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Golias
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Est-il aujourd'hui un seul homme politique qui ne voit dans la croissance économique un objectif politique à part entière, un seul candidat qui ne l'intègre dans son programme de campagne ? Rares sont ceux qui osent en douter, de peur peut-être de s'attirer le courroux de cette divine croissance, ou simplement de susciter l'incompréhension d'électeurs bercés par la ronronnante litanie qui en vante sans cesse les bienfaits. Certains osent toutefois le blasphème, questionnant, critiquant, réfutant même l'idée insensée d'une croissance infinie. Cet ouvrage rassemble les contributions de ces militants politiques, chercheurs et intellectuels de gauche qui ne se satisfont pas du développement économique actuel, et en formulent une critique radicale. Il est frappant de voir ce foisonnement de courants critiques à l'égard de la croissance, même si l'on peut regretter que cette critique ne soit le fait que de partis groupusculaires, ou de courants minoritaires au sein de partis de gouvernement. De l'aile gauche du PS au PC en passant par les Verts, du jeune Parti pour la Décroissance aux Alternatifs Rouges et Verts, leurs propos se répondent, s'opposent et se complètent. A travers cette compilation de textes, ce tour d'horizon - qui ne prétend pas être exhaustif - de la critique de la croissance à gauche, transparaît la dynamique actuelle de critique de la croissance économique. Les lignes de fractures idéologiques ou stratégiques entre les différents courants en présence sont mises en lumières, leurs points de rapprochement aussi...
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Nucléaire arrêt immédiat ; pourquoi, comment ? ; le scénario qui refuse la catastrophe
Pierre Lucot, Jean-luc Pasquinet
- Golias
- 1 Février 2012
- 9782354721480
L'objet de cette présentation est ainsi d'ouvrir le champ de la réflexion collective autour des délais de sortie du nucléaire et des conditions de samise en oeuvre. Elle espère que soit posée en préalable la connaissance partagée des conséquences de la catastrophe comme élément déterminant au choix qui devra actualiser le principe de responsabilité tel que le définit Hans Jonas pour éviter l'horreur de la catastrophe : si nous n'avons pu être en capacité de refuser de faire ce choix technologique au vu de ses conséquences non maîtrisables, nous devons aujourd'hui être en capacité de refuser immédiatement de le poursuivre.
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Kadhafi, portrait total ; entre intervention militaire et insurrection populaire
René Naba
- Golias
- 1 Mars 2011
- 9782354721251
Piètre stratège, piètre tacticien, d'une nocivité vibrionnante, l'homme s'aliénera alors définitivement la sympathie de ses alliés naturels. Il ne devra sa survie qu'à la protection de l'Union soviétique qui pensera compenser par la Libye la défection de l'Égypte post-nassérienne, à la vigilance des services de renseignements est-allemands qui déjoueront de nombreuses tentatives de coup d'État fomentés contre lui, ainsi qu'à celle des aviateurs nord-coréens et syriens qui assureront une protection permanente de son espace aérien.
La guerre verbale aura été la seule guerre qu'il aura véritablement menée. L'homme avait en effet développé une phraséologie outrageusement polémique dans le souci d'accréditer l'idée qu'il menait l'avant-garde du combat contre «l'impérialisme américain» et faire oublier ainsi ses connexions antérieures anglo-saxonnes. En se faisant le héraut de la cause nationale arabe, Kadhafi usait, ainsi que ses médias, d'une terminologie à telle point outrancière que la population avait peine parfois à la décoder.
Se piquant de culture, le «Guide suprême de la Révolution libyenne» édictera son Livre Vert, un condensé de théories contradictoires glanées de l'air du temps qui se présentait comme une sorte de «Troisième théorie universelle». Offert gracieusement à toute personne de passage en Libye ou en rapport avec ce pays, une formalité obligée, cet ouvrage se proposait d'instaurer un socialisme sans socialistes, une démocratie sans démocrates et un pouvoir populaire sans peuple. La «populocratie» «Jamahiriya» qui lui a tenu lieu de substitut, a érigé la bureaucratie en système de gouvernement et le parasitisme en règle de vie.
A l'heure des combats marqués par le ralliement à la contestation populaire de tous les survivants du groupe des officiers libres, tombeur de la dynastie senoussie, en 1969, de la quasi-totalité des provinces et des tribus du pays, de larges couches de l'administration civile, des forces armées et de la sécurité, les « officiers libres » démissionnaires ont fait planer la menace de poursuites pénales internationales sur le dirigeant libyen, affirmant détenir de preuves sur la responsabilité directe du Colonel Mouammar Kadhafi dans la destruction du Boeing américain au dessus de la localité de Lockerbie (Ecosse).
Arcbouté sur la garde prétorienne du régime, une milice de 30.000 hommes dirigée par ses quatre fils, Mou'tassem Bilal, Saadi, Khamis et Hannibal, épaulés par un duo de collaborateurs sulfureux, son chef des services secrets Abdallah Senoussi, impliqué dans l'attentat anti français de l'UTA au dessus du Ténéré, et de son ministre des affaires étrangères, Moussa Koussa, abandonné par ses anciens frères d'armes, y compris le commandant en chef de l'armée, le commandant opérationnel des forces spéciales et le ministre de l'intérieur, le colonel Mouammar Al-Kadhafi subit le dernier quart d'heure de son long mandat, retranché dans la caserne militaire d' Al Azizya, à Tripoli, qui lui tient lieu de résidence, ployant sous l'assaut de son peuple dans une véritable guerre de libération populaire contre sa dictature.
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LES ZINDIGNE(E)S ! n.1 : vers la révolte planétaire de la jeunesse abandonnée ?
Paul Ariès, Collectif
- Golias
- Les Zindigne(E)S !
- 20 Décembre 2011
- 9782354721466
Le mouvement des Indignés est le signe de la révolte de la jeunesse globalisée. Nous devons comprendre les nouvelles formes de luttes et les nouveaux enjeux qui touchent nos sociétés. D'autant que la crise écologique, sociale, politique nous oblige à recentrer notre réflexion et à raffermir les liens de solidarité et de résistance autour de la notion du « vivre ensemble ». C'est pourquoi les éditions Golias et Paul Ariès ont voulu mener ensemble cette aventure éditoriale inédite au travers d'une revue trimestrielle.
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Journalistes indépendants, les auteurs se sont rendus pour la première fois en Grèce en mars 2011. L'arrivée à Athènes a été un véritable choc. Loin des gravures romantiques de l'Acropole, la ville, comme un miroir de tous lesmaux européens, avait sombré dans la grisaille.
L'idée du livre est de raconter le quotidien des habitants de la capitale. D'abord celui desmanifestants, des jeunes hyper politisés et des commerçants ruinés, des retraités amputés de leurs pensions et des fonctionnaires sacrifiés sur l'autel du sauvetage de l'économie grecque par le reste du monde. Le décor ? Une villemeurtrie par la pauvreté, desmagasins aux rideaux baissés et des poubelles éventrées. Partout, l'ombre des clandestins venus tenter le rêve européen.
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La révolution, c'est simplement tout l'effort qu'il faut faire pour enfin être (de) gauche, comme on dit être moraux ou être beaux.
Si elle était naturelle, la révolution, comme la liberté, serait ce que nous sommes, ce que nous voulons et ce que nous pouvons déjà. Or la révolution n'est ni d'origine, ni naturelle : elle est le produit d'un travail humain et conscient, elle consiste toujours pour ne jamais exister. La révolution, comme le vieux dieu, vit cachée : elle se donne à qui veut entendre et comprendre, alors elle vient. La révolution fait penser, fait la pensée, fait toute pensée.
Nous ne sommes hommes qu'à nous rêver en révolutionnaires terminaux. Beaux et moraux, on l'a dit. On le sait bien. Il aura fallu ce livre et une quarantaine de penseurs vivants pour faire bonne figure (ou bonne grimace, c'est selon) et, comme le dit avec grandeur Anne Querrien, confectionner ensemble un petit nécessaire à révolution. La révolution ? Nécessairement. Laquelle ? Toute.
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Ce livre est une compilation serrée de documents révélateurs de l'analogie entre le FN d'hier et celui d'aujourd'hui.
Est ici démontrée la difficulté pourMarine Le Pen à se dépouiller des oripeaux paternels les plus exécrables.
Est pointée la distorsion entre le discours public du FN ripoliné et son programme, entre son programme et les objectifs réels,malgré les habiletés tribuniciennes.
Estmis en relief son fiasco dans les villes qu'il a gérées naguère.
Sont enfin listées les nombreuses condamnations par la Justice de dirigeants et d'élus du parti « Tête haute etmains propres ».
Toutes les informations sont sourcées. Le texte est suivi d'un abécédaire et d'un document chiffré sur l'immigration.
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José Bové : l'homme aime les moustaches, sa pipe et les élections présidentielles. Il se veut le " candidat comdamné " par les tribunaux de la république pour son combat contre les OGM , mais aussi le "candidat commun " de la gauche anti-libérale. Pourra-t'il démonter le système présidentiel comme il a su démonter le Mac Do de Millau ? Saura-t'il faucher Sarkozy et Le Pen aussi facilement qu'il coupe un carré de maïs transgénique ? . José Bové ne se réduit pas pour autant à cette caricature médiatique proche d'Astérix. Derrière le symbole, il y a un homme : toute une vie de fidélité à quelques causes. Il est exclu de son lycée en 1970, il refuse de porter les armes. Il se réfugie en 1973 au Larzac et décide avec sa compagne de " vivre et travailler au pays ". Il y a des racines qui vous donnent des ailes : on croise José Bové sur le Rainbow Warrior de Green Peace, il participe à la fondation de la " Confédération Paysannne " contre les OGM, les farines animales insalubres, le droit à l'eau pour tous... José Bové fait partie de ces grandes gueules qui soufflent le vent de la révolte et prouvent jour après jour qu'un autre projet de société est possible, tel que le résume son slogan de campagne électorale : si " J'osais Bové ". Ce livre invite à redécouvrir derrière la légende, l'homme et le militant .
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Le monde a redécouvert l'existence d'Haïti et de samisère lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010.Mais ce petit pays des Caraïbes était déjà l'un des plus pauvres du monde. Plus de lamoitié de la population y souffre de sous-alimentation alors que lamême proportion des habitants du pays sont des paysans.
Comment cette île aux richesses qui semblaient inépuisables a pu devenir cette terre aride ? Lamalédiction n'existe pas. Aux raisons historiques liées à une indépendance chèrement conquise que la France et lemonde occidental ne lui pardonneront jamais, s'ajoutent les maux d'une colonisation plusmoderne, celle du libre échange,mais aussi d'une prégnance de l'aide humanitaire qui empêche toute reprise en main. En cela, Haïti symbolise le sort de nombreux pays pauvres. L'actions de plusieurs associations, petites entreprises et groupements paysansmontrent que cet état de fait n'est pas irrémédiable. Un nouvel élan est possible qui éviterait à desmillions d'Haïtiens d'aller risquer leur vie dans l'exil ou de s'entasser dans les bidonvilles. C'est dans lemonde rural qu'il faut agir.Mais la volonté politique doit suivre et être appuyée par la France et la communauté internationale.
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Le temps, c'est bien plus que l'argent ! Tout au long de l'année, vivez loin des clichés dominants du productivisme et du consumérisme.
Avec l'agenda 2013 des Zindigné(e)s, organisez vos résistances et découvrez semaine après semaine des portraits de femmes et d'hommes qui ont su ouvrir un chemin vers l'émancipation, mais aussi des textes qui viendront rythmer votre année 2013. En index, vous trouverez les coordonnées d'associations et de mouvements moteurs de nos combats.
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Derrière les lignes du Front ; immersions et reportages en terre d'extrême-droite
Jean-Baptiste Malet
- Golias
- Combats Actuels
- 13 Septembre 2011
- 9782354721374
La tarte à la crème à éviter absolument : s'engluer dans ce qui a été déjà ditmille fois dans les années 1990 puis 2000 et que tous les journalistes fainéants répètent sans jamais mener d'investigation. Le passé ne représente que les fondations du panorama de l'extrême-droite qui a beaucoup évolué en dix ans
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LES ZINDIGNE(E)S ! n.5 : démocratie bidon, démocratie réelle, autogestion, démocratie participative...
Paul Ariès, Collectif
- Golias
- Les Zindigne(E)S !
- 1 Mars 2013
- 9782354722029
Si la démocratie doit être affublée du qualificatif de « participative » pour exister vraiment, c'est bien parce qu'elle a en a pris un sérieux coup sur le coin de la figure au cours des derniers siècles.« Ils ne nous représentent pas ! » fut l'un des slogans les plus significatifs à la Puerta del Sol,Madrid en Mai-Juin-Juillet 2011.
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LES ZINDIGNE(E)S ! n.3 : l'aliénation olympique
Paul Ariès, Collectif
- Golias
- Les Zindigne(E)S !
- 1 Août 2012
- 9782354721794
Les Zindigné(e)s ! - « La revue des résistances et des alternatives ».
Le mouvement des Indignés est le signe de la révolte de la jeunesse globalisée. Nous devons comprendre les nouvelles formes de luttes et les nouveaux enjeux qui touchent nos sociétés. D'autant que la crise écologique, sociale, politique nous oblige à recentrer notre réflexion et à raffermir les liens de solidarité et de résistance autour de la notion du « vivre ensemble ». C'est pourquoi les éditions Golias et Paul Ariès ont voulu mener ensemble cette aventure éditoriale inédite au travers d'une revue trimestrielle.
Les Jeux Olympiques de Londres seront ouverts le 27 juillet 2012 et le «matraquage» idéologique sur les valeurs et les vertus du sport va balayer une fois encore tout discours qui ne cherche pas à distribuer l'aménitémais à énoncer ce qui est. Dans un domaine consensuel et tabou où le sens commun domine, notre propos n'est pas de séduire,mais d'armer. Le travail de l'observateur critique n'est pas plaire au plus grand nombre (lesmilitants amoureux du sport compris),mais demettre en question les évidences.
Avec toujours ses quatre parties : « La planète des Zindigné(e)s » fera le point sur les résultats des élections dans plusieurs pays, entre poussée de l'extrême-droite et de l'intégrisme, sur les réseaux demercenaires dans les pays du Sud, etc. Le dossier central sera consacré à la question d'un revenu garanti inconditionnel.Ce dossier est publié en collaboration avec l'association POURS organisatrice du Forum national deMontreuil (avril 2012). On lira notamment des textes de Jean Zin,Michel Lepesant, BaptisteMylondo, Paul Ariès, Simon Cottin-Marx, Laurent Geffroy. « Le journal des Objecteurs de croissance qui soignent leur gauche » sera consacré à la question du sport, de la sportivation de la vie, avec des textes de Jean-Marie Brohm, Fabien Ollier,Michel Caillat, etc mais aussi tout un dossier co-écrit avec l'association l'Ultra Sieste contre l'Ultra-Trail duMont-Blanc. -
LES ZINDIGNE(E)S ! n.4 : anti-exactivisme et lutte contre les Grands projets inutiles
Paul Ariès, Collectif
- Golias
- Les Zindigne(E)S !
- 1 Décembre 2012
- 9782354721954
Alors que le temps du monde fini est venu... Alors qu'on sait que la croissance économique accroît les inégalités... que produire, comment, et pour qui ? Tous les Grands Projets Inutiles prétendent satisfaire un besoin (le premier étant souvent d'aller plus vite) ;même les projets d'usines de construction d'armement ou le nucléairemilitaire... sont censés répondre au besoin de sécurité ! Ce sont les besoins qui doivent être estimés, priorisés, hiérarchisés. Comment déterminer les besoins ? Ils doivent être estimés par les populations selon des critères de justice sociale et de soutenabilité écologique : la définition d'un «minimum» d'accès pouvant être une solution (accès minimumà l'eau, l'énergie, à lamobilité -transport en commun- mais aussi possibilité peut-être de fabriquer assez d'acier et de caoutchouc pour que chaque habitant de la planète puisse disposer d'un bon vélo,mais pas pour que tous ou quelques-uns disposent de 4x4 ...). Grands projets ? Il s'agit de tous cesmégaprojets qui nous éloignent toujours plus de la société dont nous rêvons, que nous essayons de construire ensemble hic et nunc, ce sont ce que nos amis africains appelaient dans les années soixante-dix les « éléphants blancs »...
Ces grands projets utiles seulement à une petiteminorité friquée... Ces grands projets sont tout autant industriels que culturels, ils sont tout autantmatériels qu'immatériels... Ce sont ceux qui alimentent ces fantasmes de toute-puissance, l'idée d'un monde sans-limite... -
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Dictionnaire des idées reçues de l'aide au développement
Christophe Courtin
- Golias
- 1 Décembre 2015
- 9782354722319
« Acteur : De son propre développement, de la démocratie. Doit bien jouer son rôle. Doit bien jouer son rôle.écrit par un autre. » Avec ses 350 entrées ce dictionnaire du développement, à lamanière ironique de celui des idées reçues de Gustave Flaubert, propose de parcourir lesmots et lieux communs des politiques de développement en Afrique. L'auteur, praticien des projets de développement, publie régulièrement dans les revues spécialisées en montrant la pauvreté de la pensée pratique du développement. Avec ce dictionnaire étymologique grand public, il va plus loin. Dans un style parfois pamphlétaire, il reprend à son compte la formule de Gustave Flaubert, « l'ironie n'enlève rien au pathétique, elle l'outre au contraire ». L'auteur démontre que le retard dans le développement humain qui caractérise toujours le continent africain, contre l'afro optimisme béat, est d'abord la conséquence de la bêtise de la pensée sur le développement.
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L'indépendance des pays africains dans la décennie 1960 avait été saluée comme la fin d'une longue nuit d'oppression, fondatrice d'un comportement d'exemplarité, la sanction de l'échec du système des valeurs occidentales et de l'humanisme blanc. Au regard de sa propre histoire, le continent ayant fait l'objet de la plus forte dépossession avec l'Amérique latine et l'Océanie, l'Afrique se devait de forger ses propres repères, faire prévaloir son authenticité et sa spécificité, de s'immuniser des dérives mortifères, en guise d'antidote à cinq siècles d'esclavage, de traite négrière, d'exploitation.
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Quelle utopie pour le mouvement Emmaüs ? Emmaüs Lescar-Pau (1982-2012) : histoire d'une pépinière d'alternatives
Germain Sarhy
- Golias
- 1 Mai 2012
- 9782354721732
Germain Sarhy a fondé, il y a tout juste trente ans, une communauté Emmaüs devenue celle de Lescar-Pau. Cette Communauté est l'une des plus grandes de France avec ses 130 compagnons et compagnes, bénévoles, salariés et, durant l'été, ses dizaines de jeunes bénévoles internationaux. Cette Communauté est surtout la plus originale puisqu'elle est devenue progressivement un véritable laboratoire d'alternatives sociales, économiques, agricoles, culturelles et d'habitat...
Chacun de nous croit bien connaître lemouvement Emmaüs car il appartient à notre histoire collectivemais nous ignorons tout ce qui fait sa diversité et sa richesse. Nous avons tous en mémoire la figure de l'abbé Pierremais nous ignorons le vécu des diverses communautés.
Beaucoup d'incompréhensions et parfois deméprises empêchent d'avoir une idée juste de ce qui constitue véritablement lemouvement Emmaüs. Ce qui s'invente à Emmaüs peut donc nous apprendre beaucoup sur la grande société et son devenir. Les communautés Emmaüs sont fondées sur de grands principes valables pour d'autres groupes. Celui d'être un lieu d'accueil inconditionnel pour des personnes en difficultématérielle etmorale ou qui désirent donner du sens à leur vie à travers un engagement. Tel est le principe d'accueil inconditionnel défini par l'abbé Pierre et que défend la Communauté Emmaüs Lescar-Pau. Au-delà de cette vitrine, la Communauté Emmaüs Lescar-Pau est un lieu de luttes contre toutes les formes d'exclusion, un laboratoire inventant des alternatives. Avec la crise, elle est de plus en plus sollicitée par des personnes qui se trouvent dans une situation d'appauvrissement ou de recherche d'idéologie. La Communauté Emmaüs Lescar-Pau mérite bien ses qualificatifs : l'insoumise, la belliqueuse, la fraternelle...
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Erhal, la France face aux rebelles arabes
René Naba
- Golias
- Combats Actuels
- 15 Septembre 2011
- 9782354721381
Personne n'a rien vu venir. Personne. Absolument personne. Cemot d'ordre, repris en choeur par tous les intellectuels médiatiques, repris en boucle sur les ondes, dans toutes les déclinaisons des réseaux hertziens et numériques, a servi de justificatif à la cécité politique occidentale lors du « printemps arabe » de l'hiver 2011.
Personne n'a rien vu venir, malgré quatorze tentatives d'attentat ourdis contre le président égyptien Hosni Moubarak en 32 ans de pouvoir, malgré les deuxmille quatre vingt dix (2090) émeutes dénombrées à travers le Monde, en trois ans (2008-2011), dont plusieurs centaines en Egypte et en Tunisie, premières émeutes de lamondialisation, le terreau contestataire sur lequel germera la révolte des peuples arabes de l'hiver 2011.
L'argument est court. Il masquemal la déroute de la stratégie occidentale et de la pensée européocentriste au seuil du XXI me siècle. Personne vraiment ? Personne alors que leMonde arabe représente la plus forte concentrationmilitaire occidentale, hors Otan, quadrillé par un chapelet d'une quinzaine de bases aéronavales et terrestres du Golfe arabo-persique à la Mauritanie.
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Le grand jeu sino-américain ; essai sur le devenir du monde
Bernard Maréchal
- Golias
- 1 Janvier 2012
- 9782354721572
Au 21ème siècle, seule la Chine pourrait dominer lemonde, après les Etats-Unis, l'Europe étant d'ores et déjàmarginalisée, faute d'unité.
L'affirmation de la nouvelle puissance de la Chine semanifeste par une approche plus agressive dans les relations internationales. Cette montée en puissance va nourrir un nationalisme déstabilisateur pour une jeunesse en quête d'idéal, et pouvant se traduire par une volonté de confrontation avec les USA. Toutefois, et simultanément, le pays aspire à prendre ses responsabilités dans lamondialisation avec des implications fortes dans tous les domaines sensibles de la planète : environnement, non prolifération des armes nucléaires (Iran , Corée), médiation des conflits divers, etc. Pour conclure sur le grand jeu sino-américain, un article récent du "New York Times" disait : « Les ambitions actuelles de la Chine sont aussi fortes que celles des Etats-Unis il y a un siècle,mais pour des raisons totalement différentes. La Chine n'a pas une approchemissionnaire, ne cherche pas à répandre une idéologie ou un système de gouvernement. Ses actions sont plutôtmotivées par le besoin de se procurer des ressources énergétiques, desmétaux,minerais, afin de continuer à améliorer le niveau de vie de son énorme population ».