l'objet de fouilles archéologiques sous-marines et livra des centaines d'objets qui apportent un éclairage inédit sur la vie à bord d'un navire de cette époque : vaisselle, objets du quotidien, outillages liés aux divers métiers présents sur le navire, armement.
Ce catalogue permet d'évoquer l'histoire des corsaires granvillais qui s'illustrèrent depuis l'époque de Louis XIV jusqu'à l'Empire. De nombreux documents d'archive, des tableaux et plusieurs objets appartenant aux collections du musée ainsi que des prêts, s'attarderont sur la personnalité de Léonor Couraye du Parc, l'armateur de L'Aimable Grenot.
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Sous les meules, le grain ; nourrir la ville de l'antiquité à noos jurs
Collectif
- Illustria
- 1 Septembre 2013
- 9782354040444
Avec cet ouvrage Sous les meules, le grain. Nourrir la ville de l'Antiquité à nos jours, ARCHÉA aborde une activité associée au Pays de France depuis l'Antiquité : la production céréalière et la transformation du grain en farine. De la culture des blés à la fabrication de meules de moulins en grès de Fosses, ARCHÉA déroule le fil.
Après une introduction au cadre géographique et historique du Pays de France à l'époque antique, quatre thématiques sont évoquées : l'agriculture antique, les évolutions du matériel de mouture, l'artisanat meulier de la vallée de l'Ysieux du ier au iv e siècle et enfin le meunier et son moulin, largement présent dans l'imaginaire de chacun. Une annexe sur la vallée de l'Ysieux présente la reconstitution en ethno-archéologie d'un moulin en grès de Fosses.
Les auteurs proposent un état de la question, en croisant les données archéologiques, historiques, ethnographiques et archivistiques. Ils amènent ici un propos et une étude riches en réflexions scientifiques et en illustrations.
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Châteaux, vous avez dit châteaux ? maisons de seigneurs au Moyen Âge
Collectif
- Illustria
- 15 Février 2016
- 9782354040635
À partir de janvier 2016, ARCHÉA propose de découvrir le château médiéval sous toutes ses facettes, à travers des exemples venus principalement de l'Île-de-France. Remparts, mâchicoulis, créneaux, pont-levis, donjon, tout le monde croit savoir ce qu'est un château au Moyen Âge. ARCHÉA se lance à l'assaut de cette image si solidement ancrée mais finalement bien plus complexe pour les chercheurs.
Archéologues et historiens permettent ici de mieux connaître les différentes fonctions et symboliques de cet habitat seigneurial : lieu du pouvoir d'une puissante famille et cadre de la société féodale, pôle économique dans un territoire organisé, outil défensif évoluant avec les techniques militaires mais aussi lieu de résidence du maître des lieux et de sa maisonnée.
De la maison forte au véritable château fort, les sites du territoire (Luzarches, Orville, Viarmes, Villiers-le-Bel, Roissy-en-France, Beaumont-sur-Oise ou La Roche-Guyon) et au-delà (Le Louvre, La Madeleine à Chevreuse, Brie-Comte-Robert ou Mayenne) sont mis en lumière dans cet ouvrage.
À travers les contributions d'une quinzaine de spécialistes du Moyen Âge, ARCHÉA offre au lecteur la vie de château.
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La nécropole de Saint-Rieul à Louvres ; de Clovis au musée Archéa
Collectif, Antoinette Hubert
- Illustria
- 23 Février 2019
- 9782354040802
Située au coeur de Louvres (Val-d'Oise), l'ancienne église Saint-Rieul fit l'objet de nombreuses fouilles archéologiques depuis les années 1970. En 1987, lors d'une intervention dans le square Saint-Rieul, 5 tombes datées des débuts de l'époque mérovingienne furent mises au jour. Le mobilier qui y était déposé, armes, bijoux, vaisselle et accessoires d'une qualité exceptionnelle, appartenait sans doute à de hauts dignitaires francs, contemporains de Clovis.
Dans un ouvrage richement illustré et accessible à tous, le musée ARCHÉA revient sur ces fouilles à l'origine de la création du musée. S'y dévoilent 15 siècles d'inhumations sous le sol de l'église Saint-Rieul, dont seul subsiste aujourd'hui le clocher.
Au fil des pages, les études archéologiques et anthropologiques se mêlent aux données historiques et culturelles, mettant particulièrement en lumière la conquête de l'Îlede- France par les Francs, dont la nécropole constitue un précieux témoignage.
L'ouvrage consacre une large part aux collections conservées à ARCHÉA, en particulier le mobilier des tombes franques de prestige. De qualité comparable à ceux déposés dans la tombe de Childéric, ces objets bénéficient ici d'une étude inédite par des spécialistes du premier Moyen Âge.
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La paix de Cateau-Cambrésis de 1559 ayant laissé de nombreux hommes d'armes inactifs, l'amiral de Coligny chercha à les employer pour contrecarrer les Espagnols au sud du continent nord-américain et harceler leurs galions. En 1562, lors d'une première expédition, le Huguenot dieppois Jean Ribault accompagné du gentilhomme René de Laudonnière, explorèrent la Floride et engagèrent les premières relations avec les autochtones Timucuans. Ayant élevé une colonne aux armes du roi pour prendre symboliquement possession du pays, ils fondèrent la colonie de Charlesfort (Parris Island, Caroline du Sud) où ils laissèrent une trentaine d'hommes. De retour en France, les guerres de religion retardèrent leur seconde expédition. En 1564, Laudonnière put enfin réembarquer accompagné du peintre dieppois Jacques Le Moyne de Morgues dont les dessins servirent de modèles aux 42 planches illustrant les Voyages de découverte en Amérique publiés en 1591 par Théodore de Bry. Ce reportage d'une grande fidélité ethnographique pour l'époque, fait partie des tout premiers témoignages sur les tribus de Floride. Charlesfort ayant été entre-temps déserté par les soldats français et détruit par les Espagnols, Laudonnière fonda Fort-Caroline. Au cours de l'année qui suivit, il Intervint dans les querelles internes des Indiens avec peu de sens de ses intérêts, subit des mutineries dans sa garnison et dut en outre affronter une grande disette. En août 1565, Jean Ribault vint néanmoins le conforter avec de nouveaux colons alors qu'il allait abandonner le terrain. Mais les Espagnols qui ne voulaient pas voir les Français s'implanter dans le détroit des Bahamas, lancèrent une expédition et massacrèrent la quasi-totalité de la colonie en septembre 1565. Jacques Le Moyne fut un des rares rescapés. En 1568, Dominique de Gourgues vengea cette expédition en massacrant à son tour les Espagnols sans pour autant que la colonisation française de la Floride soit reprise. L'épisode, peu connu en France, jouit en revanche d'une importance historiographique et symbolique forte aux États-Unis, la majorité de l'expédition se revendiquant de la religion réformée. Cette Floride huguenote a laissé de nombreuses traces patrimoniales qui seront également évoquées par un ouvrage, réunissant les meilleurs spécialistes du sujet des deux côtés de l'Atlantique, et qui fera le point des connaissances et recherches en cours et resituera l'importance de cet événement dans le contexte européen de la seconde moitié du XVIe siècle.